• Archives de la Catégorie On nous prend pour des c…
  • LINKY C’EST QUOI ?

    LINKY

    Je vais publier sur plusieurs jours (pour que vous ayez le temps de les digérer et de les transmettre) des infos sur les compteurs communicants Linky qu’ENEDIS nous impose, pour que chacun puisse décider s’il se sent concerné et veut faire quelque chose contre.

    Ces infos ont pour source le site du collectif StopLinky07 Eco-responsable !

    Ce site est très complet et très bien documenté. Comme il contient beaucoup de choses, je vais trier ce qui est important et vous les transmettre au fur et à mesure.

    Vous pouvez, bien sûr consulter directement la totalité du site.

    Cette première publication répond à la question LINKY C’EST QUOI ?

    Je publierai ensuite les aspects relatifs à la santé, à la sécurité et à l’environnement et ensuite ce que nous pouvons faire individuellement et collectivement.

    Cliquez sur le lien ci-après.
    http://stoplinky07.ardechelibre.org/linky-infos/


  • Les gangsters de la finance


    Source : https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/

    Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours… :

    Depuis la crise de 2008, la banque HSBC est au coeur de tous les scandales. Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois.
    Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation.

    Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité. Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d’argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue « too big to jail », « trop grosse pour aller en prison ». La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires. Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd’hui sous pavillon rouge.

    Nouvelles menaces

    Cinq ans après « Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde », Jérôme Fritel et Marc Roche plongent dans les arcanes d’un empire tentaculaire qui se cache derrière sa vitrine de banque de détail britannique. De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des « subprimes ».


  • La notion de « bon pauvre » et de « mauvais pauvre » l’exemple du Moyen Âge

    « Dieu aurait pu faire tous les hommes riches, mais il voulut qu’il y ait des pauvres en ce monde, afin que les riches aient une occasion de racheter leurs péchés »
    (Vie de saint Éloi)

    Depuis quelques mois, le thème de l’assistanat occupe une place considérable dans le débat public.

    Les propos de plusieurs personnalités politiques tendent à opposer de manière de plus en plus marquée des personnes considérées comme méritantes et les « fainéants », les « assistés ».
    Ce discours rejoue en réalité un très ancien débat médiéval, celui du « bon pauvre » et du « mauvais pauvre ».

    Quand le « bon pauvre » a-t-il commencé à être montré du doigt ?

    Les années 1980 ont vu la multiplication d’associations visant à venir en aide à des personnes dans le besoin. Pour n’en citer que deux, Emmaüs et les Restos du Cœur ont connu un grand succès, lié à la personnalité de leurs fondateurs. Le pauvre est alors vu comme un malheureux qu’il est bon et nécessaire d’aider.

    La tendance s’est aujourd’hui violemment inversée. Plus encore que les discours dénonçant les « assistés », on a pu voir se multiplier dans les villes du mobilier urbain anti-SDF, ces installations ayant pour vocation de rendre inconfortable l’occupation prolongée d’un espace public : boulons et pieux sur les marches et rebords de fenêtres ou remplacement des bancs par des sièges individuels. Et lorsque les pauvres sont des migrants d’origine étrangère, la répression peut prendre des formes plus violentes.
    Pourquoi un tel changement ? Peut-être faut-il revenir au XIIIe siècle pour comprendre comment la figure du pauvre peut renvoyer à des imaginaires complètement différents.

    Aider le pauvre

    Avant le milieu du XIVᵉ siècle, le pauvre est vu non seulement comme un malheureux, victime de la dureté du temps, mais également comme une image du Christ. Jésus ayant dit « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez », aider le pauvre est vu par les chrétiens comme un moyen de faire son salut. C’est ce que l’on appelle une œuvre de miséricorde.
    La pauvreté et l’acte d’assistance sont ainsi sublimés. L’image que le Moyen Âge magnifie est celle du légionnaire Martin qui, pris de pitié devant un pauvre transi de froid, lui fit don de la moitié de sa cape.

    Fresques de Francesco d’Antonio

    En conséquence, une partie des revenus de l’Église sont structurellement dévolus à l’aide des pauvres. Les évêques leur redistribuent un quart de leurs revenus, les prêtres de paroisse, un tiers ; cette proportion est variable pour les monastères. Mais ils ne peuvent aider qu’un nombre fixe de pauvres, qui sont inscrits sur des listes rigoureusement tenues, les matricules.

    En véritables assistants sociaux, ces clercs choisissent avec soin les pauvres qui ont droit d’être aidés. S’ils aident tout au long de leur vie les malades, les vieillards et les estropiés qui ne peuvent travailler, ils n’aident que temporairement ceux qu’un malheur a jetés dans la rue, le temps pour eux de se refaire une situation. En contrepartie, ces pauvres rendent de menus services à l’église.

    Mais la croissance démographique que connaît l’Occident entre le IXe et le XIVe siècle rend les matricules et les revenus des clercs insuffisants. Et tout comme dans les années qui suivirent les deux crises pétrolières de 1973 et 1979, la générosité des particuliers vient pallier les manques les plus flagrants d’une aide plus structurellement organisée. En effet, les laïcs sont alors de plus en plus sensibilisés à la question de l’aide aux pauvres, car les ermites et prédicateurs leur tiennent des propos de plus en plus directs sur le caractère intolérable de la pauvreté.

    À compter du IXe siècle et en particulier après le XIe siècle se multiplient les hôpitaux ou xenodochia (littéralement, refuge pour étrangers). Ces établissements qui logent et nourrissent pauvres et malades ne sont plus liés aux revenus réguliers du clergé, mais au patrimoine qu’un riche fondateur leur a légué, ainsi qu’aux dons plus modestes mais réguliers de bienfaiteurs.

    La figure christique du « bon pauvre » est encore vivace, mais on distingue les indigents invalides des valides. Ceux-ci, chômeurs volontaires ou non, sont considérés comme oisifs et dénoncés. Face à la multiplication des pauvres, la société hésite d’un côté entre pitié et assistance et, de l’autre, entre dénonciation et répression.

    Apparition des « mauvais pauvres » : des présences gênantes et inquiétantes

    Cependant à compter du XIVe siècle, le nombre de pauvres augmente drastiquement en rapport avec la multiplication des crises économiques et sanitaires. La plus importante est la Peste noire de 1348. Mais avant même cet évènement, l’Occident connaît un « retour de la faim », dû à une multiplication de mauvaises récoltes et aux difficultés à nourrir avec des terres limitées une population en croissance. Cette situation pousse de nombreuses personnes sur les routes. Les paysans quittent leurs terres pour se tourner vers la ville et viennent grossir le flux des migrants, des bras à vendre. Mendiants et vagabonds se multiplient : une situation que les siècles précédents n’avaient pas connue.

    Le pauvre tend à devenir une figure indésirable à mesure que le nombre de nécessiteux augmente.

    Les pauvres qu’on aide sont ceux que l’on connaît, ceux de la ville que les confréries ou les hôpitaux assistent. Mais le problème réside surtout pour ceux qui sont en marge des institutions, parce qu’ils sont mobiles. Au pauvre christique des siècles précédents se substitue la figure du « mauvais pauvre », du vagabond parasite et dangereux. Il est vrai que les pauvres, lorsqu’ils sont nombreux et parce qu’ils ont peu à y perdre, sont prompts à exprimer par le soulèvement leur mécontentement.

    Sébastient Brant écrit en 1494 « La Nef des fous », un ouvrage très pessimiste où il décrit la société comme un navire qui, en raison des dérèglements de la société, se dirige inexorablement vers le naufrage. Un ouvrage qui n’est pas sans rappeler « Le suicide français » du polémiste Eric Zemmour et qui montre combien cet imaginaire de la société en déclin et à la dérive est ancien. Parmi les maux de sa société, Brant dénonce avec acidité et ironie les « mauvais pauvres » et les assistés de tout bois :

    La Nef des fous, Stadtbibliohek Nürnberg.

    « Certains se font mendiants à l’âge où, jeune et fort, et en pleine santé on pourrait travailler : pourquoi se fatiguer […] Tous les faux estropiés et gibier de potence qui rôdent dans les foires lui font joyeuse escorte. […] L’autre pendant le jour traîne sur des béquilles, mais quand il se voit seul, il trotte allégrement. »
    (La nef des fous, Sébastien Brant)

    Le parallèle avec aujourd’hui

    Parallèlement, les villes prennent régulièrement la décision de chasser les pauvres qui y résident. Mis sur la route, ces malheureux errent de bourg en bourg comme aujourd’hui les migrants vivant au rythme des démantèlements de camps et de bidonvilles. Parallèlement, les particuliers n’installent pas de pieux anti-SDF, mais des groupes de voisins prennent l’habitude de fermer par des chaînes gardées les ruelles, pour éviter que des « étrangers » n’y pénètrent.

    Les pauvres sont « bons » et dignes de compassion lorsqu’ils ne sont pas trop nombreux et que l’économie de la société se porte suffisamment bien pour pouvoir les assister. L’opération semble alors d’un bon rapport : il est alors facile de se donner bonne conscience, et la solidarité peut être mise en scène publiquement à peu de frais.

    En revanche, les crises économiques entraînent une multiplication du nombre de pauvres, qu’il devient difficile d’aider. Leur présence dans le paysage quotidien renforce en outre l’impression d’incertitude et de danger économique initialement diffus et immatériel.

    Tous ceux qui, encore capables de subvenir à leurs besoins mais menacés de tomber dans la précarité se voient rappeler ce risque en croisant les pauvres dans les rues. La vision du pauvre devient alors plus difficile à supporter et on cherche à les chasser de sa vue. Parallèlement, on construit le discours du « mauvais pauvre », responsable de son destin. Ce qui permet de se dédouaner de la responsabilité de l’aide et de l’assistance et évite les conflits de moralité au moment de les expulser de la ville.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA ( 2 ). Le journal change une photo « gênante »

    Source : le 30/10/2017 http://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france/single-post/2017/10/30/Journal-change-une-photo-g%C3%AAnante

    Les faits sont en train de disparaître des médias. Le déni des japonais.

    Lorsque nous nous trouvons en dehors de Fukushima ou du Japon, il est difficile d’imaginer jusqu’à quel point il est devenu difficile de parler de la radio-contamination et du risque d’exposition.

    Pour illustration, nous allons faire un rapport sur le cas du remplacement d’une photo dans le Journal Mainichi Shimbun. Il semble que cela se soit produit uniquement dans l’édition japonaise. La photo originale semble avoir été conservée jusqu’à présent dans l’édition anglaise.

    Le 21 octobre, le Mainichi Shimbun a publié un article sur la réouverture d’une partie de la ligne Japan Rail Est sous le titre : « JR Est rouvre partiellement la ligne arrêtée depuis le désastre nucléaire de 2011 ».

    Dans cet article, le Mainichi a publié une photo d’un train quittant la gare de Tomioka et qui vient d’être réouverte au transport de voyageurs.

    Nous pouvons voir ci-dessus la photo originale (utilisée également dans la 1ère édition japonaise) avec une légende : « Un train quitte la station de Tomioka, Tomioka, Département de Fukushima, après la reprise de la ligne JR Joban entre Tomioka et Tatsuta le 21 octobre 2017. (Mainichi) »

    Ainsi que vous pouvez vous en rendre compte, il est clair que la photo essaie d’attirer l’attention des lecteurs sur les sacs noirs contenant les déchets issus des travaux de décontamination. En effet, la légende japonaise mentionne aussi : « Sur le premier plan, un dépôt provisoire de sacs contenant des déchets de décontamination ».

    La photo ci-dessus a reçu un nombre important de plaintes et de protestations, disant généralement: « pourquoi ternir un événement joyeux avec une telle photo ? »
    Le résultat est que le Mainichi a remplacé la photo originale par celle que vous voyez ci-dessous.

    Un résident du département de Fukushima a commenté comme ci-dessous dans son Facebook :

    « A Fukushima, des protestations privées (NdT : spécialement sur l’internet), ont forcé un programme Télé à changer le titre d’un reportage. Les mêmes personnes ont contraint le journal Mainichi de changer l’article (NdT : changer la photo). La photo originale fut soumise à la pression des personnes pro-« reconstruction/réhabilitation de Fukushima », disant de « ne pas compromettre l’événement heureux avec une telle photo) ». Cela a l’air d’indiquer la fin du journalisme.
    Les deux photos représentent toutes les deux la même réalité. Même une photo n’est pas épargnée par une interférence ou par une censure.
    J’ai voulu le faire savoir simplement. La fonction la plus importante du journalisme – d’établir les faits, même pénibles à admettre pour certaines personnes, et de les utiliser afin de trouver la solution aux problèmes – est en train de disparaître. Nous sommes en train de traverser une telle ère.
    Ces gens (exerçant la pression) sont les mêmes que ceux qui sont fâchés et exaspérés parce que « les média font des reportages uniquement sur les évacués volontaires (NdT : personnes ayant évacué de leur propre initiative des régions situées en dehors des zones concernées par les ordres d’évacuation) et non sur les résidents du département de Fukushima ».

    Le 2 août 2017, le Journal Mainichi Shimbun a signalé l’incident de la modification du titre d’un reportage télé (en japonais) auquel l’auteur ci-dessus fait référence. Le titre du documentaire qui allait être diffusé, « La réalité après 63 ans de l’accident de Bikini : l’avenir réservé de Fukushima », était devenu la cible de critiques clamant que le sous-titre suggérait que des risques sanitaires similaires étaient supposés devoir se produire dans le département de Fukushima. Cédant à la pression, la TV Asahi a décidé d’éliminer le sous-titre, « l’avenir réservé de Fukushima »

    Ce qui est inquiétant ici, c’est que ces pressions de censure ne proviennent pas des autorités gouvernementales, mais des citoyens.

    La majorité des gens qui vivent dans – ou à l’extérieur de Fukushima – ne croient pas en la réalité des risques sanitaires liés à la radioactivité. Ils réagissent agressivement contre tout ce qui leur rappelle les risques pour la santé. Comprenez que lorsque vous en parlez ou quand vous écrivez au sujet des risques de radiation vous devenez l’objet de brimades. Vous devez avoir un caractère bine trempé pour persister, surtout si vous avez vos propres membres de la famille à protéger contre la brimade sociale. Le fait que les autorités ne reconnaissent pas ces risques sanitaires favorise cet antagonisme.

    Ce phénomène n’est pas particulier au Japon. Il ne s’explique pas par des caractéristiques culturelles. Cela se produit dans le monde entier. Nous l’avons vu se produire à Tchernobyl, aux États-Unis et en France. Les gens nient les effets des radiations ou toute comparaison avec leurs effets sur les Îles Marshall ou en Polynésie française, parce que cela rend l’endroit dévalorisé ou les gens se sentent mis en cause. Ainsi, parler des effets de la radiation devient tabou, alors qu’il existe une base factuelle. (C’est probablement pire maintenant à cause des médias sociaux — les commentaires sont extrêmement émotifs, violents et destructeurs envers les autres).

    Comme nous pouvons le voir à partir des incidents ci-dessus, la réalité est, de fait, en voie de disparition dans de nombreux média. Les média et le gouvernement censurent les faits et le public s’auto-censure et les uns censurent les autres. Soyons conscients de cette situation.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA. ( 1 )


    Source : http://hillion-fukushima.blogspot.fr/2017/11/le-japon-sapprete-inonder-le-pacifique.html

    Le Japon s’apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d’eau contaminée par la centrale de Fukushima.

    Le gouvernement japonais est pressé par des experts de rejeter progressivement de l’eau radioactive dans l’océan Pacifique … L’eau est stockée sur le site dans environ 900 grands réservoirs complètement remplis et qui pourrait se déverser si une autre catastrophe majeure frappait le site. Le gouvernement a été supplié de donner l’autorisation de relâcher l’eau dans l’océan … Les pêcheurs locaux sont extrêmement hésitants sur cette solution … Fumio Haga, un pêcheur, a déclaré: « Les gens fuiraient le poisson de Fukushima dès que l’eau serait libérée ».

    Actuellement, la quantité d’eau radioactive à Fukushima continue de croître de 150 tonnes par jour.
    Les réacteurs sont irrémédiablement endommagés, et l’eau de refroidissement doit être constamment pompée pour éviter leur surchauffe.
    Cette eau capte la radioactivité avant de s’échapper des chambres de confinement endommagées et de se rassembler dans les sous-sols … «Notre effort de récupération jusqu’à maintenant s’effondrerait immédiatement si l’eau était libérée», a dit Yuichi Manome, fermier d’Iwaki.

    4 articles repris par différents journaux depuis hier, vous pouvez les voir en cliquant ici.


  • 500 000 morts cambodgiens par 500 000 tonnes de bombes américaines! Les USA demandent aujourd’hui, le remboursement !


    Bombardier B-52 de l’US Air Force lâche ses bombes en Asie du Sud Est dans les années 70.
    Source : Article publié le 11 mars 2017 sous le titre Fury in Cambodia as US asks to be paid back hundreds of millions in war debts Traduit de l’anglais par La gazette du citoyen

    Comme dans de nombreux pays les USA ont été les responsables du désordre et des millions de mort.

    Un demi-siècle après que les bombardiers B-52 des États-Unis aient largué plus de 500 000 tonnes d’explosifs sur la campagne cambodgienne, Washington exige que le pays rembourse une dette de guerre de 500 millions de dollars américains.
    La demande a suscité des manifestations d’indignation et de colère dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh.
    En 1973 seulement, pendant plus de 200 nuits, 257456 tonnes d’explosifs ont été largués sur le pays lors de bombardements massifs secrets, soit l’équivalent de la moitié de ce qui a été largué sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Les pilotes volaient tellement haut qu’ils étaient incapables de faire la différence entre un village cambodgien et leurs cibles, les lignes d’approvisionnement nord-vietnamiennes de la piste Ho Chi Minh.
    Les bombes étaient d’un tonnage si massif qu’elles faisaient sauter les tympans de n’importe qui dans un rayon d’un kilomètre.
    Le correspondant de guerre James Pringle se trouvait à deux kilomètres d’une frappe de B-52 près de la frontière cambodgienne.
    « Il semblait que le monde allait prendre fin », se souvient-il.
    Selon un chercheur, jusqu’à 500.000 Cambodgiens ont été tués par ces bombardements, dont beaucoup d’enfants.
    Les bombes des B52 explosaient en ligne dans les rizières
    Les bombardements américains ont poussé des centaines de milliers de Cambodgiens ordinaires dans les bras des Khmers rouges, un mouvement de guérilla maoïste qui a pris le pouvoir en 1975 et a causé, au cours des quatre années suivantes, la mort de plus de deux millions de personnes par des exécutions de masse et la famine.

    Le roi Norodom Sihanouk est renversé par le général Khmer Lon NOL avec l’aide des états Unis.

    La dette vient d’un prêt de 274 millions de dollars accordé au gouvernement putschiste d’alors, dirigé par le général Lon Nol et inféodé aux Etats-Unis mais a presque doublé, avec les intérets, au cours des années alors que les gouvernements suivants du Cambodge refusaient de rembourser.

    William Heidt, ambassadeur des Etats-Unis à Phnom Penh, a déclaré que le refus du Cambodge de rembourser sa dette mettait ce pays au même niveau que le Soudan, la Somalie et le Zimbabwe.

    « Je dis qu’il est dans l’intérêt du Cambodge de ne pas se tourner vers le passé, mais d’examiner comment résoudre cela parce que c’est important pour l’avenir du Cambodge », a-t-il ajouté, ajoutant que les Etats-Unis n’ont jamais sérieusement envisagé d’annuler la dette.

    Le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, a déclaré: « Les États-Unis ont créé des problèmes dans mon pays et m’ont ensuite demandé de l’argent. Après notre refus, ils ont ordonné au FMI (Fonds monétaire international) de ne plus nous prêter d’argent. Nous devrions élever la voix pour dénoncer ce pays qui en envahit d’autres et qui massacre des enfants. »

    M. Pringle, un ancien correspondant de Reuters à Saigon, a expliqué qu’il n’avait jamais été un partisan de Hun Sen mais que ce qu’il avait dit sur ce sujet était « absolument correct ».
    « Le Cambodge ne doit rien aux Etats-Unis qui ont aidés à détruire son peuple, ses animaux sauvages, ses champs de riz et sa couverture forestière », a-t-il écrit dans le quotidien Cambodia Daily.

    L’Américaine Elizabeth Becker, l’une des rares correspondantes qui ont été témoins du génocide des Khmers rouges, a également écrit que les États-Unis « doivent au Cambodge plus de dettes de guerre que ce qui pourrait être remboursé en espèces ».

    Hun Sen a souligné que les cratères parsèment encore la campagne cambodgienne et les villageois doivent encore déterrer des bombes, ce qui entraine des évacuations de masse jusqu’à ce qu’elles soient désamorcées.

    « Il reste beaucoup d’explosifs et de bombes, c’est pourquoi des enfants cambodgiens sont si souvent tués parce qu’ils ne savent pas qu’il s’agit de munitions non explosées », a-t-il déclaré. « Et qui est responsable? Ce sont les bombes et les explosifs de l’Amérique », a-t-il conclu.


  • Enorme scandale: Ces médicaments qui rétrécissent le cerveau… depuis 30 ans

    En 1982, le gouvernement britannique apprenait que les benzodiazépines (dérivés du valium : Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) pouvaient provoquer des troubles neurologiques graves. 30 ans plus tard… les médecins continuent de distribuer les pilules comme des Smarties !

    The Independent vient de lâcher une bombe. Le canard britannique s’est procuré des documents confidentiels plutôt gênants. En 1981, suite aux trouvailles du professeur (aujourd’hui émérite) Malcolm Lader, chercheur de renom dans le domaine de la psychiatrie, le Medical Research Council (MRC, institut gouvernemental) avait organisé un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez certains patients gobant des benzodiazépines.

    L’année suivante, le MRC décidait d’approfondir le sujet pour évaluer l’impact à long terme de ces molécules. Puis, plus rien. Le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

    La bourse ou l’avis

    Aucun test « officiel » de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, censés lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie et les spasmes musculaires. Le Pr Lader a déclaré : « Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines… J’aurais dû être plus proactif… J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties ».

    La camelote qui ramollît le cerveau

    En 1995, Heather Ashton, professeur émérite de psychopharmacologie clinique, a elle aussi fait une proposition à la MRC pour étudier le lien entre la consommation de « benzos » et les dommages permanents induits sur le cerveau. Sa proposition a été rejetée. La MRC se défend en prétendant qu’une fois « acceptées les conclusions du rapport de Malcolm Lader », elle était prête à financer « toute demande de recherche répondant aux normes scientifiques requises »… ce qui n’est, prétend-elle, toujours pas arrivé à ce jour. La faute à pas-de-chance…

    « Enorme scandale »

    Députés et avocats se liguent aujourd’hui pour dénoncer un « énorme scandale » (dixit Jim Dobbin, président d’un groupe parlementaire multipartite sur les addictions médicamenteuses) qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus accros à leurs dépends. Un grand nombre d’entre eux présenterait des symptômes neurologiques compatibles avec les constations de Malcolm Lader. Dans les années 1960, annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. En une décennie, ils sont devenus les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Sauf que ces médocs révolutionnaires induisent une addiction particulièrement puissante, et cela en quelques jours.

    Descente aux enfers

    Valerie Bell a fait une attaque de panique, en 1984. Son médecin lui a immédiatement prescrit du lorazépam. Aujourd’hui, elle a 67 ans. Elle est sevrée depuis 2007 mais souffre toujours de douleurs neurologiques à la tête, au cou et aux pieds.

    « Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie […] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des Etats-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions. Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

    J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir […] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises. Les médicaments ont détruit nos vies ».

    Voir aussi les liens suivants :

    6 MÉDICAMENTS QUI PEUVENT ABÎMER VOTRE CERVEAU

    Patrick Lemoine, psychiatre : «les benzodiazépines favorisent la démence»

    Comment des médicaments anodins font rétrécir le cerveau et ralentissent la pensée

    LE LIEN ENTRE BENZODIAZÉPINES ET MALADIE D’ALZHEIMER EST CONFIRMÉ


  • Une récente étude démontre la présence « extrêmement élevée » d’aluminium dans le cerveau des patients autistes


    Souce Fawkes News

    Cette étude a été publiée dans le « Journal of Trace Elements in Medicine and Biology »

    Cette étude a été publiée le 26 novembre 2017 et a été relayée par Science Direct, plateforme de publications scientifiques revues par des pairs. Elle implique plusieurs scientifiques de l’Université de Keele et du Département de Neuropathologie du Kings College Hospital de Londres.

    Les conclusions de cette étude sont très claires et montrent sans ambiguïté que des quantités très importantes d’aluminium ont été trouvées dans diverses parties du cerveau de patients autistes. Cette découverte est une première et risque bien de jeter un pavé dans la marre de la communauté scientifique vaccinale qui prétend que l’aluminium vaccinal ne reste pas dans le corps humain et ne présente aucun danger pour l’homme (alors même que des études montrent que l’aluminium contenu dans la plupart des déodorants peut favoriser le cancer du sein. Voici une traduction de l’abstract de cette étude anglaise :

    « Le trouble du spectre de l’autisme est un trouble neurodéveloppemental d’étiologie inconnue. On suspecte qu’une susceptibilité génétique et des facteurs environnementaux, y compris dans les dernières toxines environnementales, sont impliquées dans la survenue de ce trouble. L’exposition humaine à la toxine environnementale qu’est l’aluminium a été liée, de façon provisoire, à un trouble du spectre autistique.

    Dans notre étude, nous avons utilisé la spectrométrie d’absorption atomique avec four graphite à chauffe transversale pour mesurer, pour la première fois, la teneur en aluminium du tissu cérébral provenant de donneurs présentant un diagnostic d’autisme.

    Nous avons également utilisé un fluor sélectif pour l’aluminium pour identifier l’aluminium dans le tissu cérébral en utilisant la microscopie à fluorescence. La teneur en aluminium du tissu cérébral des patients autistes était constamment élevée.

    La teneur moyenne en aluminium (écart-type) des 5 individus de chaque lobe était de 3,82 (5,42), de 2,30 (2,00), de 2,79 (4,05) et de 3,82 (5,17) μg / g de poids sec. pour les lobes occipitaux, frontaux, temporaux et pariétaux respectivement.

    Ce sont les valeurs les plus élevées pour de l’aluminium dans le tissu cérébral humain jamais enregistrées et on doit se demander pourquoi, par exemple, la teneur en aluminium du lobe occipital d’un garçon de 15 ans serait de 8,74 (11,59) μg / g de poids sec. ?

    La microscopie à fluorescence sélective de l’aluminium a été utilisée pour identifier l’aluminium dans le tissu cérébral chez 10 donneurs. Alors que l’aluminium a été identifié dans des neurones, il semblait être présent de manière intracellulaire dans les cellules de type microglies et d’autres cellules inflammatoires non neuronales dans les méninges, le système vasculaire, la matière blanche et grise.

    La prééminence d’aluminium intracellulaire associé à des cellules non neuronales était une observation remarquable dans le tissu cérébral autistique et peut offrir des indices quant à l’origine de l’aluminium présent dans le cerveau et peut constituer un rôle présumé dans le trouble du spectre autistique. »

    Comme toujours, ce genre d’étude n’est jamais financée par les autorités de santé publiques ou des laboratoires pharmaceutiques. Celle-ci a fait l’objet d’une subvention de l’Institut de recherche sur la sécurité médicale des enfants (CMSRI), une fondation de recherche à but non lucratif basée à Washington DC.

    L’année dernière, l’université de Keele a également publié une étude démontrant que l’aluminium joue un rôle majeur dans le déclin cognitif et la maladie Alzheimer.

    Pourtant, cela n’a pas empêché l’Assemblée Nationale de valider le mois dernier l’obligation vaccinale pour 11 vaccins à partir de l’année prochaine malgré une certaine mobilité citoyenne avec plus de 660 000 signatures contre ce projet.


  • Liberté de la presse !


    Le PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui est également le beau-père de Xavier Niel, l’un des principaux actionnaires du Monde, a décidé de retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, révèle Le Canard Enchaîné.

    Source : Challenge

    Agacé par les « Paradise Papers », Bernard Arnault sanctionne Le Monde

    Bernard Arnault n’a pas franchement goûté l’article du journal Le Monde sur son « patrimoine offshore », paru dans le cadre des « Paradise Papers ». Le PDG de LVMH, qui est également le beau-père de Xavier Niel, l’un des principaux actionnaires du Monde, a décidé de retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, révèle Le Canard Enchaîné ce mardi. Manque à gagner pour le quotidien du soir : 600.000 euros. Contacté par Challenges, le groupe LVMH ne souhaite pas faire de commentaire.

    Le Monde avait dévoilé le 8 novembre dernier des éléments sur le « patrimoine offshore » de Bernard Arnault.

    Le patron de LVMH aurait eu recours à des montages offshore pour l’acquisition d’un terrain à Londres et l’achat de yachts de luxe. Selon Le Monde, le milliardaire français serait le bénéficiaire d’une société immatriculée sur l’île de Jersey qui a acquis en 2000 un terrain de 129 hectares au nord de Londres. Le quotidien affirme aussi que Bernard Arnault aurait « fait appel à au moins huit cabinets de conseil différents pour localiser ses actifs dans six paradis fiscaux différents ».

    « Tous les actifs évoqués dans cet article ont été constitués de manière parfaitement légale et sont naturellement connus des autorités fiscales », s’était alors défendu le PDG de LVMH le 8 novembre. Le milliardaire dénonçait alors « une opération journalistique de ce média pour créer une sensation en utilisant [son] patrimoine », et s’indignait du fait que certains de ses investissements ont été « présentés comme des biens cachés et non déclarés, fiscalement répréhensibles, ou à la limite de la légalité ». S’agissant de sa propriété londonienne, Bernard Arnault avait notamment estimé que celle-ci était « déclarée depuis l’origine aux autorités fiscales françaises comme anglaises, et a fait l’objet, depuis son acquisition, du paiement de l’ISF ». Il assurait en outre que le « mode de détention » du bien ne l’a « fait bénéficier d’aucun avantage fiscal, de même que les autres actifs évoqués ».

    LVMH dément un retrait « total »

    Le groupe LVMH de Bernard Arnault a, de son côté, réfuté mercredi une « coupure totale » de ses publicités dans Le Monde à la suite des révélations des « Paradise Papers », mais indique mener, « depuis plusieurs mois une réflexion » pour réduire ses investissements dans les « médias classiques », au profit « des médias digitaux ». « Les investissements dans Le Monde ne s’interrompront évidemment pas », a finalement réagi le porte-parole, alors que la polémique avait déjà commencé à enfler. Contacté par l’AFP, le président du directoire du groupe Le Monde, Louis Dreyfus, n’a pas souhaité faire de commentaires.


  • Toujours deux sons de cloche : Ding ! Dong !

    Un son de cloche pour la libération de Alep ! Un son de cloche pour la libération de Raqqa !

    Pour Alep : Ding !

    A l’occasion de la libération d’Alep-Est par l’armée syrienne en décembre 2016, les médias occidentaux avaient massivement relayé le point de vue des djihadistes du Front al-Nosra qui, en fait, retenaient la population civile en otage. L’avancée de l’armée régulière syrienne et l’appui aérien russe avaient ainsi donné lieu à des articles indignés relatant le calvaire et les pertes subies par les populations civiles.
    La reprise de la ville aux djihadistes était évoquée par RFI comme une « agonie », une « politique de la terre brûlée » selon Le Parisien, une « ignominie » selon Libération, ou encore une « tragédie » selon le journal Le Monde.
    Des manifestations en soutien aux populations civiles avaient été organisées dans plusieurs capitales occidentales, abondamment relayées par les médias. Le gouvernement français avait saisi en urgence le Conseil de sécurité de l’ONU afin d’aborder la question de l’évacuation de la population civile. Le représentant français aux Nations Unies résumait le point de vue dominant dans les chancelleries et les médias occidentaux ainsi :

    Pour Raqqa : Dong !

    Les bombardements de la coalition sous commandement américain ont enterré sous les ruines de Raqqa des milliers de civils que l’aviation « libérait » de Daech, a estimé le ministère russe de la Défense, dressant un parallèle entre la libération de la capitale autoproclamée des djihadistes et les bombardements anglo-saxons sur l’Allemagne nazie, notamment à Dresde « rayée de la carte en 1945 ».
    L’ancienne capitale autoproclamée du mouvement djihadiste a été reprise par les combattants des Forces démocratiques syriennes ( FDS ), alliance de milices arabes et kurdes appuyée par la coalition.
    Qualifiant d’« historique » la reprise de Raqqa, l’administration américaine s’est félicitée vendredi de cette victoire. Des propos qui ont pourtant rendu « perplexe » le ministère russe de la Défense.


  • Quels intérêts les Etats-Unis auraient-ils à commencer une guerre contre la Russie et/ou la Chine ?


    Source Australianvoice Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur info

    Les tensions sont très fortes entre les Etats-Unis et le bloc Russie/Chine

    Si l’on considère l’actualité récente, il est manifeste que les Etats-Unis adoptent en ce moment une posture militaire très agressive dans de nombreuses régions du monde : en Syrie, où ils viennent de tuer trois officiers russes ; en Pologne, où ils se sont lancés dans des manœuvres militaires près de la frontière russe ; en Corée, pays qu’ils menacent d’anéantir complètement.

    Le lien entre ces événements n’est pas perçu par beaucoup, parce que nos médias ne mettent pas en évidence deux faits simples. Si les Etats-Unis attaquent la Corée, la Chine la défendra. La Russie et la Chine étant militairement alliés, l’agression de l’un d’entre eux fera réagir l’autre.

    Chacun de ces conflits distincts en Syrie, en Europe ou en Corée du Nord peut mener au même résultat : une guerre nucléaire totale opposant les Etats-Unis au bloc Russie/Chine.

    Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils que cette guerre contre Russie/Chine ait lieu maintenant ?

    Depuis 1971, la puissance américaine repose sur le fait que tous les pays doivent recourir au dollar américain pour acheter et vendre du pétrole.

    Ce qui implique que la plupart des autres transactions commerciales s’effectue également dans cette devise. Il est expliqué un peu plus loin pourquoi cet état de fait est décisif pour les Etats-Unis.
    La menace à laquelle les Etats-Unis sont confrontés est que le Venezuela, et bientôt d’autres pays, s’apprêtent à acheter et vendre leur pétrole en yuans, la monnaie chinoise adossée à l’or. Si l’achat et la vente de pétrole et d’autres marchandises en yuans se généralisent, la valeur et l’importance de tous les dollars américains circulant à travers le monde risquent de chuter complètement.

    La fin du pétrodollar appuyé sur le dollar américain signifie la fin de l’hégémonie américaine sur le monde.

    Cela veut dire que les Etats-Unis ne pourront plus se permettre d’acheter et d’importer des marchandises autrefois bon marché pour leurs consommateurs et leur industrie.
    Cela veut dire aussi qu’ils ne seront plus en mesure d’assurer le financement des quelques 800 bases militaires partout dans le monde. En l’absence de cette puissance militaire, qui permettait à Wall Street d’exercer sa main mise sur toute la planète, les autres pays retrouveraient une liberté qu’ils n’avaient plus connue depuis le 16ème siècle, lorsque la colonisation européenne a commencé.

    Comment les Etats-Unis ont contrôlé le monde depuis 1971

    La puissance américaine s’appuie sur sa capacité à contraindre les pays producteurs de pétrole à accepter d’être payés exclusivement en dollars. Un système que l’on désigne parfois sous le terme de «Système pétrodollars».

    Cette capacité qu’a l’Amérique d’imposer « l’hégémonie du dollar » sur les transactions pétrolières renforce la monnaie américaine et permet aux banques de ce pays de prêter de l’argent à volonté sans crainte de générer de l’inflation.

    Le dollar américain est une monnaie fiduciaire. Ceci a pour effet que, contrairement aux devises utilisées pendant des siècles dans le commerce international, il n’est pas adossé à l’or. Il est matérialisé par de simples morceaux de papier, dont la valeur est suspendue à leur utilisation par les autres pays, et cela tant que dure la suprématie militaire américaine. Les banques américaines peuvent créer de la monnaie à partir de rien, sans que cela ne porte à conséquence, étant donné ce système où l’hégémonie du dollar repose sur la puissance militaire de l’Amérique. C’est en grande partie ce qui a permis à l’Amérique de devenir le pays le plus riche du monde.

    L’empire américain est un système

    Ce système a deux principaux « nœuds » :

    Le secteur financier

    Le complexe militaro-industriel

    Ces deux nœuds sont interdépendants et symbiotiques. Le complexe militaro-industriel a besoin d’ARGENT pour se développer. Il obtient cet argent des BANQUIERS. De leur côté, ces derniers ont besoin d’une armée assez puissante pour contraindre les pays producteurs à vendre leur pétrole en dollars. Le dollar étant ainsi soutenu, les banquiers peuvent créer de la monnaie fictive sans avoir à s’inquiéter outre mesure de l’inflation !

    La réussite du système de l’empire américain est garantie par sa structure à volant d’inertie.
    En tant que nation la plus riche de la terre, elle peut se permettre d’augmenter ses dépenses militaires…
    Cette augmentation agit en faveur de « l’hégémonie du dollar » sur les marchés mondiaux du pétrole…
    Et c’est grâce à cette « hégémonie du dollar » que le secteur bancaire américain peut imprimer de la monnaie sans provoquer d’inflation.

    Le fonctionnement ininterrompu de cette planche à billets étaye et entretient la richesse américaine… Et ainsi de suite…

    L’Empire américain est un système. Il ne s’appuie, ni sur sa seule puissance militaire, ni sur sa seule monnaie. Il fonctionne sur la base d’une relation symbiotique entre ces deux fondements, qui se renforcent et se garantissent mutuellement. C’est un système parfaitement rodé. Beaucoup de gens pensent que la politique extérieure américaine est laide et chaotique – et elle en a toutes les apparences. Mais le principe secret sur lequel repose la puissance de ce pays est en réalité profondément « élégant ». Comme s’il avait été conçu par un génie.

    La vulnérabilité du Système

    Si les Etats-Unis perdaient leur mainmise sur le prix du baril, ils perdraient tout. En l’état actuel des choses, le fait que les ventes de pétrole s’effectuent en dollars donne à l’Amérique le droit de faire marcher la planche à billets. Mais si les principaux producteurs de pétrole arrêtent d’utiliser le dollar pour leurs transactions, tout le système s’effondre et l’Amérique ne pourrait plus créer de monnaie sans générer une hyperinflation.

    C’est pourquoi ce changement, amené par la Chine et consistant à utiliser le yuan adossé à l’or plutôt que le dollar américain dans toutes les transactions commerciales, est d’une importance capitale. Le Venezuela a déjà annoncé qu’il passait lui aussi au yuan. Le seul moyen dont disposent les Etats-Unis pour s’opposer au yuan adossé à l’or est la force militaire.

    Nous avons donc toute raison d’être très inquiets !


  • Qu’y a-t-il derrière le Ruban rose ? Ce qu’il faut savoir avant de le mettre partout.


    Source partielle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_rose

    Histoire du ruban rose

    En 1992 aux États-Unis, Alexandra Penney, qui était rédactrice en chef du journal Self un magazine consacré à la santé des femmes, travaillait au deuxième numéro annuel du National Breast Cancer Awareness Month .

    Le premier numéro avait eu un grand succès : Evelyn Lauder, vice-présidente chez Estee Lauder et survivante d’un cancer du sein, avait été invitée pour être rédactrice du numéro spécial. Alexandra Penney voulait renouveler ce succès1. Penney eu l’idée de créer un ruban et de demander à l’entreprise Estee Lauder de le distribuer dans les magasins de New York. Evelyn Lauder surenchérit alors en promettant de mettre des rubans sur tous les comptoirs de magasins cosmétiques du pays.

    But

    À l’origine, le but du ruban rose a été de créer un succès commercial pour le magazine Self et l’entreprise Estée Lauder, tout en soutenant la lutte contre le cancer du sein en mettant l’accent sur son dépistage précoce.

    Les objectifs du ruban rose se sont multipliés à mesure que le ruban était repris par d’autres entreprises.

    L’association activiste Think Before You Pink dénonce les dérives nombreuses que ce flou a créer. L’entreprise New Balance est dénoncée comme exemple : New Balance a vendu des sneakers avec un ruban rose très discret imprimé sur la chaussure et défendent que l’idée est simplement « la prise de conscience » (aucun argent n’est reversé et aucune information sur le cancer du sein distribuée).
    De plus, le dépistage précoce du sein par mammographie est un sujet controversé. En effet, un dépistage systématique peut mener à de nombreux faux positifs. Une fréquence trop élevée de mammographie augmente les risques de cancer.

    Un profit commercial pour les marques.

    Vers la fin des années 1980, le monde de l’industrie commença à s’intéresser au marketing lié aux grandes causes, sous l’influence de Carol Cone, créatrice de l’entreprise Cone Communications. Ses études sur les consommateurs montraient que, à prix et qualité égale, les consommateurs étaient prêts à changer de magasin ou de marque pour acheter un produit versant de l’argent ou soutenant une bonne cause. En 2013, 89 % des américains interrogés se disent prêts à changer de marque ou de magasin pour acheter un produit similaires qui défendrait une cause.

    Carol Cone (de Cone communications) fut ainsi à l’origine la campagne de Reebok sur la défense des droits de l’homme à la fin des années 1980. En 1993, elle aida les cosmétiques Avon à mettre en place un claim sur leurs produits soutenant la cause du cancer du sein1. Avon développa un ruban à accrocher, d’un rose différent de celle de Estée Lauder.

    Leur campagne généra 10 millions de dollars les deux premières années. En 1993, environ 15 moyennes et grosses entreprises aux États-Unis avaient adopté la cause du cancer du sein.

    En décembre 1996, le New York Times Magazine parla du cancer du sein comme « la charité à la mode cette année (en anglais : this year’s hot charity) ».

    En 1998, on estime qu’au moins 100 compagnies font la promotion du ruban rose sur leurs produits aux États-Unis et il est vraisemblable que ce chiffre soit beaucoup plus élevé.
    Les détracteurs du ruban rose se sont multipliés, dénonçant le contraste entre les succès commerciaux des entreprises qui adoptent le ruban ou la couleur rose pour certains de leurs produits, et le peu d’argent ou d’information donné en retour pour lutter contre « l’épidémie de cancer du sein ». Tandis que certaines entreprises donnent de larges sommes aux programmes anti-cancer, d’autres profitent de l’avantage marketing qui leur offre le symbole sans que les profits pour la cause du cancer du sein ne soient significatifs.

    Critiques : Le « marketing rose » ou pinkwashing

    Certaines des critiques du ruban rose parlent de Pinkwashing ou de marketing rose : ce terme est un « mot-valise anglais fait référence au travestissement du «marketing de cause en opportunisme commercial», comme l’explique Slate ». Le pinkwashing est un terme également utilisé par le mouvement LGBT.

    Opacité des comptes : argent collecté, argent reversé.

    L’une des critiques des entreprises et associations utilisant les rubans roses ou la couleur rose, porte sur l’opacité de leurs comptes.

    Aux entreprises, il a été reproché de faire un bénéfice très large en utilisant la cause du cancer du sein, mais de reverser trop peu d’argent comparé au bénéfice ainsi obtenu. La marque Yoplait promettait de reverser 10 centimes sur chaque pot de yaourt vendu ; or pour que les 10 centimes soient reversés, les consommateurs devaient renvoyer l’opercule rose (le laver, le mettre sous enveloppe pour l’envoyer par courrier). Pour atteindre la somme de 36 dollars US, les consommateurs auraient du consommer trois pots par jour pendant 4 mois, ce que les activistes ont dénoncé à plusieurs reprises. Au Canada, la marque Yoplait avait limité les dons à 80 000 dollars (les excédants allaient à l’entreprise !)
    American Express s’engagea à verser 0.01 dollar pour chaque transaction indépendamment de la somme engagée ce qui fut également critiqué par la presse.

    Ainsi la ligue de football américain NFL (National Football League) n’a reversé que 8 % des revenus issues de ses produits au ruban rose1.

    Aux associations, il est reproché leur manque de transparence sur leurs comptes et le fait que les salaires octroyés soient trop élevés, ou encore le fait que l’argent obtenu par une association peut être reversé à une autre association, multipliant les intermédiaires et les dépenses associées au fonctionnement des associations plutôt qu’aux patients ou aux campagnes d’information.

    Promotion rose de vente de produits cancérigènes !

    L’une des autres critiques du ruban rose est qu’il est parfois apposé sur des produits qui sont eux-même cancérigènes (aliments contenant des substances cancérigènes, produits de beauté contenant des produits cancérigènes, etc). Yoplait a été fortement critiqué pour vendre ses yaourts ruban rose alors qu’ils contenaient des substances cancérigènes impliquées dans le cancer du sein .

    Distribution de l’argent à des causes non validées scientifiquement

    La distribution de l’argent récolté est souvent critiquée et là encore les critiques sont diverses et nombreuses.

    Les bénéfices du ruban rose sont versés en grande partie à la recherche des labos pharmaceutiques sur le prolongement de la vie des patientes, bien qu’à l’origine, le ruban rose ait été arboré pour la prise de conscience et la prévention.

    Certains activistes dénoncent les salaires élevés des personnes qui gèrent les associations bénéficiant des revenus du ruban rose et de toutes les activités qui lui sont associées (Souvenez-vous de l’ARC). Ainsi le CEO de Komen s’est octroyé une augmentation de salaire de 65% alors que les donations diminuaient.

    Les associations de lutte contre le cancer du sein on mené campagne contre les fondations utilisant la cause rose (en particulier la fondation Komen) en raison de leur position sur la mammographie : des associations de lutte contre le cancer du sein se sont mises à militer pour augmenter la fréquence des mammographies chez les femmes. Ainsi, la fondation Komen s’est associée à l’industrie pharmaceutique et au planning familial et a défendu (en association avec les industriels) la mammographie systématique. Or la pratique d’un dépistage par des mammographies trop fréquentes peut augmenter les risques de cancer du sein. La fondation américaine Komen (association) ou Susan G. Komen for the Cure a collecté un milliard et demi de dollars depuis sa fondation en 1982 aux États-Unis. Cependant, sous le feu de ces nombreuses critiques, les donations pour cette association ont commencé à décliner en 2012.

    Un livre et un film : « Pink Ribbons, Inc »

    Dans un livre publié en 2006, Samantha King décrit comment le cancer du sein a été transformé d’une maladie grave et une tragédie individuelle en une industrie mue par le marché des rescapés. King s’interroge sur l’efficacité et la légitimité des efforts financés par des entreprises privées pour arrêter l’épidémie parmi les femmes américaines.

    Le livre a fait l’objet d’un film documentaire, Pink Ribbon, Inc (film documentaire). Selon la synopsis de ses auteurs, le film « PINK RIBBONS, INC. est un long métrage documentaire qui illustre comment la réalité dévastatrice du cancer du sein, que les experts en marketing considèrent comme une « cause de rêve », est occultée par la brillante histoire à succès du petit ruban rose. »


  • MMA : « 0 bla-bla, 0 tracas » circulez il n’y rien à voir

    Comment l’assureur MMA a « oublié » de rembourser 350 millions à ses clients

    Selon le Canard Enchaîné, la compagnie d’assurance aurait forcé des millions de ses sociétaires à souscrire un prêt, à leur insu et sans rembourser la plupart d’entre eux.
    L’assureur MMA aurait-il piqué « 350 millions à ses clients »? C’est en tout cas ce qu’affirme le Canard Enchainé, dans son édition à paraître du mercredi 27 septembre. Une accusation appuyée par un document censé être « strictement confidentiel » et destiné uniquement au comité exécutif de MMA, soit les dirigeants les plus hauts placés de l’assurance, mais que l’hebdomadaire a réussi à se procurer.
    Selon ce document, daté du 9 mai 2011, plusieurs millions de sociétaires de MMA auraient souscrit, à leur insu, un emprunt que MMA leur aurait imposé pour constituer un « fonds social complémentaire ». Autre problème, le prêt n’a jamais été remboursé à la grande majorité des souscrivants, avance le Canard. La dette à l’égard des sociétaires serait estimée à 260 millions d’euros, 350 millions en comptant les intérêts.

    Impossibilité pour les sociétaires de se faire rembourser

    L’assureur aurait émis ces prêts obligatoire -pour ses clients- entre 1972 et 1988, alors que sa « solvabilité nécessitait d’être renforcée », indique le document cité par le Canard. Leur cotisation est faible, de quelques euros par ans, et ils sont censés être remboursés au bout de vingt ans, assortis d’un intérêt de 5% par an. Sauf que les assurés ne s’aperçoivent pas qu’ils cotisent, et ne songent donc pas à réclamer le remboursement dû, sauf « environ dix [sociétaires] par an », claironne le document confidentiel.
    Et comme MMA n’avait « aucune obligation d’information à l’égard des sociétaires ayant souscrits au fonds social », l’assureur s’est bien gardé de le leur rappeler. Mieux encore, du moins pour MMA, le délai légal de prescription de la dette, auparavant de 30 ans, a été ramené à cinq ans en 2008. Les actions en remboursement ne sont donc plus possibles depuis 2013, au lieu de 2027 avant le changement de la loi.

    Légalement dans les clous

    Interrogé par le Palmipède, l’assureur a confessé que « les comptes 2013, arrêtés en assemblée générale en juin 2014, ont constaté un produit exceptionnel », liés à la prescription de la dette, donc. Légalement dans les clous, MMA ne risque probablement rien.
    Pas sûr, en revanche, que l’article du Canard épargne l’image de l’assureur. MMA jugeait pourtant « peu probable », dans sa note « confidentielle » de 2011, que les articles de presse sur le sujet rencontrent un écho significatif, tant que les enjeux financiers du fonds social ne sont pas connus ». C’est désormais chose faite.


  • Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen

    Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen jusqu’à nouvel ordre. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.

    Par « employés » entendez lobbyistes !

    La conférence des présidents de l’institution a pris cette décision à l’unanimité jeudi matin, deux semaines après que les responsables du géant américain de la chimie ont refusé de se présenter devant le Parlement pour discuter des Monsanto Papers. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.
    Les responsables de l’entreprise avaient décliné l’invitation dans un courrier envoyé mi-septembre, arguant que l’hémicycle européen n’était pas le lieu où discuter de tels sujets. « En d’autres termes, Monsanto veut pouvoir accéder au Parlement uniquement lorsque ça l’arrange, pour défendre ses intérêts derrière des portes fermées, mais pas pour débattre démocratiquement lors d’une audition ouverte », constate Philippe Lamberts. « Le Parlement a donc décidé de ne pas se laisser dicter les termes du dialogue. »


  • Profil psychologique des USA


    Source : commentaire de Musashi dans Les Moutons enragés à propos de l’article de Christelle Néant « Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression… »

    Quoiqu’il en soit les USA ne changeront pas de si tôt …

    Tout comme une personne, un pays a un profil psychologique et dans le cas des usa, le profil est celui de « leader » mais rongé par ses égos, il atteint des niveaux pathologiques inquiétants.

    Les motivations principales :

    Voudraient être autonomes, prouver leur force et résister à leurs faiblesses, être importants dans leur monde, dominer l’environnement, et rester aux commandes des situations qu’ils vivent.
    Peur fondamentale : être blessé ou contrôlé par les autres
    Désir fondamental : se protéger soi-même (contrôler sa vie et son destin)

    1er niveau pathologique :

    Défiant toute tentative de contrôle à leur égard, ils deviennent sans scrupules, dictatoriaux, « la puissance donne le droit ». Criminels et hors la loi, renégats et arnaqueurs. Cœur de pierre, immoraux et potentiellement violents.

    2ème niveau pathologique :

    Ils développent des illusions sur leur pouvoir, leur invincibilité et leur capacité à l’emporter : mégalomanes, ils se sentent tout puissants et invulnérables. Leur ego se répand avec insouciance.

    3ème niveau pathologique :

    S’ils sont en danger, ils sont capables de détruire brutalement tout ce qui n’est pas conforme à leur volonté plutôt que de se soumettre à quelqu’un d’autre.
    Vengeurs, barbares, meurtriers. Tendances sociopathes.
    Correspondent en général aux troubles de la personnalité de type antisocial.


  • Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression….


    Source : Très bon article, très bonne synthèse des évènements tous liés les uns avec les autres, Bravo à Christelle Néant que l’on peut retrouver sur AGORAVOX . Journaliste française travaillant pour l’agence DONi Press à Donetsk, elle couvre le conflit du Donbass et la vie des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk sur le terrain.

    « Comme je le craignais dans un article précédent, les États-Unis sont incapables de remettre en cause leur système de fonctionnement, et face à la réaction russe, au lieu de s’asseoir et de réfléchir cinq minutes aux conséquences, les néo-conservateurs ont bien sûr décidé de jouer dans la surenchère, à l’échelle globale comme à l’échelle locale.

    Alors que la coalition menée par les États-Unis et les groupes terroristes soutenus par ces derniers (les soi-disant rebelles modérés) font désormais face à une défaite évidente en Syrie, grâce à l’intervention de la Russie, certains s’étaient réjouis de l’arrêt du soutien de ces groupes terroristes par la CIA. Un peut trop vite semble-t-il, puisque ces optimistes ont oublié que la CIA n’est pas la seule administration américaine à soutenir certains de ces groupes, le Pentagone aussi. Or le programme du Pentagone n’a pas été arrêté, lui.

    Et ce programme du Pentagone prévoit d’utiliser les Kurdes (et de les armer) pour faire exploser la Syrie en plusieurs petits états. Pour balkaniser la Syrie. Ce faisant les États-Unis vont renforcer la défiance de la Turquie a leur égard, car Ankara considère ces groupes Kurdes comme des organisations terroristes. Ce qui risque de pousser encore plus la Turquie dans les bras de la Russie.

    Pendant ce temps-là, en Asie, la Chine et l’Inde sont au bord d’un conflit dans l’Himalaya, au risque de faire voler en éclat la plate-forme des BRICS et l’OCS, et les États-Unis menacent de plus en plus ouvertement la Corée du Nord. La dernière déclaration américaine annonce même que le président Trump serait prêt à une intervention militaire pour régler le problème nord-coréen. De quoi donner des insomnies à ceux qui craignent l’éclatement d’un conflit en Asie.

    En Europe, l’Allemagne persiste et signe dans sa volonté de contrecarrer les dernières sanctions américaines contre la Russie. Après avoir dénoncé l’illégalité de ces sanctions dont la portée serait extraterritoriale, l’Allemagne appelle carrément à prendre des mesures de rétorsion. Ou comment à force de taper sur son chien, les États-Unis risquent bien de se faire mordre la main par ce dernier, jusque là si obéissant. Ou de voir l’UE se disloquer plus vite que prévu, lorsque chacun tirera la couverture à lui pour essayer de s’en sortir.

    Le genre de situation à laquelle on assiste en Ukraine. Après avoir privé Saakachvili de sa nationalité ukrainienne, Porochenko règle ses comptes avec Avakov, le ministre de l’Intérieur ukrainien. Résultat plusieurs fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont été arrêtés, et certains sont déjà mis en accusation.

    Sentant qu’il est sur un siège éjectable, Avakov doit venir visiter ses unités de la Garde Nationale présentes dans la zone de l’OAT le 5 août. D’après certaines sources au sein du quartier général de la Garde Nationale ukrainienne, Avakov prévoit de donner l’ordre à cette dernière de se rendre à Kiev très rapidement pour mener un coup d’état si jamais il était limogé par Porochenko.

    Dans cette ambiance ante-Maïdan 3.0, un certain nombre d’unités néo-nazies qui s’étaient retirées du front y ont été renvoyées (entre autre Secteur Droit), pour les empêcher de remonter vers Kiev et multiplier les provocations. Le but étant d’occuper les néo-nazis et la population ukrainienne du même coup en ranimant la guerre dans le Donbass.

    Et ce alors que la hausse désormais continue des bombardements quotidiens a déjà fait sept morts et neuf blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk (RPD). Depuis le début de l’année, le décompte macabre en est désormais à 189 morts et 451 blessés en RPD, auxquels il faut rajouter deux soldats de la RPD morts ces dernières 24 h suite à l’arrivée de nouveaux snipers ukrainiens. Ces quatre derniers jours le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ne passe plus en dessous des 54 par jour.

    À Lougansk, c’est de nouveau par des méthodes terroristes que Kiev a décidé de provoquer. Cette fois c’est le monument dédié à ceux qui sont morts en défendant la République Populaire de Lougansk (RPL) qui a été visé par une bombe, qui a explosé à deux heures du matin, heureusement sans faire de victimes. Le monument par contre est presque totalement détruit.

    Mais pour Washington, le bilan ne semble pas suffisant, puisque les faucons du Pentagone ont décidé de remettre le couvert avec l’idée lumineuse de fournir des armes létales (soi-disant défensives) à l’armée ukrainienne. Au vu de l’hystérie russophobe qui règne de Washington à Kiev, la Russie a émis un avertissement concernant cette potentielle livraison d’armes aux Forces Armées Ukrainiennes.

    « Nous croyons que toutes les parties, en particulier les pays qui revendiquent un rôle dans le règlement de la situation, doivent éviter de s’engager dans des actions susceptibles de provoquer une augmentation des tensions dans une région aussi difficile », a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

    Parallèlement au retour de ce vieux serpent de mer qui hante les relations russo-américaines depuis trois ans, Kiev envoie de plus en plus d’armement lourd près de la ligne de front. Montrant ainsi que sa volonté de réintégrer le Donbass est tout sauf pacifique. Cette nouvelle hausse des tensions est comme souvent, liée à l’agenda international, alors qu’une nouvelle réunion doit avoir lieu à Minsk demain, le 2 août.

    La reprise du conflit serait un bon moyen pour Kiev de maintenir de force sur le front les presque 1 200 soldats qui ont demandé à quitter l’armée, et surtout de cacher à la population l’étendue du désastre dans le pays. Car avec un niveau de dette qui atteint cette année 80 % du PIB de l’Ukraine, la liquidation de bon nombre d’entreprises publiques, et l’effondrement de l’industrie, même les journalistes ukrainiens tirent la sonnette d’alarme et disent ouvertement que l’économie du pays fonce droit dans le gouffre.

    Ces journalistes en viennent même à dire que la seule chose qui sauve l’Ukraine (et son seul espoir) ce sont ses habitants qui émigrent à l’étranger et envoient de l’argent au pays pour aider leur famille. Des sommes d’argent non négligeables puisqu’elles représentent 20 % des revenus annuels de l’état et 7 % du PIB !!! Une partie non négligeable du PIB de l’Ukraine est obtenue grâce au fait que le pays est un enfer dont ses habitants veulent à tout prix se sauver.

    Pour sortir le pays de l’impasse il faudrait lancer un véritable plan de redressement économique, mais les autorités ukrainiennes actuelles en sont incapables, et préfèrent offrir des cancans politiques en pâture à la population pour la distraire, ou lancer une véritable traque à toutes les voix discordantes.
    En effet, dans la droite ligne de l’idéologie nazie à laquelle beaucoup de politiciens ukrainiens actuels se réfèrent, le projet Mirotvorets (ce site internet qui liste les « séparatistes » en Ukraine, même les journalistes et les enfants de 10 ans) va être étendu grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, afin de faciliter la traque (et l’élimination) de toute personne qui ne pense pas comme il faut en Ukraine.

    Des auteurs et journalistes comme Oles Bouzina ont déjà payé de leur vie leurs tentatives de dire la vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Cette fois, les néo-nazis ukrainiens passent à la vitesse supérieure, en industrialisant littéralement cette chasse aux dissidents. Si ce procédé vous rappelle certains événements historiques ayant eu lieu en Allemagne dans les années 30, le côté technologique en moins, ce n’est pas une coïncidence fortuite.

    Et alors que les conséquences du Maïdan 2.0 en Ukraine n’ont pas fini d’enflammer le continent européen, les États-Unis rejouent la même partition au Venezuela, à coup de manifestations violentes d’une « opposition » qui ressemblent fort à celles que l’on a vues sur la place de l’Indépendance à Kiev. Le tout avec le soutien même pas caché de la CIA.

    Essayant contrer la course des événements, le président Maduro a lancé la création d’une assemblée constituante. Le vote qui a permis sa mise sur pied, a bien sûr été boycotté dans la violence par la soi-disant opposition, qui ne veut qu’une chose, comme à Kiev en 2013-2014 : provoquer un coup d’état et prendre le pouvoir par la force. D’ailleurs, suite à ce vote qui a été une réussite pour le parti de Maduro, bien sûr, les États-Unis et plusieurs pays de l’UE l’ont déclaré illégitime, et Washington a adopté des sanctions contre le président Maduro. Là encore, la Russie a joué le rôle de la voix de la raison, en appelant chacun de ces pays à cessez de jeter de l’huile sur le feu.

    Les États-Unis sont en pleine chute libre. Ils sont en train de perdre leur position hégémonique. Et plutôt que de l’admettre, et d’opter pour une politique pragmatique, ils ont décidé d’entraîner tout le monde par le fond avec eux. Après eux le déluge ! Et tant pis si tout le monde y passe avec eux.

    Il est temps que les peuples européens se réveillent et se révoltent contre cette course folle des événements, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les vivants ne finissent par envier les morts. »

    Christelle Néant

    Pour voir l’article original : https://dnipress.com/fr/posts/du-donbass-au-venezuela-en-passant-par-lasie-la-cocotte-minute-mondiale-commence-a-montrer-des-signes-inquietants-de-surpression/


  • La lettre ridicule d’un collectif pro-terroriste au président Macron


    Texte de Bruno GUIGUE dans Le Grand Soir

    Une poignée d’experts auto-proclamés vient d’adresser une lettre à M. Macron dont le titre-oxymore prêterait à rire s’il ne s’agissait d’une affaire sérieuse. “M. le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme”, déclament ces soi-disant intellectuels dans les colonnes de “Libération”, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. On croit rêver ! Au moment où l’armée syrienne, soumise aux bombardements américano-sionistes, mène un combat acharné contre Daech, ces charlatans osent dire que l’Etat syrien fait le jeu du terrorisme. Sans scrupule, ils crachent sur la Syrie souveraine, pays courageux qui paie un lourd tribut à la lutte contre les djihadistes made in CIA.
    Combien, parmi ces embusqués, serait capable d’aller se battre contre les terroristes qui viennent encore d’ensanglanter les rues de Damas ? Aucun, bien sûr. Car ce terrorisme, le même que celui qui tue des innocents à Paris, à Bagdad ou à Bamako, ils sont les premiers à le cautionner. Ils ressortent le vieil argument selon lequel les Occidentaux, en refusant de bombarder Damas, auraient laissé prospérer le djihadisme. Ce refus, disent-ils, “ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux”. C’est clair, non ? Il n’y aurait pas d’autre alternative que de rejoindre les coupeurs de tête ! D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si parmi les signataires de cette lettre figure François Burgat, qui est l’un des rares, dans la bande, à intervenir régulièrement sur la tragédie syrienne.

    François Burgat, ça ne vous dit rien ? C’est ce chercheur au CNRS qui déclarait le 9 août 2016, sur RFI : « Je pense que l’un des grands défis des Occidentaux, c’est d’être capables de mettre le curseur sur des forces politiques que l’on va considérer comme fréquentables, ou dont on va accepter qu’elles font partie de ce lot de forces politiques parmi lesquelles les Syriennes et les Syriens choisiront, le jour venu. Et je pense que oui, l’ex-Front al-Nosra devrait faire partie des forces politiques considérées comme fréquentables ».

    Curieux, tout de même, qu’un texte où l’on accuse le président syrien de favoriser le terrorisme soit signé par un “chercheur” qui prône la coopération des puissances occidentales avec la branche syrienne d’Al-Qaida. Il faudrait savoir ! Si vous recommandez l’alliance avec les terroristes, M. Burgat, pourquoi reprochez-vous à M. Assad de favoriser le terrorisme ? En réalité, vous savez pertinemment que l’armée syrienne, avec ses alliés, est la seule à combattre les terroristes. Mais comme vous expliquez depuis 30 ans que le monde arabe doit se convertir à l’islamisme, vous avez vu dans la guerre de Syrie l’accomplissement de votre rêve. Depuis 30 ans, vous vous faites l’apologiste de la charia pour les autres, et maintenant vous jouez à l’attaché de presse pour Al-Qaida. Je crois qu’un enfant de cinq ans vous mettrait le nez dans votre caca.

    Mais M. Burgat et ses amis n’en démordent pas. Se gargarisant avec la “démocratie” et les “droits-de-l’homme”, ces grouillots du néo-colonialisme exigent du président français qu’il sanctionne un peuple coupable de soutenir son gouvernement. S’il vous plaît, M. le Président, pour soutenir cette révolution-bidon, bombardez Damas ! Reprenant les poncifs de la propagande occidentale, ces perroquets de la CIA accusent le gouvernement syrien des crimes les plus invraisemblables. N’ayant peur de rien, ils voient en M. Bachar Al-Assad un “ennemi de l’humanité”. Ils lui attribuent sans rire “90%” des violences de cette guerre qui sévit depuis 2011 et ressassent ad nauseam une accusation de “massacre chimique” dont Seymour Hersh vient de montrer à nouveau le caractère grotesque (Lire “La ligne rouge de Trump”, traduit par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir).

    Mais ces pantins de l’impérialisme ne lisent pas les articles d’un grand journaliste qui dénonça avec talent les crimes US au Vietnam. Les communiqués de la Maison-Blanche leur tiennent lieu de nourriture intellectuelle. Comme leurs maîtres, ils croient qu’il y a des bons et des méchants, et qu’il faut punir les seconds en jetant des bombes. Ils parlent au nom du peuple syrien, mais ils ne l’ont jamais vu, ils ne le connaissent pas. Petites frappes universitaires qui se prennent pour des lumières, plumitifs à deux balles des “think tanks” d’Outre-Atlantique, soi-disant défenseurs d’une cause palestinienne qui sert surtout à remplir leur compte en banque, opposants syriens “off-shore” rémunérés en dollars pour roupiller dans les hôtels de Doha, ces “charlatans de la révolution syrienne” font désormais partie du paysage. Comme de vieilles momies qu’on alignerait le long des routes, ils vont continuer à jalonner le chemin de la victoire, chèrement acquise, de la nation arabe syrienne.


  • Turquie, le pays qui avance à reculons !


    Source : Ouest-France

    La théorie de l’évolution n’est plus enseignée à l’école

    La théorie de l’évolution ? « C’est un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants », selon le président du conseil d’éducation turc. Elle ne sera donc plus enseignée. Adieu, Darwin.

    « Nous pensons que ces sujets dépassent la compréhension des élèves ».

    Ainsi s’exprime Alpaslan Durmuş, un des responsables de l’enseignement supérieur en Turquie, dans une vidéo publiée sur le site Web du ministère de l’éducation. Ce qu’il remet en cause ? La théorie de l’évolution, tout simplement. Le darwinisme, si vous préférez.

    Alpaslan Durmuş, qui préside le conseil d’éducation, a notamment déclaré que l’évolution est « un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants ».

    De l’air et de l’argile

    Et pour cause : l’évolution en tant que concept est refusée par nombre de responsables musulmans traditionnels au Moyen-Orient, qui croient qu’il contredit l’histoire de la création dans les Écritures, dans laquelle Dieu a fait de la vie le premier homme, Adam, après l’avoir façonné avec de l’argile.
    Quoi qu’il en soit, le chapitre sur l’évolution a été carrément supprimé des livres de cours de biologie de la neuvième année d’étude.

    De quoi donner raison à l’opposition laïque qui, en Turquie, soutient que le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan poursuit un programme islamiste dissimulé contraire aux valeurs fondatrices de la République.

    Une théorie « archaïque et dépourvue de preuves »

    L’éducation est évidemment au cœur des débats : c’est elle qui façonne les générations futures. Et jusqu’ici, les protestations à petite échelle des parents dans les écoles locales n’ont guère rencontré d’écho.

    Pourtant, le sujet de l’évolution a déjà animé les débats politiques en début d’année, lorsque Numan Kurtulmuş, premier vice-Premier ministre, a décrit cette théorie comme « archaïque et dépourvue de preuves ». Et quand le ministère de l’Éducation a indiqué qu’il allait augmenter le nombre d’heures consacrées à l’étude de la religion.

    Ce nouveau débat entre tenants de l’islamisme et défenseurs de la laïcité intervient dans un pays qui, voici deux mois, a approuvé – de justesse – un référendum accordant au président Erdoğan de nouveaux pouvoirs.

    Et où les idéaux néo-ottomans, qui considèrent la Turquie comme l’avant-garde d’une grande nation islamique, gagnent du terrain au détriment d’une opposition laïque muselée.


  • Les Etats-Unis toujours en avance sur nous ! Mais pour combien de temps ?

    Les États-Unis subissent la plus grosse fuite de données sur les électeurs de toute leur l’histoire

    Plus de 25 terabytes de données sensibles (adresse, orientation politique…) concernant 198 millions de citoyens américains étaient accessibles sur un serveur en ligne non sécurisé. En cause : une société d’analyse de données recrutée par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle pour mieux cibler les électeurs potentiels de Donald Trump.

    Âge, sexe, adresse, numéro de téléphone, couleur de peau, affiliation politique et position personnelle sur des sujets sensibles comme l’avortement ou les armes… Toutes ces informations concernant 198 millions d’électeurs américains potentiels étaient stockées sur un cloud Amazon, sans aucune protection, libres d’être téléchargées par les internautes qui en connaissaient — ou en découvraient — l’adresse. Soit plus d’un terabyte de données accessible sans mot de passe.

    Celles-ci ont été mises en ligne par l’entreprise d’analyse de données Deep Root Analytics, recrutée pour 983 000 dollars par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle de 2016 pour identifier des citoyens potentiellement enclins à voter pour leur candidat, afin de mieux les cibler à l’aide de publicités ciblées. Après que le chercheur en sécurité Chris Vickery a révélé l’existence de ces gigantesques bases de données en accès libre, le 12 juin dernier, Deep Root a reconnu son erreur et sécurisé les fichiers : « Nous assumons pleinement la responsabilité de cette situation. »

    Une situation inédite par son ampleur puisqu’il s’agit de la plus grande fuite de données d’électeurs potentiels de l’histoire des États-Unis — et du monde –, comme le confirme Chris Vickery : « En termes d’espace disque utilisé, c’est la plus grande exposition à laquelle j’ai eu affaire. Il en va de même pour sa portée. » Celle-ci concerne en effet plus de la moitié de la population américaine.

    Des données captées jusqu’en janvier 2017

    Les données sont d’autant plus sensibles qu’il ne s’agit pas des seules informations récoltées par Deep Root pour proposer des publicités télévisées ciblées mais aussi d’éléments tirés d’autres groupes ayant participé à la campagne de Donald Trump, comme The Data Trust, un service habitué à travailler avec le Parti républicain.

    Si cette base d’informations constitue l’essentiel des données stockées sur le cloud, on y trouvait aussi 24 autres tB de fichiers divers (non téléchargeables) dont un qui s’intitule « Post Élec[tions] 2016 », dernièrement mis à jour à la mi-janvier 2017. On y trouve des informations sur les positions probables de chaque électeur : la probabilité qu’ils aient voté pour Obama à l’élection de 2012, leur avis sur la politique de « l’Amérique d’abord » de Trump, etc.

    Selon Dan O’Sullivan, de la société en sécurité informatique UpGuard, ces prédictions s’avèrent particulièrement justes : « L’exactitude des résultats témoigne de leur talent comme du danger que représente une telle exposition ». Surtout, les fichiers contenaient aussi le numéro personnel RNC ID qui permet d’identifier les données d’une personne anonyme en les liant à ses nom, prénom et adresse, comme de rechercher plus rapidement d’autres informations parmi celles stockées.

    Si ce genre de fuite ne représente pas une première dans le monde, les cas précédemment survenus autour du globe paraissent aujourd’hui dérisoires en comparaison : 93,4 millions de Mexicains avaient ainsi vu leurs données faire l’objet d’une fuite en 2015, quand 55 millions d’électeurs philippins s’étaient fait dérober de telles informations en 2016.


  • Un joli texte appelant à la grève des électeurs – Octave Mirbeau en 1888

    Romancier, essayiste et dramaturge, journaliste et critique d’art français (1848 – 1917)

    Pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc.

    C’était au temps ou les journalistes savaient parler français et pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

    Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin !

    Le Figaro 28 novembre 1888

    La Grève des électeurs

    « Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.

    Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

    Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?

    Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?
    Nous l’attendons.

    Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout.

    Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !

    Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

    Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.
    Mais les autres ?

    Ah ! Oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ?

    Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

    À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ?

    Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

    Et c’est cela qui est véritablement effrayant.

    Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.
    Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

    Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ?
    Eh bien ! Non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces.

    Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.

    Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

    Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

    Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

    Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

    Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

    Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

    Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève. »


  • « La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre aux États-Unis et c’est très grave !! »

    M.V = P.Q

    L’équation de Irving Fischer (1867-1947):

    Avec

    M=quantité de monnaie en circulation,
    P et Q sont les prix et quantités des biens;
    V, la vitesse de circulation de la monnaie.

    Source : Edito de Charles SANNAT pour Insolentiae

    En économie, il y a quelques notions à connaître et quelques paramètres à surveiller. Cela peut sembler complexe, parfois même « ésotérique » ou incompréhensible tant tout cela est caché sous du vocabulaire abscons et pourtant je vous assure, il ne faut pas avoir peur de comprendre ce qu’est la « vélocité de la monnaie ».

    Vélocité cela vient de « véloce », la rapidité donc, ou encore la vitesse.
    Pour une meilleure compréhension, nous remplacerons donc « vélocité » par « vitesse ».

    En quoi donc la vitesse de circulation est importante ?

    Simple mes amis.

    Pierre, Paul, Jacques et tous les habitants du pays imaginaire que l’on appellera « croissance » détiennent un billet dans la main. Si Pierre achète à Jacques une fois dans l’année, on dira que la vitesse de circulation de la monnaie est faible. Il n’y a eu qu’une seule transaction dans le pays « croissance ».

    Si en revanche, Pierre, Paul et Jacques achètent à un qui revend à l’autre qui rachète à l’un puis à l’autre etc., la vitesse d’échange des billets augmente, MAIS il n’y a pas plus de billets.
    On ne parle pas ici du nombre ou de la quantité de billets en circulation mais du nombre de fois où chaque billet existant va changer de main.

    À chaque changement, il y a une transaction économique. Plus les billets changent vite de main, plus il y a de transactions commerciales, donc plus il y a de croissance… Pourtant, la quantité de monnaie n’a pas varié, c’est juste la vitesse de circulation de la monnaie qui a augmenté.
    Vous comprenez donc que pour « générer » de l’inflation, il faut qu’il y ait plus de monnaie, mais aussi que la monnaie circule plus vite.

    Si la vitesse de circulation de votre monnaie s’effondre, ce n’est pas bon signe, mais alors pas du tout, et c’est plutôt bienvenu en enfer qu’au paradis.
    Or que se passe-t-il aux États-Unis, malgré une quantité massive d’injection de nouvelle monnaie et de billets tout neufs ?

    La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre comme vous pouvez le voir sur ce graphique.

    La conclusion ?

    Vous pouvez croire que tout va bien et vous endormir en faisant de beaux rêves. Ou alors vous comprenez non pas ce que l’on vous cache, car rien n’est caché, mais ce que l’on ne veut pas que vous compreniez et que l’on ne crie pas sur les toits et vous prenez vos dispositions. Au cas où !

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


  • Ecoutez le silence des abstentionnistes!


    Source Liliane Held-Khawam

    Les législatives françaises qui se sont tenues le 11 juin 2017 apportent la preuve que nous sommes bel et bien entrés dans une ère post-démocratique. Près de 52% ont refusé de se prêter au processus électoral. Pourtant ce silence crie des émotions et des opinions non relayés sur la place publique.
    ( … )
    Le suffrage universel est la clé de voûte de la démocratie. Avec 52% d’abstention, le suffrage universel est devenu suffrage partiel.

    Abstention massive!

    La non prise en compte des abstentionnistes dans les décomptes finaux revient à ignorer l’avis de 52% de la population. Or, ces citoyens comme les autres s’expriment en réalité par leur silence! Tout professionnel du comportement humain sait que ne pas répondre est une réponse en soi. Elle est valable, valide et interprétable quant au positionnement du sujet par rapport à un thème.
    Si une élection devait être rigoureusement représentative de l’opinion réelle d’un groupe donné, les organisateurs doivent prévoir à la suite de la liste des candidats A,B,C,… la case « Aucun »!

    « Aucun » signifie que les candidats pré-cités ne conviennent pas.

    De plus, la case « Aucun » devrait être comptabilisée dans les décomptes.

    C’est alors que nous pourrions dire que les résultats du vote sont le rigoureux reflet de l’opinion publique exprimée.

    A l’heure actuelle la case « Aucun » est représentée par les bulletins blancs et l’abstention, qui ne sont ni l’une ni l’autre prises en compte dans le décompte des voix.

    Contrairement à certaines interprétations, les abstentionnistes ont une opinion. Le Monde en a interrogé quelques-uns pour comprendre les raisons de ce refus de déposer le bulletin dans l’urne. Les raisons seraient multiples. Elles varient entre des programmes insatisfaisants et la persuasion que « voter ne changera rien », en passant par le dégoût causé par les affaires.

    L’abstentionnisme reflète le rejet d’un système politique représenté par le processus électoral.

    Nous sommes là face à un mouvement massif d’opposition, voire de résistance citoyenne qui a le mérite d’être pacifique!

    Le Monde a donné, il y a quelque temps, la parole à des abstentionnistes. Voici les grands thèmes invoqués comme justificatifs à leur refus de se prononcer ( … ) Ils ne se sentent pas représentés par les candidats

    • Ils sont désabusés, voire écœurés, par les responsables politiques
    • Ils militent pour la reconnaissance du vote blanc
    • Ils militent pour une abstention active
    • Ils prônent des votes alternatifs

    Un internaute a dessiné le profil de ce qu’auraient donné les résultats si l’expression des abstentionnistes avait été prise en compte :

    Source Yoann Ferret http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/11/resultats-legislatives-2017-lautre-facon-de-voir-les-scores-du_a_22136986/

    En parallèle de ce malaise exprimé par l’abstention, les mal-inscrits ont continué à voter pour certains et à être radiés pour d’autres… Le processus électoral, qui intègre de ce fait un phénomène aléatoire, continue de ne pas répondre aux standards exigés par la législation.

    Au vu de ce qui précède, le constat est sans appel. La démocratie est la grande perdante de toutes ces élections et ne sera jamais compensée par les sondages dont les biais ne reflètent en aucun cas l’opinion publique….

    Pour l’heure, le silence des abstentionnistes commence à être traduit en mots en attendant le jour où il sera traduit en chiffres…


  • Vu de Suisse. Une semaine à regarder la fange télévisuelle française


    Source : Alain Campiotti Le Temps Lausanne www.letemps.ch

    Intrigué par l’affaire Hanouna, un journaliste suisse s’est risqué à observer les chaînes françaises pendant sept jours.

    Il découvre, atterré, un mélange de vulgarité, de réalité trafiquée et d’imposture.
    Il y a quelques jours, on m’a invité à plonger dans un monde pour moi étrange et inconnu : le nouveau paysage audiovisuel français. Un cloaque. Pourquoi moi, zappeur vieillissant ? Parce que je ne suis plus dommage ? “Va, tant qu’il est temps, et découvre cette télévision dont on parle !” J’ai eu le malheur d’accepter. C’est un cloaque.
    La proposition avait une origine : tout ce bruit autour de TPMP. Maintenant, je sais traduire : Touche Pas à Mon Poste (C8). J’ai sauté dans la galaxie Hanouna, et ce n’est pas joli à voir, ni agréable à sentir. Naturellement, depuis qu’une menace de sanction plane sur son contrat de 50 millions d’euros l’an, l’animateur barbu, vociférant et hystérique – Cyril de son prénom – montre un poil de prudence : il ne se risquera pas de sitôt à humilier, comme il l’a fait à la mi-mai, un jeune gay en se faisant passer, au téléphone, devant la France entière, pour le client d’un site de rencontres ; son complice et patron, Vincent Bolloré, rustre milliardaire, ne veut pas mettre en péril son empire digital en construction.

    Hanouna ou le vertige de la vulgarité

    Ces petites précautions dictées par l’incident homophobe ne changent pourtant rien au fond : TPMP est en permanence une entreprise obscène et rentable de décervelage. Mais en écrivant cela, un grand trouble me prend. Plus de 1 million de francophones regardent chaque jour ce spectacle dégradant. Que pensent-ils, tous ces “chéris”, comme les nomme (moi donc y compris) Hanouna, quand un de ses comparses raconte qu’il a pissé sur la voiture d’un ami, et qu’un autre s’esclaffe en disant qu’il a pété dans la loge de sa voisine – charmée : “pet avoué est à moitié pardonné” ?
    Écoutent-ils volontiers ce duplex avec Los Angeles, dans un brouhaha tel qu’on ne saisit de la conversation que quelques mots, comme “connard” ou, pour conclure, “on ne va pas faire chier toute la France ?” Rient-ils quand Hanouna se roule sur sa table en poussant de petits cris de poulet qu’on égorge ? Ou quand un de ses faire-valoir, parlant d’un village du Lot, lui demande : “Tu as vu Montcuq ?” Ou quand Baba (c’est aussi son nom) fait venir de petits enfants dressés comme des singes pour participer à ses absurdités, et qu’il les embrasse sans retenue ?
    Ce ne sont que des questions étonnées, mais elles donnent le vertige. Les centaines de milliers de fidèles de TPMP (la meilleure audience dans le genre) donnent au système nauséabond le carburant nécessaire à son bon fonctionnement : malgré le hiatus homophobe, ils aimantent par leur nombre la pub, de Suisse massivement (Migros, Coop…), qui incite Baba et sa bande, puisque ça paie, à en remettre quelques louches dans la vulgarité.
    On voit bien le pouvoir séducteur de cette sorte de dévergondage fangeux, quand l’irrespect s’en mêle, quand les normes sont larguées, quand la provocation se libère dans l’insouciance. C’est ce qui donne sa pétulance au talk-show tel qu’il est pratiqué aux États-Unis, où j’ai séjourné durant six ans. Mais en traversant l’Atlantique, le genre s’est dégradé, abâtardi, il a été souillé et abaissé. D’or à New York (Letterman, Stewart, Colbert…), il est devenu plomb trempé dans la boue par Cyril Hanouna, avec un palier intermédiaire quand Thierry Ardisson demandait au malheureux Michel Rocard “si sucer c’est tromper”.
    Le plus déconcertant dans TPMP, c’est que l’unique sujet de discussion de Baba et des siens, c’est eux-mêmes, leurs amis et leurs ennemis dans le cirque audiovisuel parisien. Ainsi, l’autre soir, les “pas toucheurs” ironisaient sur je ne sais plus quelle blonde des Anges.

    Les Anges de la téléréalité, éloge du vide

    Les Anges, Back to Paradise (NRJ12) ! Neuvième saison ! Une villa à Miami ! Les Anges, c’est l’artifice imbécile élevé au niveau supérieur des beaux-arts, c’est le stade ultime de la télé-réalité lobotomisée, non pas une ou deux heures par jour, mais à journée faite pour qui peut supporter une chose pareille. Vous connaissez le principe ? Les hôtes de la villa sont des filles et des gars, tous formatés, sélectionnés dans d’autres émissions françaises du même acabit. La crème de la crème, donc. Ils vivent là, dans le luxe, entre la piscine et de larges sofas blancs où ils s’affalent parce qu’ils sont soit superfatigués, soit hypercontents d’être allés dans un restaurant hypersympa où ils ont bu, avant de danser, des cocktails dans des verres hauts comme des vases à tulipe.
    Que font-ils ? Rien. Ils achètent des fringues, préparent des castings pour accéder à un niveau encore plus élevé de vacuité. Le scénario leur fait jouer des flirts byzantins et asexués, et des querelles risibles qui poussent une fille à dire que ça lui “met la haine” et qu’elle va “rester au lit”. S’il y avait une censure en France – qu’aux dieux ne plaise ! – elle aurait là son premier devoir. En fait, Les Anges sont “déconseillés aux moins de 10 ans”. Autant dire qu’à 11 on peut entrer dans cet apprentissage de l’insignifiance la plus radicale.
    Au début de la semaine, Hanouna et ses zèbres, dans l’exploration de leur territoire de chasse, s’étaient aussi intéressés, à leur manière, à Koh Lanta (TF1, audience outrageusement supérieure) parce qu’ils avaient remarqué que Clémentine, l’une des héroïnes de cette aventure, n’avait pas rasé ses poils sous les aisselles, et à The Island (M6), autre expédition qu’ils trouvent longuette et ennuyeuse. Et c’est bien intéressant.

    The Island, un poil de sincérité sur M6

    Car The Island, dans l’univers frelaté de la téléréalité, fait exception : les aventuriers de Mike Horn, dans leur archipel du Pacifique, sont les seuls à qui on peut croire un peu. Quand Thibaud l’unijambiste parle de ses épreuves, il respire la sincérité. Quand Claire dit qu’elle n’en peut plus, on voit son épuisement. Et quand ils fabriquent un radeau pour traverser un bras de mer parmi les crocodiles, on comprend que l’épreuve n’est pas simple. Koh Lanta, de son côté, est aussi éloigné de toute vie réelle que Les Anges, sans la villa et les sofas blancs, et c’est sans doute ce qui plaît à la bande excitée de TPMP : Mathilde met le collier qui va lui sauver la mise dans sa culotte, et on a l’impression de lire avec elle le scénario cucul qui lui a été préparé.

    Cultivons la médiocrité avec Bienvenue au Camping

    Pour me reposer de ces aventures lointaines, je suis revenu en terre familière : Bienvenue au Camping (TF1). C’est un rude retour vers le réel, et un autre pan de la télévision populaire. Cette école-là pourrait s’intituler : cultivons à quatre notre médiocrité. Au Camping, trois propriétaires d’installations de mobile home ou de cabanons visitent, à tour de rôle, celle d’un quatrième et le notent. À la fin de la semaine, il y a un vainqueur. Entre-temps, c’est un festival de petites délicatesses : examen de matelas ou de chiottes, karaoké ou danse des canards le soir venu, qualité des frites “pas maison”, bilan de la journée sur l’oreiller et ronflements en direct, sans oublier “T’as pas lavé tes panards” ; et il faut apporter ses couverts !

    Un dîner presque parfait et parfois drôle

    Le même canevas s’applique à différentes situations, à table ou à la noce. Dans Un dîner presque parfait (M6), trois cuisiniers amateurs s’invitent chez un quatrième, et c’est parfois drôle. Dans Quatre Mariages pour une lune de miel (TF1), trois futures ou tout juste épouses jaugent la noce d’une quatrième, du faire-part à l’alliance, en passant par les bonbons disposés en cœur, avec un Sinatra langoureux tombant du haut-parleur. “Trop mignon” : elles le disent.

    Aux frontières du réel avec Super Nanny

    C’était le rayon du réel tout cru. À côté, il y a celui de la réalité trafiquée : une situation familiale à peu près désespérée, et un sauveur qui frappe à la porte, avec ses caméras. Dans Super Nanny (NT1), Sylvie Jenaly, ancienne étudiante de l’École hôtelière de Lausanne, tailleur noir et sac rouge, contemple d’un air attristé le bordel qui règne à la table de Cyril (un autre) et Fallon qui ne contrôlent plus leurs quatre enfants, ou avec une moue encore plus navrée Sabrina en train de donner le sein à sa fille de 3 ans pour la calmer. “On va rééquilibrer un peu tout ça”, intervient la nanny, et elle expose à la maisonnée rassemblée leurs nouvelles règles de vie sur un grand écran. À la fin, tout le monde à la larme à l’œil.

    Le spectacle du malheur sur NRJ12

    Dans SOS : ma famille a besoin d’aide (NRJ12), Pascal Soetens, le “grand frère”, affronte des situations encore plus corsées. Eric et Evelyne abusent visiblement du rosé, et Aurélien, qui en est à son troisième père, est déjà passé par l’alcool, lui aussi, et par la prison. Dans la famille, ça cogne, et le grand fiston se réfugie du soir au matin devant sa console de jeux vidéo. Désespéré. Soetens embarque toute la maisonnée vers un cabanon (retour au Camping !) en pleine nature, sans écran et sans bouteille. Il leur fait casser des briques, propose à Aurélien un peu de culture physique et du parapente. Au final, tout le monde s’embrasse.
    Que se passe-t-il six mois, un ou deux ans plus tard ? On ne le sait pas. Des drames et des tragédies transformés en spectacles, des malheureux à qui on demande de rejouer leur propre misère mise en scène devant la caméra : c’est bien sûr une imposture.
    Dans un entretien qu’il a donné au Figaro, on comprend que le “grand frère” n’est pas exactement un travailleur social. Interrogé au sujet de Cyril Hanouna, Soetens répond que c’est son modèle : “J’aimerais me calquer sur lui.” La boucle est ainsi bouclée. Et comme dit Baba dans un échange compulsif avec un de ses meilleurs ennemis (Yann Barthes) : “On s’en bat les couilles.”


  • Le revers de la médaille


    Source : Express.live

    Les jeunes modérateurs qui ‘nettoient’ Facebook développent des troubles de stress post-traumatique

    Dans une interview accordée au journal The Telegraph, Mary Eiken, cyberpsychologue du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité à Europol, explique que les jeunes modérateurs de Facebook développent des symptômes de stress post-traumatique car ils sont utilisés comme filtre humain afin d’éliminer les contenus les plus horribles de l’Internet.

    Facebook a annoncé qu’il allait embaucher 3.000 modérateurs supplémentaires pour examiner les contenus à caractère terroriste, les séquences vidéo d’exploitation d’enfants ainsi que tout discours de haine.

    Des filtres humains

    Pour la cyberpsychologue qui étudie les conséquences de la technologie sur le comportement humain, cette initiative est irresponsable. Par ailleurs, ce nombre de personnes ne fait pas le poids contre les deux milliards d’utilisateurs que compte le réseau.
    « J’ai un problème éthique majeur en ce qui concerne l’emploi de 3.000 jeunes sortis de l’université exposés aux contenus extrêmes et qui sont en outre utilisés comme « filtres humains » par une entité commerciale », précise-t-elle.
    Les cas les plus horribles auxquels sont confrontés ces jeunes modérateurs sont recensés dans un article du magazine Wired qui s’interroge:
    « Nous avons tous déjà été affectés par quelqu’un qui dit quelque chose que nous n’apprécions pas ou par un deuil. Mais ce sont des choses sont normales. Mais est-ce qu’avoir des relations sexuelles avec un enfant de deux ans est quelque chose de normal ? Est-ce que décapiter quelqu’un lentement est normal ? Est-ce que c’est quelque chose à quoi vous vous attendez ? »
    Des entreprises comme Facebook ou Google dépendent de plus en plus d’une cohorte de travailleurs qui filtrent les excès de l’humanité pour nous protéger nous les utilisateurs. Un certain nombre de politiciens et de gouvernements menacent les réseaux sociaux d’amendes montres si tout contenu inapproprié n’est pas supprimé assez rapidement. Des lois dans ce sens sont soumises aux différents parlements.

    Comment protéger nos enfants, avec des opérateurs sous-payés ?

    Ces légions d’employés se trouvent principalement aux Philippines et sont payées entre 300 et 500 dollars par mois.
    Selon Hemanshu Nigam, ancien chef de sécurité de MySpace, actuellement consultant du bureau de sécurité en ligne SSP Blue, le nombre de modérateurs de contenu employés par les réseaux sociaux, les applications mobiles et les services de cloud dans le monde dépasse les 100 000, soit environ le double de la totalité des employés de Google et près de 14 fois celle de Facebook.
    L’âge minimum requis pour avoir un compte Facebook est 13 ans, mais, selon Aiken, des enfants beaucoup plus jeunes se connectent tout de même et Facebook et les autres réseaux sociaux échouent dans leurs efforts pour protéger la jeunesse :

    « Est-il crédible qu’une entreprise qui connaît jusqu’à la couleur de vos chaussettes ne sache pas qu’un enfant de huit ans se trouve derrière l’écran ? Bien sûr qu’ils savent que des enfants sont assis devant Facebook, mais nous n’avons pas obligé les réseaux sociaux à faire ce que nous faisons dans le monde réel. A cet âge, vous ne pouvez pas acheter d’alcool ou de cigarettes. Pourquoi avons-nous permis aux entreprises de réseaux de faire ce qu’elles veulent. Il nous appartient en tant que société d’empêcher cela. »


  • Qatar : Le bal des hypocrites


    En Grande-Bretagne, une enquête gouvernementale concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse. (Crédits : © Muhammad Hamed / Reuters)

    Qatar : l’hypocrisie de l’Arabie saoudite sur le financement du terrorisme

    Alors que Riyad et ses alliés tournent le dos au Qatar en l’accusant de soutenir le terrorisme, une enquête gouvernementale britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite dans le financement de l’extrémisme religieux au Royaume-Uni.
    Au lendemain de l’attentat de Londres, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés, l’Egypte et des pays du Golfe, emmenés par l’Arabie saoudite, ont interrompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent notamment Doha de « soutien au terrorisme », notamment à Al-Qaïda, l’Etat islamique et aux Frères musulmans (confrérie classée « terroriste » par l’Egypte et des pays du Golfe).
    Une justification pour le moins étonnante, car des dirigeants et des sujets du royaume wahhabite ont fait l’objet d’accusations similaires. D’ailleurs, en Grande-Bretagne, une enquête du ministère de l’Intérieur concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse.

    3,5 milliards de dollars de livres sterling

    Lancées début 2016 par David Cameron, alors Premier ministre, ces investigations ne sont pas encore terminées, mais le ministère de l’Intérieur pourrait ne pas en publier les conclusions, qualifiant le contenu de « très sensible », selon The Guardian.
    Londres se montre sans doute réticente à attaquer un partenaire commercial. L’Arabie saoudite ayant récemment conclu un deal de 3,5 milliards de livres sterling (4 milliards d’euros) pour l’achat d’armes britanniques, rappelle The Independent.
    Au Royaume-Uni, les leaders de l’opposition, des travaillistes aux libéraux démocrates, exigent la publication de cette enquête. La décision devrait être prise par le nouveau gouvernement issu des élections générales, qui se tiendront le 8 juin.

    L’axe du « Mal »

    Concernant Doha, Riyad lui reproche surtout son appui supposé aux « activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (Est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays. Pour rappel, l’Arabie saoudite et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016 à la suite de l’exécution d’un chef chiite dans le royaume wahhabite.
    Les déclarations du président américain, Donald Trump, lors de sa tournée diplomatique au Moyen-Orient deux semaines plus tôt, définissant un axe du « Mal » composé de l’Etat islamique et de l’Iran, ont pu jouer dans le déclenchement de cette crise entre les monarchies du Golfe.


  • Bayrou veut mettre fin aux avantages fiscaux du Qatar en France


    Source : Par latribune.fr

    Lundi 5 juin, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a estimé que les avantages fiscaux donnés au Qatar devaient être abrogés.

    « Est-ce que cette situation peut durer? Je ne le crois pas. […]Je pense qu’il est très important qu’on ait en France une équité fiscale. »
    Pour justifier sa décision, le nouveau ministre de la Justice a évoqué que la République française avait donné un avantage fiscal incroyable au Qatar sous la responsabilité de Nicolas Sarkozy. En 2008, une convention fiscale avait été conclue entre le Qatar, exonérant les entités publiques du pays d’impôt sur les plus-values immobilières effectuées en France. La convention, sujet courant de polémiques, avait déjà été critiquée par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.
    Sur BFM TV, le 10 avril, François Bayrou avait déjà annoncé: « Sur ce sujet je serai très ferme […]Je mettrai fin aux accords qui favorisent en France le Qatar. »

    Une crise sans précédent entre les puissances du monde arabe

    Cette annonce intervient au lendemain d’une crise diplomatique sans précédent depuis plusieurs années entre grandes puissances du monde arabe. En effet, lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont mis fin à leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils l’accusent de promouvoir le terrorisme.
    Les ressortissants qataris ont, par conséquent, deux semaines pour quitter l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn. En même temps, les trois pays ainsi que l’Egypte ont suspendu tous les moyens de transports à destination ou en provenance du Qatar tandis que Ryad et Manama ont fermé leur espace aérien aux avions qataris. Le Caire a donné 48 heures à l’ambassadeur du Qatar pour quitter l’Egypte.


  • Le contrat d’armement américano-saoudien de 110 milliards de dollars est une “fake news”


    Source : Express.live Audrey Duperron

    « Le président Trump s’est rendu en Arabie Saoudite et son administration a annoncé qu’il avait conclu un contrat d’armement de 110 milliards de dollars avec le Royaume.

    Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas d’accord. L’annonce est une « fake news », écrit Bruce Riedel dans une colonne sur le blog du think tank Brookings, qui se décrit comme indépendant.

    « Il n’y a aucun contrat de 110 milliards $. En revanche, il y a une série de lettres exprimant un intérêt ou une intention, mais pas de contrats. Beaucoup sont des offres dont l’industrie de la défense américaine espère qu’elles intéresseront un jour les Saoudiens. Pour le moment, rien n’a été notifié au Sénat américain pour qu’il l’examine. La Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l’instance du Pentagone qui gère les ventes d’armes, les qualifie de « ventes prévues ». Aucun des contrats identifiés pour le moment ne sont nouveaux, ils ont tous débuté sous l’administration d’Obama ».

    Une simple liste de courses !

    Selon Riedel, ce que les Saoudiens et Trump ont fait, c’est de dresser la liste potentielle de ce que les Saoudiens souhaiteraient acheter, puis ils l’ont présentée au monde comme si c’était un accord. « Mais même les chiffres ne sont pas cohérents. C’est une fake news », commente Riedel.

    Les Saoudiens n’ont plus d’argent

    « De plus, il est très peu probable que les Saoudiens puissent encore payer un contrat de 110 milliards de dollars, en raison des faibles cours du pétrole et de la guerre qui dure depuis plus de 2 ans au Yémen », a ajouté Riedel.
    « Le President Obama avait vendu pour 112 milliards de dollars d’armes au royaume sur une période de huit ans. […] Avec la chute des cours du pétrole, les Saoudiens ont depuis rencontré des difficultés pour respecter leurs obligations de paiement ».


  • Grand rassemblement de Paranoïaques Obsessionnels.


    Source Courrier International

    L’armée française s’exerce en Estonie pour contrer la menace russe

    Plus de 300 soldats français, soutenus par des chars Leclerc, s’exerçaient mardi pour la première fois en Estonie, afin de rassurer ce Pays balte, membre de l’Otan, inquiet de la menace de son voisin russe.
    « Vu les événements de ces dernières années, il me semble normal que les Pays baltes puissent ressentir une certaine inquiétude vis à vis de leur voisin, explique à l’AFP le Lieutenant Colonel Lionel, conseiller en communication du détachement français de la mission Lynx, « mais à l’heure actuelle(…) c’est plus un jeu de communication ».

    Par mesure de sécurité, le colonel ne divulgue que son prénom et la prudence est le principal mot d’ordre de l’exercice.

    Les soldats ne peuvent pas approcher à moins de cinq kilomètres de la frontière russe en uniforme militaire, dit-il.

    Les manœuvres, tenues dans le cadre des exercices Spring Storm de l’Otan avec la participation de 6.000 soldats de l’Alliance se déroulent sur un terrain boisé près de Tapa dans le nord de l’Estonie.
    Après deux rotations de quatre mois en Estonie, les soldats français se déplaceront en Lituanie voisine.

    Qu’en dit la Russie ?

    La Russie quant à elle dément toute ambition territoriale et accuse l’Otan de vouloir l’encercler.
    L’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov a relevé vendredi que les troupes terrestres françaises étaient présentes aux frontières de la Russie « pour la première fois depuis 1812 » et la campagne napoléonienne.

    Comme si nous n’avions pas d’argent à dépenser utilement ailleurs

    Autant en emporte l’OTAN !


  • Banques françaises: des Amérindiens s’invitent aux assemblées générales


    Source : Danièle Guinot Membre Mon Figaro. Journaliste au service Patrimoine, Bourse

    Ils ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain.

    Ils ont traversé l’Atlantique pour participer aux assemblées générales des banques françaises qui se tiennent en ce moment. Invités par l’ONG Les Amis de la Terre, Juan Mancias, chef de la tribu Esto’k Gna au Texas, et cinq autres Amérindiens ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain. «Nous sommes dans un contexte extrêmement inquiétant (…) avec une administration des États-Unis qui menace de sortir de l’accord de Paris et démantèle l’intégralité des réglementations adoptées en matière environnementale et climatique, a expliqué mardi, lors de l’AG de BNP Paribas, une représentante de l’ONG. On vous demande de ne pas être complices de cette politique anti-climat.»

    Le projet Dakota Access Pipeline, relancé par Donald Trump, est au cœur des préoccupations. Cet oléoduc vise à transporter l’or noir du Dakota du Nord vers l’Illinois. Le projet a soulevé un mouvement de protestation porté par la tribu sioux de Standing Rock, qui assure que l’oléoduc risque de polluer un lac qui est sa principale source d’approvisionnement en eau.

    BNP Paribas a rappelé mardi avoir «décidé de sortir» de son financement, en avril. Natixis, le Crédit agricole ou la Société générale ont en revanche maintenu leurs engagements, décidés il y a plusieurs années. Ces banques veulent toutefois faire évoluer le cadre des principes de l’Équateur, adoptés par 90 institutions financières pour identifier, évaluer et gérer les risques environnementaux et sociaux. Ils plaident pour obtenir à l’avenir le consentement des communautés touchées par de tels projets.