• … et vous vous demandez pourquoi le nombre de cancers augmente ?


    Les agrumes sont la catégorie de fruits la plus contaminée. [Kyle McDonald/Flickr]

    Source : Samuel White | EURACTIV.com

    Les perturbateurs endocriniens présents dans un tiers des fruits en Europe

    Plus du tiers des fruits consommés dans l’UE contient des résidus de perturbateurs endocriniens, selon une étude publiée en amont d’un vote crucial au Parlement sur le sujet.

    Selon une étude menée par l’ONG Réseau action pesticides (PAN Europe), 68 % des fruits consommés dans l’UE présentent des traces de pesticides et pas moins de 34 % contiennent des résidus de 27 pesticides contenant des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux.

    Pour les légumes, les chiffres sont un peu moins élevés, mais restent inquiétants : 41 % contiennent des résidus de pesticides et 14 % des résidus de pesticides contenant des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux.

    Les perturbateurs endocriniens sont des substances perturbant le système hormonal. Ils auraient donc un impact négatif sur le système reproductif, l’apparition de cancers ou encore le développement des fœtus et nouveau-nés.

    Les données utilisées dans l’étude de PAN Europe, récoltées en 2015, montrent que les agrumes sont les fruits les plus contaminés. En effet, entre 46 et 57 % des mandarines, oranges et pamplemousses contiennent des substances endocrino-perturbatrices potentiellement dangereuses. Pour les pêches, raisins et fraises, le chiffre est légèrement plus bas : entre 34 et 45 %. Parmi les légumes les plus contaminés, on retrouve le céleri et la roquette, entre 35 et 40 %.

    En tête des empoisonneurs : l’Espagne !

    Les fruits et légumes cultivés dans le sud de l’Europe sont plus susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux que ceux qui sont produits dans le nord du continent. En tête, l’Espagne (35 % de tous les produits), la Grèce (25 %) et l’Italie (23 %). C’est cependant dans le nord que l’on consomme le plus de fruits et légumes contaminés, en particulier en Irlande (42 %), en Suède (34 %) et aux Pays-Bas (32 %).

    Le 4 octobre, les eurodéputés s’exprimeront sur la proposition de définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission. La définition a été rejetée par la commission ENVI la semaine dernière et a été vivement critiquée par les militants pour la santé et l’environnement, qui regrettent notamment qu’elle ne tienne compte que des perturbateurs endocriniens présents dans les pesticides.
    L’exécutif européen défend sa proposition, assurant que ses critères de définition sont une étape importante vers une meilleure protection des citoyens européens.

    « Une fois appliqué, le texte assurera que toute substance utilisée dans les pesticides et identifiée comme un perturbateur endocrinien pour les humains ou les animaux pourra être évaluée et retirée de la vente », avait indiqué Vytenis Andriukaitis, commissaire à la santé, en juillet, lors de l’approbation du texte par les experts des États membres.

    Les législateurs européens ne parviennent pas à nous protéger

    PAN Europe (PAN Europe est un réseau d’organisations non-gouvernementales européennes qui promeuvent l’adoption de solutions alternatives à l’utilisation des pesticides.) estime cependant que la définition prévoit une « charge de preuve bien trop importante », ce qui ne la rendra applicable que pour une série très limitée de substances en pratique.

    En outre, sont exclues des critères de la Commission les substances spécialement conçues pour s’attaquer aux systèmes endocriniens (qui gèrent les hormones) des insectes, même si elles ont des conséquences importantes pour d’autres animaux, humains inclus. Une exemption « incompatible avec l’objectif de la législation, qui est d’assurer un haut niveau de protection aux humains », souligne l’ONG.

    « Un sujet d’une telle importance, qui implique nos aliments et touche les plus vulnérables, devrait faire l’objet d’actions immédiates, et si les législateurs européens ne parviennent pas à nous protéger, ce sont les États membres qui doivent agir », martèle Angeliki Lysimachou, toxicologue environnementale.
    « Ces substances n’ont pas leur place dans nos assiettes ni dans notre chaine de production alimentaire. »


  • Qu’y a-t-il derrière le Ruban rose ? Ce qu’il faut savoir avant de le mettre partout.


    Source partielle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_rose

    Histoire du ruban rose

    En 1992 aux États-Unis, Alexandra Penney, qui était rédactrice en chef du journal Self un magazine consacré à la santé des femmes, travaillait au deuxième numéro annuel du National Breast Cancer Awareness Month .

    Le premier numéro avait eu un grand succès : Evelyn Lauder, vice-présidente chez Estee Lauder et survivante d’un cancer du sein, avait été invitée pour être rédactrice du numéro spécial. Alexandra Penney voulait renouveler ce succès1. Penney eu l’idée de créer un ruban et de demander à l’entreprise Estee Lauder de le distribuer dans les magasins de New York. Evelyn Lauder surenchérit alors en promettant de mettre des rubans sur tous les comptoirs de magasins cosmétiques du pays.

    But

    À l’origine, le but du ruban rose a été de créer un succès commercial pour le magazine Self et l’entreprise Estée Lauder, tout en soutenant la lutte contre le cancer du sein en mettant l’accent sur son dépistage précoce.

    Les objectifs du ruban rose se sont multipliés à mesure que le ruban était repris par d’autres entreprises.

    L’association activiste Think Before You Pink dénonce les dérives nombreuses que ce flou a créer. L’entreprise New Balance est dénoncée comme exemple : New Balance a vendu des sneakers avec un ruban rose très discret imprimé sur la chaussure et défendent que l’idée est simplement « la prise de conscience » (aucun argent n’est reversé et aucune information sur le cancer du sein distribuée).
    De plus, le dépistage précoce du sein par mammographie est un sujet controversé. En effet, un dépistage systématique peut mener à de nombreux faux positifs. Une fréquence trop élevée de mammographie augmente les risques de cancer.

    Un profit commercial pour les marques.

    Vers la fin des années 1980, le monde de l’industrie commença à s’intéresser au marketing lié aux grandes causes, sous l’influence de Carol Cone, créatrice de l’entreprise Cone Communications. Ses études sur les consommateurs montraient que, à prix et qualité égale, les consommateurs étaient prêts à changer de magasin ou de marque pour acheter un produit versant de l’argent ou soutenant une bonne cause. En 2013, 89 % des américains interrogés se disent prêts à changer de marque ou de magasin pour acheter un produit similaires qui défendrait une cause.

    Carol Cone (de Cone communications) fut ainsi à l’origine la campagne de Reebok sur la défense des droits de l’homme à la fin des années 1980. En 1993, elle aida les cosmétiques Avon à mettre en place un claim sur leurs produits soutenant la cause du cancer du sein1. Avon développa un ruban à accrocher, d’un rose différent de celle de Estée Lauder.

    Leur campagne généra 10 millions de dollars les deux premières années. En 1993, environ 15 moyennes et grosses entreprises aux États-Unis avaient adopté la cause du cancer du sein.

    En décembre 1996, le New York Times Magazine parla du cancer du sein comme « la charité à la mode cette année (en anglais : this year’s hot charity) ».

    En 1998, on estime qu’au moins 100 compagnies font la promotion du ruban rose sur leurs produits aux États-Unis et il est vraisemblable que ce chiffre soit beaucoup plus élevé.
    Les détracteurs du ruban rose se sont multipliés, dénonçant le contraste entre les succès commerciaux des entreprises qui adoptent le ruban ou la couleur rose pour certains de leurs produits, et le peu d’argent ou d’information donné en retour pour lutter contre « l’épidémie de cancer du sein ». Tandis que certaines entreprises donnent de larges sommes aux programmes anti-cancer, d’autres profitent de l’avantage marketing qui leur offre le symbole sans que les profits pour la cause du cancer du sein ne soient significatifs.

    Critiques : Le « marketing rose » ou pinkwashing

    Certaines des critiques du ruban rose parlent de Pinkwashing ou de marketing rose : ce terme est un « mot-valise anglais fait référence au travestissement du «marketing de cause en opportunisme commercial», comme l’explique Slate ». Le pinkwashing est un terme également utilisé par le mouvement LGBT.

    Opacité des comptes : argent collecté, argent reversé.

    L’une des critiques des entreprises et associations utilisant les rubans roses ou la couleur rose, porte sur l’opacité de leurs comptes.

    Aux entreprises, il a été reproché de faire un bénéfice très large en utilisant la cause du cancer du sein, mais de reverser trop peu d’argent comparé au bénéfice ainsi obtenu. La marque Yoplait promettait de reverser 10 centimes sur chaque pot de yaourt vendu ; or pour que les 10 centimes soient reversés, les consommateurs devaient renvoyer l’opercule rose (le laver, le mettre sous enveloppe pour l’envoyer par courrier). Pour atteindre la somme de 36 dollars US, les consommateurs auraient du consommer trois pots par jour pendant 4 mois, ce que les activistes ont dénoncé à plusieurs reprises. Au Canada, la marque Yoplait avait limité les dons à 80 000 dollars (les excédants allaient à l’entreprise !)
    American Express s’engagea à verser 0.01 dollar pour chaque transaction indépendamment de la somme engagée ce qui fut également critiqué par la presse.

    Ainsi la ligue de football américain NFL (National Football League) n’a reversé que 8 % des revenus issues de ses produits au ruban rose1.

    Aux associations, il est reproché leur manque de transparence sur leurs comptes et le fait que les salaires octroyés soient trop élevés, ou encore le fait que l’argent obtenu par une association peut être reversé à une autre association, multipliant les intermédiaires et les dépenses associées au fonctionnement des associations plutôt qu’aux patients ou aux campagnes d’information.

    Promotion rose de vente de produits cancérigènes !

    L’une des autres critiques du ruban rose est qu’il est parfois apposé sur des produits qui sont eux-même cancérigènes (aliments contenant des substances cancérigènes, produits de beauté contenant des produits cancérigènes, etc). Yoplait a été fortement critiqué pour vendre ses yaourts ruban rose alors qu’ils contenaient des substances cancérigènes impliquées dans le cancer du sein .

    Distribution de l’argent à des causes non validées scientifiquement

    La distribution de l’argent récolté est souvent critiquée et là encore les critiques sont diverses et nombreuses.

    Les bénéfices du ruban rose sont versés en grande partie à la recherche des labos pharmaceutiques sur le prolongement de la vie des patientes, bien qu’à l’origine, le ruban rose ait été arboré pour la prise de conscience et la prévention.

    Certains activistes dénoncent les salaires élevés des personnes qui gèrent les associations bénéficiant des revenus du ruban rose et de toutes les activités qui lui sont associées (Souvenez-vous de l’ARC). Ainsi le CEO de Komen s’est octroyé une augmentation de salaire de 65% alors que les donations diminuaient.

    Les associations de lutte contre le cancer du sein on mené campagne contre les fondations utilisant la cause rose (en particulier la fondation Komen) en raison de leur position sur la mammographie : des associations de lutte contre le cancer du sein se sont mises à militer pour augmenter la fréquence des mammographies chez les femmes. Ainsi, la fondation Komen s’est associée à l’industrie pharmaceutique et au planning familial et a défendu (en association avec les industriels) la mammographie systématique. Or la pratique d’un dépistage par des mammographies trop fréquentes peut augmenter les risques de cancer du sein. La fondation américaine Komen (association) ou Susan G. Komen for the Cure a collecté un milliard et demi de dollars depuis sa fondation en 1982 aux États-Unis. Cependant, sous le feu de ces nombreuses critiques, les donations pour cette association ont commencé à décliner en 2012.

    Un livre et un film : « Pink Ribbons, Inc »

    Dans un livre publié en 2006, Samantha King décrit comment le cancer du sein a été transformé d’une maladie grave et une tragédie individuelle en une industrie mue par le marché des rescapés. King s’interroge sur l’efficacité et la légitimité des efforts financés par des entreprises privées pour arrêter l’épidémie parmi les femmes américaines.

    Le livre a fait l’objet d’un film documentaire, Pink Ribbon, Inc (film documentaire). Selon la synopsis de ses auteurs, le film « PINK RIBBONS, INC. est un long métrage documentaire qui illustre comment la réalité dévastatrice du cancer du sein, que les experts en marketing considèrent comme une « cause de rêve », est occultée par la brillante histoire à succès du petit ruban rose. »


  • Du nouveau contre la pyrale du buis !


    Source 7 octobre 2017 / Corinne Morel Darleux

    La nature n’a pas de morale, elle cherche l’équilibre

    Dans sa dernière chronique d’un été entre fiction et réalité, Corinne Morel Darleux évoquais « la pyrale blanche, qui annihile les buis dans nos montagnes et augmente les risques d’incendie, forme de véritables nuées qui de nuit trompent le regard comme autant de flocons de neige en plein été ».
    Aujourd’hui ce ne sont ni les papillons ni les chenilles, mais simplement l’automne qui racornit et jaunit les feuilles en altitude. Comme un ruissellement d’ocres qui dévale la montagne des sommets vers la vallée. Et du côté de la pyrale, on est peut-être en train d’assister à une belle leçon de résilience : l’écosystème combiné de verticalité, de forêt et d’habitants emplumés est en train de produire un petit miracle là où l’action humaine, malgré toute son ingéniosité, avait jusqu’ici échoué.
    Les chenilles de la pyrale passent l’hiver dans leur cocon et deviennent chenilles en février-mars. Elles se précipitent alors sur les jeunes feuilles de buis au moment où celles-ci sont tendres à souhait. On en croise des files indiennes interminables quand on se balade dans nos forêts de montagne tout au début du printemps.

    c’est encore une mésange qui vient nous sauver

    Mais la pyrale a enfin trouvé son prédateur naturel, dix ans après son apparition : alors qu’on plaidait contre les produits à « losange-rouge-point-d’exclamation » qui tuent la pyrale mais aussi les abeilles, qu’on réfléchissait à les brûler, qu’on installait des sortes de gouttières circulaires pour les piéger, qu’on calculait ce que cela coûterait à la collectivité, c’est encore une mésange qui vient nous sauver.

    Des mésanges.

    Comme souvent c’est une histoire de protéines, de gourmandise peut-être : la mésange s’intéresse de plus en plus près à ces nouvelles nourritures bien utiles à la croissance des petits ou à la fortification volatile d’avant migration. Sur la liste des convives, on retrouve également le pic épeiche ou les guêpes parasitoïdes.
    Et alors qu’elle cherchait des moyens de destruction, l’action des collectivités devient installation de nichoirs à mésanges, tandis que l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) organise le lâcher de trichogrammes, sorte de minuscules guêpes dont les larves dévorent les œufs de la pyrale, une parade déjà utilisée pour le maïs. En espérant que ces guêpes n’introduisent pas à leur tour de nouveaux déséquilibres…

    Le prédateur n’est pas forcément l’ennemi

    [ … ]
    Quand on appréhende la complexité d’un écosystème, on est souvent surpris. A la fois de la capacité de la nature à s’adapter, et de la capacité des « méchants » à rendre des services « gentils ». Parce que la nature ne connaît pas de morale, pas de manichéisme, juste des équilibres à préserver, des déséquilibres à corriger.

    Mais il lui faut du temps, ce temps qu’on ne lui laisse pas avec le climat et les phénomènes d’emballement qui ont commencé. Certains arbres, par exemple, n’auront pas le temps de migrer à temps pour faire face à la hausse des températures. Les espèces cultivées s’adaptent et remontent moins vite vers le Nord que certaines maladies qui font leur apparition sous des latitudes jusqu’ici épargnées. Parfois, le prédateur est plus lent que le ravageur… Bien malin celui qui peut prédire ce que tout ça donnera.

    On sous-estime peut-être la capacité de la nature à s’adapter au changement, mais encore faut-il lui en laisser une chance : s’il fait trop chaud au printemps, les petits des mésanges naîtront à un moment où les chenilles de la pyrale seront déjà devenues papillons.


  • MMA : « 0 bla-bla, 0 tracas » circulez il n’y rien à voir

    Comment l’assureur MMA a « oublié » de rembourser 350 millions à ses clients

    Selon le Canard Enchaîné, la compagnie d’assurance aurait forcé des millions de ses sociétaires à souscrire un prêt, à leur insu et sans rembourser la plupart d’entre eux.
    L’assureur MMA aurait-il piqué « 350 millions à ses clients »? C’est en tout cas ce qu’affirme le Canard Enchainé, dans son édition à paraître du mercredi 27 septembre. Une accusation appuyée par un document censé être « strictement confidentiel » et destiné uniquement au comité exécutif de MMA, soit les dirigeants les plus hauts placés de l’assurance, mais que l’hebdomadaire a réussi à se procurer.
    Selon ce document, daté du 9 mai 2011, plusieurs millions de sociétaires de MMA auraient souscrit, à leur insu, un emprunt que MMA leur aurait imposé pour constituer un « fonds social complémentaire ». Autre problème, le prêt n’a jamais été remboursé à la grande majorité des souscrivants, avance le Canard. La dette à l’égard des sociétaires serait estimée à 260 millions d’euros, 350 millions en comptant les intérêts.

    Impossibilité pour les sociétaires de se faire rembourser

    L’assureur aurait émis ces prêts obligatoire -pour ses clients- entre 1972 et 1988, alors que sa « solvabilité nécessitait d’être renforcée », indique le document cité par le Canard. Leur cotisation est faible, de quelques euros par ans, et ils sont censés être remboursés au bout de vingt ans, assortis d’un intérêt de 5% par an. Sauf que les assurés ne s’aperçoivent pas qu’ils cotisent, et ne songent donc pas à réclamer le remboursement dû, sauf « environ dix [sociétaires] par an », claironne le document confidentiel.
    Et comme MMA n’avait « aucune obligation d’information à l’égard des sociétaires ayant souscrits au fonds social », l’assureur s’est bien gardé de le leur rappeler. Mieux encore, du moins pour MMA, le délai légal de prescription de la dette, auparavant de 30 ans, a été ramené à cinq ans en 2008. Les actions en remboursement ne sont donc plus possibles depuis 2013, au lieu de 2027 avant le changement de la loi.

    Légalement dans les clous

    Interrogé par le Palmipède, l’assureur a confessé que « les comptes 2013, arrêtés en assemblée générale en juin 2014, ont constaté un produit exceptionnel », liés à la prescription de la dette, donc. Légalement dans les clous, MMA ne risque probablement rien.
    Pas sûr, en revanche, que l’article du Canard épargne l’image de l’assureur. MMA jugeait pourtant « peu probable », dans sa note « confidentielle » de 2011, que les articles de presse sur le sujet rencontrent un écho significatif, tant que les enjeux financiers du fonds social ne sont pas connus ». C’est désormais chose faite.


  • Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen

    Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen jusqu’à nouvel ordre. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.

    Par « employés » entendez lobbyistes !

    La conférence des présidents de l’institution a pris cette décision à l’unanimité jeudi matin, deux semaines après que les responsables du géant américain de la chimie ont refusé de se présenter devant le Parlement pour discuter des Monsanto Papers. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.
    Les responsables de l’entreprise avaient décliné l’invitation dans un courrier envoyé mi-septembre, arguant que l’hémicycle européen n’était pas le lieu où discuter de tels sujets. « En d’autres termes, Monsanto veut pouvoir accéder au Parlement uniquement lorsque ça l’arrange, pour défendre ses intérêts derrière des portes fermées, mais pas pour débattre démocratiquement lors d’une audition ouverte », constate Philippe Lamberts. « Le Parlement a donc décidé de ne pas se laisser dicter les termes du dialogue. »


  • Les eurodéputés redoutent l’arrivée de «fukusushis» dans les assiettes des Européens


    Source : Samuel White | EURACTIV.com

    Tout le monde n’a pas encore eu de cancer ! La commission Européenne y travaille !

    Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, la Commission compte affaiblir les contrôles sur la radioactivité des aliments provenant du Japon. Au grand dam de certains parlementaires européens.
    L’exécutif européen estime en effet que les données récoltées lors des deux dernières saisons agricoles indiquent que les aliments de certaines parties du Japon ne posent plus aucun risque pour la santé humaine ou animale, et que les normes de sécurité alimentaire élevées au Japon rendent les vérifications européennes redondantes.
    La commission parlementaire dédiée à l’environnement (ENVI) a cependant estimé que cette décision était « hautement contestable », six ans seulement après la catastrophe.

    L’exécutif européen incompétent.

    Selon la résolution adoptée par la commission ENVI, présentée par l’eurodéputée française Michèle Rivasi (Verts), la modification réglementaire dépasse les compétences d’exécution de l’exécutif, qui n’en fait peut-être pas assez pour protéger la santé des citoyens.
    « C’est une question sérieuse pour les citoyens européens et notre santé », souligne l’eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes. « Il est surprenant qu’au moment de l’annonce de l’accord de libre-échange par le Premier ministre japonais Shinzo Abe et Jean-Claude Juncker, ce dernier ait promis la fin des mesures instaurées après Fukushima sans consulter le Conseil ou le Parlement. »
    Christel Schaldemose, social-démocrate danoise, ajoute que cette décision pourrait miner la confiance des Européens dans les normes de sécurité alimentaire. « Les citoyens de l’UE doivent pouvoir avoir confiance dans l’innocuité des aliments qu’ils consomment », estime-t-elle.

    En plus des sols, les dangers de l’eau contaminée

    Les millions de litres d’eau utilisée par les autorités japonaises pour refroidir les réacteurs nucléaires de Fukushima après l’accident de 2011 ont été stockée dans des réservoirs, afin d’éviter toute pollution de l’océan.
    Le Japon envisage cependant de relâcher cette eau dans la mer. Il ne devrait donc pas être question de baisser la garde, insiste Claude Turmes. « Cela signifie qu’un volume énorme de radioactivité sera relâché le long de la côte pacifique, et les poissons et crustacés qui y sont pêchés seront exportés vers le monde entier », rappelle-t-il.
    Le niveau de radioactivité de l’océan Pacifique suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima a grimpé pour atteindre un pic, mais il devrait rapidement baisser, selon une étude du Centre Geomar Helmholtz pour la recherche océanique.
    « Après l’accident de Fukushima, je ne veux pas voir un accident de fukusushi en Europe. C’est notre boulot, en tant que Parlement, de s’assurer que cela n’arrive pas », ajoute-t-il.

    L’Angleterre, sortie de UE continue sa nuisance.

    Tous les membres de la commission ENVI ne partageaient pas les inquiétudes des députés des Verts/ALE. C’est notamment le cas de Julie Girling, conservatrice britannique (CRE), qui accuse ses collègues de s’appuyer sur « une vérité alternative, dans le style de Trump ».
    « Cette objection est tout à fait inutile et complètement injustifiée », estime-t-elle. « Au lieu de protéger les citoyens, on crée des peurs, de la suspicion et de l’inquiétude quant à la consommation alimentaire, alors que nous savons très bien que nous sommes bien protégés. »
    Elle souligne également qu’aucune exportation japonaise n’a présenté un taux de radiation excessif ces cinq dernières années.


  • Des nanoparticules retrouvées dans des bonbons et gâteaux, « 60 millions de consommateurs » alerte

    L’étude s’est penchée sur la présence du colorant E171, l’un des plus utilisés dans l’industrie agro-alimentaire.

    Les nanoparticules sont partout, de la voiture aux crèmes solaires en passant par certains produits de maquillage mais également notre nourriture. C’est justement à la présence dans nos assiettes de ces minuscules composés que s’est intéressé 60 millions de consommateurs dans son numéro de septembre 2017.
    Les nanoparticules sont des matériaux dont le diamètre est inférieur, pour les plus petites, à 100 nanomètres. Pour les produire, il faut réduire certains matériaux tels que l’argent, le silicium, l’oxyde de titane en nanoparticules. À cette échelle, ceux-ci présentent de nouvelles propriétés intéressantes pour l’industrie. Dans l’alimentation, les nanoparticules peuvent agir sur la couleur, le goût, l’odeur, la fluidité ou encore la texture d’un produit. Problème, on connaît mal leurs effets sur la santé humaine. À cause de leur petite taille, les nanoparticules peuvent franchir les barrières de protection de notre organisme.

    Une étude publiée en mars 2017 alertait sur les dangers potentiels de l’E171

    Dans son étude, 60 millions de consommateurs s’est intéressé au colorant E171, le dioxyde de titane et sa présence sous forme de nanoparticules. Le magazine s’est intéressé à 18 produits sucrés, des gâteaux, des bonbons, des desserts glacés qui contiennent du E171 pour mesurer la quantité de nanoparticules au sein de ce colorant.
    Pourquoi les nanoparticules de ce colorant en particulier? En mars 2017, des chercheurs de l’INRA ont inoculé à des rats pendant 100 jours de l’E171 contenant 40 à 45% de nanoparticules, une quantité similaire à celle que nous pouvons parfois ingérer en mangeant ce type de produits. Les résultats de cette expérience ont montré que 40% des rats présentaient des lésions pré-cancéreuses dans le côlon à la fin de l’expérience. Difficile pour l’instant de conclure que les risques pour l’homme sont les mêmes mais d’autres études sont en cours et les suspiscions augmentent autour des nanoparticules de ce colorant.

    Un gâteau glacé de la marque Monoprix gourmet compte 100% de nanoparticules

    Dans l’étude menée par le magazine, aucun des 18 produits étudiés ne mentionne la présence de nanoparticules alors que tous présentent un taux supérieur à 10% de ces particules dans la quantité totale de E171. Au-delà de ce seuil, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) recommande pourtant qu’il en soit fait mention sur l’étiquette.
    Ce sont dans les desserts glacés et les bonbons que les nanoparticules ont été retrouvées en plus grande quantité. En particulier dans la « Douceur vanille et fruits rouges » de Monoprix gourmet avec 100% de nanoparticules dans la quantité totale de E171. Les « choco-mix Oreo » de la marque Milka s’en sortent mieux, ils réussissent à ne pas dépasser les 10% de nanoparticules quand les M&M’s en comptent eux 20%.
    Mais comme le rappelle le magazine, « pour l’heure, il n’existe pas de dose journalière admissible pour les nanoparticules issues des additifs alimentaires. »


  • Hommage à Géraldine, notre fille ainée.

    Une lumière s’est éteinte trop tôt sur Terre, mais une nouvelle étoile brille déjà dans le ciel.

    Née le 08-03-1977 décédée 03-08-2017 !

    « Ne pleure pas de l’avoir perdue, mais réjouis-toi de l’avoir connue. » JL Trintignant.

    Adieu ma belle. Bonne route !

    Quand se tait soudain le chant du Loriot,
    L’espace est empli de choses qui meurent.
    Tombant en cascade un long filet d’eau
    Ouvre les rochers de la profondeur;
    Le vallon s’écoute et entend l’écho
    D’immémoriaux battements de cœur.

    François Cheng

    Seul qui déjà éleva sa lyre
    Jusque parmi les ombres
    peut pressentir et proclamer
    La louange infinie.

    Seul qui avec les morts a mangé
    Le pavot, leur pavot,
    Ne perdra plus jamais, fût-ce
    Le plus léger des sons.

    Le reflet dans l’étang souvent
    Se trouble à nos yeux;
    Connais la vraie image.

    Dans le double-royaume enfin
    Les voix se feront
    Tendres et éternelles.

    Rilke (Sonnets à Orphée)

    Merci à Claire pour ces poèmes


  • Profil psychologique des USA


    Source : commentaire de Musashi dans Les Moutons enragés à propos de l’article de Christelle Néant « Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression… »

    Quoiqu’il en soit les USA ne changeront pas de si tôt …

    Tout comme une personne, un pays a un profil psychologique et dans le cas des usa, le profil est celui de « leader » mais rongé par ses égos, il atteint des niveaux pathologiques inquiétants.

    Les motivations principales :

    Voudraient être autonomes, prouver leur force et résister à leurs faiblesses, être importants dans leur monde, dominer l’environnement, et rester aux commandes des situations qu’ils vivent.
    Peur fondamentale : être blessé ou contrôlé par les autres
    Désir fondamental : se protéger soi-même (contrôler sa vie et son destin)

    1er niveau pathologique :

    Défiant toute tentative de contrôle à leur égard, ils deviennent sans scrupules, dictatoriaux, « la puissance donne le droit ». Criminels et hors la loi, renégats et arnaqueurs. Cœur de pierre, immoraux et potentiellement violents.

    2ème niveau pathologique :

    Ils développent des illusions sur leur pouvoir, leur invincibilité et leur capacité à l’emporter : mégalomanes, ils se sentent tout puissants et invulnérables. Leur ego se répand avec insouciance.

    3ème niveau pathologique :

    S’ils sont en danger, ils sont capables de détruire brutalement tout ce qui n’est pas conforme à leur volonté plutôt que de se soumettre à quelqu’un d’autre.
    Vengeurs, barbares, meurtriers. Tendances sociopathes.
    Correspondent en général aux troubles de la personnalité de type antisocial.


  • Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression….


    Source : Très bon article, très bonne synthèse des évènements tous liés les uns avec les autres, Bravo à Christelle Néant que l’on peut retrouver sur AGORAVOX . Journaliste française travaillant pour l’agence DONi Press à Donetsk, elle couvre le conflit du Donbass et la vie des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk sur le terrain.

    « Comme je le craignais dans un article précédent, les États-Unis sont incapables de remettre en cause leur système de fonctionnement, et face à la réaction russe, au lieu de s’asseoir et de réfléchir cinq minutes aux conséquences, les néo-conservateurs ont bien sûr décidé de jouer dans la surenchère, à l’échelle globale comme à l’échelle locale.

    Alors que la coalition menée par les États-Unis et les groupes terroristes soutenus par ces derniers (les soi-disant rebelles modérés) font désormais face à une défaite évidente en Syrie, grâce à l’intervention de la Russie, certains s’étaient réjouis de l’arrêt du soutien de ces groupes terroristes par la CIA. Un peut trop vite semble-t-il, puisque ces optimistes ont oublié que la CIA n’est pas la seule administration américaine à soutenir certains de ces groupes, le Pentagone aussi. Or le programme du Pentagone n’a pas été arrêté, lui.

    Et ce programme du Pentagone prévoit d’utiliser les Kurdes (et de les armer) pour faire exploser la Syrie en plusieurs petits états. Pour balkaniser la Syrie. Ce faisant les États-Unis vont renforcer la défiance de la Turquie a leur égard, car Ankara considère ces groupes Kurdes comme des organisations terroristes. Ce qui risque de pousser encore plus la Turquie dans les bras de la Russie.

    Pendant ce temps-là, en Asie, la Chine et l’Inde sont au bord d’un conflit dans l’Himalaya, au risque de faire voler en éclat la plate-forme des BRICS et l’OCS, et les États-Unis menacent de plus en plus ouvertement la Corée du Nord. La dernière déclaration américaine annonce même que le président Trump serait prêt à une intervention militaire pour régler le problème nord-coréen. De quoi donner des insomnies à ceux qui craignent l’éclatement d’un conflit en Asie.

    En Europe, l’Allemagne persiste et signe dans sa volonté de contrecarrer les dernières sanctions américaines contre la Russie. Après avoir dénoncé l’illégalité de ces sanctions dont la portée serait extraterritoriale, l’Allemagne appelle carrément à prendre des mesures de rétorsion. Ou comment à force de taper sur son chien, les États-Unis risquent bien de se faire mordre la main par ce dernier, jusque là si obéissant. Ou de voir l’UE se disloquer plus vite que prévu, lorsque chacun tirera la couverture à lui pour essayer de s’en sortir.

    Le genre de situation à laquelle on assiste en Ukraine. Après avoir privé Saakachvili de sa nationalité ukrainienne, Porochenko règle ses comptes avec Avakov, le ministre de l’Intérieur ukrainien. Résultat plusieurs fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont été arrêtés, et certains sont déjà mis en accusation.

    Sentant qu’il est sur un siège éjectable, Avakov doit venir visiter ses unités de la Garde Nationale présentes dans la zone de l’OAT le 5 août. D’après certaines sources au sein du quartier général de la Garde Nationale ukrainienne, Avakov prévoit de donner l’ordre à cette dernière de se rendre à Kiev très rapidement pour mener un coup d’état si jamais il était limogé par Porochenko.

    Dans cette ambiance ante-Maïdan 3.0, un certain nombre d’unités néo-nazies qui s’étaient retirées du front y ont été renvoyées (entre autre Secteur Droit), pour les empêcher de remonter vers Kiev et multiplier les provocations. Le but étant d’occuper les néo-nazis et la population ukrainienne du même coup en ranimant la guerre dans le Donbass.

    Et ce alors que la hausse désormais continue des bombardements quotidiens a déjà fait sept morts et neuf blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk (RPD). Depuis le début de l’année, le décompte macabre en est désormais à 189 morts et 451 blessés en RPD, auxquels il faut rajouter deux soldats de la RPD morts ces dernières 24 h suite à l’arrivée de nouveaux snipers ukrainiens. Ces quatre derniers jours le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ne passe plus en dessous des 54 par jour.

    À Lougansk, c’est de nouveau par des méthodes terroristes que Kiev a décidé de provoquer. Cette fois c’est le monument dédié à ceux qui sont morts en défendant la République Populaire de Lougansk (RPL) qui a été visé par une bombe, qui a explosé à deux heures du matin, heureusement sans faire de victimes. Le monument par contre est presque totalement détruit.

    Mais pour Washington, le bilan ne semble pas suffisant, puisque les faucons du Pentagone ont décidé de remettre le couvert avec l’idée lumineuse de fournir des armes létales (soi-disant défensives) à l’armée ukrainienne. Au vu de l’hystérie russophobe qui règne de Washington à Kiev, la Russie a émis un avertissement concernant cette potentielle livraison d’armes aux Forces Armées Ukrainiennes.

    « Nous croyons que toutes les parties, en particulier les pays qui revendiquent un rôle dans le règlement de la situation, doivent éviter de s’engager dans des actions susceptibles de provoquer une augmentation des tensions dans une région aussi difficile », a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

    Parallèlement au retour de ce vieux serpent de mer qui hante les relations russo-américaines depuis trois ans, Kiev envoie de plus en plus d’armement lourd près de la ligne de front. Montrant ainsi que sa volonté de réintégrer le Donbass est tout sauf pacifique. Cette nouvelle hausse des tensions est comme souvent, liée à l’agenda international, alors qu’une nouvelle réunion doit avoir lieu à Minsk demain, le 2 août.

    La reprise du conflit serait un bon moyen pour Kiev de maintenir de force sur le front les presque 1 200 soldats qui ont demandé à quitter l’armée, et surtout de cacher à la population l’étendue du désastre dans le pays. Car avec un niveau de dette qui atteint cette année 80 % du PIB de l’Ukraine, la liquidation de bon nombre d’entreprises publiques, et l’effondrement de l’industrie, même les journalistes ukrainiens tirent la sonnette d’alarme et disent ouvertement que l’économie du pays fonce droit dans le gouffre.

    Ces journalistes en viennent même à dire que la seule chose qui sauve l’Ukraine (et son seul espoir) ce sont ses habitants qui émigrent à l’étranger et envoient de l’argent au pays pour aider leur famille. Des sommes d’argent non négligeables puisqu’elles représentent 20 % des revenus annuels de l’état et 7 % du PIB !!! Une partie non négligeable du PIB de l’Ukraine est obtenue grâce au fait que le pays est un enfer dont ses habitants veulent à tout prix se sauver.

    Pour sortir le pays de l’impasse il faudrait lancer un véritable plan de redressement économique, mais les autorités ukrainiennes actuelles en sont incapables, et préfèrent offrir des cancans politiques en pâture à la population pour la distraire, ou lancer une véritable traque à toutes les voix discordantes.
    En effet, dans la droite ligne de l’idéologie nazie à laquelle beaucoup de politiciens ukrainiens actuels se réfèrent, le projet Mirotvorets (ce site internet qui liste les « séparatistes » en Ukraine, même les journalistes et les enfants de 10 ans) va être étendu grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, afin de faciliter la traque (et l’élimination) de toute personne qui ne pense pas comme il faut en Ukraine.

    Des auteurs et journalistes comme Oles Bouzina ont déjà payé de leur vie leurs tentatives de dire la vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Cette fois, les néo-nazis ukrainiens passent à la vitesse supérieure, en industrialisant littéralement cette chasse aux dissidents. Si ce procédé vous rappelle certains événements historiques ayant eu lieu en Allemagne dans les années 30, le côté technologique en moins, ce n’est pas une coïncidence fortuite.

    Et alors que les conséquences du Maïdan 2.0 en Ukraine n’ont pas fini d’enflammer le continent européen, les États-Unis rejouent la même partition au Venezuela, à coup de manifestations violentes d’une « opposition » qui ressemblent fort à celles que l’on a vues sur la place de l’Indépendance à Kiev. Le tout avec le soutien même pas caché de la CIA.

    Essayant contrer la course des événements, le président Maduro a lancé la création d’une assemblée constituante. Le vote qui a permis sa mise sur pied, a bien sûr été boycotté dans la violence par la soi-disant opposition, qui ne veut qu’une chose, comme à Kiev en 2013-2014 : provoquer un coup d’état et prendre le pouvoir par la force. D’ailleurs, suite à ce vote qui a été une réussite pour le parti de Maduro, bien sûr, les États-Unis et plusieurs pays de l’UE l’ont déclaré illégitime, et Washington a adopté des sanctions contre le président Maduro. Là encore, la Russie a joué le rôle de la voix de la raison, en appelant chacun de ces pays à cessez de jeter de l’huile sur le feu.

    Les États-Unis sont en pleine chute libre. Ils sont en train de perdre leur position hégémonique. Et plutôt que de l’admettre, et d’opter pour une politique pragmatique, ils ont décidé d’entraîner tout le monde par le fond avec eux. Après eux le déluge ! Et tant pis si tout le monde y passe avec eux.

    Il est temps que les peuples européens se réveillent et se révoltent contre cette course folle des événements, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les vivants ne finissent par envier les morts. »

    Christelle Néant

    Pour voir l’article original : https://dnipress.com/fr/posts/du-donbass-au-venezuela-en-passant-par-lasie-la-cocotte-minute-mondiale-commence-a-montrer-des-signes-inquietants-de-surpression/


  • La lettre ridicule d’un collectif pro-terroriste au président Macron


    Texte de Bruno GUIGUE dans Le Grand Soir

    Une poignée d’experts auto-proclamés vient d’adresser une lettre à M. Macron dont le titre-oxymore prêterait à rire s’il ne s’agissait d’une affaire sérieuse. “M. le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme”, déclament ces soi-disant intellectuels dans les colonnes de “Libération”, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. On croit rêver ! Au moment où l’armée syrienne, soumise aux bombardements américano-sionistes, mène un combat acharné contre Daech, ces charlatans osent dire que l’Etat syrien fait le jeu du terrorisme. Sans scrupule, ils crachent sur la Syrie souveraine, pays courageux qui paie un lourd tribut à la lutte contre les djihadistes made in CIA.
    Combien, parmi ces embusqués, serait capable d’aller se battre contre les terroristes qui viennent encore d’ensanglanter les rues de Damas ? Aucun, bien sûr. Car ce terrorisme, le même que celui qui tue des innocents à Paris, à Bagdad ou à Bamako, ils sont les premiers à le cautionner. Ils ressortent le vieil argument selon lequel les Occidentaux, en refusant de bombarder Damas, auraient laissé prospérer le djihadisme. Ce refus, disent-ils, “ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux”. C’est clair, non ? Il n’y aurait pas d’autre alternative que de rejoindre les coupeurs de tête ! D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si parmi les signataires de cette lettre figure François Burgat, qui est l’un des rares, dans la bande, à intervenir régulièrement sur la tragédie syrienne.

    François Burgat, ça ne vous dit rien ? C’est ce chercheur au CNRS qui déclarait le 9 août 2016, sur RFI : « Je pense que l’un des grands défis des Occidentaux, c’est d’être capables de mettre le curseur sur des forces politiques que l’on va considérer comme fréquentables, ou dont on va accepter qu’elles font partie de ce lot de forces politiques parmi lesquelles les Syriennes et les Syriens choisiront, le jour venu. Et je pense que oui, l’ex-Front al-Nosra devrait faire partie des forces politiques considérées comme fréquentables ».

    Curieux, tout de même, qu’un texte où l’on accuse le président syrien de favoriser le terrorisme soit signé par un “chercheur” qui prône la coopération des puissances occidentales avec la branche syrienne d’Al-Qaida. Il faudrait savoir ! Si vous recommandez l’alliance avec les terroristes, M. Burgat, pourquoi reprochez-vous à M. Assad de favoriser le terrorisme ? En réalité, vous savez pertinemment que l’armée syrienne, avec ses alliés, est la seule à combattre les terroristes. Mais comme vous expliquez depuis 30 ans que le monde arabe doit se convertir à l’islamisme, vous avez vu dans la guerre de Syrie l’accomplissement de votre rêve. Depuis 30 ans, vous vous faites l’apologiste de la charia pour les autres, et maintenant vous jouez à l’attaché de presse pour Al-Qaida. Je crois qu’un enfant de cinq ans vous mettrait le nez dans votre caca.

    Mais M. Burgat et ses amis n’en démordent pas. Se gargarisant avec la “démocratie” et les “droits-de-l’homme”, ces grouillots du néo-colonialisme exigent du président français qu’il sanctionne un peuple coupable de soutenir son gouvernement. S’il vous plaît, M. le Président, pour soutenir cette révolution-bidon, bombardez Damas ! Reprenant les poncifs de la propagande occidentale, ces perroquets de la CIA accusent le gouvernement syrien des crimes les plus invraisemblables. N’ayant peur de rien, ils voient en M. Bachar Al-Assad un “ennemi de l’humanité”. Ils lui attribuent sans rire “90%” des violences de cette guerre qui sévit depuis 2011 et ressassent ad nauseam une accusation de “massacre chimique” dont Seymour Hersh vient de montrer à nouveau le caractère grotesque (Lire “La ligne rouge de Trump”, traduit par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir).

    Mais ces pantins de l’impérialisme ne lisent pas les articles d’un grand journaliste qui dénonça avec talent les crimes US au Vietnam. Les communiqués de la Maison-Blanche leur tiennent lieu de nourriture intellectuelle. Comme leurs maîtres, ils croient qu’il y a des bons et des méchants, et qu’il faut punir les seconds en jetant des bombes. Ils parlent au nom du peuple syrien, mais ils ne l’ont jamais vu, ils ne le connaissent pas. Petites frappes universitaires qui se prennent pour des lumières, plumitifs à deux balles des “think tanks” d’Outre-Atlantique, soi-disant défenseurs d’une cause palestinienne qui sert surtout à remplir leur compte en banque, opposants syriens “off-shore” rémunérés en dollars pour roupiller dans les hôtels de Doha, ces “charlatans de la révolution syrienne” font désormais partie du paysage. Comme de vieilles momies qu’on alignerait le long des routes, ils vont continuer à jalonner le chemin de la victoire, chèrement acquise, de la nation arabe syrienne.


  • SAGESSE AMERINDIENNE.


    Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C’était durant l’heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faisaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l’amérindien dit, « j’entends un grillon. »
    Son ami répondit, « Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme! »

    « Non, j’en suis sûr, » dit l’amérindien, « j’entends un grillon. »

    « C’est fou, » dit l’ami.

    L’amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu’à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l’intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait.

    « C’est incroyable, » dit son ami. « Tu dois avoir des oreilles super-humaines ! »

    « Non, » répondit l’amérindien. « Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre. »

    « Mais ça ne se peut pas ! » dit l’ami. « Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit. »

    « Oui, c’est vrai, » répliqua l’amérindien. « Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer. »

    Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir. Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu’à une distance de sept mètres d’eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur.

    « Tu vois ce que je veux dire? » demanda l’amérindien. « Tout ça dépend de ce qui est important pour toi. »


  • Un documentaire de Frédéric Choffat « Non Assistance »

    ATTAC Gard rhodanien projette un documentaire de Frédéric Choffat « Non Assistance » qui donne la parole à ceux, indignés, qui les sauvent de l’eau et aux migrants eux même. Vous trouverez plus d’infos dans le communiqué de presse joint.

    Mercredi 5 juillet, Cour de la MAS, 21h30, toujours 3 rue Saint Victor Bagnols sur Cèze.

    Une participation volontaire « au chapeau » sera versée à l’association SOS Méditerranée http://www.sosmediterranee.fr/

    N’hésitez pas à faire circuler l’info, l’affiche, autour de vous !


  • Turquie, le pays qui avance à reculons !


    Source : Ouest-France

    La théorie de l’évolution n’est plus enseignée à l’école

    La théorie de l’évolution ? « C’est un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants », selon le président du conseil d’éducation turc. Elle ne sera donc plus enseignée. Adieu, Darwin.

    « Nous pensons que ces sujets dépassent la compréhension des élèves ».

    Ainsi s’exprime Alpaslan Durmuş, un des responsables de l’enseignement supérieur en Turquie, dans une vidéo publiée sur le site Web du ministère de l’éducation. Ce qu’il remet en cause ? La théorie de l’évolution, tout simplement. Le darwinisme, si vous préférez.

    Alpaslan Durmuş, qui préside le conseil d’éducation, a notamment déclaré que l’évolution est « un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants ».

    De l’air et de l’argile

    Et pour cause : l’évolution en tant que concept est refusée par nombre de responsables musulmans traditionnels au Moyen-Orient, qui croient qu’il contredit l’histoire de la création dans les Écritures, dans laquelle Dieu a fait de la vie le premier homme, Adam, après l’avoir façonné avec de l’argile.
    Quoi qu’il en soit, le chapitre sur l’évolution a été carrément supprimé des livres de cours de biologie de la neuvième année d’étude.

    De quoi donner raison à l’opposition laïque qui, en Turquie, soutient que le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan poursuit un programme islamiste dissimulé contraire aux valeurs fondatrices de la République.

    Une théorie « archaïque et dépourvue de preuves »

    L’éducation est évidemment au cœur des débats : c’est elle qui façonne les générations futures. Et jusqu’ici, les protestations à petite échelle des parents dans les écoles locales n’ont guère rencontré d’écho.

    Pourtant, le sujet de l’évolution a déjà animé les débats politiques en début d’année, lorsque Numan Kurtulmuş, premier vice-Premier ministre, a décrit cette théorie comme « archaïque et dépourvue de preuves ». Et quand le ministère de l’Éducation a indiqué qu’il allait augmenter le nombre d’heures consacrées à l’étude de la religion.

    Ce nouveau débat entre tenants de l’islamisme et défenseurs de la laïcité intervient dans un pays qui, voici deux mois, a approuvé – de justesse – un référendum accordant au président Erdoğan de nouveaux pouvoirs.

    Et où les idéaux néo-ottomans, qui considèrent la Turquie comme l’avant-garde d’une grande nation islamique, gagnent du terrain au détriment d’une opposition laïque muselée.


  • Les Etats-Unis toujours en avance sur nous ! Mais pour combien de temps ?

    Les États-Unis subissent la plus grosse fuite de données sur les électeurs de toute leur l’histoire

    Plus de 25 terabytes de données sensibles (adresse, orientation politique…) concernant 198 millions de citoyens américains étaient accessibles sur un serveur en ligne non sécurisé. En cause : une société d’analyse de données recrutée par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle pour mieux cibler les électeurs potentiels de Donald Trump.

    Âge, sexe, adresse, numéro de téléphone, couleur de peau, affiliation politique et position personnelle sur des sujets sensibles comme l’avortement ou les armes… Toutes ces informations concernant 198 millions d’électeurs américains potentiels étaient stockées sur un cloud Amazon, sans aucune protection, libres d’être téléchargées par les internautes qui en connaissaient — ou en découvraient — l’adresse. Soit plus d’un terabyte de données accessible sans mot de passe.

    Celles-ci ont été mises en ligne par l’entreprise d’analyse de données Deep Root Analytics, recrutée pour 983 000 dollars par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle de 2016 pour identifier des citoyens potentiellement enclins à voter pour leur candidat, afin de mieux les cibler à l’aide de publicités ciblées. Après que le chercheur en sécurité Chris Vickery a révélé l’existence de ces gigantesques bases de données en accès libre, le 12 juin dernier, Deep Root a reconnu son erreur et sécurisé les fichiers : « Nous assumons pleinement la responsabilité de cette situation. »

    Une situation inédite par son ampleur puisqu’il s’agit de la plus grande fuite de données d’électeurs potentiels de l’histoire des États-Unis — et du monde –, comme le confirme Chris Vickery : « En termes d’espace disque utilisé, c’est la plus grande exposition à laquelle j’ai eu affaire. Il en va de même pour sa portée. » Celle-ci concerne en effet plus de la moitié de la population américaine.

    Des données captées jusqu’en janvier 2017

    Les données sont d’autant plus sensibles qu’il ne s’agit pas des seules informations récoltées par Deep Root pour proposer des publicités télévisées ciblées mais aussi d’éléments tirés d’autres groupes ayant participé à la campagne de Donald Trump, comme The Data Trust, un service habitué à travailler avec le Parti républicain.

    Si cette base d’informations constitue l’essentiel des données stockées sur le cloud, on y trouvait aussi 24 autres tB de fichiers divers (non téléchargeables) dont un qui s’intitule « Post Élec[tions] 2016 », dernièrement mis à jour à la mi-janvier 2017. On y trouve des informations sur les positions probables de chaque électeur : la probabilité qu’ils aient voté pour Obama à l’élection de 2012, leur avis sur la politique de « l’Amérique d’abord » de Trump, etc.

    Selon Dan O’Sullivan, de la société en sécurité informatique UpGuard, ces prédictions s’avèrent particulièrement justes : « L’exactitude des résultats témoigne de leur talent comme du danger que représente une telle exposition ». Surtout, les fichiers contenaient aussi le numéro personnel RNC ID qui permet d’identifier les données d’une personne anonyme en les liant à ses nom, prénom et adresse, comme de rechercher plus rapidement d’autres informations parmi celles stockées.

    Si ce genre de fuite ne représente pas une première dans le monde, les cas précédemment survenus autour du globe paraissent aujourd’hui dérisoires en comparaison : 93,4 millions de Mexicains avaient ainsi vu leurs données faire l’objet d’une fuite en 2015, quand 55 millions d’électeurs philippins s’étaient fait dérober de telles informations en 2016.


  • Un joli texte appelant à la grève des électeurs – Octave Mirbeau en 1888

    Romancier, essayiste et dramaturge, journaliste et critique d’art français (1848 – 1917)

    Pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc.

    C’était au temps ou les journalistes savaient parler français et pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

    Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin !

    Le Figaro 28 novembre 1888

    La Grève des électeurs

    « Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.

    Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

    Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?

    Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?
    Nous l’attendons.

    Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout.

    Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !

    Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

    Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.
    Mais les autres ?

    Ah ! Oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ?

    Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

    À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ?

    Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

    Et c’est cela qui est véritablement effrayant.

    Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.
    Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

    Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ?
    Eh bien ! Non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces.

    Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.

    Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

    Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

    Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

    Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

    Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

    Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

    Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève. »


  • « La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre aux États-Unis et c’est très grave !! »

    M.V = P.Q

    L’équation de Irving Fischer (1867-1947):

    Avec

    M=quantité de monnaie en circulation,
    P et Q sont les prix et quantités des biens;
    V, la vitesse de circulation de la monnaie.

    Source : Edito de Charles SANNAT pour Insolentiae

    En économie, il y a quelques notions à connaître et quelques paramètres à surveiller. Cela peut sembler complexe, parfois même « ésotérique » ou incompréhensible tant tout cela est caché sous du vocabulaire abscons et pourtant je vous assure, il ne faut pas avoir peur de comprendre ce qu’est la « vélocité de la monnaie ».

    Vélocité cela vient de « véloce », la rapidité donc, ou encore la vitesse.
    Pour une meilleure compréhension, nous remplacerons donc « vélocité » par « vitesse ».

    En quoi donc la vitesse de circulation est importante ?

    Simple mes amis.

    Pierre, Paul, Jacques et tous les habitants du pays imaginaire que l’on appellera « croissance » détiennent un billet dans la main. Si Pierre achète à Jacques une fois dans l’année, on dira que la vitesse de circulation de la monnaie est faible. Il n’y a eu qu’une seule transaction dans le pays « croissance ».

    Si en revanche, Pierre, Paul et Jacques achètent à un qui revend à l’autre qui rachète à l’un puis à l’autre etc., la vitesse d’échange des billets augmente, MAIS il n’y a pas plus de billets.
    On ne parle pas ici du nombre ou de la quantité de billets en circulation mais du nombre de fois où chaque billet existant va changer de main.

    À chaque changement, il y a une transaction économique. Plus les billets changent vite de main, plus il y a de transactions commerciales, donc plus il y a de croissance… Pourtant, la quantité de monnaie n’a pas varié, c’est juste la vitesse de circulation de la monnaie qui a augmenté.
    Vous comprenez donc que pour « générer » de l’inflation, il faut qu’il y ait plus de monnaie, mais aussi que la monnaie circule plus vite.

    Si la vitesse de circulation de votre monnaie s’effondre, ce n’est pas bon signe, mais alors pas du tout, et c’est plutôt bienvenu en enfer qu’au paradis.
    Or que se passe-t-il aux États-Unis, malgré une quantité massive d’injection de nouvelle monnaie et de billets tout neufs ?

    La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre comme vous pouvez le voir sur ce graphique.

    La conclusion ?

    Vous pouvez croire que tout va bien et vous endormir en faisant de beaux rêves. Ou alors vous comprenez non pas ce que l’on vous cache, car rien n’est caché, mais ce que l’on ne veut pas que vous compreniez et que l’on ne crie pas sur les toits et vous prenez vos dispositions. Au cas où !

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


  • Ecoutez le silence des abstentionnistes!


    Source Liliane Held-Khawam

    Les législatives françaises qui se sont tenues le 11 juin 2017 apportent la preuve que nous sommes bel et bien entrés dans une ère post-démocratique. Près de 52% ont refusé de se prêter au processus électoral. Pourtant ce silence crie des émotions et des opinions non relayés sur la place publique.
    ( … )
    Le suffrage universel est la clé de voûte de la démocratie. Avec 52% d’abstention, le suffrage universel est devenu suffrage partiel.

    Abstention massive!

    La non prise en compte des abstentionnistes dans les décomptes finaux revient à ignorer l’avis de 52% de la population. Or, ces citoyens comme les autres s’expriment en réalité par leur silence! Tout professionnel du comportement humain sait que ne pas répondre est une réponse en soi. Elle est valable, valide et interprétable quant au positionnement du sujet par rapport à un thème.
    Si une élection devait être rigoureusement représentative de l’opinion réelle d’un groupe donné, les organisateurs doivent prévoir à la suite de la liste des candidats A,B,C,… la case « Aucun »!

    « Aucun » signifie que les candidats pré-cités ne conviennent pas.

    De plus, la case « Aucun » devrait être comptabilisée dans les décomptes.

    C’est alors que nous pourrions dire que les résultats du vote sont le rigoureux reflet de l’opinion publique exprimée.

    A l’heure actuelle la case « Aucun » est représentée par les bulletins blancs et l’abstention, qui ne sont ni l’une ni l’autre prises en compte dans le décompte des voix.

    Contrairement à certaines interprétations, les abstentionnistes ont une opinion. Le Monde en a interrogé quelques-uns pour comprendre les raisons de ce refus de déposer le bulletin dans l’urne. Les raisons seraient multiples. Elles varient entre des programmes insatisfaisants et la persuasion que « voter ne changera rien », en passant par le dégoût causé par les affaires.

    L’abstentionnisme reflète le rejet d’un système politique représenté par le processus électoral.

    Nous sommes là face à un mouvement massif d’opposition, voire de résistance citoyenne qui a le mérite d’être pacifique!

    Le Monde a donné, il y a quelque temps, la parole à des abstentionnistes. Voici les grands thèmes invoqués comme justificatifs à leur refus de se prononcer ( … ) Ils ne se sentent pas représentés par les candidats

    • Ils sont désabusés, voire écœurés, par les responsables politiques
    • Ils militent pour la reconnaissance du vote blanc
    • Ils militent pour une abstention active
    • Ils prônent des votes alternatifs

    Un internaute a dessiné le profil de ce qu’auraient donné les résultats si l’expression des abstentionnistes avait été prise en compte :

    Source Yoann Ferret http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/11/resultats-legislatives-2017-lautre-facon-de-voir-les-scores-du_a_22136986/

    En parallèle de ce malaise exprimé par l’abstention, les mal-inscrits ont continué à voter pour certains et à être radiés pour d’autres… Le processus électoral, qui intègre de ce fait un phénomène aléatoire, continue de ne pas répondre aux standards exigés par la législation.

    Au vu de ce qui précède, le constat est sans appel. La démocratie est la grande perdante de toutes ces élections et ne sera jamais compensée par les sondages dont les biais ne reflètent en aucun cas l’opinion publique….

    Pour l’heure, le silence des abstentionnistes commence à être traduit en mots en attendant le jour où il sera traduit en chiffres…


  • Vu de Suisse. Une semaine à regarder la fange télévisuelle française


    Source : Alain Campiotti Le Temps Lausanne www.letemps.ch

    Intrigué par l’affaire Hanouna, un journaliste suisse s’est risqué à observer les chaînes françaises pendant sept jours.

    Il découvre, atterré, un mélange de vulgarité, de réalité trafiquée et d’imposture.
    Il y a quelques jours, on m’a invité à plonger dans un monde pour moi étrange et inconnu : le nouveau paysage audiovisuel français. Un cloaque. Pourquoi moi, zappeur vieillissant ? Parce que je ne suis plus dommage ? “Va, tant qu’il est temps, et découvre cette télévision dont on parle !” J’ai eu le malheur d’accepter. C’est un cloaque.
    La proposition avait une origine : tout ce bruit autour de TPMP. Maintenant, je sais traduire : Touche Pas à Mon Poste (C8). J’ai sauté dans la galaxie Hanouna, et ce n’est pas joli à voir, ni agréable à sentir. Naturellement, depuis qu’une menace de sanction plane sur son contrat de 50 millions d’euros l’an, l’animateur barbu, vociférant et hystérique – Cyril de son prénom – montre un poil de prudence : il ne se risquera pas de sitôt à humilier, comme il l’a fait à la mi-mai, un jeune gay en se faisant passer, au téléphone, devant la France entière, pour le client d’un site de rencontres ; son complice et patron, Vincent Bolloré, rustre milliardaire, ne veut pas mettre en péril son empire digital en construction.

    Hanouna ou le vertige de la vulgarité

    Ces petites précautions dictées par l’incident homophobe ne changent pourtant rien au fond : TPMP est en permanence une entreprise obscène et rentable de décervelage. Mais en écrivant cela, un grand trouble me prend. Plus de 1 million de francophones regardent chaque jour ce spectacle dégradant. Que pensent-ils, tous ces “chéris”, comme les nomme (moi donc y compris) Hanouna, quand un de ses comparses raconte qu’il a pissé sur la voiture d’un ami, et qu’un autre s’esclaffe en disant qu’il a pété dans la loge de sa voisine – charmée : “pet avoué est à moitié pardonné” ?
    Écoutent-ils volontiers ce duplex avec Los Angeles, dans un brouhaha tel qu’on ne saisit de la conversation que quelques mots, comme “connard” ou, pour conclure, “on ne va pas faire chier toute la France ?” Rient-ils quand Hanouna se roule sur sa table en poussant de petits cris de poulet qu’on égorge ? Ou quand un de ses faire-valoir, parlant d’un village du Lot, lui demande : “Tu as vu Montcuq ?” Ou quand Baba (c’est aussi son nom) fait venir de petits enfants dressés comme des singes pour participer à ses absurdités, et qu’il les embrasse sans retenue ?
    Ce ne sont que des questions étonnées, mais elles donnent le vertige. Les centaines de milliers de fidèles de TPMP (la meilleure audience dans le genre) donnent au système nauséabond le carburant nécessaire à son bon fonctionnement : malgré le hiatus homophobe, ils aimantent par leur nombre la pub, de Suisse massivement (Migros, Coop…), qui incite Baba et sa bande, puisque ça paie, à en remettre quelques louches dans la vulgarité.
    On voit bien le pouvoir séducteur de cette sorte de dévergondage fangeux, quand l’irrespect s’en mêle, quand les normes sont larguées, quand la provocation se libère dans l’insouciance. C’est ce qui donne sa pétulance au talk-show tel qu’il est pratiqué aux États-Unis, où j’ai séjourné durant six ans. Mais en traversant l’Atlantique, le genre s’est dégradé, abâtardi, il a été souillé et abaissé. D’or à New York (Letterman, Stewart, Colbert…), il est devenu plomb trempé dans la boue par Cyril Hanouna, avec un palier intermédiaire quand Thierry Ardisson demandait au malheureux Michel Rocard “si sucer c’est tromper”.
    Le plus déconcertant dans TPMP, c’est que l’unique sujet de discussion de Baba et des siens, c’est eux-mêmes, leurs amis et leurs ennemis dans le cirque audiovisuel parisien. Ainsi, l’autre soir, les “pas toucheurs” ironisaient sur je ne sais plus quelle blonde des Anges.

    Les Anges de la téléréalité, éloge du vide

    Les Anges, Back to Paradise (NRJ12) ! Neuvième saison ! Une villa à Miami ! Les Anges, c’est l’artifice imbécile élevé au niveau supérieur des beaux-arts, c’est le stade ultime de la télé-réalité lobotomisée, non pas une ou deux heures par jour, mais à journée faite pour qui peut supporter une chose pareille. Vous connaissez le principe ? Les hôtes de la villa sont des filles et des gars, tous formatés, sélectionnés dans d’autres émissions françaises du même acabit. La crème de la crème, donc. Ils vivent là, dans le luxe, entre la piscine et de larges sofas blancs où ils s’affalent parce qu’ils sont soit superfatigués, soit hypercontents d’être allés dans un restaurant hypersympa où ils ont bu, avant de danser, des cocktails dans des verres hauts comme des vases à tulipe.
    Que font-ils ? Rien. Ils achètent des fringues, préparent des castings pour accéder à un niveau encore plus élevé de vacuité. Le scénario leur fait jouer des flirts byzantins et asexués, et des querelles risibles qui poussent une fille à dire que ça lui “met la haine” et qu’elle va “rester au lit”. S’il y avait une censure en France – qu’aux dieux ne plaise ! – elle aurait là son premier devoir. En fait, Les Anges sont “déconseillés aux moins de 10 ans”. Autant dire qu’à 11 on peut entrer dans cet apprentissage de l’insignifiance la plus radicale.
    Au début de la semaine, Hanouna et ses zèbres, dans l’exploration de leur territoire de chasse, s’étaient aussi intéressés, à leur manière, à Koh Lanta (TF1, audience outrageusement supérieure) parce qu’ils avaient remarqué que Clémentine, l’une des héroïnes de cette aventure, n’avait pas rasé ses poils sous les aisselles, et à The Island (M6), autre expédition qu’ils trouvent longuette et ennuyeuse. Et c’est bien intéressant.

    The Island, un poil de sincérité sur M6

    Car The Island, dans l’univers frelaté de la téléréalité, fait exception : les aventuriers de Mike Horn, dans leur archipel du Pacifique, sont les seuls à qui on peut croire un peu. Quand Thibaud l’unijambiste parle de ses épreuves, il respire la sincérité. Quand Claire dit qu’elle n’en peut plus, on voit son épuisement. Et quand ils fabriquent un radeau pour traverser un bras de mer parmi les crocodiles, on comprend que l’épreuve n’est pas simple. Koh Lanta, de son côté, est aussi éloigné de toute vie réelle que Les Anges, sans la villa et les sofas blancs, et c’est sans doute ce qui plaît à la bande excitée de TPMP : Mathilde met le collier qui va lui sauver la mise dans sa culotte, et on a l’impression de lire avec elle le scénario cucul qui lui a été préparé.

    Cultivons la médiocrité avec Bienvenue au Camping

    Pour me reposer de ces aventures lointaines, je suis revenu en terre familière : Bienvenue au Camping (TF1). C’est un rude retour vers le réel, et un autre pan de la télévision populaire. Cette école-là pourrait s’intituler : cultivons à quatre notre médiocrité. Au Camping, trois propriétaires d’installations de mobile home ou de cabanons visitent, à tour de rôle, celle d’un quatrième et le notent. À la fin de la semaine, il y a un vainqueur. Entre-temps, c’est un festival de petites délicatesses : examen de matelas ou de chiottes, karaoké ou danse des canards le soir venu, qualité des frites “pas maison”, bilan de la journée sur l’oreiller et ronflements en direct, sans oublier “T’as pas lavé tes panards” ; et il faut apporter ses couverts !

    Un dîner presque parfait et parfois drôle

    Le même canevas s’applique à différentes situations, à table ou à la noce. Dans Un dîner presque parfait (M6), trois cuisiniers amateurs s’invitent chez un quatrième, et c’est parfois drôle. Dans Quatre Mariages pour une lune de miel (TF1), trois futures ou tout juste épouses jaugent la noce d’une quatrième, du faire-part à l’alliance, en passant par les bonbons disposés en cœur, avec un Sinatra langoureux tombant du haut-parleur. “Trop mignon” : elles le disent.

    Aux frontières du réel avec Super Nanny

    C’était le rayon du réel tout cru. À côté, il y a celui de la réalité trafiquée : une situation familiale à peu près désespérée, et un sauveur qui frappe à la porte, avec ses caméras. Dans Super Nanny (NT1), Sylvie Jenaly, ancienne étudiante de l’École hôtelière de Lausanne, tailleur noir et sac rouge, contemple d’un air attristé le bordel qui règne à la table de Cyril (un autre) et Fallon qui ne contrôlent plus leurs quatre enfants, ou avec une moue encore plus navrée Sabrina en train de donner le sein à sa fille de 3 ans pour la calmer. “On va rééquilibrer un peu tout ça”, intervient la nanny, et elle expose à la maisonnée rassemblée leurs nouvelles règles de vie sur un grand écran. À la fin, tout le monde à la larme à l’œil.

    Le spectacle du malheur sur NRJ12

    Dans SOS : ma famille a besoin d’aide (NRJ12), Pascal Soetens, le “grand frère”, affronte des situations encore plus corsées. Eric et Evelyne abusent visiblement du rosé, et Aurélien, qui en est à son troisième père, est déjà passé par l’alcool, lui aussi, et par la prison. Dans la famille, ça cogne, et le grand fiston se réfugie du soir au matin devant sa console de jeux vidéo. Désespéré. Soetens embarque toute la maisonnée vers un cabanon (retour au Camping !) en pleine nature, sans écran et sans bouteille. Il leur fait casser des briques, propose à Aurélien un peu de culture physique et du parapente. Au final, tout le monde s’embrasse.
    Que se passe-t-il six mois, un ou deux ans plus tard ? On ne le sait pas. Des drames et des tragédies transformés en spectacles, des malheureux à qui on demande de rejouer leur propre misère mise en scène devant la caméra : c’est bien sûr une imposture.
    Dans un entretien qu’il a donné au Figaro, on comprend que le “grand frère” n’est pas exactement un travailleur social. Interrogé au sujet de Cyril Hanouna, Soetens répond que c’est son modèle : “J’aimerais me calquer sur lui.” La boucle est ainsi bouclée. Et comme dit Baba dans un échange compulsif avec un de ses meilleurs ennemis (Yann Barthes) : “On s’en bat les couilles.”


  • Le revers de la médaille


    Source : Express.live

    Les jeunes modérateurs qui ‘nettoient’ Facebook développent des troubles de stress post-traumatique

    Dans une interview accordée au journal The Telegraph, Mary Eiken, cyberpsychologue du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité à Europol, explique que les jeunes modérateurs de Facebook développent des symptômes de stress post-traumatique car ils sont utilisés comme filtre humain afin d’éliminer les contenus les plus horribles de l’Internet.

    Facebook a annoncé qu’il allait embaucher 3.000 modérateurs supplémentaires pour examiner les contenus à caractère terroriste, les séquences vidéo d’exploitation d’enfants ainsi que tout discours de haine.

    Des filtres humains

    Pour la cyberpsychologue qui étudie les conséquences de la technologie sur le comportement humain, cette initiative est irresponsable. Par ailleurs, ce nombre de personnes ne fait pas le poids contre les deux milliards d’utilisateurs que compte le réseau.
    « J’ai un problème éthique majeur en ce qui concerne l’emploi de 3.000 jeunes sortis de l’université exposés aux contenus extrêmes et qui sont en outre utilisés comme « filtres humains » par une entité commerciale », précise-t-elle.
    Les cas les plus horribles auxquels sont confrontés ces jeunes modérateurs sont recensés dans un article du magazine Wired qui s’interroge:
    « Nous avons tous déjà été affectés par quelqu’un qui dit quelque chose que nous n’apprécions pas ou par un deuil. Mais ce sont des choses sont normales. Mais est-ce qu’avoir des relations sexuelles avec un enfant de deux ans est quelque chose de normal ? Est-ce que décapiter quelqu’un lentement est normal ? Est-ce que c’est quelque chose à quoi vous vous attendez ? »
    Des entreprises comme Facebook ou Google dépendent de plus en plus d’une cohorte de travailleurs qui filtrent les excès de l’humanité pour nous protéger nous les utilisateurs. Un certain nombre de politiciens et de gouvernements menacent les réseaux sociaux d’amendes montres si tout contenu inapproprié n’est pas supprimé assez rapidement. Des lois dans ce sens sont soumises aux différents parlements.

    Comment protéger nos enfants, avec des opérateurs sous-payés ?

    Ces légions d’employés se trouvent principalement aux Philippines et sont payées entre 300 et 500 dollars par mois.
    Selon Hemanshu Nigam, ancien chef de sécurité de MySpace, actuellement consultant du bureau de sécurité en ligne SSP Blue, le nombre de modérateurs de contenu employés par les réseaux sociaux, les applications mobiles et les services de cloud dans le monde dépasse les 100 000, soit environ le double de la totalité des employés de Google et près de 14 fois celle de Facebook.
    L’âge minimum requis pour avoir un compte Facebook est 13 ans, mais, selon Aiken, des enfants beaucoup plus jeunes se connectent tout de même et Facebook et les autres réseaux sociaux échouent dans leurs efforts pour protéger la jeunesse :

    « Est-il crédible qu’une entreprise qui connaît jusqu’à la couleur de vos chaussettes ne sache pas qu’un enfant de huit ans se trouve derrière l’écran ? Bien sûr qu’ils savent que des enfants sont assis devant Facebook, mais nous n’avons pas obligé les réseaux sociaux à faire ce que nous faisons dans le monde réel. A cet âge, vous ne pouvez pas acheter d’alcool ou de cigarettes. Pourquoi avons-nous permis aux entreprises de réseaux de faire ce qu’elles veulent. Il nous appartient en tant que société d’empêcher cela. »


  • Qatar : Le bal des hypocrites


    En Grande-Bretagne, une enquête gouvernementale concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse. (Crédits : © Muhammad Hamed / Reuters)

    Qatar : l’hypocrisie de l’Arabie saoudite sur le financement du terrorisme

    Alors que Riyad et ses alliés tournent le dos au Qatar en l’accusant de soutenir le terrorisme, une enquête gouvernementale britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite dans le financement de l’extrémisme religieux au Royaume-Uni.
    Au lendemain de l’attentat de Londres, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés, l’Egypte et des pays du Golfe, emmenés par l’Arabie saoudite, ont interrompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent notamment Doha de « soutien au terrorisme », notamment à Al-Qaïda, l’Etat islamique et aux Frères musulmans (confrérie classée « terroriste » par l’Egypte et des pays du Golfe).
    Une justification pour le moins étonnante, car des dirigeants et des sujets du royaume wahhabite ont fait l’objet d’accusations similaires. D’ailleurs, en Grande-Bretagne, une enquête du ministère de l’Intérieur concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse.

    3,5 milliards de dollars de livres sterling

    Lancées début 2016 par David Cameron, alors Premier ministre, ces investigations ne sont pas encore terminées, mais le ministère de l’Intérieur pourrait ne pas en publier les conclusions, qualifiant le contenu de « très sensible », selon The Guardian.
    Londres se montre sans doute réticente à attaquer un partenaire commercial. L’Arabie saoudite ayant récemment conclu un deal de 3,5 milliards de livres sterling (4 milliards d’euros) pour l’achat d’armes britanniques, rappelle The Independent.
    Au Royaume-Uni, les leaders de l’opposition, des travaillistes aux libéraux démocrates, exigent la publication de cette enquête. La décision devrait être prise par le nouveau gouvernement issu des élections générales, qui se tiendront le 8 juin.

    L’axe du « Mal »

    Concernant Doha, Riyad lui reproche surtout son appui supposé aux « activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (Est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays. Pour rappel, l’Arabie saoudite et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016 à la suite de l’exécution d’un chef chiite dans le royaume wahhabite.
    Les déclarations du président américain, Donald Trump, lors de sa tournée diplomatique au Moyen-Orient deux semaines plus tôt, définissant un axe du « Mal » composé de l’Etat islamique et de l’Iran, ont pu jouer dans le déclenchement de cette crise entre les monarchies du Golfe.


  • Bayrou veut mettre fin aux avantages fiscaux du Qatar en France


    Source : Par latribune.fr

    Lundi 5 juin, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a estimé que les avantages fiscaux donnés au Qatar devaient être abrogés.

    « Est-ce que cette situation peut durer? Je ne le crois pas. […]Je pense qu’il est très important qu’on ait en France une équité fiscale. »
    Pour justifier sa décision, le nouveau ministre de la Justice a évoqué que la République française avait donné un avantage fiscal incroyable au Qatar sous la responsabilité de Nicolas Sarkozy. En 2008, une convention fiscale avait été conclue entre le Qatar, exonérant les entités publiques du pays d’impôt sur les plus-values immobilières effectuées en France. La convention, sujet courant de polémiques, avait déjà été critiquée par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.
    Sur BFM TV, le 10 avril, François Bayrou avait déjà annoncé: « Sur ce sujet je serai très ferme […]Je mettrai fin aux accords qui favorisent en France le Qatar. »

    Une crise sans précédent entre les puissances du monde arabe

    Cette annonce intervient au lendemain d’une crise diplomatique sans précédent depuis plusieurs années entre grandes puissances du monde arabe. En effet, lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont mis fin à leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils l’accusent de promouvoir le terrorisme.
    Les ressortissants qataris ont, par conséquent, deux semaines pour quitter l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn. En même temps, les trois pays ainsi que l’Egypte ont suspendu tous les moyens de transports à destination ou en provenance du Qatar tandis que Ryad et Manama ont fermé leur espace aérien aux avions qataris. Le Caire a donné 48 heures à l’ambassadeur du Qatar pour quitter l’Egypte.


  • Le contrat d’armement américano-saoudien de 110 milliards de dollars est une “fake news”


    Source : Express.live Audrey Duperron

    « Le président Trump s’est rendu en Arabie Saoudite et son administration a annoncé qu’il avait conclu un contrat d’armement de 110 milliards de dollars avec le Royaume.

    Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas d’accord. L’annonce est une « fake news », écrit Bruce Riedel dans une colonne sur le blog du think tank Brookings, qui se décrit comme indépendant.

    « Il n’y a aucun contrat de 110 milliards $. En revanche, il y a une série de lettres exprimant un intérêt ou une intention, mais pas de contrats. Beaucoup sont des offres dont l’industrie de la défense américaine espère qu’elles intéresseront un jour les Saoudiens. Pour le moment, rien n’a été notifié au Sénat américain pour qu’il l’examine. La Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l’instance du Pentagone qui gère les ventes d’armes, les qualifie de « ventes prévues ». Aucun des contrats identifiés pour le moment ne sont nouveaux, ils ont tous débuté sous l’administration d’Obama ».

    Une simple liste de courses !

    Selon Riedel, ce que les Saoudiens et Trump ont fait, c’est de dresser la liste potentielle de ce que les Saoudiens souhaiteraient acheter, puis ils l’ont présentée au monde comme si c’était un accord. « Mais même les chiffres ne sont pas cohérents. C’est une fake news », commente Riedel.

    Les Saoudiens n’ont plus d’argent

    « De plus, il est très peu probable que les Saoudiens puissent encore payer un contrat de 110 milliards de dollars, en raison des faibles cours du pétrole et de la guerre qui dure depuis plus de 2 ans au Yémen », a ajouté Riedel.
    « Le President Obama avait vendu pour 112 milliards de dollars d’armes au royaume sur une période de huit ans. […] Avec la chute des cours du pétrole, les Saoudiens ont depuis rencontré des difficultés pour respecter leurs obligations de paiement ».


  • Agriculture. Les vertus pesticides du Coca-Cola en Inde

    Les agriculteurs indiens pensent avoir trouvé le moyen de protéger leurs récoltes des insectes.

    Au lieu d’acheter au prix fort des pesticides brevetés à des multinationales, ils pulvérisent leurs champs de coton et de piments de Coca-Cola. Au mois d’octobre, des centaines d’agriculteurs de l’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh ont eu recours à cette méthode. Et, comme le bruit court que le Coca-Cola est efficace et qu’il est beaucoup moins coûteux que tous les produits proposés par Monsanto, Shell ou Dow, des milliers de paysans ne devraient pas tarder à leur emboîter le pas.

    Gotu Laxmaiah, qui cultive plusieurs hectares de coton à Ramakrishnapuram, dans l’Andhra Pradesh, s’est dit ravi de ce nouveau pesticide : “Je me suis rendu compte que les insectes nuisibles mouraient peu après la pulvérisation”, a-t-il confié au Deccan Herald.

    Coca-Cola a connu une année très difficile en Inde. Des agriculteurs de l’Andhra Pradesh ont accusé l’entreprise de pomper trop d’eau pour ses usines d’embouteillage, et une commission gouvernementale a établi que ses boissons produites dans le pays, tout comme celles de Pepsi-Cola, renfermaient des quantités inacceptables de résidus de pesticides. Mais, pour les paysans comme M. Laxmaiah, les pulvérisations de colas sont inestimables : le produit peut être manipulé sans crainte, il n’a pas besoin d’être dilué et, surtout, il est bon marché.

    Alors qu’un litre d’Avant, de Tracer ou de Nuvocron, trois pesticides indiens très répandus, se vend environ 10 000 roupies [soit 170 euros], un litre et demi de Coca-Cola fabriqué en Inde ne coûte pas plus de 30 roupies [soit 50 centimes d’euro], ce qui limite à 270 roupies le coût de pulvérisation d’un demi-hectare.

    Manifestement, ce n’est pas la mystérieuse et légendaire composition du Coca-Cola qui dérange les insectes, puisque les agriculteurs portent aussi au pinacle Pepsi-Cola, Thums Up et d’autres boissons gazeuses. Les principaux ingrédients des différents colas sont l’eau et le sucre, mais certains fabricants ajoutent de l’acide citrique et de l’acide phosphorique pour mieux exciter les papilles gustatives des consommateurs.

    “Je pense que le Coca-Cola a trouvé là son véritable usage, observe un éminent agronome indien, Devinder Sharma. Les agriculteurs ont toujours utilisé des solutions sucrées pour inciter les fourmis rouges à manger les larves d’insectes. Les colas peuvent jouer le même rôle.”

    Depuis des années, on débat des propriétés du Coca-Cola : nettoyant efficace pour les toilettes et les pare-brise, c’est aussi un puissant antirouille. Selon des rapports non confirmés, le New Coke, une nouvelle formule de Coca-Cola (qui n’a pas rencontré le succès escompté) serait utilisé en Chine comme spermicide.

    Coca cola essaie de se défendre …

    Le 1er novembre, un porte-parole de Coca-Cola à Atlanta a émis des réserves sur l’utilisation de sa boisson phare comme pesticide : “Nous avons connaissance d’un cas isolé où un agriculteur aurait utilisé une boisson gazeuse dans le traitement de ses récoltes. Ces boissons n’ont pas le même effet que les pesticides lorsqu’elles sont pulvérisées sur le sol ou sur les récoltes. Leur efficacité ne repose sur aucune base scientifique, et il ne servirait à rien d’utiliser ces boissons à cet effet.”

    John Vidal
    Source The Guardian www.theguardian.com
    L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.


  • Grand rassemblement de Paranoïaques Obsessionnels.


    Source Courrier International

    L’armée française s’exerce en Estonie pour contrer la menace russe

    Plus de 300 soldats français, soutenus par des chars Leclerc, s’exerçaient mardi pour la première fois en Estonie, afin de rassurer ce Pays balte, membre de l’Otan, inquiet de la menace de son voisin russe.
    « Vu les événements de ces dernières années, il me semble normal que les Pays baltes puissent ressentir une certaine inquiétude vis à vis de leur voisin, explique à l’AFP le Lieutenant Colonel Lionel, conseiller en communication du détachement français de la mission Lynx, « mais à l’heure actuelle(…) c’est plus un jeu de communication ».

    Par mesure de sécurité, le colonel ne divulgue que son prénom et la prudence est le principal mot d’ordre de l’exercice.

    Les soldats ne peuvent pas approcher à moins de cinq kilomètres de la frontière russe en uniforme militaire, dit-il.

    Les manœuvres, tenues dans le cadre des exercices Spring Storm de l’Otan avec la participation de 6.000 soldats de l’Alliance se déroulent sur un terrain boisé près de Tapa dans le nord de l’Estonie.
    Après deux rotations de quatre mois en Estonie, les soldats français se déplaceront en Lituanie voisine.

    Qu’en dit la Russie ?

    La Russie quant à elle dément toute ambition territoriale et accuse l’Otan de vouloir l’encercler.
    L’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov a relevé vendredi que les troupes terrestres françaises étaient présentes aux frontières de la Russie « pour la première fois depuis 1812 » et la campagne napoléonienne.

    Comme si nous n’avions pas d’argent à dépenser utilement ailleurs

    Autant en emporte l’OTAN !


  • Banques françaises: des Amérindiens s’invitent aux assemblées générales


    Source : Danièle Guinot Membre Mon Figaro. Journaliste au service Patrimoine, Bourse

    Ils ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain.

    Ils ont traversé l’Atlantique pour participer aux assemblées générales des banques françaises qui se tiennent en ce moment. Invités par l’ONG Les Amis de la Terre, Juan Mancias, chef de la tribu Esto’k Gna au Texas, et cinq autres Amérindiens ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain. «Nous sommes dans un contexte extrêmement inquiétant (…) avec une administration des États-Unis qui menace de sortir de l’accord de Paris et démantèle l’intégralité des réglementations adoptées en matière environnementale et climatique, a expliqué mardi, lors de l’AG de BNP Paribas, une représentante de l’ONG. On vous demande de ne pas être complices de cette politique anti-climat.»

    Le projet Dakota Access Pipeline, relancé par Donald Trump, est au cœur des préoccupations. Cet oléoduc vise à transporter l’or noir du Dakota du Nord vers l’Illinois. Le projet a soulevé un mouvement de protestation porté par la tribu sioux de Standing Rock, qui assure que l’oléoduc risque de polluer un lac qui est sa principale source d’approvisionnement en eau.

    BNP Paribas a rappelé mardi avoir «décidé de sortir» de son financement, en avril. Natixis, le Crédit agricole ou la Société générale ont en revanche maintenu leurs engagements, décidés il y a plusieurs années. Ces banques veulent toutefois faire évoluer le cadre des principes de l’Équateur, adoptés par 90 institutions financières pour identifier, évaluer et gérer les risques environnementaux et sociaux. Ils plaident pour obtenir à l’avenir le consentement des communautés touchées par de tels projets.


  • BNP Paribas : les clients vous remercient !!!


    Source : Le Quotidien/AFP

    Manipulation des changes : BNP Paribas écope de 350 millions de dollars d’amende

    BNP Paribas a écopé mercredi d’une amende de 350 millions de dollars aux États-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, qui brasse l’équivalent de 5 300 milliards de dollars de transactions par jour.

    Négligences

    « La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’État de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York.
    Elle explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque. Un des traders impliqués « a explicitement baptisé le groupe ‘cartel’ dans ses échanges, et appelé le reste des cambistes avec lesquels il était de connivence pour manipuler le prix du rand sud-africain ‘Domination ZAR’ d’après le symbole de cotation du rand qui est Zar », détaille le régulateur.
    Ces cambistes élaboraient ensemble, via les forums de discussion, des simulations de courtage sur les devises, s’entendaient pour pousser artificiellement le taux de référence d’une monnaie et encaissaient ainsi des bénéfices indus, déplore encore le DFS. Une des tactiques consistait par exemple à gonfler artificiellement la valeur du rand sud-africain pendant les échanges à New York.

    BNP Paribas « regrette profondément » Ben tiens !

    Les lampistes punis

    Louant la « coopération » de BNP Paribas avec les enquêteurs, Maria Vullo affirme que la banque a déjà pris des mesures disciplinaires contre les cambistes et salariés impliqués, dont des licenciements. D’autres ont été contraints à la démission. La firme s’est également engagée à renforcer ses procédures de contrôles internes et de gestion des risques et doit soumettre prochainement un plan pour améliorer la supervision de hauts dirigeants, affirme encore le DFS.
    « BNP Paribas regrette profondément les malversations passées (…) qui étaient clairement une violation les normes (d’éthique) standard auxquelles la banque opère », a réagi dans un communiqué la première banque européenne par capitalisation boursière. Elle affirme avoir déjà pris des mesures pour renforcer ses systèmes de contrôle et assure que le montant de l’amende est déjà couvert par les provisions déjà inscrites dans ses comptes.
    En 2014, BNP Paribas avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de neuf milliards de dollars aux États-Unis et avait plaidé coupable pour régler son litige concernant la violation d’embargos économiques américains.