{"id":2552,"date":"2014-06-05T17:50:24","date_gmt":"2014-06-05T15:50:24","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=2552"},"modified":"2014-06-05T17:51:31","modified_gmt":"2014-06-05T15:51:31","slug":"2552","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2014\/06\/05\/2552\/","title":{"rendered":"<strong>C\u0153ur de b\u0153uf <\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/tomate.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/tomate.jpg\" alt=\"tomate\" width=\"600\" height=\"398\" class=\"alignnone size-full wp-image-2553\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/tomate.jpg 600w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/tomate-300x199.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><br \/>\nSource  www.challenges.fr &#8211; Jean-Fran\u00e7ois Arnaud<\/p>\n<blockquote><p>C\u2019est la star des tomates mais 90% de celles que nous achetons sont des contrefa\u00e7ons, issues de croisements avec des vari\u00e9t\u00e9s industrielles sans saveur.\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Mais, presque aussi grave, une gigantesque supercherie qui risque de longtemps prolonger la d\u00e9fiance des consommateurs envers ce qu\u2019on leur donne \u00e0 manger. Cela fait une quinzaine d\u2019ann\u00e9es maintenant que la tomate, deuxi\u00e8me produit le plus consomm\u00e9 du rayon primeurs, derri\u00e8re la pomme de terre, est devenue l\u2019enjeu d\u2019une bataille commerciale acharn\u00e9e. <\/p>\n<p>Il se consomme aujourd\u2019hui plus de 14 kg de tomates par an et par habitant en France. Ce march\u00e9 p\u00e8se 1,3 milliard d\u2019euros.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 2000, la grande distribution a senti que ses clients \u00e9taient en train de se lasser des tomates en vrac, sans odeur, sans saveur, cultiv\u00e9es hors sol, qui \u00e9taient alors sur le march\u00e9.<br \/>\nIl faut bien reconna\u00eetre que le comportement des consommateurs est paradoxal. Ils demandent des tomates toute l\u2019ann\u00e9e, ce qui oblige les commer\u00e7ants \u00e0 s\u2019approvisionner au Maroc, avec des produits pouvant supporter le transport et une conservation plus longue, et donc moins de go\u00fbt, et, dans le m\u00eame temps, ils se plaignent du go\u00fbt insipide des tomates qu\u2019ils ach\u00e8tent en plein hiver.<br \/>\nLa recette bretonne pour app\u00e2ter le chaland <\/p>\n<blockquote><p>C\u2019est la fili\u00e8re bretonne qui a trouv\u00e9 la solution gr\u00e2ce plusieurs innovations.\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Une r\u00e9activit\u00e9 qui permet \u00e0 la Bretagne  et \u00e0 sa voisine, les Pays de la Loire de fournir aujourd\u2019hui plus de la moiti\u00e9 de la production fran\u00e7aise. La tomate grappe est alors n\u00e9e. Avec son aspect plus sauvage, sa couleur rouge \u00e9clatant, et ses fruits reli\u00e9s entre eux par une tige lib\u00e9rant un fort parfum caract\u00e9ristique, elle a \u00e9t\u00e9 longtemps le produit parfait.<\/p>\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 suivie par la tomate cerise, qui a permis \u00e0 ce produit de s\u2019inviter \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ritif et dans les utilisations nomades. La tomate a aussi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des recommandations sanitaires sur la consommation de 5 fruits et l\u00e9gumes par jour. Il est plus facile de prendre des tomates cerises que des brocolis ou m\u00eame des endives. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas encore suffisant.<\/p>\n<p>Les consommateurs ont fini par se lasser aussi de la grappe pour la simple raison qu\u2019elle n\u2019est pas tr\u00e8s bonne. Produite hors sol, son go\u00fbt est assez fade m\u00eame si son odeur est puissante. \u00ab\u00a0On n\u2019en veut m\u00eame pas pour faire du ketchup, car cela obligerait \u00e0 rajouter beaucoup d\u2019ar\u00f4mes et de sucre\u00a0\u00bb, confie un professionnel.<\/p>\n<blockquote><p>Le filon juteux des tomates anciennes\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Les experts en marketing, ont bien entendu ce qui revient constamment dans les commentaires des consommateurs: \u00ab\u00a0les tomates \u00e9taient meilleures autrefois!\u00a0\u00bb.<br \/>\nQu\u2019\u00e0 cela ne tienne, il suffisait de relancer, en les adaptant, les vari\u00e9t\u00e9s de tomates anciennes. Surfant sur la mode des l\u00e9gumes oubli\u00e9s et le discours des grands cuisiniers passionn\u00e9s par leurs potagers, la fili\u00e8re bretonne s\u2019est mise \u00e0 produire en quantit\u00e9 industrielle des croisements de tomates ayant l\u2019aspect des \u00ab\u00a0coeurs de boeuf\u00a0\u00bb ou d&rsquo;autres vari\u00e9t\u00e9s anciennes.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e de d\u00e9part consistait \u00e0 segmenter \u00e0 nouveau le march\u00e9 en cr\u00e9ant cette cat\u00e9gorie plus lucrative encore, des tomates oubli\u00e9es, apr\u00e8s une segmentation par la taille, par la forme et par la couleur. Un \u00e9norme succ\u00e8s. Ces vari\u00e9t\u00e9s sont largement pl\u00e9biscit\u00e9es par les consommateurs. Mais le seul inconv\u00e9nient, toujours le m\u00eame, c\u2019est le go\u00fbt. \u00ab\u00a0Ce que l\u2019on appelle \u00ab\u00a0c\u0153ur de b\u0153uf\u00a0\u00bb sont \u00e0 90% des produits insipides, creux, \u00e0 la peau \u00e9paisse et de consistance farineuse, s\u2019indigne Alain Cohen, grossiste \u00e0 Rungis.<\/p>\n<p>La v\u00e9ritable c\u0153ur de b\u0153uf est savoureuse, molle quand elle est m\u00fbre et ne se conserve pas plus de trois jours\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Consciente du probl\u00e8me, la DGCCRF (Direction g\u00e9n\u00e9rale de la concurrence, de la consommation et de la r\u00e9pression des fraudes) a invit\u00e9 les commer\u00e7ants \u00e0 ne qualifier de c\u0153ur de b\u0153uf que les tomates, elles sont tr\u00e8s rares dans les commerce, de cette vari\u00e9t\u00e9 et non pas les nombreux croisements que l\u2019on en fait. L\u2019enjeu \u00e9conomique est consid\u00e9rable quand on sait que les vari\u00e9t\u00e9s crois\u00e9es ont un rendement cinq \u00e0 six fois plus efficace \u00e0 l\u2019hectare. Et le probl\u00e8me n\u2019est pas pr\u00e8s d\u2019\u00eatre r\u00e9solu car derri\u00e8re cette c\u0153ur de b\u0153uf pl\u00e9biscit\u00e9e par les Fran\u00e7ais, d\u2019autres vari\u00e9t\u00e9s contrefaites sont annonc\u00e9es : la tomate ananas, la noire de Crim\u00e9e, la green zebra. <\/p>\n<p>La salade va prendre des couleurs mais le consommateur qui rit jaune, risque de faire une col\u00e8re noire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source www.challenges.fr &#8211; Jean-Fran\u00e7ois Arnaud C\u2019est la star des tomates mais 90% de celles que nous achetons sont des contrefa\u00e7ons, issues de croisements avec des vari\u00e9t\u00e9s industrielles sans saveur. 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Ils demandent des tomates toute l\u2019ann\u00e9e, ce qui oblige les commer\u00e7ants \u00e0 s\u2019approvisionner au Maroc, avec des produits pouvant supporter le transport et une conservation plus longue, et donc moins de go\u00fbt, et, dans le m\u00eame temps, ils se plaignent du go\u00fbt insipide des tomates qu\u2019ils ach\u00e8tent en plein hiver. 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