{"id":6263,"date":"2017-03-20T14:29:57","date_gmt":"2017-03-20T13:29:57","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=6263"},"modified":"2017-03-20T14:29:57","modified_gmt":"2017-03-20T13:29:57","slug":"les-manipulations-criminelles-de-lindustrie-du-sucre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2017\/03\/20\/les-manipulations-criminelles-de-lindustrie-du-sucre\/","title":{"rendered":"Les manipulations criminelles de l&rsquo;industrie du sucre"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre10.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre10.jpg\" alt=\"\" width=\"520\" height=\"332\" class=\"alignnone size-full wp-image-6264\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre10.jpg 520w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre10-300x192.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre10-188x120.jpg 188w\" sizes=\"(max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><\/a><br \/>\n\u00a9 Flickr \/ Gullina G.<\/p>\n<p>Source : Courrier International<\/p>\n<h1>L&rsquo;industrie du sucre a sciemment menti sur le risque cardio-vasculaire<\/h1>\n<p>Un article paru lundi 12 septembre dans une revue scientifique am\u00e9ricaine montre que dans les ann\u00e9es 1960, l&rsquo;industrie du sucre a sciemment menti sur le risque cardio-vasculaire. Avec des cons\u00e9quences dramatiques jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. <\/p>\n<p>Le scandale est comparable \u00e0 celui des lobbys des grands cigarettiers coupables d&rsquo;avoir corrompu des scientifiques pour occulter les risques sanitaires du tabac. \u00ab\u00a0Dans les ann\u00e9es 1960, l&rsquo;industrie sucri\u00e8re [am\u00e9ricaine] a pay\u00e9 des scientifiques pour que ceux-ci minimisent le lien entre la consommation de sucre et les maladies cardio-vasculaires et pour qu&rsquo;ils incriminent, au lieu de cela, les acides gras anim\u00e9s [notamment pr\u00e9sents ans les graisses animales]\u00a0\u00bb. Telle est r\u00e9sum\u00e9e par le New York Times, l&rsquo;analyse approfondie de documents historiques, publi\u00e9e lundi dernier dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine. <\/p>\n<p>Ces documents historiques d\u00e9couverts par un chercheur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Californie \u00e0 San Francisco (UCSF) montrent qu&rsquo;un groupe commercial appel\u00e9 Sugar Research Foundation (SRF), aujourd&rsquo;hui connue comme la Sugar Association, \u00ab\u00a0a vers\u00e9 \u00e0 trois scientifiques de Harvard l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;environ 50 000 dollars d&rsquo;aujourd&rsquo;hui pour qu&rsquo;ils publient en 1967 une synth\u00e8se de toutes les recherches sur le sucre, les graisses et les maladies cardiaques\u00a0\u00bb, d\u00e9taille le New York Times dans un article qui, depuis sa publication, est le plus du site am\u00e9ricain. <\/p>\n<h1>Les revues scientifiques complices<\/h1>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, la synth\u00e8se en question, dont les r\u00e9sultats \u00e9taient biais\u00e9s, fut publi\u00e9e dans le prestigieux New England Journal of Medicine (NEJM). \u00ab\u00a0Ces r\u00e9v\u00e9lations sont importantes parce que les d\u00e9bats sur les risques li\u00e9s \u00e0 la consommation de sucre et de graisses satur\u00e9es sont toujours d&rsquo;actualit\u00e9 aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, estime Stanton Glantz, professeur de m\u00e9decin de l&rsquo;UCSF et co-auteur de l&rsquo;article du JAMA.<br \/>\nPendant de nombreuses d\u00e9cennies, les Am\u00e9ricains ont \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 r\u00e9duire leur consommation de mati\u00e8res grasses, ce qui a amen\u00e9 les gens \u00e0 consommer des aliments \u00e0 faible teneur en graisse mais tr\u00e8s sucr\u00e9s alors que d&rsquo;apr\u00e8s des experts, ce sont justement les aliments sucr\u00e9s qui sont en jeux dans les probl\u00e8mes d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9\u00a0\u00bb. <\/p>\n<h1><span style=\"color:red;\">Pire que pire \u2026 Les \u00e9dulcorants, aussi n\u00e9fastes que le sucre <\/span><\/h1>\n<p><a href=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre11.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre11.jpg\" alt=\"\" width=\"605\" height=\"403\" class=\"alignnone size-full wp-image-6267\" srcset=\"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre11.jpg 605w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre11-300x200.jpg 300w, http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/Sucre11-180x120.jpg 180w\" sizes=\"(max-width: 605px) 100vw, 605px\" \/><\/a><br \/>\nSource Guy Fagherazzi Le Point<\/p>\n<p>La collusion entre les industriels et le monde de la recherche scientifique est une r\u00e9alit\u00e9 cent fois d\u00e9montr\u00e9e. Nous en avons donc une nouvelle fois la preuve en ce qui concerne la probl\u00e9matique des \u00e9dulcorants. Depuis des d\u00e9cennies, l\u00e0 encore, on nous a affirm\u00e9 que ceux-ci \u00e9taient sans danger, jusqu&rsquo;\u00e0 conclure, par un raisonnement sp\u00e9cieux, qu&rsquo;ils \u00e9taient bons pour la sant\u00e9 puisqu&rsquo;ils nous incitaient \u00e0 consommer moins de sucre&#8230;<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques r\u00e9centes et ind\u00e9pendantes montrent que les sodas light et les sucrettes augmentent notamment les risques de diab\u00e8te. <\/p>\n<p>On les consomme en buvant des sodas dits \u00ab light \u00bb ou en sucrette avec le caf\u00e9. Les \u00e9dulcorants comme l&rsquo;aspartame, le plus courant, ou le sucralose, le plus r\u00e9cent, sont utilis\u00e9s depuis plus de trente ans en remplacement du sucre, dans le but de ne pas grossir. <\/p>\n<h2>Ils sont cependant controvers\u00e9s, suspect\u00e9s de favoriser la prise de poids et le diab\u00e8te de type 2, ou encore d&rsquo;\u00eatre canc\u00e9rig\u00e8nes. <\/h2>\n<p>La quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9dulcorants dans notre alimentation a augment\u00e9 massivement ces derni\u00e8res ann\u00e9es sous des formes plus ou moins visibles, les industriels les int\u00e9grant de fa\u00e7on croissante dans les c\u00e9r\u00e9ales, les biscuits, les g\u00e2teaux, les produits laitiers comme les yaourts aux fruits all\u00e9g\u00e9s en sucre, et m\u00eame dans certains m\u00e9dicaments. <\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, une recherche ind\u00e9pendante de l&rsquo;industrie agroalimentaire s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle internationale pour tenter de mesurer leurs effets sur la sant\u00e9, en particulier leur impact sur les maladies m\u00e9taboliques. Notre \u00e9quipe du Centre de recherche en \u00e9pid\u00e9miologie et sant\u00e9 des populations de l&rsquo;Inserm apporte depuis 2012 sa contribution \u00e0 travers son programme sur les facteurs de risque de diab\u00e8te de type 2. <\/p>\n<p>Ses r\u00e9sultats incitent \u00e0 la plus grande prudence vis-\u00e0-vis de la consommation de faux sucre. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en f\u00e9vrier, nous venons en effet de montrer que le risque de diab\u00e8te augmente avec la consommation de sucrettes. Nous avions montr\u00e9 auparavant que ce risque \u00e9tait \u00e9galement sup\u00e9rieur avec les boissons dites \u00ab light \u00bb, par comparaison avec les sodas classiques. <\/p>\n<h1>Pr\u00e8s de 100 000 femmes suivies depuis 27 ans <\/h1>\n<p>Ces travaux se fondent sur les donn\u00e9es issues d&rsquo;une cohorte de pr\u00e8s de 100 000 femmes baptis\u00e9e E3N, pour \u00c9tude \u00e9pid\u00e9miologique aupr\u00e8s des femmes de l&rsquo;\u00c9ducation nationale, l&rsquo;une des rares de cette taille dans le monde. Cette \u00e9tude de cohorte prospective suit depuis maintenant 27 ans la sant\u00e9 de femmes adh\u00e9rentes \u00e0 la Mutuelle g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;\u00c9ducation nationale (MGEN). Initi\u00e9e par l&rsquo;\u00e9pid\u00e9miologiste Fran\u00e7oise Clavel-Chapelon, cette \u00e9tude vise \u00e0 mieux comprendre la sant\u00e9 des femmes et leurs risques de d\u00e9velopper des pathologies chroniques comme le cancer ou le diab\u00e8te de type 2. <\/p>\n<p>Les participantes ont rempli des questionnaires tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9s sur leur alimentation en 1993, passant en revue chaque repas, y compris les collations et ap\u00e9ritifs pr\u00e9c\u00e9dant les trois repas principaux, et la collation du soir. Les chercheurs disposent ainsi d&rsquo;informations pr\u00e9cises \u00e0 la fois sur les aliments consomm\u00e9s, mais \u00e9galement sur les apports nutritionnels moyens pour chacune. <\/p>\n<h1>Les sodas \u00ab light \u00bb, plus \u00e0 risque que les sodas classiques <\/h1>\n<p>En \u00e9tudiant ces donn\u00e9es, notre \u00e9quipe a mis pour la premi\u00e8re fois en \u00e9vidence, en 2013, un risque de diab\u00e8te sup\u00e9rieur avec les boissons dites \u00ab light \u00bb, par comparaison avec les sodas classiques. Sur les 66 118 femmes suivies entre 1993 et 2007, 1 369 ont en effet re\u00e7u un diagnostic de diab\u00e8te de type 2. Notre \u00e9quipe a mod\u00e9lis\u00e9 le risque de d\u00e9velopper cette maladie en fonction de la consommation de trois types de boissons : sodas classiques, sodas \u00e9dulcor\u00e9s et jus de fruits 100 % pur jus. Nous avons pris en compte d&rsquo;autres facteurs comme l&rsquo;activit\u00e9 physique, l&rsquo;indice de masse corporelle et les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux. <\/p>\n<p>D&rsquo;autres \u00e9tudes avaient d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9, auparavant, une augmentation du risque de diab\u00e8te associ\u00e9e \u00e0 une consommation \u00e9lev\u00e9e de boissons sucr\u00e9es en g\u00e9n\u00e9ral. Cette fois, nous avions r\u00e9ussi \u00e0 les distinguer. \u00c0 consommation \u00e9gale, par exemple 1,5 l par semaine, soit l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;une grande bouteille, le risque de diab\u00e8te \u00e9tait 60 % plus \u00e9lev\u00e9 avec les boissons \u00ab light \u00bb, compar\u00e9 aux boissons sucr\u00e9es classiques. Des r\u00e9sultats d&rsquo;autant plus marquants que leur consommation, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, \u00e9tait moins \u00e9lev\u00e9e qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les femmes de l&rsquo;\u00e9tude consommaient alors en moyenne chaque semaine 328 ml de boissons sucr\u00e9es, soit environ une canette, et 568 ml de boissons \u00ab light \u00bb. Autre enseignement majeur de l&rsquo;\u00e9tude : on ne constatait aucune augmentation du risque de diab\u00e8te avec les jus de fruits 100 % pur jus, des produits sucr\u00e9s naturellement. <\/p>\n<h1>Un risque accru de diab\u00e8te avec les sucrettes <\/h1>\n<p>R\u00e9cemment, notre \u00e9quipe s&rsquo;est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la consommation d&rsquo;\u00e9dulcorants en sucrettes et en sachets chez les femmes de l&rsquo;\u00e9tude E3N. Dans l&rsquo;\u00e9tude que nous venons de publier, cit\u00e9e plus haut, celles qui en consomment \u00ab toujours ou presque \u00bb voient augmenter de 83 % leur risque de d\u00e9velopper un diab\u00e8te, par rapport \u00e0 celles qui n&rsquo;en consomment \u00ab jamais, ou rarement \u00bb. Les participantes qui en ont consomm\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement pendant plus de 10 ans voient leur risque augmenter de 110 % par rapport \u00e0 celles qui n&rsquo;en consomment jamais ou rarement, ce qui sugg\u00e8re un effet cumulatif avec le temps. <\/p>\n<p>Lorsque les analyses prennent en compte l&rsquo;indice de masse corporelle, l&rsquo;augmentation du risque persiste, bien qu&rsquo;\u00e9tant l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieure. On peut donc penser que les \u00e9dulcorants ont bien un effet direct sur le risque de diab\u00e8te, m\u00eame si une forte corpulence participe, elle aussi, \u00e0 l&rsquo;augmentation du risque. <\/p>\n<h1>Les \u00e9dulcorants augmenteraient la sensation de faim <\/h1>\n<p>Comment s&rsquo;expliquent ces effets d&rsquo;un point de vue physiologique ?<br \/>\nLeur m\u00e9canisme est encore loin d&rsquo;\u00eatre \u00e9lucid\u00e9. Une hypoth\u00e8se serait que les grands consommateurs d&rsquo;\u00e9dulcorants auraient une plus forte app\u00e9tence pour le sucre, doubl\u00e9e d&rsquo;une surconsommation des aliments en g\u00e9n\u00e9ral. Les \u00e9dulcorants augmenteraient la sensation de faim, ou bien activeraient les r\u00e9cepteurs au go\u00fbt sucr\u00e9 T1R2\/T1R3 situ\u00e9s tout au long du tube digestif. Cela voudrait dire que ces personnes n&rsquo;obtiendraient pas l&rsquo;effet g\u00e9n\u00e9ralement recherch\u00e9, \u00e0 savoir maintenir leur ligne.<br \/>\nSelon une autre hypoth\u00e8se, les grands consommateurs d&rsquo;\u00e9dulcorants produiraient \u00e9galement moins d&rsquo;hormones GLP-1 (pour Glucagon-Like Peptide-1), qui favorisent la s\u00e9cr\u00e9tion d&rsquo;insuline par les cellules beta du pancr\u00e9as, et auraient plus fr\u00e9quemment des d\u00e9r\u00e9gulations du m\u00e9tabolisme du glucose. Enfin, il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 plus r\u00e9cemment sur des animaux que de fortes consommations de certains \u00e9dulcorants entra\u00eenent des modifications du microbiote intestinal, ces micro-organismes dont on r\u00e9alise aujourd&rsquo;hui l&rsquo;importance pour la sant\u00e9. Ces changements provoqueraient une intol\u00e9rance au glucose et une insulino-r\u00e9sistance, un m\u00e9canisme qui entra\u00eene le diab\u00e8te de type 2. <\/p>\n<h2>Les sodas \u00ab light \u00bb comme les sucrettes continuent \u00e0 v\u00e9hiculer l&rsquo;image de produits peu caloriques donc bons pour la sant\u00e9. Cela soul\u00e8ve plusieurs questions. Cette perception incite les consommateurs \u00e0 \u00ab se l\u00e2cher \u00bb plus facilement sur la quantit\u00e9, puisqu&rsquo;ils pensent avoir affaire \u00e0 des produits sains. <\/h2>\n<p>Et m\u00eame en cas de consommation raisonnable, de nombreuses \u00e9tudes montrent malgr\u00e9 tout des effets n\u00e9gatifs sur la sant\u00e9. Il n&rsquo;est que temps de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re de faire passer des messages plus justes sur les b\u00e9n\u00e9fices et les risques des \u00e9dulcorants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a9 Flickr \/ Gullina G. Source : Courrier International L&rsquo;industrie du sucre a sciemment menti sur le risque cardio-vasculaire Un article paru lundi 12 septembre dans une revue scientifique am\u00e9ricaine montre que dans les ann\u00e9es 1960, l&rsquo;industrie du sucre a sciemment menti sur le risque cardio-vasculaire. Avec des cons\u00e9quences dramatiques jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. Le scandale est comparable \u00e0 celui des lobbys des grands cigarettiers coupables d&rsquo;avoir corrompu des scientifiques pour occulter les risques sanitaires du tabac. \u00ab\u00a0Dans les ann\u00e9es 1960, l&rsquo;industrie sucri\u00e8re [am\u00e9ricaine] a pay\u00e9 des scientifiques pour que ceux-ci minimisent le lien entre la consommation de sucre et les maladies cardio-vasculaires et pour qu&rsquo;ils incriminent, au lieu de cela, les acides gras anim\u00e9s [notamment pr\u00e9sents ans les graisses animales]\u00a0\u00bb. Telle est r\u00e9sum\u00e9e par le New York Times, l&rsquo;analyse approfondie de documents historiques, publi\u00e9e lundi dernier dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine. 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