{"id":5636,"date":"2016-07-22T17:14:24","date_gmt":"2016-07-22T15:14:24","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/?p=5636"},"modified":"2016-07-22T17:14:24","modified_gmt":"2016-07-22T15:14:24","slug":"quoi-de-neuf-a-fuku","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/blog\/2016\/07\/22\/quoi-de-neuf-a-fuku\/","title":{"rendered":"Quoi de neuf \u00e0 FUKU ?"},"content":{"rendered":"<p>Texte de de HORI Yasuo du 12 juillet 2016 traduit de l&rsquo;esp\u00e9ranto par Paul SIGNORET et Ginette MARTIN.<\/p>\n<h1>Ces travaux de d\u00e9mant\u00e8lement \u00e0 FUKUSHIMA sont-ils dangereux?<\/h1>\n<p>Les travailleurs portent une combinaison de plastique pour \u00e9viter les pollutions et un petit appareil de mesure de la radioactivit\u00e9. Dans les endroits tr\u00e8s radioactifs, ils se couvrent la t\u00eate et mettent un masque. Ils travaillent au p\u00e9ril de leur vie en s&rsquo;exposant aux radiations, mais ils disent: <em>\u201cIl faut bien que quelqu&rsquo;un fasse ce travail, donc je le fais.\u201d <\/em>\u00c0 cause de leur combinaison de protection, ils risquent \u00e9galement de mourir de chaleur.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima30.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima30.jpg\" alt=\"Fukushima30\" width=\"519\" height=\"345\" class=\"alignnone size-full wp-image-5637\" srcset=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima30.jpg 519w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima30-300x199.jpg 300w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima30-181x120.jpg 181w\" sizes=\"(max-width: 519px) 100vw, 519px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Des travailleurs attendent un bus dans le J-Village, qui \u00e9tait, avant l&rsquo;accident, un stade de football dont TEPCO avait fait cadeau au d\u00e9partement de Fukushima dans le but de faire oublier aux gens leur m\u00e9contentement devant l&rsquo;implantation de centrales nucl\u00e9aires qui n&rsquo;\u00e9taient pas les bienvenues.<br \/>\nLes travailleurs grelottent de froid.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima31.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima31.jpg\" alt=\"Fukushima31\" width=\"585\" height=\"366\" class=\"alignnone size-full wp-image-5638\" srcset=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima31.jpg 585w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima31-300x188.jpg 300w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima31-192x120.jpg 192w\" sizes=\"(max-width: 585px) 100vw, 585px\" \/><\/a><\/p>\n<p>On voit ici de grandes cuves dans lesquelles on stocke l&rsquo;eau pollu\u00e9e, \u00e0 raison de mille tonnes par cuve. Une tonne se remplit en trois jours, car quotidiennement quatre cents tonnes d&rsquo;eau s&rsquo;infiltrent sous les enceintes des r\u00e9acteurs d\u00e9truits et deviennent radioactives. Ces cuves ne sont pas solidement fabriqu\u00e9es, c&rsquo;est pourquoi se produisent parfois des fuites d&rsquo;eau pollu\u00e9e.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima32.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima32.jpg\" alt=\"Fukushima32\" width=\"547\" height=\"308\" class=\"alignnone size-full wp-image-5639\" srcset=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima32.jpg 547w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima32-300x169.jpg 300w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima32-213x120.jpg 213w\" sizes=\"(max-width: 547px) 100vw, 547px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un chef de groupe de travail contr\u00f4le \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un dosim\u00e8tre l&rsquo;intensit\u00e9 de radioactivit\u00e9. Lorsque celle-ci devient trop forte, il ordonne aux travailleurs de quitter les lieux. Mais parfois, il leur demande de rester et d&rsquo;achever la t\u00e2che en cours.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima33.jpg\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima33.jpg\" alt=\"Fukushima33\" width=\"576\" height=\"325\" class=\"alignnone size-full wp-image-5640\" srcset=\"https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima33.jpg 576w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima33-300x169.jpg 300w, https:\/\/saint-andre-d-olerargues.com\/wpdossier\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Fukushima33-213x120.jpg 213w\" sizes=\"(max-width: 576px) 100vw, 576px\" \/><\/a><br \/>\nLe slogan proclame: \u201cQue tous r\u00e9duisent leur exposition \u00e0 0,01 millisievert par jour\u201d.<br \/>\nHors de la centrale, c\u2019est 5,52 microsieverts par jour la quantit\u00e9 maximale de radioactivit\u00e9 \u00e0 laquelle peuvent s&rsquo;exposer les gens. 5,52 microsieverts \u00e9quivalent \u00e0 0,00552 millisievert.<\/p>\n<h1>Quelles sont les conditions de travail des gens employ\u00e9s par la centrale?<\/h1>\n<p>(d&rsquo;apr\u00e8s le journal Asahi du 11 mars 2016)<\/p>\n<p>\u00c0 cinq heures du matin, des bus emportant les travailleurs partent \u00e0 la queue leu leu du J-Village (base pour le d\u00e9mant\u00e8lement de la centrale de Fukushima), vers la centrale num\u00e9ro 1 situ\u00e9e \u00e0 vingt kilom\u00e8tres de l\u00e0. Monsieur A., qui habite Iwaki, une ville voisine, est parmi eux. Il travaille pour une petite compagnie, sous-traitante en quatri\u00e8me position de TEPCO*. Il se l\u00e8ve \u00e0 trois heures et demie, et se rend \u00e0 quatre heures au J-Village, dans une voiture envoy\u00e9e par la compagnie. Il porte cinq sous-v\u00eatements, deux chaussettes et deux gants, avec en outre une pochette chauffante (\u00ab\u00a0hokkairo\u00a0\u00bb, photo ci-dessous), gliss\u00e9e entre deux v\u00eatements, et pourtant il sent encore le froid.<\/p>\n<p>Il a sur lui un dosim\u00e8tre. Quand la radioactivit\u00e9 exc\u00e8de 0,16 millisieverts, celui-ci l&rsquo;en avertit par un bourdonnement. Au troisi\u00e8me bourdonnement, le travail cesse pour la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Le travail d&rsquo;\u00e9t\u00e9 est le plus dur. Les ouvriers portent alors un masque et des combinaisons de protection. Ils mettent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la glace pour \u00e9viter d&rsquo;avoir trop chaud, mais au bout d&rsquo;une demi-heure elle est fondue. Un jour, un homme d&rsquo;\u00e2ge moyen \u00e9tait couch\u00e9, \u00e9vanoui, dans la salle de repos. On l&rsquo;a transport\u00e9 par h\u00e9licopt\u00e8re \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, mais il est mort, un peu plus tard, d&rsquo;un coup de chaleur.<\/p>\n<p>Le travail de monsieur A. consiste \u00e0 installer des tubes pour \u00e9vacuer l&rsquo;eau pollu\u00e9e. Le terrain de la centrale, couvert de planchers m\u00e9talliques, para\u00eet plus propre qu&rsquo;au lendemain de l&rsquo;accident, mais les b\u00e2timents des r\u00e9acteurs sont dans un \u00e9tat lamentable, avec leurs murs de b\u00e9ton en ruine et leurs ferrailles \u00e0 nu, toutes tordues. \u201cPlus on est proche du b\u00e2timent du r\u00e9acteur, dit-il, plus c&rsquo;est radioactif.\u201d<\/p>\n<p>Cinq ans plus t\u00f4t, alors que, ce jour-l\u00e0, il travaillait dans le b\u00e2timent du r\u00e9acteur num\u00e9ro 1, la lumi\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait \u00e9teinte. Quelque chose s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 de fonctionner dans un grand fracas. Il est sorti en courant et a vu que le pavage en b\u00e9ton s&rsquo;\u00e9tait fendu et que les vitrages d\u00e9gringolaient. Il s&rsquo;est pr\u00e9cipit\u00e9 dans le b\u00e2timent administratif.<\/p>\n<p>Ensuite a eu lieu le contr\u00f4le de l&rsquo;\u00e9tat des employ\u00e9s, et le soir il est rentr\u00e9 \u00e0 la maison. Il n&rsquo;a pas vu le tsunami. Une fois rentr\u00e9 chez lui, il a eu une crise d&rsquo;urticaire provoqu\u00e9e par la tension et la fi\u00e8vre. Le jour suivant, le b\u00e2timent du r\u00e9acteur dans lequel il travaillait a explos\u00e9 \u00e0 cause de la vapeur.<\/p>\n<p>Quelques jours plus tard, il s&rsquo;est r\u00e9fugi\u00e9 avec toute sa famille chez un de ses parents, \u00e0 Nagoja. En mai, le pr\u00e9sident de la compagnie lui a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 pour lui demander de revenir travailler dans la centrale nucl\u00e9aire. Sa fille avait alors un an. Persuad\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait, pour lui, le seul moyen de gagner sa vie, il est revenu \u00e0 Fukushima. Il recevait onze mille yens par jour (94 euros).<\/p>\n<h1>Une pompe \u00e0 finance tr\u00e8s lucrative<\/h1>\n<p>L&rsquo;avocat Hirota Hideo, qui aide les travailleurs pour les probl\u00e8mes de salaire, explique: \u201cTEPCO donne du travail \u00e0 une compagnie sous-traitante, qui ne le fait pas elle-m\u00eame mais qui, \u00e0 son tour, le confie \u00e0 ses sous-traitants&#8230; et ainsi s&rsquo;\u00e9tagent en pyramide plusieurs couches de compagnies sous-traitantes, et \u00e0 chaque \u00e9tage chacune pr\u00e9l\u00e8ve sa commission. Dans un cas, pour un travailleur, TEPCO a pay\u00e9 43 000 yens par jour (370 euros) \u00e0 la compagnie sous-traitante de premier \u00e9tage, mais la compagnie situ\u00e9e au troisi\u00e8me \u00e9tage au-dessous n&rsquo;a re\u00e7u que 11 500 yens (100 euros). Si l&rsquo;on ne supprime pas ce syst\u00e8me, jamais cette \u00ab\u00a0pompe \u00e0 finance\u00a0\u00bb ne dispara\u00eetra.\u201d<\/p>\n<p>Monsieur Katsura Takeshi, qui aide les travailleurs des centrales nucl\u00e9aires, dit: \u201cIl y a encore des gens qui travaillent sans contrat \u00e9crit. Les compagnies qui les embauchent doivent avoir la responsabilit\u00e9 de leur salaire, de leur s\u00e9curit\u00e9 et de leur assurance.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de de HORI Yasuo du 12 juillet 2016 traduit de l&rsquo;esp\u00e9ranto par Paul SIGNORET et Ginette MARTIN. Ces travaux de d\u00e9mant\u00e8lement \u00e0 FUKUSHIMA sont-ils dangereux? Les travailleurs portent une combinaison de plastique pour \u00e9viter les pollutions et un petit appareil de mesure de la radioactivit\u00e9. Dans les endroits tr\u00e8s radioactifs, ils se couvrent la t\u00eate et mettent un masque. Ils travaillent au p\u00e9ril de leur vie en s&rsquo;exposant aux radiations, mais ils disent: \u201cIl faut bien que quelqu&rsquo;un fasse ce travail, donc je le fais.\u201d \u00c0 cause de leur combinaison de protection, ils risquent \u00e9galement de mourir de chaleur. Des travailleurs attendent un bus dans le J-Village, qui \u00e9tait, avant l&rsquo;accident, un stade de football dont TEPCO avait fait cadeau au d\u00e9partement de Fukushima dans le but de faire oublier aux gens leur m\u00e9contentement devant l&rsquo;implantation de centrales nucl\u00e9aires qui n&rsquo;\u00e9taient pas les bienvenues. Les travailleurs grelottent de froid. On voit ici de grandes cuves dans lesquelles on stocke l&rsquo;eau pollu\u00e9e, \u00e0 raison de mille tonnes par cuve. Une tonne se remplit en trois jours, car quotidiennement quatre cents tonnes d&rsquo;eau s&rsquo;infiltrent sous les enceintes des r\u00e9acteurs d\u00e9truits et deviennent radioactives. 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