{"id":4612,"date":"2015-07-15T09:19:04","date_gmt":"2015-07-15T07:19:04","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=4612"},"modified":"2015-07-15T09:20:08","modified_gmt":"2015-07-15T07:20:08","slug":"grece-i-lallemagne-a-desormais-une-neo-colonie-sur-la-mer-egee","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2015\/07\/15\/grece-i-lallemagne-a-desormais-une-neo-colonie-sur-la-mer-egee\/","title":{"rendered":"Gr\u00e8ce I. \u00ab\u00a0L&rsquo;Allemagne a d\u00e9sormais une n\u00e9o-colonie sur la mer Eg\u00e9e\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/merkel.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/merkel.jpg\" alt=\"merkel\" width=\"605\" height=\"385\" class=\"alignnone size-full wp-image-4613\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/merkel.jpg 605w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/merkel-300x191.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 605px) 100vw, 605px\" \/><\/a><br \/>\nSource : d\u2019apr\u00e8s Peter Mertens, pr\u00e9sident du PTB<\/p>\n<h1>Ce lundi, les cercles financiers de Francfort exprimaient leur grande satisfaction. <\/h1>\n<p>\u00ab\u00a0Les d\u00e9cisions du plus long sommet de l&rsquo;UE de toute la crise de la dette dans la zone euro sont nettement marqu\u00e9es de l&#8217;empreinte allemande. Il semble qu&rsquo;Angela Merkel ait clairement remport\u00e9 une victoire\u00a0\u00bb, \u00e9crivait ce lundi matin le journal boursier allemand Handelsblatt &#8211; m\u00eame s&rsquo;il ajoute cependant que \u00ab\u00a0le probl\u00e8me grec est loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9solu\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h1>La double tactique a fonctionn\u00e9<\/h1>\n<p>La double tactique a fonctionn\u00e9. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, on a envoy\u00e9 le rottweiler : le ministre allemand des Finances Wolfgang Scha\u00fcble a menac\u00e9 de d&rsquo;\u00e9jecter sans m\u00e9nagement la Gr\u00e8ce de la zone euro (le fameux Grexit). Et, de l&rsquo;autre, la Kanzlerin Angela Merkel a pu utiliser cette menace pour mettre l&rsquo;\u00e9conomie grecque sous tutelle allemande et ainsi assujettir le nouveau gouvernement grec \u00e0 un diktat colonial.<\/p>\n<h1>L&rsquo;Etat de droit grec cesse de facto d&rsquo;exister<\/h1>\n<p>Berlin a contraint Ath\u00e8nes \u00e0 renoncer \u00e0 ses derniers restes d&rsquo;autod\u00e9termination. Chaque mesure que prend la Gr\u00e8ce doit d&rsquo;abord \u00eatre soumise \u00e0 la Commission europ\u00e9enne, \u00e0 la Banque centrale europ\u00e9enne et au FMI. Et seulement ensuite \u00e0 son propre Parlement et \u00e0 sa propre population. C&rsquo;est litt\u00e9ralement stipul\u00e9 dans le dictat europ\u00e9en : \u00ab\u00a0Le gouvernement grec doit consulter et obtenir l&rsquo;accord des Institutions [la Tro\u00efka, NdlR] sur tout projet de loi dans certains domaines importants (&#8230;) avant de le soumettre au Parlement grec ou \u00e0 une consultation publique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cela signifie non seulement que la Gr\u00e8ce est oblig\u00e9e d&rsquo;appliquer des mesures qui ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es par une grande majorit\u00e9 de Grecs dans le r\u00e9f\u00e9rendum, mais que toute politique autonome est dor\u00e9navant interdite sans l&rsquo;approbation de l&rsquo;Allemagne. Pas une seule loi ne peut \u00eatre vot\u00e9e sans le cachet de Francfort. Plus encore : toutes les mesures prises ces cinq derniers mois par le nouveau gouvernement grec, jusqu&rsquo;\u00e0 et y compris la r\u00e9ouverture de la cha\u00eene publique ERT, sont effac\u00e9es d&rsquo;un seul coup. L&rsquo;Etat de droit grec cesse donc de facto d&rsquo;exister. <\/p>\n<h1>L&rsquo;Union europ\u00e9enne et surtout l\u2019Allemagne ont d\u00e9sormais une n\u00e9o-colonie sur la mer Eg\u00e9e<\/h1>\n<p>En outre, le petit pays sur la mer Eg\u00e9e doit vendre tout ce qui peut \u00eatre int\u00e9ressant pour les grandes multinationales du continent et d&rsquo;ailleurs. Son eau, son \u00e9lectricit\u00e9, ses ports, son infrastructure, ses chemins de fer, ses a\u00e9roports &#8230;, tout doit \u00eatre mis \u00e0 l&rsquo;encan, un panonceau \u00ab\u00a0A vendre\u00a0\u00bb autour du cou, dans une grande braderie de privatisations. Cela devrait rapporter 50 milliards d&rsquo;euros, un montant insens\u00e9 qui signifie que la Gr\u00e8ce devra probablement aussi vendre quelques \u00eeles. <\/p>\n<p>En outre, l&rsquo;argent ne peut pas \u00eatre utilis\u00e9 pour investir ; une moiti\u00e9 est destin\u00e9e \u00e0 payer les cr\u00e9anciers \u00e9trangers, l&rsquo;autre, pour recapitaliser les banques !<\/p>\n<p> Obliger \u00e0 vendre ce qui est int\u00e9ressant \u00e0 des groupes aux capitaux \u00e9trangers et liquider ce qui est en concurrence avec ces m\u00eames groupes, c&rsquo;est de la politique coloniale. La Gr\u00e8ce devient ainsi une sorte de n\u00e9o-colonie dans la zone euro. C&rsquo;est un nouveau statut dans une Union europ\u00e9enne qui nous a autrefois \u00e9t\u00e9 vendue comme un projet de paix, de progr\u00e8s et de solidarit\u00e9 !<\/p>\n<h1>Au lieu d&rsquo;une monnaie de l&rsquo;int\u00e9gration, l&rsquo;euro devient une monnaie de chantage et d&rsquo;exclusion<\/h1>\n<p>L&rsquo;euro devient de plus en plus un instrument de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie allemande en Europe. <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 sa politique de dumping salarial, mise sur pied par le gouvernement rouge-vert Schr\u00f6der-Fischer en 2001, les entreprises allemandes d&rsquo;exportation ont pu \u00e9craser la concurrence sur le continent.<br \/>\nA cela s&rsquo;est combin\u00e9e la politique de subsides de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne, qui a fait en sorte que des pays comme la Gr\u00e8ce, le Portugal et l&rsquo;Espagne ont pu importer pendant des ann\u00e9es des produits allemands \u00ab\u00a0bon march\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>R\u00e9sultat : ces pays ont \u00e9t\u00e9 pris en tenailles. Entre 2002 et 2010, les plus importants flux de capitaux sont all\u00e9s d&rsquo;Ath\u00e8nes, Lisbonne et Madrid vers Berlin, Amsterdam et Bruxelles. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est ensuite av\u00e9r\u00e9 que les comptes grecs avaient \u00e9t\u00e9 falsifi\u00e9s, avec l&rsquo;aide de Goldman Sachs, la Tro\u00efka a d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 Ath\u00e8nes en mai 2010. Les deux premiers Memoranda of Understanding qui ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9s \u00e0 la Gr\u00e8ce comme un boulet \u00e0 sa cheville ont encore davantage saign\u00e9 le pays. <\/p>\n<p>Ce week-end, l&rsquo;Allemagne est encore all\u00e9e une \u00e9tape plus loin. Le troisi\u00e8me m\u00e9morandum est issu du m\u00eame moule que les deux pr\u00e9c\u00e9dents : il approfondira encore la r\u00e9cession, prot\u00e9gera encore davantage le capital des cr\u00e9anciers et, de temps en temps, jettera une aum\u00f4ne humanitaire aux plus grands mis\u00e9reux.<\/p>\n<h1>C\u2019est Berlin qui tient les r\u00eanes.<\/h1>\n<p>Ce qui est nouveau, c&rsquo;est que, cette fois, les r\u00eanes de ce troisi\u00e8me m\u00e9morandum sont, plus que jamais, tenues de mani\u00e8re directe par Berlin. Au lieu d&rsquo;une monnaie de l&rsquo;int\u00e9gration, l&rsquo;euro devient aujourd&rsquo;hui une monnaie de chantage politique et d&rsquo;exclusion. Sous la menace d&rsquo;\u00e9jecter des pays de leur propre union mon\u00e9taire, l&rsquo;establishment allemand r\u00e9alise, au beau milieu de cette crise, son projet d&rsquo;une Union europ\u00e9enne f\u00e9d\u00e9rale autoritaire. Seul celui qui est d&rsquo;accord avec Berlin peut en faire partie, et celui qui veut mener une autre politique se voit montrer la porte. <\/p>\n<h1>Un nouvel assujettissement \u00e9conomique et politique <\/h1>\n<p>Qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas seulement d&rsquo;un assujettissement \u00e9conomique mais \u00e9galement politique, voil\u00e0 qui est devenu une \u00e9vidence avec le nouvel ultimatum signifi\u00e9 \u00e0 Ath\u00e8nes par Angela Merkel. La Gr\u00e8ce a trois jours pour faire passer toute une nouvelle s\u00e9rie de lois par le Parlement. <\/p>\n<p>Que ce soit d\u00e9mocratiquement faisable ou souhaitable ne fait rien \u00e0 l&rsquo;affaire. Que ce soit ou non sens\u00e9 au plan \u00e9conomique, encore moins. D&rsquo;ici mercredi, le gouvernement grec doit instaurer des taux plus \u00e9lev\u00e9s de TVA, m\u00eame si cela signifie une diminution suppl\u00e9mentaire du pouvoir d&rsquo;achat et encore un approfondissement de la r\u00e9cession. D&rsquo;ici mercredi, la Gr\u00e8ce doit \u00e9galement faire passer un nouvelle r\u00e9forme des pensions, mesure qui portera \u00e9galement atteinte au pouvoir d&rsquo;achat et ralentira encore davantage l&rsquo;\u00e9conomie. Ces deux mesures antisociales doivent \u00eatre coul\u00e9es en lois pour le milieu de cette semaine, sans quoi l&rsquo;Union europ\u00e9enne laissera la Gr\u00e8ce faire faillite. En outre, selon le diktat europ\u00e9en, tant les conventions collectives de travail que le droit de gr\u00e8ve doivent \u00eatre rigoureusement limit\u00e9s, histoire d&rsquo;avoir des garanties suffisantes que les salari\u00e9s grecs ne s&rsquo;opposent pas \u00e0 ce nouveau Trait\u00e9 de Versailles. <\/p>\n<h1>Avec le meurtre de la Gr\u00e8ce souveraine, Berlin envoie un signal clair<\/h1>\n<p>Avec le meurtre de la Gr\u00e8ce souveraine, Berlin envoie un signal clair : il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;autre politique possible dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne que la politique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 que nous dessinons. C&rsquo;est dans la ligne des diff\u00e9rentes r\u00e9formes que la zone euro a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9es depuis 2011 : le Two-Pack, le Six-Pack, le syst\u00e8me du semestre europ\u00e9en et le Pacte de stabilit\u00e9. Des r\u00e9formes qui attribuent toujours plus de pouvoir aux Institutions europ\u00e9ennes, et qui sont soutenues par la quasi-totalit\u00e9 des groupes politiques traditionnels europ\u00e9ens. Il est temps que tous les groupes europ\u00e9ens y r\u00e9fl\u00e9chissent \u00e0 nouveau au lieu de verser des larmes de crocodiles. Car ce week-end, Merkel a signifi\u00e9 haut et clair que l&rsquo;Allemagne \u00e9tait au sommet de la nouvelle pyramide autoritaire, et qu&rsquo;elle comptait bien y rester un bon moment.<\/p>\n<h1>Berlin tord le bras \u00e0 la France<\/h1>\n<p>Merkel a une fois pour toutes clairement montr\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait Berlin qui \u00e9tablissait les lignes directrices, et non Paris. Fran\u00e7ois Hollande a, en derni\u00e8re instance, encore essay\u00e9 de soutenir la lourde s\u00e9rie de concessions avec laquelle le gouvernement grec venait \u00e0 la n\u00e9gociation, mais il s&rsquo;est vu notifier ce week-end un \u00ab\u00a0nein\u00a0\u00bb tr\u00e8s net de la chanceli\u00e8re. L&rsquo;Allemagne a tordu le bras \u00e0 la France, et personne ne sait quelles cons\u00e9quences la scission de l&rsquo;axe franco-allemand aura dans l&rsquo;avenir. Il est en tout cas certain que cette \u00e9preuve de force a conf\u00e9r\u00e9 un nouveau souffle au nationalisme fran\u00e7ais, et que la position du Front National s&rsquo;en trouvera probablement renforc\u00e9e !<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce week-end, les oppositions dans l&rsquo;Eurogroupe sont remont\u00e9es \u00e0 la surface, avec les pays qui plaidaient pour un Grexit et les pays qui voulaient un accord, a d\u00e9clar\u00e9 l&rsquo;ancien ministre grec des Finances Varoufakis. Mais tous ces pays ont toujours \u00e9t\u00e9 unanimes sur un aspect : leur refus de n\u00e9gocier vraiment.\u00a0\u00bb En d&rsquo;autres termes : dans cette Europe de la concurrence et des in\u00e9galit\u00e9s, il n&rsquo;y a pas de marge pour la n\u00e9gociation. Seuls valent la langue de la guerre \u00e9conomique et les rapports de force financiers.<\/p>\n<h1>\u00ab\u00a0Bis zum Grunde rasieren\u00a0\u00bb (raser jusqu&rsquo;au sol) toute forme de r\u00e9bellion<\/h1>\n<p>Il est impossible de juger de la Gr\u00e8ce sans examiner les rapports de force globaux. Chaque p\u00e9riode a son catalyseur. Dans l&rsquo;entre-deux-guerres, c&rsquo;est Madrid qui, en 1936, a \u00e9t\u00e9 un catalyseur pour ce qui allait se d\u00e9rouler en Europe dans la d\u00e9cennie suivante. Aujourd&rsquo;hui, en 2015, Ath\u00e8nes et Berlin sont le catalyseur de ce qui nous attend dans la p\u00e9riode \u00e0 venir. L&rsquo;Allemagne veut imposer une Europe d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9, de politique d&rsquo;\u00e9tranglement et de chantage et \u00ab\u00a0bis zum Grunde rasieren\u00a0\u00bb (raser jusqu&rsquo;au sol) toute forme de r\u00e9bellion. Encore une fois, la Gr\u00e8ce n&rsquo;est pas en \u00ab\u00a0n\u00e9gociation\u00a0\u00bb, mais bien dans une situation de guerre \u00e9conomique. Une guerre \u00e9conomique qui a fait fermer les banques, qui cr\u00e9e d&rsquo;\u00e9normes d\u00e9g\u00e2ts \u00e9conomiques, qui rend tout approvisionnement impossible et met quasiment la production \u00e0 l&rsquo;arr\u00eat. Les cons\u00e9quences sont plus grandes que celles d&rsquo;un embargo \u00e9conomique. Dans ce contexte de guerre \u00e9conomique, le dictat europ\u00e9en a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 aux Grecs apr\u00e8s 17 heures de n\u00e9gociations.<\/p>\n<h1>On donne la corde \u00e0 Ath\u00e8nes, mais c&rsquo;est aux Grecs de se pendre eux-m\u00eames<\/h1>\n<p>Les Grecs doivent am\u00e8rement regretter d\u2019\u00eatre mont\u00e9s \u00ab\u00a0en cachette\u00a0\u00bb dans cette gal\u00e8re europ\u00e9enne ! <\/p>\n<p>Les Grecs ont re\u00e7u trois jours pour faire approuver d&rsquo;impossibles diktats par leur Parlement, sans aucune garantie \u00e9crite d&rsquo;une v\u00e9ritable r\u00e9duction de la dette. Cela signifie que le nouveau gouvernement grec est oblig\u00e9 de renier son propre programme \u00e9lectoral, tout comme le r\u00e9sultat du r\u00e9f\u00e9rendum. La corde est donn\u00e9e \u00e0 Ath\u00e8nes, mais les Grecs ont la libert\u00e9 de se pendre eux-m\u00eames. S&rsquo;ils ne le font pas, l&rsquo;Union europ\u00e9enne laisse tomber le pays en faillite, et la Gr\u00e8ce sera alors de toute fa\u00e7on \u00e9ject\u00e9e de la zone euro. Le but de cette strat\u00e9gie de pourrissement est d&rsquo;encore amplifier les efforts de la Gr\u00e8ce, d&rsquo;attiser la dissidence interne au sein de Syriza et de rendre possible une sorte de changement de r\u00e9gime : Syriza d\u00e9pouill\u00e9 de son propre programme, ou un gouvernement \u00ab\u00a0d&rsquo;union nationale\u00a0\u00bb &#8211; sous la direction ou non de Tspiras- pour appliquer les diktats de la Tro\u00efka. <\/p>\n<p>Celui qui veut une Europe de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et de la solidarit\u00e9 doit rejeter ce diktat.<\/p>\n<p>Les Grecs se sont battus, mais ils n&rsquo;ont pas gagn\u00e9. Ils ont probablement sous-estim\u00e9 l&rsquo;opposant: des meneurs de guerre \u00e9conomique qui, \u00e0 aucun moment, n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9ress\u00e9s par un compromis et veulent seulement faire jouer le pouvoir des plus forts dans les rapports de force. Le seul avantage de la situation, c&rsquo;est que les Grecs ont mis \u00e0 nu le caract\u00e8re criminel de ces meneurs de guerre \u00e9conomique. <\/p>\n<h1>Peut-\u00eatre aurait-il mieux valu \u00e9laborer un plan B, pour une sortie en douceur et n\u00e9goci\u00e9e de la Gr\u00e8ce de la zone euro. <\/h1>\n<p>La marge que les hardliners allemands laissent \u00e0 une autre politique \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la zone euro semble en effet \u00eatre proche de z\u00e9ro. Mais on ne change pas le cours de l&rsquo;histoire avec des \u00ab\u00a0probablement\u00a0\u00bb et des \u00ab\u00a0peut-\u00eatre\u00a0\u00bb. M\u00eame si le Parlement grec accepte ce diktat, cette crise n&rsquo;est absolument pas termin\u00e9e pour autant. Il est certain que, dans toute l&rsquo;Europe, nous aurons besoin d&rsquo;un front fort pour nous opposer \u00e0 la dictature \u00e9conomique et politique de la Tro\u00efka et de la Commission europ\u00e9enne. <\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi malheureusement cette situation qui, partout sur le continent, ouvrira tout grand la porte \u00e0 un nouveau nationalisme et \u00e0 des nouveaux courants d&rsquo;extr\u00eame droite. Le diktat scandaleux impos\u00e9 \u00e0 Ath\u00e8nes est une politique anti-europ\u00e9enne. C&rsquo;est la politique de la concurrence, de l&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 et du plus fort au plan financier. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source : d\u2019apr\u00e8s Peter Mertens, pr\u00e9sident du PTB Ce lundi, les cercles financiers de Francfort exprimaient leur grande satisfaction. \u00ab\u00a0Les d\u00e9cisions du plus long sommet de l&rsquo;UE de toute la crise de la dette dans la zone euro sont nettement marqu\u00e9es de l&#8217;empreinte allemande. Il semble qu&rsquo;Angela Merkel ait clairement remport\u00e9 une victoire\u00a0\u00bb, \u00e9crivait ce lundi matin le journal boursier allemand Handelsblatt &#8211; m\u00eame s&rsquo;il ajoute cependant que \u00ab\u00a0le probl\u00e8me grec est loin d&rsquo;\u00eatre r\u00e9solu\u00a0\u00bb. La double tactique a fonctionn\u00e9 La double tactique a fonctionn\u00e9. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, on a envoy\u00e9 le rottweiler : le ministre allemand des Finances Wolfgang Scha\u00fcble a menac\u00e9 de d&rsquo;\u00e9jecter sans m\u00e9nagement la Gr\u00e8ce de la zone euro (le fameux Grexit). Et, de l&rsquo;autre, la Kanzlerin Angela Merkel a pu utiliser cette menace pour mettre l&rsquo;\u00e9conomie grecque sous tutelle allemande et ainsi assujettir le nouveau gouvernement grec \u00e0 un diktat colonial. L&rsquo;Etat de droit grec cesse de facto d&rsquo;exister Berlin a contraint Ath\u00e8nes \u00e0 renoncer \u00e0 ses derniers restes d&rsquo;autod\u00e9termination. Chaque mesure que prend la Gr\u00e8ce doit d&rsquo;abord \u00eatre soumise \u00e0 la Commission europ\u00e9enne, \u00e0 la Banque centrale europ\u00e9enne et au FMI. Et seulement ensuite \u00e0 son propre Parlement et \u00e0 sa propre population. 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