{"id":5449,"date":"2016-04-05T11:41:14","date_gmt":"2016-04-05T09:41:14","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=5449"},"modified":"2016-04-05T11:41:14","modified_gmt":"2016-04-05T09:41:14","slug":"le-chateau-de-st-andre-dolerargues-dans-le-gard","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2016\/04\/05\/le-chateau-de-st-andre-dolerargues-dans-le-gard\/","title":{"rendered":"LE CHATEAU DE ST ANDRE D\u2019OLERARGUES DANS LE GARD"},"content":{"rendered":"<p>Article destin\u00e9 \u00e0 tous ceux qui connaissent St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues et qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 son histoire et, \u00e0 tous les curieux qui aiment d\u00e9couvrir des coins de France inconnus.<\/p>\n<h2>Deux site pour en savoir plus : <\/h2>\n<h2>\n<a href=\"http:\/\/www.mairie-saintandredolerargues.fr\/\">Site officiel de la commune de St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.saint-andre-d-olerargues.com\/index.html\">Site de l&rsquo;Histoire de la commune de St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues<\/a><\/h2>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5450\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-1.jpg\" alt=\"117-1\" width=\"787\" height=\"311\" class=\"alignnone size-full wp-image-5450\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-1.jpg 787w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-1-300x119.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-1-768x303.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 787px) 100vw, 787px\" \/><\/a><\/p>\n<h1>LE CHATEAU &#8211; DESCRIPTION GENERALE.<\/h1>\n<p>On ne connait pas la date exacte de l\u2019\u00e9dification des premi\u00e8res pierres du ch\u00e2teau. <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amabilit\u00e9 d\u2019un futur acqu\u00e9reur de cette b\u00e2tisse, que nous remercions vivement,  nous avons pu avoir acc\u00e8s \u00e0 la remarquable \u00e9tude patrimoniale r\u00e9alis\u00e9e en 2004 par Claude PRIBETICH AZNAR. Architecte du Patrimoine &#8211; 30900 NIMES.<br \/>\nUne partie des indications mentionn\u00e9es ci-apr\u00e8s sont issues de cette \u00e9tude.<\/p>\n<p>Pour estimer la date des travaux il faut \u00e9tudier d\u2019une part, l\u2019histoire de l\u2019\u00e9poque pour y d\u00e9celer quelles ont pu \u00eatre les motivations du propri\u00e9taire pour construire une telle b\u00e2tisse. D\u2019autre part il faut \u00e9tudier l\u2019architecture du b\u00e2timent qui peut apporter des indications pr\u00e9cieuses de datation.    <\/p>\n<p>D&rsquo;aspect massif, la construction pr\u00e9sente la disposition d&rsquo;un logis cantonn\u00e9 de quatre tours circulaires. L&rsquo;une d&rsquo;entre elles (sud\/est) est de taille et de structure diff\u00e9rente des trois autres (fig. 115). Le corps central, sensiblement carr\u00e9, est partag\u00e9, dans le sens nord\/sud, par un refend. R\u00e9partis sur trois niveaux, les volumes habit\u00e9s sont compos\u00e9s aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un rez-de-chauss\u00e9e occup\u00e9 par des annexes agricoles, d&rsquo;un premier \u00e9tage habit\u00e9 en partie, jusqu\u2019il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, par le propri\u00e9taire et d&rsquo;un second \u00e9tage de combles.<\/p>\n<p>Ench\u00e2ss\u00e9 au nord et \u00e0 l&rsquo;est dans un b\u00e2ti datant du XIXe si\u00e8cle, le ch\u00e2teau a de ce fait perdu la sp\u00e9cificit\u00e9 de son implantation d&rsquo;origine, isol\u00e9 au milieu de ses d\u00e9pendances (cour, jardin, aires, \u00e9curies..). Sur le terrain, le pendage naturel est\/ouest du terrain ne trouve pas d&rsquo;\u00e9cho dans la construction, le rez-de-chauss\u00e9e est \u00e0 peu de chose pr\u00e8s, de niveau. Ce sont les am\u00e9nagements du XIXe si\u00e8cle et notamment les portes ouvertes \u00e0 l&rsquo;ouest qui ont n\u00e9cessit\u00e9 l&rsquo;installation d&#8217;emmarchements et d&rsquo;une terrasse (disparue aujourd\u2019hui)  pour en faciliter l&rsquo;acc\u00e8s. <\/p>\n<p>Ext\u00e9rieurement, la propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait scind\u00e9e en deux parties par un mur important jusqu\u2019en 2006, vestige d&rsquo;un partage li\u00e9 \u00e0 la vente du bien en 1816. Ce cloisonnement prolongeait le refend central de la b\u00e2tisse. Un jardin (\u00e0 l&rsquo;ouest) et une cour d&rsquo;entr\u00e9e (au sud-est) \u00e9taient ainsi d\u00e9limit\u00e9s. La cour sud-est correspond \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e dans la propri\u00e9t\u00e9. Des annexes, r\u00e9sultats d&rsquo;extensions li\u00e9es aux besoins agricoles des pr\u00e9c\u00e9dents propri\u00e9taires, grev\u00e8rent la parcelle et en r\u00e9duisirent la lisibilit\u00e9. Ces annexes accol\u00e9es \u00e0 la b\u00e2tisse sont aujourd\u2019hui d\u00e9mantel\u00e9es. Un garage, appartenant \u00e0 un autre propri\u00e9taire, cr\u00e9e une enclave dans le volume de cette cour.<br \/>\n\u2003<\/p>\n<h1>LE CONTEXTE HISTORIQUE :<\/h1>\n<p>On peut dire que ceux qui ont surv\u00e9cu \u00e0 la famine du 14\u00b0 si\u00e8cle durent faire face \u00e0 la peste qui suivit et les survivants durent subir les pillages, meurtres et viols des routiers et des brigands pendant la guerre de 100 ans. Pour rappel la guerre dura cent ans mais pas les combats. Il y eut de longues p\u00e9riodes ou la \u00ab soldatesque \u00bb  ne combattait pas, ni pour un camp, ni pour l\u2019autre. Ces routiers livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames pillaient les villages et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 \u00e9tait grande.<br \/>\nDans ce climat on peut ais\u00e9ment imaginer que le seigneur du lieu ait voulu construire un habitat fortifi\u00e9  pour  prot\u00e9ger ses gens et ses serfs, voire pour stocker ses r\u00e9coltes. De plus le ch\u00e2teau \u00e9tait pour lui un abri s\u00e9curis\u00e9 pendant ses d\u00e9placements.<br \/>\nDonc historiquement cette p\u00e9riode du 14\u00b0 si\u00e8cle a \u00e9t\u00e9 propice \u00e0 la construction d\u2019une premi\u00e8re b\u00e2tisse fortifi\u00e9e.<\/p>\n<h2>QUELQUES DATES ET FAITS HISTORIQUES IMPORTANTS.<\/h2>\n<p>En 1260, dans la reconnaissance que fait Dame Hermessinde \u00e0 son suzerain l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Uz\u00e8s, elle cite le fief de St Andr\u00e9 d\u2019Ol\u00e9rargues, mais elle n\u2019y mentionne pas la pr\u00e9sence de ch\u00e2teau  en ce lieu, comme elle le fait cependant pour d\u2019autres villages.<\/p>\n<p>Le fief appartenait en 1319 \u00e0 Jean de Gardies. Ce si\u00e8cle de calamit\u00e9s et de turbulences verra les propri\u00e9taires ou occupants se succ\u00e9der. Apr\u00e8s Jean de Gardies apparait en 1331 Jean de Malons. En 1340 c\u2019est Robert Pons pour 2\/3 du fief et Raymond de S\u00e9rignac de Pougnadoresse pour 1\/3 qui font \u00ab reconnaissance \u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Uz\u00e8s Guillaume III de Mandagout. Puis en 1349 la seigneurie est r\u00e9troc\u00e9d\u00e9e \u00e0 nouveau \u00e0 la famille de Gardies, Guillaume de Gardies devient le propri\u00e9taire des lieux. Puis c\u2019est Raymond et Pons de Combes en 1360 coseigneurs alli\u00e9s des de Gardies.<br \/>\nCette p\u00e9riode o\u00f9 les propri\u00e9taires ou copropri\u00e9taires du fief se succ\u00e8dent semble peu propice \u00e0 la construction d\u2019une b\u00e2tisse.<\/p>\n<p>Par contre, apr\u00e8s 1349 les de Gardies et leur descendants et\/ou alli\u00e9s restent possesseurs de la terre jusqu\u2019en 1454. Ceci repr\u00e9sente pr\u00e8s de cent ans de stabilit\u00e9, qui a pu \u00eatre propice \u00e0 une construction fortifi\u00e9e.<\/p>\n<p>En 1454 le fief est vendu \u00e0 Etienne de Montdragon, pour acqu\u00e9rir ce bien il lui faut l\u2019accord de son suzerain le seigneur \u00e9v\u00eaque d\u2019Uz\u00e8s c\u2019est l\u2019acte de lauzime qui est l\u2019autorisation donn\u00e9e \u00e0 des particuliers et moyennant redevance, de vendre, c\u00e9der, \u00e9changer ou h\u00e9riter (droit de mutation) une terre. Cet acte de lauzime pr\u00e9cisait, je cite : (traduit en fran\u00e7ais par le chanoine Roman en 1901)<\/p>\n<p><em>\u00ab \u2026tout le village et toutes ses d\u00e9pendances, ses t\u00e8nements, territoires, mandement et district, toutes les habitations et demeures, forteresse et d\u00e9pendance dudit village de Saint Andr\u00e9 d\u2019Oleyrargues, avec haute et basse justice, m\u00e8re mixte imp\u00e8re, coercition, et tout ce que de droit il poss\u00e8de dans le dit village, sur les personnes et les choses et tout ce qu\u2019il est sens\u00e9 poss\u00e9der \u2026etc \u00bb<br \/>\n<\/em><br \/>\nCeci tendrait \u00e0 prouver que le ch\u00e2teau ou du moins une partie, comme nous verrons plus loin, avait \u00e9t\u00e9 construit avant son acquisition.<\/p>\n<p>En 1493 terres et ch\u00e2teau furent vendus \u00e0 Antoine de Bagnols seigneur de St Michel d\u2019Euzet et Th\u00e9obald d\u2019Albert ou d\u2019Aubert son gendre, fils de Jean Aubert baron de Montclus.<br \/>\nL\u2019acte de lauzime pr\u00e9cise, alors :<\/p>\n<p><em>\u00ab Lauzime fait par l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Uz\u00e8s de la vente faite par Jacques de Montdragon  \u00e0 Antoine et Th\u00e9obald de Bagnols, du village de Saint Andr\u00e9, dioc\u00e8se d\u2019Uz\u00e8s, avec haute et basse justice, censives, servitudes, laudines, treizain, herbages, devois, terres cultes et incultes, plusieurs pr\u00e9s, droits de ladite juridiction et ses d\u00e9pendance, ses \u00e9moluments, et les honneurs et les charges connexes, lequel village et ch\u00e2teau est ainsi compos\u00e9 : du levant, la juridiction de Sabran et de St Marcel de Carreiret ; du couchant, la juridiction et le territoire de Verfeuil ; du vent droit, la juridiction et la terre de la Roque ; du marin, la terre et juridiction de St Marcel de Carreiret (\u2026).<\/em><\/p>\n<p>Le lecteur remarquera la d\u00e9signation originale de l\u2019\u00e9poque, concernant les quatre points cardinaux.<\/p>\n<p>Th\u00e9obald d&rsquo;Albert reste seigneur de St Andr\u00e9 d\u2019Ol\u00e9rargues au moins jusqu\u2019en 1524, soit 31 ans.<\/p>\n<p>Son fils ain\u00e9, Paul, lui succ\u00e8de \u00e0 la t\u00eate de la seigneurie, il mourut sans enfant en 1553. <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement chez leurs voisins de Lussan en 1550, Gaspard d&rsquo;Audibert, seigneur de Lussan revient de la campagne d&rsquo;Italie. Ayant vu l&rsquo;inutilit\u00e9 des ch\u00e2teaux haut-perch\u00e9s, et ayant admir\u00e9 la beaut\u00e9 des r\u00e9sidences italiennes, il d\u00e9cide la construction d&rsquo;un ch\u00e2teau pr\u00e8s de la source d&rsquo;un petit ruisseau nomm\u00e9 Le Fan au pied de Lussan. Ce ch\u00e2teau a une certaine ressemblance avec celui de St Andr\u00e9 qui, lui malgr\u00e9 tout, se veut d\u2019un aspect plus \u00ab m\u00e9di\u00e9val \u00bb.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5452\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-1.jpg\" alt=\"119-1\" width=\"471\" height=\"301\" class=\"alignnone size-full wp-image-5452\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-1.jpg 471w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-1-300x192.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 471px) 100vw, 471px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-1. Photo de l\u2019auteur. Ch\u00e2teau de Fan \u00e0 Lussan.<\/p>\n<p>Le fr\u00e8re de Paul, Edouard d\u2019Albert de Mondragon,  Seigneur de Saint Andr\u00e9, Co Seigneur du Pin et de Cabri\u00e8re, Chevalier de l&rsquo;Ordre du Roi, Gouverneur d&rsquo;Aigues Mortes, lui est substitu\u00e9 en 1563 dans le testament de leur p\u00e8re. Il \u00e9pouse en 1564 Marguerite de Bourdicq, ils ont une fille unique Marguerite d\u2019Albert (ou d\u2019Aubert) qui g\u00e8rera l\u00e9gitimement la seigneurie \u00e0 partir de 1569  suite au d\u00e9c\u00e8s d\u2019Edouard son p\u00e8re, elle a alors 4 ans.<\/p>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter ici qu\u2019Edouard, son p\u00e8re, se distingua dans les combats contre les protestants. Il contribua \u00e0 la lev\u00e9e du si\u00e8ge d\u2019Al\u00e8s en 1569 et ravitailla cette ville. Il fut tu\u00e9 en novembre 1570 d\u2019un coup de pistolet, \u00e9tant venu d\u00e9fendre la ville de N\u00eemes que les protestants avaient surprise.<br \/>\nCes faits expliquent en partie pourquoi d\u2019abord lui, puis sa famille tenaient \u00e0 r\u00e9nover et surtout fortifier le ch\u00e2teau pendant ces p\u00e9riodes troubl\u00e9es. <\/p>\n<p>Marguerite sa fille  deviendra la \u00ab\u00a0Dame de Saint-Andr\u00e9 et de Sabran\u00a0\u00bb cit\u00e9e dans les textes.<br \/>\nSes parents et elle-m\u00eame,  quand elle fut plus \u00e2g\u00e9e, r\u00e9par\u00e8rent et embellirent cette demeure en vue peut-\u00eatre de son \u00e9ventuel mariage et s\u00fbrement en vue d\u2019enrichir leur patrimoine. Une d\u00e9coration, frapp\u00e9e d&rsquo;un m\u00e9daillon qui \u00e9tait sans doute, en d\u00e9coration de cl\u00e9 de voute, au-dessus de la porte monumentale au pied de la grande tour d\u2019escalier porte une date pouvant marquer la fin des travaux : 1587.<\/p>\n<p>Un an plus tard, elle a environ 23 ans, elle \u00e9pouse le 19 f\u00e9vrier 1588 \u00e0 Barbentane Charles d\u2019Audibert (fils de Gaspard d&rsquo;Audibert, seigneur de Lussan, de Valcroze, de Gauerguer et de St Marcel), dont nous avons parl\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, mais elle conserve la seigneurie \u00e0 son mon. <\/p>\n<p>Ainsi les d\u2019Audibert de Lussan acqui\u00e8rent la seigneurie de St Andr\u00e9. <\/p>\n<p>Pendant ce temps \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres, \u00e0 Laudun,  sur le mur int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9troite cour d&rsquo;une maison du village, situ\u00e9e sur le rempart m\u00eame, quelqu\u2019un a grav\u00e9 une petite pierre taill\u00e9e en forme de livre ouvert, sur les deux pages desquelles a \u00e9t\u00e9 trac\u00e9e l&rsquo;inscription suivante, en menus caract\u00e8res assez mal form\u00e9s :<\/p>\n<p><em>\u00ab Vive la foy  catholique ! 1588 et le premier de juillet, M. de Montmorency vint, avec les<br \/>\nHuguenots, assiga (assi\u00e9gea) Laudun, et faict tirer 694 vol\u00e9es de canon, sans le prendre, et abattit le pont de Nisson \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Charles d&rsquo;Audibert r\u00e9dige en 1622 un premier testament dans lequel il revendique son appartenance \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise r\u00e9form\u00e9e, \u00e0 qui il l\u00e8gue de l&rsquo;argent pour ses pauvres. Ce qui est un comble, ayant eu un beau-p\u00e8re qui les combattit. Se r\u00e9f\u00e9rant dans son testament \u00ab\u00a0a tous ce qu\u2019il lui a donn\u00e9 au contrat de leur mariage\u00a0\u00bb, soit \u00ab\u00a0les r\u00e9parations et am\u00e9liorations que ledit seigneur a dit avoir faites aux biens de ladite dame\u00a0\u00bb, le testament ne sera pas plus explicite sur les questions qui nous int\u00e9ressent. <\/p>\n<p>Nous reparlerons de ces \u00ab r\u00e9parations et am\u00e9liorations \u00bb.<\/p>\n<h1>SUR LE PLAN ARCHITECTURAL<\/h1>\n<p>Il faut remarquer que cette construction a \u00e9t\u00e9 beaucoup modifi\u00e9e et remani\u00e9e au cours des si\u00e8cles. Les ouvertures initiales obtur\u00e9es et les cr\u00e9ations de nouvelles ouvertures sont nombreuses et certaines de ces derni\u00e8res ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 rebouch\u00e9es. <\/p>\n<h2>Les mat\u00e9riaux :<\/h2>\n<p>L&rsquo;ensemble de la construction est r\u00e9alis\u00e9 au moyen d&rsquo;une ma\u00e7onnerie de moellons li\u00e9s avec chaux et sable, l&rsquo;approvisionnement provenant de carri\u00e8res locales ou d&rsquo;extractions plus lointaines.  De plus, lors de l&rsquo;excavation du terrain en vue de la r\u00e9alisation des fondations, des blocs sont r\u00e9serv\u00e9s et utilis\u00e9s dans les ma\u00e7onneries. Il peut s&rsquo;agir \u00e9galement de mat\u00e9riaux de r\u00e9cup\u00e9ration issus de la d\u00e9molition de murs en place. La nature de ces mat\u00e9riaux est diverse : calcaires, gr\u00e8s et safre sont utilis\u00e9s, les derniers en petite quantit\u00e9. Une pierre brune appara\u00eet fr\u00e9quemment dans les ma\u00e7onneries de la moiti\u00e9 orientale du ch\u00e2teau, c\u2019est du gr\u00e8s rouge (ferrugineux) abondant sur la commune. Les blocs sont, en g\u00e9n\u00e9ral, de petites tailles ; mieux assis\u00e9s (empil\u00e9s avec bonne assise) dans la partie \u00e0 l&rsquo;est que dans la partie \u00e0 l&rsquo;ouest.<\/p>\n<h2>Les \u00e9paisseurs de murs :<\/h2>\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e, les ma\u00e7onneries sont d&rsquo;\u00e9paisseurs diff\u00e9rentes (fig. 115-2). Les murs cot\u00e9s est sont plus \u00e9pais (entre 0.9 et 1 m) que du c\u00f4t\u00e9 ouest (entre 0.6 et 0.7 m) :<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-3.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5453\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-3.jpg\" alt=\"119-3\" width=\"577\" height=\"437\" class=\"alignnone size-full wp-image-5453\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-3.jpg 577w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-3-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 577px) 100vw, 577px\" \/><\/a><br \/>\n         Figure 115-2. Dessin de Claude PRIBETICH AZNAR<\/p>\n<h2>Les contacts d\u2019ancrage entre les murs :<\/h2>\n<p>A cette disparit\u00e9 d\u2019\u00e9paisseur des murs s&rsquo;ajoutent des ancrages, ou des adossements, marquant une reprise des ma\u00e7onneries entre la partie est et la partie ouest.<br \/>\nL&rsquo;examen a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par exemple que :<br \/>\n. Au rez-de-chauss\u00e9e, le mur sud-est est liaisonn\u00e9 au mur de l&rsquo;escalier apr\u00e8s refouillement de celui-ci (A), (fig.115-3)<br \/>\n. Sur toute la hauteur du b\u00e2timent, le mur ouest du couloir op\u00e8re de m\u00eame avec la fa\u00e7ade sud.<br \/>\n. Au 2\u00e8me \u00e9tage, un enduit, pi\u00e9g\u00e9 par la construction de ce cloisonnement, en confirme la post\u00e9riorit\u00e9<br \/>\n. Le refend est\/ouest s&rsquo;appuie, sans liaison, contre le refend nord\/sud. (fig. 115-3),<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-4.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5454\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-4.jpg\" alt=\"119-4\" width=\"720\" height=\"361\" class=\"alignnone size-full wp-image-5454\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-4.jpg 720w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-4-300x150.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-3. Photos de Claude PRIBETICH AZNAR<\/p>\n<h2>Les origines m\u00e9di\u00e9vales :<\/h2>\n<p>Ces diff\u00e9rentes observations entre la construction Est et la construction Ouest de la b\u00e2tisse : nature des mat\u00e9riaux, \u00e9paisseurs diff\u00e9rentes des murs, manque de liaison et d\u2019ancrage des murs Est sur les murs Ouest, pr\u00e9sence d\u2019anciennes ouvertures bouch\u00e9es sur le refend central nord sud, tendent \u00e0 d\u00e9montrer la pr\u00e9sence d\u2019un premier \u00e9l\u00e9ment temporel de la construction. Dans ce segment de mur de refend, les vestiges d\u2019une petite fen\u00eatre \u00e0 feuillure \u00e9clairait une salle occupant l&#8217;emplacement de la grande salle Est du rez-de-chauss\u00e9e actuel. Sur la paroi ext\u00e9rieure de l&rsquo;escalier, une baie dont le linteau monolithe est visible dans l&rsquo;escalier (fig. 115-4), ouvrait sur cette tourelle primitive. <\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5456\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-2.jpg\" alt=\"117-2\" width=\"750\" height=\"434\" class=\"alignnone size-full wp-image-5456\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-2.jpg 750w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-2-300x174.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-4. Photo de l\u2019auteur<\/p>\n<p>De m\u00eame la pr\u00e9sence d&rsquo;un soubassement plus large, visible dans la grande salle du rez-de-chauss\u00e9e \u00e0 la base du mur de refend nord-sud et sur la base de la tour d&rsquo;escalier, c\u00f4t\u00e9 nord, attire l&rsquo;attention. Les blocs plus gros, toujours irr\u00e9guliers, sont de couleur plus sombre et l&rsquo;on per\u00e7oit la trace d&rsquo;un remaniement correspondant \u00e0 la reconstruction de la tour de l&rsquo;escalier et \u00e0 la sur\u00e9l\u00e9vation de ce refend.<\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se qu&rsquo;un premier ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val ait exist\u00e9, comme l&rsquo;indique le chanoine Roman dans sa monographie sur St Andr\u00e9 d\u2019Ol\u00e9rargues, pourrait trouver appui sur ces observations et devait ressembler \u00e0 peu pr\u00e8s, au dessin ci-apr\u00e8s.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-3-2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5461\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-3-2.jpg\" alt=\"117-3-2\" width=\"234\" height=\"355\" class=\"alignnone size-full wp-image-5461\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-3-2.jpg 234w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/117-3-2-198x300.jpg 198w\" sizes=\"(max-width: 234px) 100vw, 234px\" \/><\/a><br \/>\nCependant, s\u2019il est facile d\u2019imaginer que ces vestiges anciens aient pu servir de fondements \u00e0 la construction future, on ignore tout ce qui a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9. On peut facilement comprendre que les pierres de la b\u00e2tisse primordiale aient pu servir de mat\u00e9riaux pour les travaux  futurs et les fondations d\u2019assises \u00e0 la construction.<\/p>\n<h2>Les grands travaux d\u2019extension et de modifications du ch\u00e2teau<\/h2>\n<p>C\u2019est donc au cours du XVIe si\u00e8cle et sous l\u2019autorit\u00e9 d\u2019Edouard d\u2019Albert, qu\u2019apr\u00e8s liaisonnement des nouvelles ma\u00e7onneries avec celles de la tour d&rsquo;escalier, on entreprend la modification et la reconstruction de la partie orientale du ch\u00e2teau. Difficile de dire dans quel \u00e9tat \u00e9tait la b\u00e2tisse d\u2019origine. Cependant, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, sont exclus de cette campagne de r\u00e9novation de certains refends et le vo\u00fbtement, objets d&rsquo;un \u00ab\u00a0embellissement\u00a0\u00bb et d&rsquo;une r\u00e9organisation des lieux ult\u00e9rieurs.<br \/>\nLa demeure actuelle r\u00e9sulte d&rsquo;une premi\u00e8re grande campagne de travaux qui lui a donn\u00e9 la forme d&rsquo;un manoir rectangulaire, flanqu\u00e9 de deux tours (\u00e0 l&rsquo;est) et disposant d&rsquo;une premi\u00e8re tour d&rsquo;escalier, \u00e0 l&#8217;emplacement de celle que nous empruntons aujourd\u2019hui.  Le mur de refend, ne pr\u00e9sente de retraits pour supporter les planchers que sur son parement oriental, ce qui confirme une intention premi\u00e8re de limiter ainsi la reconstruction.<\/p>\n<h2>La transformation en ch\u00e2teau d\u00e9finitif :<\/h2>\n<p>Une deuxi\u00e8me tranche de travaux r\u00e9alis\u00e9e avant 1587 et sans doute apr\u00e8s la mort d\u2019Edouard, est entreprise. Les ma\u00e7onneries, moins \u00e9paisses, de la moiti\u00e9 occidentale, correspondent \u00e0 cette deuxi\u00e8me campagne de travaux. De m\u00eame ampleur que la premi\u00e8re, mais plus \u00e9conome en ma\u00e7onnerie, elle compl\u00e8te le dispositif architectural pour le rapprocher du mod\u00e8le du ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val. L&rsquo;escalier est alors reb\u00e2ti dans la tour, qui fait \u00e9galement l&rsquo;objet d&rsquo;une reconstruction. Contraint de respecter les niveaux en place \u00e0 l&rsquo;est, de distribuer les nouvelles salles \u00e0 l&rsquo;ouest et d&rsquo;ouvrir sur la cour d&rsquo;entr\u00e9e par une porte monumentale, son d\u00e9veloppement refl\u00e8te les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les constructeurs pour concilier les imp\u00e9ratifs du programme. Le mill\u00e9sime de 1587, grav\u00e9 sur le bloc trap\u00e9zo\u00efdal remploy\u00e9 dans la cuisine du nord\/est et qu&rsquo;il convient de r\u00e9installer \u00e0 l&#8217;emplacement de la cl\u00e9 de la porte d&rsquo;entr\u00e9e, doit marquer l&rsquo;ach\u00e8vement de cette seconde campagne de travaux.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-5.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5455\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-5.jpg\" alt=\"119-5\" width=\"787\" height=\"710\" class=\"alignnone size-full wp-image-5455\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-5.jpg 787w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-5-300x271.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-5-768x693.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 787px) 100vw, 787px\" \/><\/a><br \/>\nDeuxi\u00e8me phase de travaux d\u2019agrandissement __________ Premi\u00e8re phase de travaux<br \/>\nFigure 115-6. Dessin de l\u2019auteur<\/p>\n<h2>Les tours d&rsquo;angle :<\/h2>\n<p>Elles diff\u00e8rent par leur taille, leurs dispositifs militaires, leurs baies d&rsquo;\u00e9clairement, leurs distributions int\u00e9rieures.<\/p>\n<p>&#8211;\tla \u00ab\u00a0grosse tour\u00a0\u00bb (sud\/est) circulaire \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur et quadrangulaire \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, est d&rsquo;un format nettement plus important que les trois autres (Diam ext. 5,30 m) cette \u00ab\u00a0grosse tour\u00a0\u00bb et  la  tour  sud\/est  disposent  d&rsquo;une  trav\u00e9e  ouverte  au sud au premier \u00e9tage<br \/>\n&#8211;\tla tour nord\/est, d&rsquo;un diam\u00e8tre inf\u00e9rieur (Diam ext. 4,70 m) s&rsquo;ouvre \u00e0 l&rsquo;est au premier \u00e9tage<br \/>\n&#8211;\tles tours ouest, semblables, sont de taille encore inf\u00e9rieure (Diam ext. 4,20). La tour nord\/ouest s&rsquo;ouvre \u00e0 l&rsquo;ouest au premier \u00e9tage.<\/p>\n<h2>La tour d&rsquo;escalier :<\/h2>\n<p>Polygonale au sud et circulaire au nord, cette tour abrite la porte monumentale d&rsquo;entr\u00e9e, prot\u00e9g\u00e9e par une bret\u00e8che sur m\u00e2chicoulis. La faible saillie de la bret\u00e8che et les dimensions r\u00e9duites des m\u00e2chicoulis font de cet ouvrage un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;intimidation et de d\u00e9cor plus qu&rsquo;un ouvrage militaire s\u00e9rieux. Les ouvertures de tirs lat\u00e9rales et les fen\u00eatres de veille compl\u00e8tent ce dispositif.<\/p>\n<p>La fa\u00e7ade \u00e0 pans coup\u00e9s de la tour est d&rsquo;une irr\u00e9gularit\u00e9 que peut expliquer la pr\u00e9sence du soubassement d&rsquo;une premi\u00e8re tour, comme nous l&rsquo;avons vu plus haut. Les assises irr\u00e9guli\u00e8res et les blocs parfois pos\u00e9s en d\u00e9lit (la pose en d\u00e9lit consiste \u00e0 poser la pierre, suivant un lit vertical et non horizontal) et souvent cal\u00e9s par de petites pierres, estompent la qualit\u00e9 de cette \u00e9l\u00e9vation qui \u00e9tait rehauss\u00e9e d&rsquo;un portail d&rsquo;entr\u00e9e architectur\u00e9. Les m\u00e2chicoulis et la bret\u00e8che, rappels du ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val, restent d&rsquo;une expression modeste.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-6.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5464\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-6.jpg\" alt=\"SAMSUNG DIGITAL CAMERA\" width=\"380\" height=\"459\" class=\"size-full wp-image-5464\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-6.jpg 380w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-6-248x300.jpg 248w\" sizes=\"(max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-7. Photo de l\u2019auteur<\/p>\n<p>La couverture de la tour d&rsquo;escalier a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s son d\u00e9couronnement et une sur\u00e9l\u00e9vation des murs permettant de donner la pente n\u00e9cessaire \u00e0 la toiture (fig. 115-8 image 149).<\/p>\n<p>Au sommet de la tour d&rsquo;escalier, entre les ma\u00e7onneries courantes et la sur\u00e9l\u00e9vation, appara\u00eet un alignement de pierres plates de faible \u00e9paisseur (image 149), caract\u00e9ristique d&rsquo;un nivellement d&rsquo;arase pour pr\u00e9parer la pose d&rsquo;un couronnement. La pr\u00e9sence d&rsquo;un bloc moulur\u00e9 pos\u00e9 dans l&#8217;embrasure de la fen\u00eatre de veille en haut de la tour, rappelle le bandeau d&rsquo;\u00e9tage et la pierre de corniche de la tour du ch\u00e2teau de Lussan (image 150), et pourrait constituer l&rsquo;ultime t\u00e9moin de ce couronnement.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-7.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5475\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-7.jpg\" alt=\"119-7\" width=\"690\" height=\"343\" class=\"alignnone size-full wp-image-5475\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-7.jpg 690w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-7-300x149.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 690px) 100vw, 690px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-8. Photos de Claude PRIBETICH AZNAR<\/p>\n<h2>L&rsquo;escalier  en vis :<\/h2>\n<p>L&rsquo;escalier est constitu\u00e9 de marches de pierres monolithes de 1,45 m formant noyau, il s&rsquo;inscrit dans  les ma\u00e7onneries de la tour sans accident, preuve que les constructions sont contemporaines. Ce constat est confirm\u00e9 par la superposition des premi\u00e8res assises des encadrements des portes donnant sur l&rsquo;escalier et l&rsquo;encastrement des marches.<\/p>\n<p>La gorge qui ponctue l&#8217;emmarchement au droit du noyau (fig. 115-9 gauche), donne de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 \u00e0 l&rsquo;attache et de la largeur au giron. La sous-face de la marche est d\u00e9lard\u00e9e (fig. 115-9 droit) ce qui permet d\u2019all\u00e9ger la marche sans diminuer sa r\u00e9sistance.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-8.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5476\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-8.jpg\" alt=\"119-8\" width=\"770\" height=\"342\" class=\"alignnone size-full wp-image-5476\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-8.jpg 770w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-8-300x133.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-8-768x341.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 770px) 100vw, 770px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-9. Photo de l\u2019auteur<\/p>\n<p>Alors que le d\u00e9velopp\u00e9 de l&rsquo;escalier prend en compte les deux portes d&rsquo;acc\u00e8s aux niveaux sup\u00e9rieurs, au rez-de-chauss\u00e9e, la premi\u00e8re marche empi\u00e8te sur le couloir. Plus loin, la sous\u00ad face d&rsquo;une marche fr\u00f4le l&rsquo;arc segmentaire du passage de la porte d&rsquo;entr\u00e9e. Ceci prouve que le constructeur a d\u00fb s\u2019adapter \u00e0 l\u2019existant.<br \/>\nApr\u00e8s la desserte du deuxi\u00e8me \u00e9tage, l&rsquo;escalier se prolonge sur trois quarts de tour jusqu&rsquo;\u00e0 un palier, vraisemblablement de pierre, \u00e0 partir duquel un escalier de bois ou une \u00e9chelle meuni\u00e8re, aujourd&rsquo;hui disparus, desservait le corps de garde.<\/p>\n<p>Les dispositions d\u2019un plancher sup\u00e9rieur desservant la bret\u00e8che, autre que celui en place, ne sont pas perceptibles. Les deux poutres, pos\u00e9es \u00e0 plat, semblent toutefois insuffisantes pour supporter un plancher.<\/p>\n<h2>Porte d&rsquo;entr\u00e9e <\/h2>\n<p>La description, ci-apr\u00e8s, de la porte est issue des travaux de Madame Claude PRIBETICH AZNAR.<br \/>\nLes proportions de l&rsquo;ouverture, plut\u00f4t large et basse, et son couvrement par un cintre \u00e0 une cl\u00e9 culminant \u00e0 seulement 2 m\u00e8tres de hauteur, en appui sur les contre-cl\u00e9s reposant directement sur les sommiers (cinq claveaux plus longs que hauts) attestent d&rsquo;un ouvrage construit au XVI\u00b0 si\u00e8cle.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-9.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5477\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-9.jpg\" alt=\"119-9\" width=\"725\" height=\"521\" class=\"alignnone size-full wp-image-5477\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-9.jpg 725w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-9-300x216.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 725px) 100vw, 725px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-10. Dessin de Claude PRIBETICH AZNAR<\/p>\n<p>Cet ensemble repose sur des impostes pr\u00e9sentant deux saillies \u00e9rod\u00e9es et comportant un ressaut vertical, correspondant \u00e0 une corniche d&rsquo;imposte sur pilastres adoss\u00e9s, compos\u00e9e de deux tores formant bande.<br \/>\nLes pi\u00e9droits, eux aussi fortement alt\u00e9r\u00e9s sont travaill\u00e9s en bossage en table orn\u00e9 de deux demi-motifs en cuvette adoss\u00e9s taill\u00e9s en refouillement et centr\u00e9s sur un point dans le joint du bossage. Cet ornement pr\u00e9sente deux tables par \u00e9l\u00e9ments de pierre, sur le retour en tableau de la baie et sur le parement de la fa\u00e7ade sur une largeur de 60 cm environ \u00e0 droite et jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;angle de la tour \u00e0 gauche, o\u00f9 il n&rsquo;existe plus de chaine d&rsquo;angle sur 3,00 m\u00e8tres de hauteur. La baie est encadr\u00e9e de deux pilastres adoss\u00e9s \u00e0 bossage selon le m\u00eame motif.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;indice d&rsquo;une porte monumentale, dont les composants au-dessus du cintre sont pos\u00e9s  en applique sur  un l\u00e9ger  refouillement  de  10 \u00e0 20 cm, dont  les  dimensions lisibles seraient d&rsquo;environ 2 m\u00e8tres de largeur sur 3,00 m\u00e8tres de hauteur minimale.<\/p>\n<p>Dans le refouillement, l&rsquo;appareil est surmont\u00e9 d&rsquo;une assise de pierres longues et d&rsquo;une hauteur  d&rsquo;environ 20 cm, qui pourrait correspondre \u00e0 une corniche d&rsquo;entablement.<\/p>\n<p>On peut noter la pr\u00e9sence de deux pierres plates pos\u00e9es en applique et en sym\u00e9trie par rapport \u00e0 la porte au-dessus de l&rsquo;assise de la corniche suppos\u00e9e et pr\u00e9sentant un bas-relief de vases. Le motif confirme  la datation de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>Ces pierres d&rsquo;une hauteur d&rsquo;au moins 60 \u00e0 80 cm indiquent que la corniche d&rsquo;entablement \u00e9tait surmont\u00e9e d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment imposant appartenant au d\u00e9cor de la porte. <\/p>\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment encore suscite notre curiosit\u00e9 : l\u2019ornement de la cl\u00e9 de vo\u00fbte de la grande salle dite cuisine du rez-de-cour.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-10.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5479\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-10.jpg\" alt=\"119-10\" width=\"620\" height=\"415\" class=\"alignnone size-full wp-image-5479\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-10.jpg 620w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-10-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 620px) 100vw, 620px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-11. Photo de Jozef V. Welie.<\/p>\n<p>Cette pi\u00e8ce, frapp\u00e9e d&rsquo;un m\u00e9daillon et portant le mill\u00e9sime 1587, est d&rsquo;une forme trap\u00e9zo\u00efdale, incongrue pour une cl\u00e9 de vo\u00fbte de salle.<br \/>\nTranspos\u00e9e par le dessin comme un \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cor en applique sur le cintre de la porte, elle vient se superposer sur sa cl\u00e9, en largeur, comme en hauteur jusqu&rsquo;\u00e0 la corniche de l&rsquo;entablement. Cependant l&rsquo;inscription serait, dans cette hypoth\u00e8se, grav\u00e9e \u00e0 l&rsquo;envers et se lirait la \u00ab\u00a0t\u00eate en bas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Curieux.  Le mill\u00e9sime y est grav\u00e9 deux fois, en dessus et en dessous des initiales. La gravure du dessus est encadr\u00e9e par un motif en oriflamme (rectangle avec deux pointes).<br \/>\nLa facture de la gravure du mill\u00e9sime est assez simpliste et a pu \u00eatre ajout\u00e9e plus tardivement.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-11.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5480\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-11.jpg\" alt=\"SAMSUNG DIGITAL CAMERA\" width=\"573\" height=\"535\" class=\"size-full wp-image-5480\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-11.jpg 573w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-11-300x280.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 573px) 100vw, 573px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-12. Photo de l\u2019auteur<\/p>\n<p>Quant aux initiales du centre on peut lire au moins : S \u2013 M \u2013 D. Toutes les interpr\u00e9tations sont possibles. Peut-\u00eatre le M pour Mondragon ou Marguerite.<br \/>\nIl y a aussi dans les angles quatre t\u00eates sculpt\u00e9es, trois visages humains et une t\u00eate de chien (ou de cochon ?)<br \/>\nLe reste des d\u00e9corations sont des motifs floraux, il n\u2019y a pas de symboles religieux.<\/p>\n<h2>Les baies ext\u00e9rieures :<\/h2>\n<p>Au rez-de-chauss\u00e9e, les remaniements caract\u00e9risent une occupation du ch\u00e2teau qui a \u00e9volu\u00e9 dans le temps vers une plus grande accessibilit\u00e9 de ce niveau pour une utilisation agricole du b\u00e2timent (\u00e9curie et \u00e9table, porcherie, stockage de foin, \u00e9laboration du vin \u2026).<\/p>\n<p>Les fen\u00eatres, crois\u00e9es ou demi-crois\u00e9es du premier \u00e9tage, sont constitu\u00e9es de blocs d&rsquo;une vingtaine de centim\u00e8tres d&rsquo;assise qui s&rsquo;ancrent relativement bien dans les ma\u00e7onneries sans  que n&rsquo;apparaissent de reprises dues \u00e0 des remaniements. Ce constat est \u00e0 faire par opposition \u00e0 l&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des mod\u00e9natures qu&rsquo;elles pr\u00e9sentent : crois\u00e9es aux ar\u00eates vives ou \u00e0 chanfreins larges ou \u00e9troits, avec ou sans plinthe, appui individuel aux d\u00e9cors vari\u00e9s ou appui continu  se retournant sur les  tours.  Cette  diversit\u00e9, reflet sans doute de la volont\u00e9 du propri\u00e9taire de se distinguer, est plus sensible sur la moiti\u00e9 occidentale du ch\u00e2teau.<\/p>\n<p>Il apparait que pour l&rsquo;ensemble des trav\u00e9es mutil\u00e9es, les t\u00e9moins sont suffisants pour envisager de  retrouver  les dispositions  d&rsquo;origine. <\/p>\n<p>Toutes les baies ont \u00e9t\u00e9 volontairement r\u00e9duites en taille pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019imp\u00f4t sur les fen\u00eatres, h\u00e9ritage du Directoire.<\/p>\n<p>Dans le premier livre de son roman Les Mis\u00e9rables, dont l&rsquo;action se d\u00e9roule au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, Victor Hugo met dans la bouche de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Digne Mgr Myriel les paroles suivantes lors d&rsquo;un sermon :<\/p>\n<p><em>\u00ab Mes tr\u00e8s chers fr\u00e8res, mes bons amis, il y a en France treize cent vingt mille maisons de paysans qui n&rsquo;ont que trois ouvertures, dix-huit cent dix-sept mille qui ont deux ouvertures, la porte et une fen\u00eatre, et enfin trois cent quarante-six mille cabanes qui n&rsquo;ont qu&rsquo;une ouverture, la porte. Et cela, \u00e0 cause d&rsquo;une chose qu&rsquo;on appelle l&rsquo;imp\u00f4t des portes et fen\u00eatres. Mettez-moi de pauvres familles, des vieilles femmes, des petits enfants, dans ces logis-l\u00e0, et voyez les fi\u00e8vres et les maladies. H\u00e9las ! Dieu donne l&rsquo;air aux hommes, la loi le leur vend. <\/em><\/p>\n<p>On remarque sur la photo des fa\u00e7ades, ci-apr\u00e8s, la r\u00e9duction des ouvertures des fen\u00eatres du premier \u00e9tage. On peut apercevoir les baies r\u00e9duites et d\u00e9centr\u00e9es par rapport \u00e0 la corniche de l\u2019all\u00e8ge sur la photo de gauche ou par rapport aux orifices de tir sur la photo de droite, ainsi que la trace des anciennes baies sous le cr\u00e9pi.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-12.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5481\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-12.jpg\" alt=\"119-12\" width=\"791\" height=\"350\" class=\"alignnone size-full wp-image-5481\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-12.jpg 791w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-12-300x133.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-12-768x340.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 791px) 100vw, 791px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-13. Photo de l\u2019auteur<\/p>\n<p>Madame Claude PRIBETICH AZNAR dans son diagnostic patrimonial du ch\u00e2teau a r\u00e9alis\u00e9 des dessins des baies modifi\u00e9s, en voici quelques exemples.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5482\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13.jpg\" alt=\"119-13\" width=\"802\" height=\"538\" class=\"alignnone size-full wp-image-5482\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13.jpg 802w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13-300x201.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13-768x515.jpg 768w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-13-800x537.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 802px) 100vw, 802px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5483\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14.jpg\" alt=\"119-14\" width=\"804\" height=\"502\" class=\"alignnone size-full wp-image-5483\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14.jpg 804w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14-300x187.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14-768x480.jpg 768w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-14-800x500.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 804px) 100vw, 804px\" \/><\/a><\/p>\n<h2>Les embellissements et les vo\u00fbtements du rez-de-chauss\u00e9e.<\/h2>\n<p>Plus tard, mais toujours au XVIe si\u00e8cle, comme l&rsquo;indiquent les mod\u00e9natures (en architecture, on appelle mod\u00e9nature les proportions et dispositions de l&rsquo;ensemble des \u00e9l\u00e9ments d\u2019ornement que constituent les moulures et profils des moulures de corniche) des portes d&rsquo;acc\u00e8s aux salles int\u00e9rieures un r\u00e9am\u00e9nagement du rez-de-chauss\u00e9e mettant en \u0153uvre le vo\u00fbtement, les couloirs de distribution et la chemin\u00e9e de la grande salle donnera la touche finale \u00e0 la demeure de dame Marguerite d&rsquo;Albert. Peut-\u00eatre s&rsquo;agit-il des \u00ab\u00a0embellissements\u00a0\u00bb que s&rsquo;attribue Charles d&rsquo;Audibert, son \u00e9poux, dans son testament.<\/p>\n<p>Les vo\u00fbtes d&rsquo;ar\u00eates du rez-de-chauss\u00e9e r\u00e9sultent des travaux \u00ab\u00a0d&#8217;embellissement\u00a0\u00bb, \u00e9voqu\u00e9s plus haut. Elles remplacent vraisemblablement un plancher bois portant d&rsquo;est en ouest et ont permis de supporter un sol dall\u00e9 de grands carreaux au deuxi\u00e8me niveau. Par pr\u00e9caution, les vo\u00fbtes sont appuy\u00e9es sur des structures en pilier d\u00e9solidaris\u00e9es des anciennes ma\u00e7onneries. Il est \u00e0 remarquer que les vo\u00fbtes sont compl\u00e8tement d\u00e9solidaris\u00e9es des murs p\u00e9riph\u00e9riques dans lesquels elles devraient s\u2019encastrer si elles avaient \u00e9t\u00e9 construites en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>Les vo\u00fbtes couvrent l&rsquo;ensemble du rez-de-chauss\u00e9e du corps central et les premiers niveaux des tours orientales. Irr\u00e9guli\u00e8res, elles sont constitu\u00e9es de moellons ma\u00e7onn\u00e9s sur un coffrage selon le profil de vo\u00fbte d&rsquo;ar\u00eate \u00e0 l&rsquo;est et de berceau \u00e0 l&rsquo;ouest. La forme circulaire des tours a conduit \u00e0 la r\u00e9alisation de coupoles. Celles-ci, fa\u00e7onn\u00e9es \u00e0 partir de pierres plates rayonnantes li\u00e9es au mortier sur coffrage (fig. 137), soulignent dans leurs mises en \u0153uvre les difficult\u00e9s des constructeurs \u00e0 prendre en compte les imp\u00e9ratifs du programme.<\/p>\n<p>Un faisceau d&rsquo;indices contribue \u00e0 placer le vo\u00fbtement du ch\u00e2teau dans une ou deux  campagnes de travaux ayant pour objectif \u00ab\u00a0l&#8217;embellissement  \u00a0\u00bb des lieux :<\/p>\n<p>&#8211;\tnous avons \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment les appuis isol\u00e9s des vo\u00fbtes d&rsquo;ar\u00eates,<\/p>\n<p>&#8211;\tdans la tour sud\/est, ce sont quatre blocs pos\u00e9s en encorbellement et taill\u00e9s en coquille qui rach\u00e8tent la forme carr\u00e9e \u00e0 pans coup\u00e9s, le profil extr\u00eamement d\u00e9prim\u00e9 des coupoles soumis \u00e0 la contrainte du respect des niveaux de seuil en place des \u00e9tages sup\u00e9rieurs. C&rsquo;est \u00e9galement une r\u00e9servation dans le coffrage des vo\u00fbtes de part et d&rsquo;autre de la porte d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la tour, pour conserver ce passage,<\/p>\n<p>&#8211;\t\u00e0 l&rsquo;ouest, la distribution des locaux militerait pour une contemporan\u00e9it\u00e9 du cloisonnement et du vo\u00fbtement. <\/p>\n<h1>Le syst\u00e8me d\u00e9fensif du ch\u00e2teau &#8211;  Les canonni\u00e8res :<\/h1>\n<h2>Description g\u00e9n\u00e9rale :<\/h2>\n<p>A la fin du Moyen-\u00c2ge, l&rsquo;aristocratie rurale, \u00e0 l&rsquo;image des puissants seigneurs se fait construire des demeures sur le mod\u00e8le du ch\u00e2teau. La demeure seigneuriale s&rsquo;implante \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du bourg, \u00e0 une distance plus ou moins proche de celui-ci, au centre de ses d\u00e9pendances agricoles et n&rsquo;offre plus le secours d&rsquo;une protection aux habitants du bourg. Plus encore, elle peut mobiliser ses forces arm\u00e9es contre ces derniers en cas de diff\u00e9rence de confession ou de diff\u00e9rents territoriaux. Elle ne conserve que les caract\u00e8res les plus repr\u00e9sentatifs du ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val : les tours et parfois les foss\u00e9s. <\/p>\n<p>Les canonni\u00e8res apparaissent d\u00e8s la fin du XIVe si\u00e8cle, lorsque l&rsquo;armement \u00e9volue avec la mise au point d&rsquo;un boulet m\u00e9tallique qui vient se substituer au boulet de pierre et l&rsquo;apparition des armes \u00e0 poudre. Leur forme s&rsquo;adaptera aux besoins nouveaux de cette artillerie pour former, \u00e0 partir de 1470, \u00ab\u00a0les embrasures \u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0\u00bb. Jean MESQUI, dans son ouvrage \u00ab\u00a0Ch\u00e2teaux forts et fortifications en France\u00a0\u00bb, Flammarion \u00e9crit : \u00ab l&rsquo;orifice de tir est plac\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur  du mur, il  est desservi par un \u00e9vasement en entonnoir : le plan de la canonni\u00e8re prenait la forme d&rsquo;un X.  Ce dispositif avait le triple avantage de mieux prot\u00e9ger l&#8217;embrasure, d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;affaiblissement du mur au droit du parement et d&rsquo;am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de vis\u00e9e du tireur \u00bb.<br \/>\nAinsi, l&rsquo;orifice  circulaire, adapt\u00e9 \u00e0 la section du canon de l&rsquo;arquebuse, est plac\u00e9 au centre du mur, l&rsquo;\u00e9brasement interne permettant le d\u00e9placement du servant et de la crosse, l&rsquo;\u00e9brasement externe en entonnoir aplati permettant le pivotement du tube de canon et le balayage ext\u00e9rieur. Au XVIe si\u00e8cle, sur ce principe, les mod\u00e8les vont se sp\u00e9cialiser pour r\u00e9pondre aux besoins des armes en usage : \u00e9paul\u00e9es ou sur un aff\u00fbt, \u00e0 culasse ou chargement du projectile par la gueule, pour le tir en n\u00e9gatif ou le tir \u00e0 l&rsquo;horizontal.<\/p>\n<p>J. Miquel, dans son ouvrage consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;architecture militaire dans le Rouergue au Moyen\u00ad \u00c2ge, \u00e9tablit une distinction entre \u00ab\u00a0canonni\u00e8re\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0bouche \u00e0 feu\u00a0\u00bb. Selon lui, les premi\u00e8res, au XVe si\u00e8cle, succ\u00e9dant imm\u00e9diatement \u00e0 l&rsquo;arch\u00e8re-canonni\u00e8re, pr\u00e9sentent un orifice  de tir de gros calibre diam\u00e8tre de 100 \u00e0 190 mm destin\u00e9 aux armes \u00e0 poudre. Les secondes caract\u00e9risent le XVIe si\u00e8cle et le XVIIe si\u00e8cle et disposent d&rsquo;une ouverture circulaire d&rsquo;un diam\u00e8tre variant entre 50 et 80 mm, permettant d&rsquo;engager la gueule d&rsquo;une arquebuse.<\/p>\n<p>A Saint-Andr\u00e9, la diversit\u00e9 des mod\u00e8les et leur adaptation plus tardive \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;armement emp\u00eache de dater ce dispositif d\u00e9fensif de fa\u00e7on pr\u00e9cise. L&rsquo;inaccessibilit\u00e9 de la plupart des canonni\u00e8res et notamment de l&rsquo;orifice de tir, prive l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments datant comparatifs comme les sections de ces orifices. <\/p>\n<p>Quelques exemples des tr\u00e8s nombreux mod\u00e8les de canonni\u00e8res rencontr\u00e9es sur le ch\u00e2teau.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-15.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5484\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-15.jpg\" alt=\"119-15\" width=\"569\" height=\"243\" class=\"alignnone size-full wp-image-5484\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-15.jpg 569w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-15-300x128.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-16.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5485\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-16.jpg\" alt=\"119-16\" width=\"569\" height=\"254\" class=\"alignnone size-full wp-image-5485\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-16.jpg 569w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-16-300x134.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-17.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5486\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-17.jpg\" alt=\"119-17\" width=\"569\" height=\"229\" class=\"alignnone size-full wp-image-5486\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-17.jpg 569w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-17-300x121.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-18.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5487\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-18.jpg\" alt=\"119-18\" width=\"532\" height=\"264\" class=\"alignnone size-full wp-image-5487\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-18.jpg 532w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-18-300x149.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 532px) 100vw, 532px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-17. Photos de l\u2019auteur<\/p>\n<h2>Strat\u00e9gie d\u00e9fensive mise en \u0153uvre :<\/h2>\n<p>Il ressort, de l&rsquo;analyse, que le syst\u00e8me d\u00e9fensif du ch\u00e2teau n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7u d&rsquo;un jet et qu&rsquo;il a \u00e9volu\u00e9 en r\u00e9ponse aux troubles et aux dangers du moment. Il correspond, en fait, aux contraintes du programme architectural qui prend en compte la r\u00e9alit\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements qui marquent la p\u00e9riode et une certaine id\u00e9e de la demeure seigneuriale de mise au XVIe si\u00e8cle. Le danger, certes, venait principalement de la route menant \u00e0 Saint-Marcel de Careiret, les canons ne pouvant circuler en dehors des chemins. Mais, l&rsquo;artillerie, plus l\u00e9g\u00e8re, permettait ensuite un d\u00e9placement des hommes arm\u00e9s qui pouvaient encercler le ch\u00e2teau et attaquer sur tous les fronts.<\/p>\n<p>La puissance de feu concentr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;est est le signe d&rsquo;une campagne de travaux men\u00e9e au cours d&rsquo;une p\u00e9riode extr\u00eamement troubl\u00e9e. La diminution de l&rsquo;importance des combats ou la paix retrouv\u00e9e a pu conduire les constructeurs \u00e0 n&rsquo;envisager, \u00e0 l&rsquo;ouest, qu&rsquo;un \u00e9quipement de \u00ab\u00a0s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb, plus l\u00e9ger et sp\u00e9cialis\u00e9, mais en m\u00eame temps, \u00e0 renforcer (pour le combat, mais plus vraisemblablement pour l&rsquo;intimidation) la d\u00e9fense sup\u00e9rieure des tours orientales.<br \/>\nL&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9quipement du rez-de-chauss\u00e9e de la \u00ab\u00a0grosse tour\u00a0\u00bb et la faiblesse de ceux de la tour nord\/est sugg\u00e8rent qu&rsquo;une autre protection, \u00ab\u00a0un mur de cl\u00f4ture\u00a0\u00bb apportait un  premier rempart contre l&rsquo;ennemi. Le situer le long de la route est la premi\u00e8re id\u00e9e qu&rsquo;aucun indice arch\u00e9ologique n&rsquo;est venu \u00e9tayer.<\/p>\n<p>Cette analyse du syst\u00e8me d\u00e9fensif du ch\u00e2teau conforte l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une construction qui s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e en au moins deux grandes campagnes de travaux, qui ont structur\u00e9 la construction en ce quadrilat\u00e8re flanqu\u00e9 de quatre tours et distribu\u00e9 par un escalier en demi-\u0153uvre.<br \/>\nLa pr\u00e9sence d&rsquo;un couronnement cr\u00e8nel\u00e9, de murs d&rsquo;enceinte ou de foss\u00e9s n&rsquo;a pu \u00eatre prouv\u00e9e par l&rsquo;enqu\u00eate.<\/p>\n<p>Il y a ensuite \u00ab la bret\u00e8che \u00bb implant\u00e9e sur la tour centrale qui servait de d\u00e9fense de la porte principale. La bret\u00e8che assez courante depuis le Xe si\u00e8cle est devenue un dispositif pr\u00e9pond\u00e9rant en mati\u00e8re de flanquement \u00e0 partir du XIIIe si\u00e8cle. Elle voit son d\u00e9clin en mati\u00e8re d\u2019\u00e9l\u00e9ments d\u00e9fensifs au XVe si\u00e8cle avec l\u2019utilisation de la poudre \u00e0 canon. Il n\u2019est plus besoin de d\u00e9fendre une porte depuis le dessus, puisqu\u2019elle peut \u00eatre d\u00e9truite \u00e0 distance par une bombarde.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-19.jpg\" rel=\"attachment wp-att-5489\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-19.jpg\" alt=\"119-19\" width=\"611\" height=\"277\" class=\"alignnone size-full wp-image-5489\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-19.jpg 611w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/119-19-300x136.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 611px) 100vw, 611px\" \/><\/a><br \/>\nFigure 115-17. Photos et dessin de l\u2019auteur<\/p>\n<p>Comme nous l\u2019avoir \u00e9crit pr\u00e9c\u00e9demment, cette bret\u00e8che reste modeste et sa fonction \u00e9tait plus dissuasive que vraiment d\u00e9fensive. <\/p>\n<p>Voil\u00e0 ce que l\u2019on pouvait dire du ch\u00e2teau. Int\u00e9rieurement il n\u2019y a rien de remarquable si ce n\u2019est l\u2019escalier \u00e0 vis et plusieurs grandes chemin\u00e9es qui n\u2019ont malgr\u00e9 tout rien d\u2019exceptionnelles. Il y a aussi quelques plafonds \u00e0 la \u00ab fran\u00e7aise \u00bb qui demandent \u00e0 \u00eatre restaur\u00e9s. <\/p>\n<p>______________________________________________________________<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article destin\u00e9 \u00e0 tous ceux qui connaissent St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues et qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 son histoire et, \u00e0 tous les curieux qui aiment d\u00e9couvrir des coins de France inconnus. Deux site pour en savoir plus : Site officiel de la commune de St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues Site de l&rsquo;Histoire de la commune de St Andr\u00e9 d&rsquo;Ol\u00e9rargues LE CHATEAU &#8211; DESCRIPTION GENERALE. On ne connait pas la date exacte de l\u2019\u00e9dification des premi\u00e8res pierres du ch\u00e2teau. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amabilit\u00e9 d\u2019un futur acqu\u00e9reur de cette b\u00e2tisse, que nous remercions vivement, nous avons pu avoir acc\u00e8s \u00e0 la remarquable \u00e9tude patrimoniale r\u00e9alis\u00e9e en 2004 par Claude PRIBETICH AZNAR. Architecte du Patrimoine &#8211; 30900 NIMES. Une partie des indications mentionn\u00e9es ci-apr\u00e8s sont issues de cette \u00e9tude. Pour estimer la date des travaux il faut \u00e9tudier d\u2019une part, l\u2019histoire de l\u2019\u00e9poque pour y d\u00e9celer quelles ont pu \u00eatre les motivations du propri\u00e9taire pour construire une telle b\u00e2tisse. D\u2019autre part il faut \u00e9tudier l\u2019architecture du b\u00e2timent qui peut apporter des indications pr\u00e9cieuses de datation. D&rsquo;aspect massif, la construction pr\u00e9sente la disposition d&rsquo;un logis cantonn\u00e9 de quatre tours circulaires. L&rsquo;une d&rsquo;entre elles (sud\/est) est de taille et de structure diff\u00e9rente des trois autres (fig. 115). 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