« Le Gouffre » un joli conte philosophique en 3D

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Un conte philosophique ou chacun pourra en tirer la morale suivant son humeur.

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Le Gouffre from Lightning Boy Studio on Vimeo.

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Le Gouffre est le premier court métrage d’animation produit et réalisé par le Studio Lightning Boy, une jeune équipe de création située à Montréal. Le film raconte l’histoire de deux voyageurs téméraires qui voient leur route bloquée par un gouffre immense et décident de construire un pont afin de le traverser. Avant sa mise en ligne le 2 février 2015, le projet avait déjà fait des vagues suite à l’immense succès de sa campagne Kickstarter, qui a permis d’amasser les fonds nécessaires à la post-production. Beaucoup furent impressionnés par la passion et la détermination de la petite équipe de trois animateurs, qui dédièrent plus de deux ans de travail à compléter le film de 10 minutes.

À ce jour, Le Gouffre a été sélectionné dans plus de 40 festivals à travers le monde et a remporté six prix, dont trois pour la “Meilleure animation”.

Plus d’informations sur Mrmondialisation.org

Source : « Les Moutons enragés »


5 Responses to « Le Gouffre » un joli conte philosophique en 3D

  1. D’après Nicolas Boileau (XVIIè)

    Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
    Et ne vous piquez point d’une folle vitesse :
    Un pont si fragile et qui court en branlant,
    Montre bien peu d’esprit, et piètre jugement.
    J’aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
    Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
    Qu’un torrent débordé qui, d’un cours orageux,
    Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
    Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
    Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
    Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
    Sciez, ficelez encore, souvent revissez.
    Vous arriverez ainsi au bout de vos peines,
    L’ouvrage solide achevé et l’âme sereine.

    Moralité pour ces 2 imbéciles :
    Tant font les cruches Allo quoi ! qu’à la fin elles se cassent.

  2. Pour ma part les « deux imbéciles »(comme vous dites) n’hésitent pas à construire un fol ouvrage pour aller au bout de leurs rêves quitte à y perdre la vie. Mais leur exemple donne de l’espoir à tous les résignés du bord du gouffre. Il nous manque aujourd’hui des « imbéciles » de cette trempe. Des « imbéciles » qui pensent positivement. Apprendre à penser.

    Et comme dit Boileau au début du même poème non modifié :

    « Il est certains esprits dont les sombres pensées
    Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
    Le jour de la raison ne le saurait percer.
    Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. »

  3. Monsieur, si je cherchais à vous confondre,
    Je citerais ledit auteur pour vous répondre :
    « Philosophes rêveurs, qui pensez tout savoir,
    Ennemis de Bacchus, rentrez dans le devoir:
    Vos esprits s’en font trop accroire.
    Allez, vieux fous, allez apprendre à boire(*).
    On est savant quand on boit bien(*):
    Qui ne sait boire(*) ne sait rien. »
    (*) avec modération, censuré XXè

    Moralité pour les blaireaux :
    C’est ainsi que vint Boileau.

    Permettez-moi de ne pas être d’accord,
    Je me moque de leur pitoyable sort.
    Mais, tel ce pont dans le gouffre s’égare,
    Les rivalités ne nous mèneront nulle part.

    Ce conte n’est ni le vôtre, ni le mien.
    Si le mot imbécile vous disconvient,
    Soit, je le remplace par puéril et futile.
    Car mieux vaut un lent travail utile,
    Fait avec les uns, au profit des autres,
    Accompli en altruiste et bon Apôtre,
    Aux agitations égoïstes sans lendemain.
    Qui ne sont en faveur d’aucun humain.

    • Cher Groumf, je ne veux avec vous polémiquer
      Mais vous fîtes un mauvais choix de citation :
      « Philosophe rêveur » à mon acceptation
      Mais Bacchus est un cher ami revendiqué

      Je vis la tête au soleil du Haut Languedoc
      Et les pieds dans les Syrahs Viogniers et Grenaches
      Que je consomme modérément sans relâche
      Et les Côtes du Rhône sont mes seuls médocs.

      Ce conte me parle, j’aime les projets insensés
      Ressemblant à des agitations égoïstes
      Mais qui ne sont pas les œuvres d’utopistes

      Bernard Palissy jugé fou puis encensé,
      Thomas Edison et Léonard de Vinci
      Thalès de Mile et Archimède le sont aussi…

  4. Bonsoir Gégé,
    Ne vous méprenez pas sur mes propos.
    J’ai apprécié et admiré le contenu de votre blog, c’est pourquoi je me suis permis de commenter.
    Si vous voulez connaître le fond de ma pensée, sachez que ce conte, comme je l’ai dit, je m’en ris.
    A tort ou à raison, j’ai exprimé ce que j’y ai vu, à savoir un piètre projet sans fiabilité ni viabilité.
    En revanche, vous m’apparaissez bien plus consistant et solide, tel un pont qu’on peut enjamber sans craindre de son effondrement.
    Je l’ai emprunté, il a résisté et cela me suffit.
    Bien à vous et excellente continuation.