{"id":4845,"date":"2015-09-09T06:55:30","date_gmt":"2015-09-09T04:55:30","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=4845"},"modified":"2015-09-09T07:41:05","modified_gmt":"2015-09-09T05:41:05","slug":"lexil-de-john-berger","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2015\/09\/09\/lexil-de-john-berger\/","title":{"rendered":"\u00ab L\u2019EXIL \u00bb de John Berger"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/John-Berger.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/John-Berger.jpg\" alt=\"John Berger\" width=\"500\" height=\"500\" class=\"alignnone size-full wp-image-4846\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/John-Berger.jpg 500w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/John-Berger-150x150.jpg 150w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/John-Berger-300x300.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><br \/>\nJohn Berger, n\u00e9 le 5 novembre 1926 \u00e0 Londres, est un \u00e9crivain engag\u00e9, romancier, auteur de nouvelles, po\u00e8te, peintre, critique d&rsquo;art et sc\u00e9nariste britannique, il vit en France \u00e0 Quincy, petit hameau de Mieussy, Haute-Savoie. Il est le p\u00e8re du cin\u00e9aste Jacob Berger, du peintre Yves Berger et de Katya Andreadakis.<\/p>\n<h1> Extrait d\u2019un texe de John Berger, L\u2019exil, 1985, <\/h1>\n<h2> [ \u2026 ]  Jamais au cours de l\u2019histoire autant de gens n\u2019ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9racin\u00e9s qu\u2019\u00e0 notre \u00e9poque. <\/h2>\n<p>L\u2019\u00e9migration, impos\u00e9e ou choisie, au-del\u00e0 des fronti\u00e8res nationales ou du village \u00e0 la m\u00e9tropole, est l\u2019exp\u00e9rience essentielle de notre temps.<\/p>\n<p>Que l\u2019industrialisation et le capitalisme devaient exiger un tel d\u00e9placement des hommes, d\u2019une ampleur sans pareille et accompagn\u00e9e d\u2019une violence d\u2019un nouveau genre, l\u2019annonce en avait \u00e9t\u00e9 faite par l\u2019ouverture des march\u00e9s d\u2019esclaves au seizi\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Le front occidental de la premi\u00e8re guerre mondiale, avec ses arm\u00e9es de conscrits \u00ab mass\u00e9s \u00bb, fut une illustration plus tardive de la m\u00eame pratique qui bouleverse, transporte, et concentre les humains dans un no man\u2019s land. Plus tard, les camps de concentration \u00e0 travers le monde ont suivi la logique de cette pratique continue. Comparer les maux est r\u00e9pugnant, car un mal plus grand ne justifie pas un plus petit. Si j\u2019aligne ces \u00e9v\u00e9nements, c\u2019est simplement pour montrer l\u2019ampleur du d\u00e9racinement qui caract\u00e9rise le monde moderne. Ce d\u00e9racinement a cr\u00e9\u00e9 et cr\u00e9e toujours le monde dans lequel nous vivons &#8211; m\u00eame si parfois il se d\u00e9veloppe d\u2019une fa\u00e7on moins spectaculaire.<\/p>\n<p>[ \u2026 ]  La notion de foyer constitue le noyau central de la moralit\u00e9 domestique, qui prot\u00e8ge la propri\u00e9t\u00e9 de la famille (femmes comprises) ; simultan\u00e9ment, elle s\u2019est \u00e9tendue \u00e0 la patrie (homeland), a fourni le premier commandement de la loi patriotique, et aid\u00e9 \u00e0 persuader les hommes de mourir dans des guerres qui, souvent, ne servaient que les int\u00e9r\u00eats de la classe dirigeante minoritaire. Et ces deux notions ont effac\u00e9 le sens original du terme.<\/p>\n<h2>A l\u2019origine, le foyer repr\u00e9sente le centre du monde, non pas au sens g\u00e9ographique, mais au sens existentiel. <\/h2>\n<p> [ \u2026 ]  Le foyer est le centre du monde, car c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 la ligne verticale croise l\u2019horizontale. La ligne verticale monte au ciel et descend au pays des morts, sous la terre. La ligne horizontale repr\u00e9sente la circulation terrestre, toutes les routes qui m\u00e8nent \u00e0 travers la terre \u00e0 d\u2019autres lieux. Ainsi c\u2019est au foyer que l\u2019on est le plus pr\u00e8s des dieux du ciel et des morts sous la terre. <\/p>\n<p>Cette proximit\u00e9 permet d\u2019esp\u00e9rer pouvoir les atteindre. Et en m\u00eame temps, on se trouve au point de d\u00e9part et de retour (si tout va bien) de tous les voyages terrestres.<\/p>\n<p>Le croisement des deux lignes, le r\u00e9confort promis par leur intersection sont des id\u00e9es qui existaient probablement \u00e0 l\u2019\u00e9tat embryonnaire dans la pens\u00e9e et dans les croyances des peuples nomades, mais ils emportaient avec eux la ligne verticale, tout comme les montants de leurs tentes. Pareillement, de nos jours, \u00e0 la fin de ce si\u00e8cle de d\u00e9placements sans pr\u00e9c\u00e9dent, des vestiges de ces sentiments subsistent dans la pens\u00e9e et le c\u0153ur de millions de gens.<\/p>\n<p>J\u2019y insiste car si on ne saisit pas ce que le foyer a signifi\u00e9 \u00e0 l\u2019origine, on ne comprendra jamais pleinement le sens de l\u2019\u00e9migration. <\/p>\n<p>L\u2019\u00e9migration n\u2019est pas uniquement le fait de quitter un pays, de traverser l\u2019eau, de vivre parmi des \u00e9trangers, c\u2019est aussi d\u00e9faire le sens du monde &#8211; et \u00e0 l\u2019extr\u00eame limite &#8211; s\u2019abandonner \u00e0 l\u2019irr\u00e9el qui est l\u2019absurde.<br \/>\nNaturellement, si l\u2019\u00e9migration n\u2019est pas impos\u00e9e par la force des ba\u00efonnettes, elle est peut-\u00eatre motiv\u00e9e par l\u2019espoir. Au fils d\u2019un paysan, par exemple, l\u2019autorit\u00e9 traditionnelle du p\u00e8re peut sembler plus absurde et r\u00e9pressive que le chaos. (Le film Padre Padrone illustre ce cas avec une grande sinc\u00e9rit\u00e9.) La pauvret\u00e9 du village peut appara\u00eetre plus absurde que la criminalit\u00e9 de la m\u00e9tropole. Vivre et mourir parmi des \u00e9trangers peut sembler moins absurde que vivre pers\u00e9cut\u00e9 et tortur\u00e9 par ses compatriotes. Tout cela est vrai. Mais \u00e9migrer signifie toujours d\u00e9manteler le centre du monde, et l\u2019am\u00e9nager dans un monde confus, d\u00e9sorganis\u00e9 et fragmentaire.<\/p>\n<p>Baudelaire est parmi les premiers qui nomment et d\u00e9crivent le d\u00e9nuement des nouvelles foules citadines, sans feu ni lieu :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab  Fourmillante cit\u00e9, cit\u00e9 pleine de r\u00eaves<br \/>\no\u00f9 le spectre, en plein jour, raccroche le passant ! \u00bb\n<\/blockquote>\n<p>Mais il ne faut pas g\u00e9n\u00e9raliser. Le sentiment de perte lui-m\u00eame alimente une attente. Il est facile de perdre de vue ce qui est historiquement invisible &#8211; comme si les gens ne vivaient que dans l\u2019histoire et nulle part ailleurs !<\/p>\n<h2> [ \u2026 ]  Le foyer \u00ab de rechange \u00bb a peu de rapports avec le b\u00e2timent. <\/h2>\n<p>Le toit au-dessus de la t\u00eate, les quatre murs, sont devenus des choses \u00ab profanes \u00bb, sans rapport avec ce que l\u2019on v\u00e9n\u00e8re et garde au fond du c\u0153ur. Cette d\u00e9sacralisation est la cons\u00e9quence directe des conditions sociales, de la pauvret\u00e9, du surpeuplement, de l\u2019urbanisation h\u00e2tive, de la sp\u00e9culation immobili\u00e8re. En derni\u00e8re instance, c\u2019est la cons\u00e9quence de l\u2019absence de choix. Sans le processus de choix, aucun logement ne peut \u00eatre un foyer.<\/p>\n<p>Dans le cas du logement traditionnel qui \u00e9tait un foyer, le choix avait pu \u00eatre ancestral, m\u00eame hors de port\u00e9e de la m\u00e9moire des vivants. Mais tout acte de maintien ou d\u2019am\u00e9lioration approuvait et r\u00e9p\u00e9tait le choix initial, qui n\u2019\u00e9tait pas influenc\u00e9 par le go\u00fbt. L\u2019intuition avait fait choisir le lieu o\u00f9 se croisaient les deux lignes de vie. Aujourd\u2019hui, les femmes et les hommes ont peut-\u00eatre plus de choix que dans le pass\u00e9 &#8211; et cela est souvent vrai m\u00eame pour les d\u00e9favoris\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9. Mais on a perdu d\u2019une fa\u00e7on irr\u00e9m\u00e9diable la possibilit\u00e9 de dire :<em> \u00ab Ici, c\u2019est le centre du monde. \u00bb<\/em><\/p>\n<p> [ \u2026 ]  Pour les d\u00e9favoris\u00e9s, ce n\u2019est pas la maison qui repr\u00e9sente le foyer, c\u2019est un ensemble de pratiques. Chacun a les siennes. M\u00eame si elles sont \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, gr\u00e2ce \u00e0 leur r\u00e9p\u00e9tition, ces pratiques choisies librement offrent plus de stabilit\u00e9 et plus de protection qu\u2019aucun logement. Le foyer n\u2019est plus un habitat, c\u2019est l\u2019histoire indicible d\u2019une vie. Dans un cas extr\u00eame, le foyer n\u2019est rien de plus que votre nom, car pour la plupart des gens vous \u00eates anonyme.<\/p>\n<p> [ \u2026 ]  Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 son foyer, l\u2019\u00e9migrant ne trouvera plus jamais de nouvel endroit o\u00f9 se croisent les deux lignes de vie. <\/p>\n<p>La ligne verticale n\u2019existe plus. Il n\u2019y a plus de continuit\u00e9 entre lui et les morts ; maintenant les morts disparaissent tout simplement. Les dieux sont devenus inaccessibles. La ligne verticale s\u2019est confondue avec le cercle du v\u00e9cu individuel qui ne m\u00e8ne nulle part ailleurs qu\u2019en soi-m\u00eame. Les lignes horizontales, comme il n\u2019y a plus de points fixes, d\u2019appuis, constituent une sorte de plaine de distance nue, balay\u00e9e par tout ce qui la traverse.<\/p>\n<p> [ \u2026 ]  Depuis le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, au moins deux nouvelles aspirations se sont r\u00e9pandues dans une plus grande mesure.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re, c\u2019est l\u2019amour romantique et passionn\u00e9. Dans un sens, ce qui arrive entre une femme et un homme en amour est hors de l\u2019histoire. Dans les champs, sur les routes, dans les ateliers, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, les choses se modifient continuellement ; au lit, il y a peu de changement. Mais la superstructure ajout\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement se modifie. Les \u00e9motions sont les m\u00eames, mais tout ce qui les entoure, change les attitudes sociales, les syst\u00e8mes l\u00e9gaux, la moralit\u00e9, l\u2019eschatologie.<\/p>\n<p>L\u2019amour romantique, au sens moderne, est un amour qui unit, ou esp\u00e8re unir, deux personnes d\u00e9plac\u00e9es. L\u2019amiti\u00e9, la solidarit\u00e9, l\u2019int\u00e9r\u00eat commun peuvent \u00e9galement unir ; mais c\u2019est alors gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience et aux circonstances. <\/p>\n<p>[ \u2026 ]  L\u2019autre aspiration est d\u2019ordre historique. Chaque \u00e9migrant sait au fond de son \u00e2me que le retour est impossible. M\u00eame si, physiquement, il est capable de revenir, il ne revient pas vraiment parce que l\u2019\u00e9migration l\u2019a profond\u00e9ment chang\u00e9. Il est \u00e9galement impossible de retourner au v\u00e9cu historique lorsque chaque village \u00e9tait au c\u0153ur du r\u00e9el. Le seul espoir de refaire un centre est de faire un centre du monde entier. Une seule chose peut transcender le manque de foyer moderne ; la solidarit\u00e9 mondiale. <\/p>\n<p>Fraternit\u00e9 est un terme trop facile. Sans tenir compte de Ca\u00efn et d\u2019Abel, la fraternit\u00e9 laisse esp\u00e9rer que tous les probl\u00e8mes seront r\u00e9solus. En r\u00e9alit\u00e9, beaucoup sont insolubles.<\/p>\n<h2>D\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9ternel besoin de solidarit\u00e9.<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui, d\u00e8s la fin de la petite enfance, la maison ne peut plus jamais \u00eatre un foyer, comme elle le fut en d\u2019autres temps. Ce si\u00e8cle, malgr\u00e9 ses richesses et ses syst\u00e8mes de communication, est celui du bannissement. Un jour peut-\u00eatre la promesse dont Marx fut le grand proph\u00e8te sera-t-elle tenue ; alors le substitut de la protection d\u2019un foyer ne sera pas uniquement notre propre nom, mais aussi notre pr\u00e9sence collective et consciente dans l\u2019histoire, et nous vivrons \u00e0 nouveau au c\u0153ur du r\u00e9el. Malgr\u00e9 tout, je peux l\u2019imaginer.<\/p>\n<p>Entre temps, nous assumons non seulement notre propre vie, mais aussi les attentes de notre si\u00e8cle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>John Berger, n\u00e9 le 5 novembre 1926 \u00e0 Londres, est un \u00e9crivain engag\u00e9, romancier, auteur de nouvelles, po\u00e8te, peintre, critique d&rsquo;art et sc\u00e9nariste britannique, il vit en France \u00e0 Quincy, petit hameau de Mieussy, Haute-Savoie. Il est le p\u00e8re du cin\u00e9aste Jacob Berger, du peintre Yves Berger et de Katya Andreadakis. 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