{"id":1873,"date":"2014-02-14T09:58:57","date_gmt":"2014-02-14T08:58:57","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=1873"},"modified":"2014-02-14T09:58:57","modified_gmt":"2014-02-14T08:58:57","slug":"je-nai-pas-accroche","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2014\/02\/14\/je-nai-pas-accroche\/","title":{"rendered":"<strong>Je n\u2019ai pas accroch\u00e9 \u2026<\/strong>"},"content":{"rendered":"<p>Deux livres qui parait-il sont excellents, mais qui pour moi ont \u00e9t\u00e9 d\u2019un ennui mortel.  Mais ceci n\u2019est que mon opinion, la mienne, \u00e0 moi, personnellement &#8230;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Liam.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Liam.jpg\" alt=\"Liam\" width=\"363\" height=\"562\" class=\"alignnone size-full wp-image-1874\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Liam.jpg 363w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Liam-193x300.jpg 193w\" sizes=\"(max-width: 363px) 100vw, 363px\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p>Qu\u2019en dire ?\n<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00c9trange, oui. Peut-\u00eatre envo\u00fbtant par passages mais surtout d\u00e9sesp\u00e9rant \u00e0 d&rsquo;autres. Voyages.<br \/>\nGrands d\u00e9lires au lyrisme un peu trop surfait \u00e0 mon go\u00fbt. Le livre referm\u00e9, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;un manque. Je n&rsquo;ai pas r\u00e9ussi \u00e0 comprendre compl\u00e8tement le d\u00e9sespoir qui tend vers la folie d\u2019O \u2018Flaherty, cela manquait de sinc\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, l\u2019auteur essaie de nous dire qu\u2019il faut aller tr\u00e8s, tr\u00e8s bas dans la fange pour se trouver et ne plus pr\u00eater le flanc au pouvoir de l&rsquo;autre. S&rsquo;abandonner pour abandonner la lutte et <em>\u00ab\u00a0&#8230; prendre cong\u00e9 de son d\u00e9sespoir, puisqu&rsquo;il ne peut emp\u00eacher le plongeon des corneilles noires\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/em><br \/>\nL\u2019\u00e9diteur nous dit sur la quatri\u00e8me de couverture : <em>\u00ab \u00c0 mes ennemis ce poignard est un livre \u00e9cumant de d\u00e9sespoir et d&rsquo;intelligence, comparable par sa dimension po\u00e9tique au Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand C\u00e9line \u2026 \u00bb<\/em>  L\u00e0 je dis tout de suite <em>\u00ab Stop ! \u00bb<\/em> N\u2019est pas C\u00e9line qui veut ! M\u00eame si l&rsquo;\u00e9crivain ne s&rsquo;\u00e9pargne rien, hargne, compassion, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, cruaut\u00e9, d\u00e9mence et m\u00eame la passion,  cela n\u2019est pas comparable &#8230;<br \/>\nLorsque j\u2019ai lu <em>Voyage au bout de la nuit<\/em>, je ne l\u2019ai pas l\u00e2ch\u00e9, emport\u00e9 par le rythme et la m\u00e9lodie des mots.  Lorsque j\u2019ai lu  O\u2019 Flaherty raconter  toute sa vie, que j\u2019ai eu du mal \u00e0 y trouver un int\u00e9r\u00eat !<\/p>\n<p>__________________________________________________________________________________<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Train-de-nuit.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Train-de-nuit.jpg\" alt=\"Train de nuit\" width=\"318\" height=\"523\" class=\"alignnone size-full wp-image-1875\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Train-de-nuit.jpg 318w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Train-de-nuit-182x300.jpg 182w\" sizes=\"(max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p>Le sujet\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Une femme pench\u00e9e sur le parapet d&rsquo;un pont, un soir \u00e0 Berne, sous une pluie battante. Le livre, d\u00e9couvert par hasard, d&rsquo;un po\u00e8te portugais, Amadeu de Prado (imaginaire). Ces deux rencontres bouleversent la vie du sage et tr\u00e8s \u00e9rudit professeur Raimond Gregorius.<br \/>\nAu milieu d&rsquo;un cours de latin, soudain il se l\u00e8ve et s&rsquo;en va. Il prend le premier train de nuit pour Lisbonne, tournant le dos \u00e0 son existence antipo\u00e9tique et sans savoir ce que vont lui r\u00e9v\u00e9ler la beaut\u00e9 \u00e9trang\u00e8re de Lisbonne et le livre d&rsquo;Amadeu. Fascin\u00e9 par ce texte, il veut savoir qui \u00e9tait Amadeu de Prado.  L&rsquo;enqu\u00eate men\u00e9e par Gregorius l&rsquo;entra\u00eene dans une ronde de personnages fortement dessin\u00e9s qui ont connu de Prado<\/p>\n<blockquote><p>Qu\u2019en dire ? <\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C\u2019est le roman d&rsquo;un auteur suisse, Pascal Mercier, dont je n&rsquo;avais entendu que du bien. Je le sentais moyen tout de m\u00eame et appr\u00e9hendais de me heurter \u00e0 du prise de t\u00eate, mais d\u00e8s la premi\u00e8re page, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 charm\u00e9e par le ton, le style et la tournure que prenait le r\u00e9cit. <\/p>\n<p>Il y avait un souffle magique dans ces premiers chapitres.<br \/>\nJ&rsquo;avais \u00e9t\u00e9 conquis par Gregorius, ce personnage qui se r\u00e9veille \u00e0 la cinquantaine et d\u00e9cide (enfin, d\u00e9cide-t-il vraiment) de partir \u00e0 Lisbonne sur les traces d&rsquo;un po\u00e8te portugais, tout \u00e7a suite \u00e0 une rencontre impromptue. J&rsquo;ai aim\u00e9 cette \u00e9trange folie du d\u00e9but, chaque observation sonnait juste.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quelquefois, on a peur de quelque chose parce qu&rsquo;on a peur d&rsquo;une autre chose\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On ne sait pas ce qu&rsquo;il manque \u00e0 quelqu&rsquo;un, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il l&rsquo;obtienne, et alors d&rsquo;un seul coup, c&rsquo;est tr\u00e8s clair, c&rsquo;\u00e9tait cela.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><br \/>\nEt puis, je ne sais pas, peu \u00e0 peu, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 caler et \u00e0 me lasser de ces r\u00e9flexions sans fin, de cette qu\u00eate qui finalement ne m\u2019int\u00e9ressait pas.<\/p>\n<p>Les personnages tortur\u00e9s, trop lucides pour \u00eatre heureux, et qui se posent des questions sans fin finissent par me lasser. Tant d&rsquo;introspection finit par taper un peu sur le syst\u00e8me.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, le personnage et le pass\u00e9 de Prado m&rsquo;ont ennuy\u00e9 et je n\u2019ai pas compris non plus cette obsession et cet int\u00e9r\u00eat de Gregorius pour la vie de ce po\u00e8te imaginaire. Ca ne m\u00e9ritait pas 500 pages d\u2019\u00e9criture !<\/p>\n<p>___________________________________________________________________________________<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux livres qui parait-il sont excellents, mais qui pour moi ont \u00e9t\u00e9 d\u2019un ennui mortel. Mais ceci n\u2019est que mon opinion, la mienne, \u00e0 moi, personnellement &#8230; Qu\u2019en dire ? \u00c9trange, oui. Peut-\u00eatre envo\u00fbtant par passages mais surtout d\u00e9sesp\u00e9rant \u00e0 d&rsquo;autres. Voyages. Grands d\u00e9lires au lyrisme un peu trop surfait \u00e0 mon go\u00fbt. Le livre referm\u00e9, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;un manque. Je n&rsquo;ai pas r\u00e9ussi \u00e0 comprendre compl\u00e8tement le d\u00e9sespoir qui tend vers la folie d\u2019O \u2018Flaherty, cela manquait de sinc\u00e9rit\u00e9. En r\u00e9sum\u00e9, l\u2019auteur essaie de nous dire qu\u2019il faut aller tr\u00e8s, tr\u00e8s bas dans la fange pour se trouver et ne plus pr\u00eater le flanc au pouvoir de l&rsquo;autre. S&rsquo;abandonner pour abandonner la lutte et \u00ab\u00a0&#8230; prendre cong\u00e9 de son d\u00e9sespoir, puisqu&rsquo;il ne peut emp\u00eacher le plongeon des corneilles noires\u00a0\u00bb. L\u2019\u00e9diteur nous dit sur la quatri\u00e8me de couverture : \u00ab \u00c0 mes ennemis ce poignard est un livre \u00e9cumant de d\u00e9sespoir et d&rsquo;intelligence, comparable par sa dimension po\u00e9tique au Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand C\u00e9line \u2026 \u00bb L\u00e0 je dis tout de suite \u00ab Stop ! \u00bb N\u2019est pas C\u00e9line qui veut ! M\u00eame si l&rsquo;\u00e9crivain ne s&rsquo;\u00e9pargne rien, hargne, compassion, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, cruaut\u00e9, d\u00e9mence et m\u00eame [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1873"}],"collection":[{"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1873"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1873\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1878,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1873\/revisions\/1878"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1873"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1873"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1873"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}