• Quel honte ! Charente-Maritime : un ostréiculteur commercialise des huîtres parfumées au gingembre, à l’échalote et à la framboise


    Dans un premier temps, quatre parfums seront mis en vente sur le marché. (Photo d’illustration) (PAUL FAITH / AFP)

    Alors que la raison nous pousse à consommer les produits les plus naturels possible, un ostréiculteur irresponsable parfume artificiellement ses huitres.

    Joffrey Dubault, jeune ostréiculteur de 29 ans installé à Marennes, en Charente-Maritime, commence cette semaine la commercialisation de ses huîtres parfumées, aux différentes saveurs, rapporte France Bleu La Rochelle, mardi 3 octobre. Il y aura quatre déclinaisons pour commencer : échalote, muscat, gingembre et framboise. À chaque fois, les saveurs ont été pensées en amont. La framboise « pour faire aimer les huîtres aux enfants » ou le gingembre qui est « très apprécié sur le marché asiatique ».

    Joffrey Dubault a créé la société So’ooh pour commercialiser ses produits. Il est le seul ostréiculteur à produire des huîtres parfumées. Une idée qui a germé très tôt dans la tête de ce jeune patron : « J’ai commencé à travailler dans les huîtres très jeune. Mais, dès mes 17 ans, j’ai voulu faire quelque chose de différent ». Ce sera donc les huîtres parfumées.

    Un projet breveté. Toujours plus de merde dans nos assiettes !

    Il a fait breveter le projet, en partie secret. Les huîtres sont ramassées et placées dans des bacs remplis d’eau dans lesquels se dissolvent les arômes employés. Les huîtres en absorbent ensuite la saveur, mêmes fermées. Par la suite, Joffrey Dubault joue sur la durée du trempage des huîtres, la taille du bassin et la température de l’eau pour affiner les différentes saveurs.

    Au total, le brevet déposé certifie 17 étapes de production. L’entreprise est donc désormais lancée. Son fondateur attend les dernières vérifications sanitaires. Il devrait être capable de produire 1,8 tonne, d’huîtres parfumées par jour.

    « Coup de cœur » du plus grand salon consacré aux fruits de mer

    Pour Joffrey Dubault, tout s’est réellement accéléré lors du Bruxelles Seafood festival, fin avril. Inscrit au-delà de la date limite, repêché au dernier moment, son projet d’huîtres parfumées, est finalement élu « coup de cœur » du plus grand salon du monde consacré aux fruits de mer.

    Au-delà de ce prix, le salon a également été l’occasion de faire des rencontres, « avec 70 acheteurs potentiels, qui nous relancent régulièrement », affirme l’ostréiculteur confiant. Une clientèle qui devrait essentiellement être internationale, dans un premier temps.

    Après nous avoir imposé les huitres triploïdes, on va nous imposer des goûts à la mode pour plaire aux enfants !!!

    Les huitres ça doit avoir un goût d’huitres pas de Fraise Tagada !!!

    Pour relire le scandale des huitres triploïdes c’est ici

    http://saint-andre-d-olerargues.com/wpdossier/blog/2014/12/23/huitres-modifiees-en-labo-a-linsu-du-consommateur-comme-dhab/

    http://saint-andre-d-olerargues.com/wpdossier/blog/2014/12/29/huitres-triploides-suite/


  • LINKY C’EST QUOI ?

    LINKY

    Je vais publier sur plusieurs jours (pour que vous ayez le temps de les digérer et de les transmettre) des infos sur les compteurs communicants Linky qu’ENEDIS nous impose, pour que chacun puisse décider s’il se sent concerné et veut faire quelque chose contre.

    Ces infos ont pour source le site du collectif StopLinky07 Eco-responsable !

    Ce site est très complet et très bien documenté. Comme il contient beaucoup de choses, je vais trier ce qui est important et vous les transmettre au fur et à mesure.

    Vous pouvez, bien sûr consulter directement la totalité du site.

    Cette première publication répond à la question LINKY C’EST QUOI ?

    Je publierai ensuite les aspects relatifs à la santé, à la sécurité et à l’environnement et ensuite ce que nous pouvons faire individuellement et collectivement.

    Cliquez sur le lien ci-après.
    http://stoplinky07.ardechelibre.org/linky-infos/


  • Maintenant le smartphone remplace aussi… la pilule !!!


    Source : Express.live

    Au Royaume-Uni, les femmes se détournent peu à peu de l’usage de la pilule et utilisent maintenant leur smartphone pour éviter les grossesses non souhaitées, rapporte The Times.

    Le nombre d’utilisatrices britanniques de l’application Natural Cycles est passé de 5.000 l’année dernière à 125.000 actuellement. Cette application surveille les modifications de température du corps afin de déterminer lorsqu’une relation sexuelle est susceptible de déboucher sur une grossesse.
    Parallèlement, la demande de pilules est en baisse et les usagers des services de santé sexuelle du National Health Service, le système de santé publique du Royaume-Uni, est passé de 427.000 sur la période 2014-2015 à 385.000 en 2015-2016.

    « Je suis consciente qu’il existe un sentiment parmi les femmes qui fait qu’elles ont peur d’avoir recours à l’emploi d’hormones et qu’elles cherchent donc à utiliser des modes de contraception non-hormonaux », a expliqué Jane Dickson, consultante en soins en matière de santé sexuelle et de reproduction de l’association Oxleas Foundation Trust du National Healt Service.

    Une méthode qui fait débat

    Les avantages potentiels d’une telle méthode alternative suscitent la controverse. « Beaucoup de femmes profitent des bénéfices que leur procure la contraception hormonale, cette dernière incluant des périodes plus légères, plus courtes et moins douloureuses. Suggérer l’idée que les hormones et les produits chimiques sont toujours mauvais n’est pas d’une grande aide », indique l’association caritative pour la santé sexuelle FPA.

    L’efficacité de l’application serait de 93 %, ce qui la place sur un pied d’égalité avec les diaphragmes. Enfin, la société conceptrice de Natural Cycles envisage de solliciter une approbation afin que les médecins généralistes et les cliniques puissent prescrire l’emploi de cette application.


  • Les gangsters de la finance


    Source : https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/

    Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours… :

    Depuis la crise de 2008, la banque HSBC est au coeur de tous les scandales. Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois.
    Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation.

    Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité. Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d’argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue « too big to jail », « trop grosse pour aller en prison ». La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires. Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd’hui sous pavillon rouge.

    Nouvelles menaces

    Cinq ans après « Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde », Jérôme Fritel et Marc Roche plongent dans les arcanes d’un empire tentaculaire qui se cache derrière sa vitrine de banque de détail britannique. De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des « subprimes ».


  • La notion de « bon pauvre » et de « mauvais pauvre » l’exemple du Moyen Âge

    « Dieu aurait pu faire tous les hommes riches, mais il voulut qu’il y ait des pauvres en ce monde, afin que les riches aient une occasion de racheter leurs péchés »
    (Vie de saint Éloi)

    Depuis quelques mois, le thème de l’assistanat occupe une place considérable dans le débat public.

    Les propos de plusieurs personnalités politiques tendent à opposer de manière de plus en plus marquée des personnes considérées comme méritantes et les « fainéants », les « assistés ».
    Ce discours rejoue en réalité un très ancien débat médiéval, celui du « bon pauvre » et du « mauvais pauvre ».

    Quand le « bon pauvre » a-t-il commencé à être montré du doigt ?

    Les années 1980 ont vu la multiplication d’associations visant à venir en aide à des personnes dans le besoin. Pour n’en citer que deux, Emmaüs et les Restos du Cœur ont connu un grand succès, lié à la personnalité de leurs fondateurs. Le pauvre est alors vu comme un malheureux qu’il est bon et nécessaire d’aider.

    La tendance s’est aujourd’hui violemment inversée. Plus encore que les discours dénonçant les « assistés », on a pu voir se multiplier dans les villes du mobilier urbain anti-SDF, ces installations ayant pour vocation de rendre inconfortable l’occupation prolongée d’un espace public : boulons et pieux sur les marches et rebords de fenêtres ou remplacement des bancs par des sièges individuels. Et lorsque les pauvres sont des migrants d’origine étrangère, la répression peut prendre des formes plus violentes.
    Pourquoi un tel changement ? Peut-être faut-il revenir au XIIIe siècle pour comprendre comment la figure du pauvre peut renvoyer à des imaginaires complètement différents.

    Aider le pauvre

    Avant le milieu du XIVᵉ siècle, le pauvre est vu non seulement comme un malheureux, victime de la dureté du temps, mais également comme une image du Christ. Jésus ayant dit « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez », aider le pauvre est vu par les chrétiens comme un moyen de faire son salut. C’est ce que l’on appelle une œuvre de miséricorde.
    La pauvreté et l’acte d’assistance sont ainsi sublimés. L’image que le Moyen Âge magnifie est celle du légionnaire Martin qui, pris de pitié devant un pauvre transi de froid, lui fit don de la moitié de sa cape.

    Fresques de Francesco d’Antonio

    En conséquence, une partie des revenus de l’Église sont structurellement dévolus à l’aide des pauvres. Les évêques leur redistribuent un quart de leurs revenus, les prêtres de paroisse, un tiers ; cette proportion est variable pour les monastères. Mais ils ne peuvent aider qu’un nombre fixe de pauvres, qui sont inscrits sur des listes rigoureusement tenues, les matricules.

    En véritables assistants sociaux, ces clercs choisissent avec soin les pauvres qui ont droit d’être aidés. S’ils aident tout au long de leur vie les malades, les vieillards et les estropiés qui ne peuvent travailler, ils n’aident que temporairement ceux qu’un malheur a jetés dans la rue, le temps pour eux de se refaire une situation. En contrepartie, ces pauvres rendent de menus services à l’église.

    Mais la croissance démographique que connaît l’Occident entre le IXe et le XIVe siècle rend les matricules et les revenus des clercs insuffisants. Et tout comme dans les années qui suivirent les deux crises pétrolières de 1973 et 1979, la générosité des particuliers vient pallier les manques les plus flagrants d’une aide plus structurellement organisée. En effet, les laïcs sont alors de plus en plus sensibilisés à la question de l’aide aux pauvres, car les ermites et prédicateurs leur tiennent des propos de plus en plus directs sur le caractère intolérable de la pauvreté.

    À compter du IXe siècle et en particulier après le XIe siècle se multiplient les hôpitaux ou xenodochia (littéralement, refuge pour étrangers). Ces établissements qui logent et nourrissent pauvres et malades ne sont plus liés aux revenus réguliers du clergé, mais au patrimoine qu’un riche fondateur leur a légué, ainsi qu’aux dons plus modestes mais réguliers de bienfaiteurs.

    La figure christique du « bon pauvre » est encore vivace, mais on distingue les indigents invalides des valides. Ceux-ci, chômeurs volontaires ou non, sont considérés comme oisifs et dénoncés. Face à la multiplication des pauvres, la société hésite d’un côté entre pitié et assistance et, de l’autre, entre dénonciation et répression.

    Apparition des « mauvais pauvres » : des présences gênantes et inquiétantes

    Cependant à compter du XIVe siècle, le nombre de pauvres augmente drastiquement en rapport avec la multiplication des crises économiques et sanitaires. La plus importante est la Peste noire de 1348. Mais avant même cet évènement, l’Occident connaît un « retour de la faim », dû à une multiplication de mauvaises récoltes et aux difficultés à nourrir avec des terres limitées une population en croissance. Cette situation pousse de nombreuses personnes sur les routes. Les paysans quittent leurs terres pour se tourner vers la ville et viennent grossir le flux des migrants, des bras à vendre. Mendiants et vagabonds se multiplient : une situation que les siècles précédents n’avaient pas connue.

    Le pauvre tend à devenir une figure indésirable à mesure que le nombre de nécessiteux augmente.

    Les pauvres qu’on aide sont ceux que l’on connaît, ceux de la ville que les confréries ou les hôpitaux assistent. Mais le problème réside surtout pour ceux qui sont en marge des institutions, parce qu’ils sont mobiles. Au pauvre christique des siècles précédents se substitue la figure du « mauvais pauvre », du vagabond parasite et dangereux. Il est vrai que les pauvres, lorsqu’ils sont nombreux et parce qu’ils ont peu à y perdre, sont prompts à exprimer par le soulèvement leur mécontentement.

    Sébastient Brant écrit en 1494 « La Nef des fous », un ouvrage très pessimiste où il décrit la société comme un navire qui, en raison des dérèglements de la société, se dirige inexorablement vers le naufrage. Un ouvrage qui n’est pas sans rappeler « Le suicide français » du polémiste Eric Zemmour et qui montre combien cet imaginaire de la société en déclin et à la dérive est ancien. Parmi les maux de sa société, Brant dénonce avec acidité et ironie les « mauvais pauvres » et les assistés de tout bois :

    La Nef des fous, Stadtbibliohek Nürnberg.

    « Certains se font mendiants à l’âge où, jeune et fort, et en pleine santé on pourrait travailler : pourquoi se fatiguer […] Tous les faux estropiés et gibier de potence qui rôdent dans les foires lui font joyeuse escorte. […] L’autre pendant le jour traîne sur des béquilles, mais quand il se voit seul, il trotte allégrement. »
    (La nef des fous, Sébastien Brant)

    Le parallèle avec aujourd’hui

    Parallèlement, les villes prennent régulièrement la décision de chasser les pauvres qui y résident. Mis sur la route, ces malheureux errent de bourg en bourg comme aujourd’hui les migrants vivant au rythme des démantèlements de camps et de bidonvilles. Parallèlement, les particuliers n’installent pas de pieux anti-SDF, mais des groupes de voisins prennent l’habitude de fermer par des chaînes gardées les ruelles, pour éviter que des « étrangers » n’y pénètrent.

    Les pauvres sont « bons » et dignes de compassion lorsqu’ils ne sont pas trop nombreux et que l’économie de la société se porte suffisamment bien pour pouvoir les assister. L’opération semble alors d’un bon rapport : il est alors facile de se donner bonne conscience, et la solidarité peut être mise en scène publiquement à peu de frais.

    En revanche, les crises économiques entraînent une multiplication du nombre de pauvres, qu’il devient difficile d’aider. Leur présence dans le paysage quotidien renforce en outre l’impression d’incertitude et de danger économique initialement diffus et immatériel.

    Tous ceux qui, encore capables de subvenir à leurs besoins mais menacés de tomber dans la précarité se voient rappeler ce risque en croisant les pauvres dans les rues. La vision du pauvre devient alors plus difficile à supporter et on cherche à les chasser de sa vue. Parallèlement, on construit le discours du « mauvais pauvre », responsable de son destin. Ce qui permet de se dédouaner de la responsabilité de l’aide et de l’assistance et évite les conflits de moralité au moment de les expulser de la ville.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA ( 2 ). Le journal change une photo « gênante »

    Source : le 30/10/2017 http://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france/single-post/2017/10/30/Journal-change-une-photo-g%C3%AAnante

    Les faits sont en train de disparaître des médias. Le déni des japonais.

    Lorsque nous nous trouvons en dehors de Fukushima ou du Japon, il est difficile d’imaginer jusqu’à quel point il est devenu difficile de parler de la radio-contamination et du risque d’exposition.

    Pour illustration, nous allons faire un rapport sur le cas du remplacement d’une photo dans le Journal Mainichi Shimbun. Il semble que cela se soit produit uniquement dans l’édition japonaise. La photo originale semble avoir été conservée jusqu’à présent dans l’édition anglaise.

    Le 21 octobre, le Mainichi Shimbun a publié un article sur la réouverture d’une partie de la ligne Japan Rail Est sous le titre : « JR Est rouvre partiellement la ligne arrêtée depuis le désastre nucléaire de 2011 ».

    Dans cet article, le Mainichi a publié une photo d’un train quittant la gare de Tomioka et qui vient d’être réouverte au transport de voyageurs.

    Nous pouvons voir ci-dessus la photo originale (utilisée également dans la 1ère édition japonaise) avec une légende : « Un train quitte la station de Tomioka, Tomioka, Département de Fukushima, après la reprise de la ligne JR Joban entre Tomioka et Tatsuta le 21 octobre 2017. (Mainichi) »

    Ainsi que vous pouvez vous en rendre compte, il est clair que la photo essaie d’attirer l’attention des lecteurs sur les sacs noirs contenant les déchets issus des travaux de décontamination. En effet, la légende japonaise mentionne aussi : « Sur le premier plan, un dépôt provisoire de sacs contenant des déchets de décontamination ».

    La photo ci-dessus a reçu un nombre important de plaintes et de protestations, disant généralement: « pourquoi ternir un événement joyeux avec une telle photo ? »
    Le résultat est que le Mainichi a remplacé la photo originale par celle que vous voyez ci-dessous.

    Un résident du département de Fukushima a commenté comme ci-dessous dans son Facebook :

    « A Fukushima, des protestations privées (NdT : spécialement sur l’internet), ont forcé un programme Télé à changer le titre d’un reportage. Les mêmes personnes ont contraint le journal Mainichi de changer l’article (NdT : changer la photo). La photo originale fut soumise à la pression des personnes pro-« reconstruction/réhabilitation de Fukushima », disant de « ne pas compromettre l’événement heureux avec une telle photo) ». Cela a l’air d’indiquer la fin du journalisme.
    Les deux photos représentent toutes les deux la même réalité. Même une photo n’est pas épargnée par une interférence ou par une censure.
    J’ai voulu le faire savoir simplement. La fonction la plus importante du journalisme – d’établir les faits, même pénibles à admettre pour certaines personnes, et de les utiliser afin de trouver la solution aux problèmes – est en train de disparaître. Nous sommes en train de traverser une telle ère.
    Ces gens (exerçant la pression) sont les mêmes que ceux qui sont fâchés et exaspérés parce que « les média font des reportages uniquement sur les évacués volontaires (NdT : personnes ayant évacué de leur propre initiative des régions situées en dehors des zones concernées par les ordres d’évacuation) et non sur les résidents du département de Fukushima ».

    Le 2 août 2017, le Journal Mainichi Shimbun a signalé l’incident de la modification du titre d’un reportage télé (en japonais) auquel l’auteur ci-dessus fait référence. Le titre du documentaire qui allait être diffusé, « La réalité après 63 ans de l’accident de Bikini : l’avenir réservé de Fukushima », était devenu la cible de critiques clamant que le sous-titre suggérait que des risques sanitaires similaires étaient supposés devoir se produire dans le département de Fukushima. Cédant à la pression, la TV Asahi a décidé d’éliminer le sous-titre, « l’avenir réservé de Fukushima »

    Ce qui est inquiétant ici, c’est que ces pressions de censure ne proviennent pas des autorités gouvernementales, mais des citoyens.

    La majorité des gens qui vivent dans – ou à l’extérieur de Fukushima – ne croient pas en la réalité des risques sanitaires liés à la radioactivité. Ils réagissent agressivement contre tout ce qui leur rappelle les risques pour la santé. Comprenez que lorsque vous en parlez ou quand vous écrivez au sujet des risques de radiation vous devenez l’objet de brimades. Vous devez avoir un caractère bine trempé pour persister, surtout si vous avez vos propres membres de la famille à protéger contre la brimade sociale. Le fait que les autorités ne reconnaissent pas ces risques sanitaires favorise cet antagonisme.

    Ce phénomène n’est pas particulier au Japon. Il ne s’explique pas par des caractéristiques culturelles. Cela se produit dans le monde entier. Nous l’avons vu se produire à Tchernobyl, aux États-Unis et en France. Les gens nient les effets des radiations ou toute comparaison avec leurs effets sur les Îles Marshall ou en Polynésie française, parce que cela rend l’endroit dévalorisé ou les gens se sentent mis en cause. Ainsi, parler des effets de la radiation devient tabou, alors qu’il existe une base factuelle. (C’est probablement pire maintenant à cause des médias sociaux — les commentaires sont extrêmement émotifs, violents et destructeurs envers les autres).

    Comme nous pouvons le voir à partir des incidents ci-dessus, la réalité est, de fait, en voie de disparition dans de nombreux média. Les média et le gouvernement censurent les faits et le public s’auto-censure et les uns censurent les autres. Soyons conscients de cette situation.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA. ( 1 )


    Source : http://hillion-fukushima.blogspot.fr/2017/11/le-japon-sapprete-inonder-le-pacifique.html

    Le Japon s’apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d’eau contaminée par la centrale de Fukushima.

    Le gouvernement japonais est pressé par des experts de rejeter progressivement de l’eau radioactive dans l’océan Pacifique … L’eau est stockée sur le site dans environ 900 grands réservoirs complètement remplis et qui pourrait se déverser si une autre catastrophe majeure frappait le site. Le gouvernement a été supplié de donner l’autorisation de relâcher l’eau dans l’océan … Les pêcheurs locaux sont extrêmement hésitants sur cette solution … Fumio Haga, un pêcheur, a déclaré: « Les gens fuiraient le poisson de Fukushima dès que l’eau serait libérée ».

    Actuellement, la quantité d’eau radioactive à Fukushima continue de croître de 150 tonnes par jour.
    Les réacteurs sont irrémédiablement endommagés, et l’eau de refroidissement doit être constamment pompée pour éviter leur surchauffe.
    Cette eau capte la radioactivité avant de s’échapper des chambres de confinement endommagées et de se rassembler dans les sous-sols … «Notre effort de récupération jusqu’à maintenant s’effondrerait immédiatement si l’eau était libérée», a dit Yuichi Manome, fermier d’Iwaki.

    4 articles repris par différents journaux depuis hier, vous pouvez les voir en cliquant ici.


  • 500 000 morts cambodgiens par 500 000 tonnes de bombes américaines! Les USA demandent aujourd’hui, le remboursement !


    Bombardier B-52 de l’US Air Force lâche ses bombes en Asie du Sud Est dans les années 70.
    Source : Article publié le 11 mars 2017 sous le titre Fury in Cambodia as US asks to be paid back hundreds of millions in war debts Traduit de l’anglais par La gazette du citoyen

    Comme dans de nombreux pays les USA ont été les responsables du désordre et des millions de mort.

    Un demi-siècle après que les bombardiers B-52 des États-Unis aient largué plus de 500 000 tonnes d’explosifs sur la campagne cambodgienne, Washington exige que le pays rembourse une dette de guerre de 500 millions de dollars américains.
    La demande a suscité des manifestations d’indignation et de colère dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh.
    En 1973 seulement, pendant plus de 200 nuits, 257456 tonnes d’explosifs ont été largués sur le pays lors de bombardements massifs secrets, soit l’équivalent de la moitié de ce qui a été largué sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Les pilotes volaient tellement haut qu’ils étaient incapables de faire la différence entre un village cambodgien et leurs cibles, les lignes d’approvisionnement nord-vietnamiennes de la piste Ho Chi Minh.
    Les bombes étaient d’un tonnage si massif qu’elles faisaient sauter les tympans de n’importe qui dans un rayon d’un kilomètre.
    Le correspondant de guerre James Pringle se trouvait à deux kilomètres d’une frappe de B-52 près de la frontière cambodgienne.
    « Il semblait que le monde allait prendre fin », se souvient-il.
    Selon un chercheur, jusqu’à 500.000 Cambodgiens ont été tués par ces bombardements, dont beaucoup d’enfants.
    Les bombes des B52 explosaient en ligne dans les rizières
    Les bombardements américains ont poussé des centaines de milliers de Cambodgiens ordinaires dans les bras des Khmers rouges, un mouvement de guérilla maoïste qui a pris le pouvoir en 1975 et a causé, au cours des quatre années suivantes, la mort de plus de deux millions de personnes par des exécutions de masse et la famine.

    Le roi Norodom Sihanouk est renversé par le général Khmer Lon NOL avec l’aide des états Unis.

    La dette vient d’un prêt de 274 millions de dollars accordé au gouvernement putschiste d’alors, dirigé par le général Lon Nol et inféodé aux Etats-Unis mais a presque doublé, avec les intérets, au cours des années alors que les gouvernements suivants du Cambodge refusaient de rembourser.

    William Heidt, ambassadeur des Etats-Unis à Phnom Penh, a déclaré que le refus du Cambodge de rembourser sa dette mettait ce pays au même niveau que le Soudan, la Somalie et le Zimbabwe.

    « Je dis qu’il est dans l’intérêt du Cambodge de ne pas se tourner vers le passé, mais d’examiner comment résoudre cela parce que c’est important pour l’avenir du Cambodge », a-t-il ajouté, ajoutant que les Etats-Unis n’ont jamais sérieusement envisagé d’annuler la dette.

    Le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, a déclaré: « Les États-Unis ont créé des problèmes dans mon pays et m’ont ensuite demandé de l’argent. Après notre refus, ils ont ordonné au FMI (Fonds monétaire international) de ne plus nous prêter d’argent. Nous devrions élever la voix pour dénoncer ce pays qui en envahit d’autres et qui massacre des enfants. »

    M. Pringle, un ancien correspondant de Reuters à Saigon, a expliqué qu’il n’avait jamais été un partisan de Hun Sen mais que ce qu’il avait dit sur ce sujet était « absolument correct ».
    « Le Cambodge ne doit rien aux Etats-Unis qui ont aidés à détruire son peuple, ses animaux sauvages, ses champs de riz et sa couverture forestière », a-t-il écrit dans le quotidien Cambodia Daily.

    L’Américaine Elizabeth Becker, l’une des rares correspondantes qui ont été témoins du génocide des Khmers rouges, a également écrit que les États-Unis « doivent au Cambodge plus de dettes de guerre que ce qui pourrait être remboursé en espèces ».

    Hun Sen a souligné que les cratères parsèment encore la campagne cambodgienne et les villageois doivent encore déterrer des bombes, ce qui entraine des évacuations de masse jusqu’à ce qu’elles soient désamorcées.

    « Il reste beaucoup d’explosifs et de bombes, c’est pourquoi des enfants cambodgiens sont si souvent tués parce qu’ils ne savent pas qu’il s’agit de munitions non explosées », a-t-il déclaré. « Et qui est responsable? Ce sont les bombes et les explosifs de l’Amérique », a-t-il conclu.


  • Enorme scandale: Ces médicaments qui rétrécissent le cerveau… depuis 30 ans

    En 1982, le gouvernement britannique apprenait que les benzodiazépines (dérivés du valium : Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) pouvaient provoquer des troubles neurologiques graves. 30 ans plus tard… les médecins continuent de distribuer les pilules comme des Smarties !

    The Independent vient de lâcher une bombe. Le canard britannique s’est procuré des documents confidentiels plutôt gênants. En 1981, suite aux trouvailles du professeur (aujourd’hui émérite) Malcolm Lader, chercheur de renom dans le domaine de la psychiatrie, le Medical Research Council (MRC, institut gouvernemental) avait organisé un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez certains patients gobant des benzodiazépines.

    L’année suivante, le MRC décidait d’approfondir le sujet pour évaluer l’impact à long terme de ces molécules. Puis, plus rien. Le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

    La bourse ou l’avis

    Aucun test « officiel » de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, censés lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie et les spasmes musculaires. Le Pr Lader a déclaré : « Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines… J’aurais dû être plus proactif… J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties ».

    La camelote qui ramollît le cerveau

    En 1995, Heather Ashton, professeur émérite de psychopharmacologie clinique, a elle aussi fait une proposition à la MRC pour étudier le lien entre la consommation de « benzos » et les dommages permanents induits sur le cerveau. Sa proposition a été rejetée. La MRC se défend en prétendant qu’une fois « acceptées les conclusions du rapport de Malcolm Lader », elle était prête à financer « toute demande de recherche répondant aux normes scientifiques requises »… ce qui n’est, prétend-elle, toujours pas arrivé à ce jour. La faute à pas-de-chance…

    « Enorme scandale »

    Députés et avocats se liguent aujourd’hui pour dénoncer un « énorme scandale » (dixit Jim Dobbin, président d’un groupe parlementaire multipartite sur les addictions médicamenteuses) qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus accros à leurs dépends. Un grand nombre d’entre eux présenterait des symptômes neurologiques compatibles avec les constations de Malcolm Lader. Dans les années 1960, annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. En une décennie, ils sont devenus les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Sauf que ces médocs révolutionnaires induisent une addiction particulièrement puissante, et cela en quelques jours.

    Descente aux enfers

    Valerie Bell a fait une attaque de panique, en 1984. Son médecin lui a immédiatement prescrit du lorazépam. Aujourd’hui, elle a 67 ans. Elle est sevrée depuis 2007 mais souffre toujours de douleurs neurologiques à la tête, au cou et aux pieds.

    « Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie […] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des Etats-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions. Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

    J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir […] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises. Les médicaments ont détruit nos vies ».

    Voir aussi les liens suivants :

    6 MÉDICAMENTS QUI PEUVENT ABÎMER VOTRE CERVEAU

    Patrick Lemoine, psychiatre : «les benzodiazépines favorisent la démence»

    Comment des médicaments anodins font rétrécir le cerveau et ralentissent la pensée

    LE LIEN ENTRE BENZODIAZÉPINES ET MALADIE D’ALZHEIMER EST CONFIRMÉ


  • Une récente étude démontre la présence « extrêmement élevée » d’aluminium dans le cerveau des patients autistes


    Souce Fawkes News

    Cette étude a été publiée dans le « Journal of Trace Elements in Medicine and Biology »

    Cette étude a été publiée le 26 novembre 2017 et a été relayée par Science Direct, plateforme de publications scientifiques revues par des pairs. Elle implique plusieurs scientifiques de l’Université de Keele et du Département de Neuropathologie du Kings College Hospital de Londres.

    Les conclusions de cette étude sont très claires et montrent sans ambiguïté que des quantités très importantes d’aluminium ont été trouvées dans diverses parties du cerveau de patients autistes. Cette découverte est une première et risque bien de jeter un pavé dans la marre de la communauté scientifique vaccinale qui prétend que l’aluminium vaccinal ne reste pas dans le corps humain et ne présente aucun danger pour l’homme (alors même que des études montrent que l’aluminium contenu dans la plupart des déodorants peut favoriser le cancer du sein. Voici une traduction de l’abstract de cette étude anglaise :

    « Le trouble du spectre de l’autisme est un trouble neurodéveloppemental d’étiologie inconnue. On suspecte qu’une susceptibilité génétique et des facteurs environnementaux, y compris dans les dernières toxines environnementales, sont impliquées dans la survenue de ce trouble. L’exposition humaine à la toxine environnementale qu’est l’aluminium a été liée, de façon provisoire, à un trouble du spectre autistique.

    Dans notre étude, nous avons utilisé la spectrométrie d’absorption atomique avec four graphite à chauffe transversale pour mesurer, pour la première fois, la teneur en aluminium du tissu cérébral provenant de donneurs présentant un diagnostic d’autisme.

    Nous avons également utilisé un fluor sélectif pour l’aluminium pour identifier l’aluminium dans le tissu cérébral en utilisant la microscopie à fluorescence. La teneur en aluminium du tissu cérébral des patients autistes était constamment élevée.

    La teneur moyenne en aluminium (écart-type) des 5 individus de chaque lobe était de 3,82 (5,42), de 2,30 (2,00), de 2,79 (4,05) et de 3,82 (5,17) μg / g de poids sec. pour les lobes occipitaux, frontaux, temporaux et pariétaux respectivement.

    Ce sont les valeurs les plus élevées pour de l’aluminium dans le tissu cérébral humain jamais enregistrées et on doit se demander pourquoi, par exemple, la teneur en aluminium du lobe occipital d’un garçon de 15 ans serait de 8,74 (11,59) μg / g de poids sec. ?

    La microscopie à fluorescence sélective de l’aluminium a été utilisée pour identifier l’aluminium dans le tissu cérébral chez 10 donneurs. Alors que l’aluminium a été identifié dans des neurones, il semblait être présent de manière intracellulaire dans les cellules de type microglies et d’autres cellules inflammatoires non neuronales dans les méninges, le système vasculaire, la matière blanche et grise.

    La prééminence d’aluminium intracellulaire associé à des cellules non neuronales était une observation remarquable dans le tissu cérébral autistique et peut offrir des indices quant à l’origine de l’aluminium présent dans le cerveau et peut constituer un rôle présumé dans le trouble du spectre autistique. »

    Comme toujours, ce genre d’étude n’est jamais financée par les autorités de santé publiques ou des laboratoires pharmaceutiques. Celle-ci a fait l’objet d’une subvention de l’Institut de recherche sur la sécurité médicale des enfants (CMSRI), une fondation de recherche à but non lucratif basée à Washington DC.

    L’année dernière, l’université de Keele a également publié une étude démontrant que l’aluminium joue un rôle majeur dans le déclin cognitif et la maladie Alzheimer.

    Pourtant, cela n’a pas empêché l’Assemblée Nationale de valider le mois dernier l’obligation vaccinale pour 11 vaccins à partir de l’année prochaine malgré une certaine mobilité citoyenne avec plus de 660 000 signatures contre ce projet.


  • Liberté de la presse !


    Le PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui est également le beau-père de Xavier Niel, l’un des principaux actionnaires du Monde, a décidé de retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, révèle Le Canard Enchaîné.

    Source : Challenge

    Agacé par les « Paradise Papers », Bernard Arnault sanctionne Le Monde

    Bernard Arnault n’a pas franchement goûté l’article du journal Le Monde sur son « patrimoine offshore », paru dans le cadre des « Paradise Papers ». Le PDG de LVMH, qui est également le beau-père de Xavier Niel, l’un des principaux actionnaires du Monde, a décidé de retirer jusqu’à la fin de l’année les pages de publicité du géant du luxe prévues dans le journal, révèle Le Canard Enchaîné ce mardi. Manque à gagner pour le quotidien du soir : 600.000 euros. Contacté par Challenges, le groupe LVMH ne souhaite pas faire de commentaire.

    Le Monde avait dévoilé le 8 novembre dernier des éléments sur le « patrimoine offshore » de Bernard Arnault.

    Le patron de LVMH aurait eu recours à des montages offshore pour l’acquisition d’un terrain à Londres et l’achat de yachts de luxe. Selon Le Monde, le milliardaire français serait le bénéficiaire d’une société immatriculée sur l’île de Jersey qui a acquis en 2000 un terrain de 129 hectares au nord de Londres. Le quotidien affirme aussi que Bernard Arnault aurait « fait appel à au moins huit cabinets de conseil différents pour localiser ses actifs dans six paradis fiscaux différents ».

    « Tous les actifs évoqués dans cet article ont été constitués de manière parfaitement légale et sont naturellement connus des autorités fiscales », s’était alors défendu le PDG de LVMH le 8 novembre. Le milliardaire dénonçait alors « une opération journalistique de ce média pour créer une sensation en utilisant [son] patrimoine », et s’indignait du fait que certains de ses investissements ont été « présentés comme des biens cachés et non déclarés, fiscalement répréhensibles, ou à la limite de la légalité ». S’agissant de sa propriété londonienne, Bernard Arnault avait notamment estimé que celle-ci était « déclarée depuis l’origine aux autorités fiscales françaises comme anglaises, et a fait l’objet, depuis son acquisition, du paiement de l’ISF ». Il assurait en outre que le « mode de détention » du bien ne l’a « fait bénéficier d’aucun avantage fiscal, de même que les autres actifs évoqués ».

    LVMH dément un retrait « total »

    Le groupe LVMH de Bernard Arnault a, de son côté, réfuté mercredi une « coupure totale » de ses publicités dans Le Monde à la suite des révélations des « Paradise Papers », mais indique mener, « depuis plusieurs mois une réflexion » pour réduire ses investissements dans les « médias classiques », au profit « des médias digitaux ». « Les investissements dans Le Monde ne s’interrompront évidemment pas », a finalement réagi le porte-parole, alors que la polémique avait déjà commencé à enfler. Contacté par l’AFP, le président du directoire du groupe Le Monde, Louis Dreyfus, n’a pas souhaité faire de commentaires.


  • Que n’avons-nous quelques Sénèque parmi nous !


    Source Nicolas Bonnal Réseau International.

    Et quelle belle langue que le latin !

    Extrait de Sénèque, Lettres à Lucilius, livre I, lettre XIII

    Je pense à toutes les paniques que nous instillent les médias-catastrophes pour nous conditionner et nous manipuler – pour vendre aussi (indices d’écoute et pubs) ! Attentats, crise, chômage, islamisme, fascisme, intolérance…

    Ce n’est pas tout :

    Réchauffement climatique, cyclones, invasions-migrations, guerre contre la Russie, troisième guerre mondiale, achat d’or, tout est pire chez les antisystèmes qui sont souvent plus trouillards. Et que tout va s’écrouler, et que j’ai acheté de l’or, et que j’ai creusé un trou sous la terre pour me cacher en cas d’occupation par les Alien ! La vérité, comme dit mon vieil ami Vittorio, c’est qu’il faut réagir quand on a mal, pas quand on a peur !

    Sénèque donc :

    animus sibi falsas imagines fingit

    Oui, l’âme imagine trop de choses fausses, on est bien d’accord, ô sage de Cordoue !
    « Il y a, ô Lucilius, plus de choses qui font peur qu’il n’y en a qui font mal, et nos peines sont plus souvent d’opinion que de réalité. »

    C’est trop beau, alors on cite en latin :

    Plura sunt, Lucili, quae nos terrent quam quae premunt, et saepius opinione quam re laboramus.

    « Je te parle ici le langage non des stoïciens, mais de l’autre école, moins hardie. Car nous disons, nous, que tout ce qui arrache à l’homme la plainte ou le cri des douleurs, tout cela est futile et à dédaigner. Oublions ces doctrines si hautes et néanmoins si vraies : ce que je te recommande, c’est de ne pas te faire malheureux avant le temps (ne sis miser ante tempus) ; car ces maux, dont l’imminence apparente te fait pâlir, peut-être ne seront jamais, à coup sûr ne sont point encore. Nos angoisses parfois vont plus loin, parfois viennent plus tôt qu’elles ne doivent ; souvent elles naissent d’où elles ne devraient jamais naître.
    Elles sont ou excessives, ou chimériques, ou prématurées. »

    Du latin encore :

    aut augemus dolorem aut praecipimus aut fingimus.

    « Examine d’abord si des signes certains présagent la venue du mal, car presque toujours de simples soupçons nous abattent, dupes que nous sommes de cette renommée qui souvent défait des armées entières, à plus forte raison des combattants isolés. Oui, cher Lucilius, on capitule trop vite devant l’opinion… »

    Ita est, mi Lucili: cito accedimus opinioni

    Sénèque parle étonnamment de l’opinion, comme on parle aujourd’hui de l’opinion publique fabriquée de A à Z. Mais si elle n’était pas fabriquée par le neuro-piratage de nos prétentieux, si elle était naturelle cette opinion ?

    Sénèque encore :

    « On ne va point reconnaître l’épouvantail, on n’explore rien, on ne sait que trembler et tourner le dos comme les soldats que la poussière soulevée par des troupeaux en fuite a chassés de leur camp, ou qu’un faux bruit semé sans garant frappe d’un commun effroi. »

    Un peu de latin encore, cette langue qui nous faisait peur au lieu de nous instruire :

    « et sic vertimus terga quemadmodum illi quos pulvis motus fuga pecorum exuit castris aut quos aliqua fabula sine auctore sparsa conterruit. »

    Et il ajoute, le précepteur suprême :

    « Je ne sais comment le chimérique alarme toujours davantage : c’est que le vrai à sa mesure, et que l’incertain avenir reste livré aux conjectures et aux hyperboles de la peur. »

    Plus grave :

    « Aussi n’est-il rien de si désastreux, de si irrémédiable que les terreurs paniques : les autres ôtent la réflexion, celles-ci, jusqu’à la pensée. Appliquons donc ici toutes les forces de notre attention. Il est vraisemblable que tel mal arrivera, mais est-ce là une certitude ? Que de choses surviennent sans être attendues, que de choses attendues ne se produisent jamais ! Dût-il même arriver, à quoi bon courir au-devant du chagrin ? Il se fera sentir assez tôt quand il sera venu : d’ici là promets-toi meilleure chance. »

    Sénèque regrette que l’on se rende la vie impossible avec toutes ces histoires de catastrophes :

    « Or la vie n’est plus d’aucun prix, nos misères n’ont plus de terme, si l’on craint tout ce qui en fait de maux est possible. Que ta prudence te vienne en aide, emploie ta force d’âme à repousser la peur du mal même le plus évident ; sinon, combats une faiblesse par une autre, balance la crainte par l’espoir. »

    Il est vrai que la peur affole et crée du flux ! Sénèque, envoyant le troupeau s’agiter :
    « Représente-toi souvent combien la majeure partie des hommes, alors qu’ils n’éprouvent aucun mal, qu’il n’est pas même sûr s’ils en éprouveront, s’agitent et courent par tous chemins. C’est que nul ne sait se résister, une fois l’impulsion donnée, et ne réduit ses craintes à leur vraie valeur. »

    On me parla à l’école de ce sage de la Grèce antique qui sortit de sa ville les mains vides. Et quand on le questionna sur ses biens : « je les ai tous avec moi ».


  • Toujours deux sons de cloche : Ding ! Dong !

    Un son de cloche pour la libération de Alep ! Un son de cloche pour la libération de Raqqa !

    Pour Alep : Ding !

    A l’occasion de la libération d’Alep-Est par l’armée syrienne en décembre 2016, les médias occidentaux avaient massivement relayé le point de vue des djihadistes du Front al-Nosra qui, en fait, retenaient la population civile en otage. L’avancée de l’armée régulière syrienne et l’appui aérien russe avaient ainsi donné lieu à des articles indignés relatant le calvaire et les pertes subies par les populations civiles.
    La reprise de la ville aux djihadistes était évoquée par RFI comme une « agonie », une « politique de la terre brûlée » selon Le Parisien, une « ignominie » selon Libération, ou encore une « tragédie » selon le journal Le Monde.
    Des manifestations en soutien aux populations civiles avaient été organisées dans plusieurs capitales occidentales, abondamment relayées par les médias. Le gouvernement français avait saisi en urgence le Conseil de sécurité de l’ONU afin d’aborder la question de l’évacuation de la population civile. Le représentant français aux Nations Unies résumait le point de vue dominant dans les chancelleries et les médias occidentaux ainsi :

    Pour Raqqa : Dong !

    Les bombardements de la coalition sous commandement américain ont enterré sous les ruines de Raqqa des milliers de civils que l’aviation « libérait » de Daech, a estimé le ministère russe de la Défense, dressant un parallèle entre la libération de la capitale autoproclamée des djihadistes et les bombardements anglo-saxons sur l’Allemagne nazie, notamment à Dresde « rayée de la carte en 1945 ».
    L’ancienne capitale autoproclamée du mouvement djihadiste a été reprise par les combattants des Forces démocratiques syriennes ( FDS ), alliance de milices arabes et kurdes appuyée par la coalition.
    Qualifiant d’« historique » la reprise de Raqqa, l’administration américaine s’est félicitée vendredi de cette victoire. Des propos qui ont pourtant rendu « perplexe » le ministère russe de la Défense.


  • Quels intérêts les Etats-Unis auraient-ils à commencer une guerre contre la Russie et/ou la Chine ?


    Source Australianvoice Traduit par Sylvie Jolivet pour Arrêt sur info

    Les tensions sont très fortes entre les Etats-Unis et le bloc Russie/Chine

    Si l’on considère l’actualité récente, il est manifeste que les Etats-Unis adoptent en ce moment une posture militaire très agressive dans de nombreuses régions du monde : en Syrie, où ils viennent de tuer trois officiers russes ; en Pologne, où ils se sont lancés dans des manœuvres militaires près de la frontière russe ; en Corée, pays qu’ils menacent d’anéantir complètement.

    Le lien entre ces événements n’est pas perçu par beaucoup, parce que nos médias ne mettent pas en évidence deux faits simples. Si les Etats-Unis attaquent la Corée, la Chine la défendra. La Russie et la Chine étant militairement alliés, l’agression de l’un d’entre eux fera réagir l’autre.

    Chacun de ces conflits distincts en Syrie, en Europe ou en Corée du Nord peut mener au même résultat : une guerre nucléaire totale opposant les Etats-Unis au bloc Russie/Chine.

    Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils que cette guerre contre Russie/Chine ait lieu maintenant ?

    Depuis 1971, la puissance américaine repose sur le fait que tous les pays doivent recourir au dollar américain pour acheter et vendre du pétrole.

    Ce qui implique que la plupart des autres transactions commerciales s’effectue également dans cette devise. Il est expliqué un peu plus loin pourquoi cet état de fait est décisif pour les Etats-Unis.
    La menace à laquelle les Etats-Unis sont confrontés est que le Venezuela, et bientôt d’autres pays, s’apprêtent à acheter et vendre leur pétrole en yuans, la monnaie chinoise adossée à l’or. Si l’achat et la vente de pétrole et d’autres marchandises en yuans se généralisent, la valeur et l’importance de tous les dollars américains circulant à travers le monde risquent de chuter complètement.

    La fin du pétrodollar appuyé sur le dollar américain signifie la fin de l’hégémonie américaine sur le monde.

    Cela veut dire que les Etats-Unis ne pourront plus se permettre d’acheter et d’importer des marchandises autrefois bon marché pour leurs consommateurs et leur industrie.
    Cela veut dire aussi qu’ils ne seront plus en mesure d’assurer le financement des quelques 800 bases militaires partout dans le monde. En l’absence de cette puissance militaire, qui permettait à Wall Street d’exercer sa main mise sur toute la planète, les autres pays retrouveraient une liberté qu’ils n’avaient plus connue depuis le 16ème siècle, lorsque la colonisation européenne a commencé.

    Comment les Etats-Unis ont contrôlé le monde depuis 1971

    La puissance américaine s’appuie sur sa capacité à contraindre les pays producteurs de pétrole à accepter d’être payés exclusivement en dollars. Un système que l’on désigne parfois sous le terme de «Système pétrodollars».

    Cette capacité qu’a l’Amérique d’imposer « l’hégémonie du dollar » sur les transactions pétrolières renforce la monnaie américaine et permet aux banques de ce pays de prêter de l’argent à volonté sans crainte de générer de l’inflation.

    Le dollar américain est une monnaie fiduciaire. Ceci a pour effet que, contrairement aux devises utilisées pendant des siècles dans le commerce international, il n’est pas adossé à l’or. Il est matérialisé par de simples morceaux de papier, dont la valeur est suspendue à leur utilisation par les autres pays, et cela tant que dure la suprématie militaire américaine. Les banques américaines peuvent créer de la monnaie à partir de rien, sans que cela ne porte à conséquence, étant donné ce système où l’hégémonie du dollar repose sur la puissance militaire de l’Amérique. C’est en grande partie ce qui a permis à l’Amérique de devenir le pays le plus riche du monde.

    L’empire américain est un système

    Ce système a deux principaux « nœuds » :

    Le secteur financier

    Le complexe militaro-industriel

    Ces deux nœuds sont interdépendants et symbiotiques. Le complexe militaro-industriel a besoin d’ARGENT pour se développer. Il obtient cet argent des BANQUIERS. De leur côté, ces derniers ont besoin d’une armée assez puissante pour contraindre les pays producteurs à vendre leur pétrole en dollars. Le dollar étant ainsi soutenu, les banquiers peuvent créer de la monnaie fictive sans avoir à s’inquiéter outre mesure de l’inflation !

    La réussite du système de l’empire américain est garantie par sa structure à volant d’inertie.
    En tant que nation la plus riche de la terre, elle peut se permettre d’augmenter ses dépenses militaires…
    Cette augmentation agit en faveur de « l’hégémonie du dollar » sur les marchés mondiaux du pétrole…
    Et c’est grâce à cette « hégémonie du dollar » que le secteur bancaire américain peut imprimer de la monnaie sans provoquer d’inflation.

    Le fonctionnement ininterrompu de cette planche à billets étaye et entretient la richesse américaine… Et ainsi de suite…

    L’Empire américain est un système. Il ne s’appuie, ni sur sa seule puissance militaire, ni sur sa seule monnaie. Il fonctionne sur la base d’une relation symbiotique entre ces deux fondements, qui se renforcent et se garantissent mutuellement. C’est un système parfaitement rodé. Beaucoup de gens pensent que la politique extérieure américaine est laide et chaotique – et elle en a toutes les apparences. Mais le principe secret sur lequel repose la puissance de ce pays est en réalité profondément « élégant ». Comme s’il avait été conçu par un génie.

    La vulnérabilité du Système

    Si les Etats-Unis perdaient leur mainmise sur le prix du baril, ils perdraient tout. En l’état actuel des choses, le fait que les ventes de pétrole s’effectuent en dollars donne à l’Amérique le droit de faire marcher la planche à billets. Mais si les principaux producteurs de pétrole arrêtent d’utiliser le dollar pour leurs transactions, tout le système s’effondre et l’Amérique ne pourrait plus créer de monnaie sans générer une hyperinflation.

    C’est pourquoi ce changement, amené par la Chine et consistant à utiliser le yuan adossé à l’or plutôt que le dollar américain dans toutes les transactions commerciales, est d’une importance capitale. Le Venezuela a déjà annoncé qu’il passait lui aussi au yuan. Le seul moyen dont disposent les Etats-Unis pour s’opposer au yuan adossé à l’or est la force militaire.

    Nous avons donc toute raison d’être très inquiets !


  • … et vous vous demandez pourquoi le nombre de cancers augmente ?


    Les agrumes sont la catégorie de fruits la plus contaminée. [Kyle McDonald/Flickr]

    Source : Samuel White | EURACTIV.com

    Les perturbateurs endocriniens présents dans un tiers des fruits en Europe

    Plus du tiers des fruits consommés dans l’UE contient des résidus de perturbateurs endocriniens, selon une étude publiée en amont d’un vote crucial au Parlement sur le sujet.

    Selon une étude menée par l’ONG Réseau action pesticides (PAN Europe), 68 % des fruits consommés dans l’UE présentent des traces de pesticides et pas moins de 34 % contiennent des résidus de 27 pesticides contenant des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux.

    Pour les légumes, les chiffres sont un peu moins élevés, mais restent inquiétants : 41 % contiennent des résidus de pesticides et 14 % des résidus de pesticides contenant des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux.

    Les perturbateurs endocriniens sont des substances perturbant le système hormonal. Ils auraient donc un impact négatif sur le système reproductif, l’apparition de cancers ou encore le développement des fœtus et nouveau-nés.

    Les données utilisées dans l’étude de PAN Europe, récoltées en 2015, montrent que les agrumes sont les fruits les plus contaminés. En effet, entre 46 et 57 % des mandarines, oranges et pamplemousses contiennent des substances endocrino-perturbatrices potentiellement dangereuses. Pour les pêches, raisins et fraises, le chiffre est légèrement plus bas : entre 34 et 45 %. Parmi les légumes les plus contaminés, on retrouve le céleri et la roquette, entre 35 et 40 %.

    En tête des empoisonneurs : l’Espagne !

    Les fruits et légumes cultivés dans le sud de l’Europe sont plus susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens potentiellement dangereux que ceux qui sont produits dans le nord du continent. En tête, l’Espagne (35 % de tous les produits), la Grèce (25 %) et l’Italie (23 %). C’est cependant dans le nord que l’on consomme le plus de fruits et légumes contaminés, en particulier en Irlande (42 %), en Suède (34 %) et aux Pays-Bas (32 %).

    Le 4 octobre, les eurodéputés s’exprimeront sur la proposition de définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission. La définition a été rejetée par la commission ENVI la semaine dernière et a été vivement critiquée par les militants pour la santé et l’environnement, qui regrettent notamment qu’elle ne tienne compte que des perturbateurs endocriniens présents dans les pesticides.
    L’exécutif européen défend sa proposition, assurant que ses critères de définition sont une étape importante vers une meilleure protection des citoyens européens.

    « Une fois appliqué, le texte assurera que toute substance utilisée dans les pesticides et identifiée comme un perturbateur endocrinien pour les humains ou les animaux pourra être évaluée et retirée de la vente », avait indiqué Vytenis Andriukaitis, commissaire à la santé, en juillet, lors de l’approbation du texte par les experts des États membres.

    Les législateurs européens ne parviennent pas à nous protéger

    PAN Europe (PAN Europe est un réseau d’organisations non-gouvernementales européennes qui promeuvent l’adoption de solutions alternatives à l’utilisation des pesticides.) estime cependant que la définition prévoit une « charge de preuve bien trop importante », ce qui ne la rendra applicable que pour une série très limitée de substances en pratique.

    En outre, sont exclues des critères de la Commission les substances spécialement conçues pour s’attaquer aux systèmes endocriniens (qui gèrent les hormones) des insectes, même si elles ont des conséquences importantes pour d’autres animaux, humains inclus. Une exemption « incompatible avec l’objectif de la législation, qui est d’assurer un haut niveau de protection aux humains », souligne l’ONG.

    « Un sujet d’une telle importance, qui implique nos aliments et touche les plus vulnérables, devrait faire l’objet d’actions immédiates, et si les législateurs européens ne parviennent pas à nous protéger, ce sont les États membres qui doivent agir », martèle Angeliki Lysimachou, toxicologue environnementale.
    « Ces substances n’ont pas leur place dans nos assiettes ni dans notre chaine de production alimentaire. »


  • Qu’y a-t-il derrière le Ruban rose ? Ce qu’il faut savoir avant de le mettre partout.


    Source partielle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_rose

    Histoire du ruban rose

    En 1992 aux États-Unis, Alexandra Penney, qui était rédactrice en chef du journal Self un magazine consacré à la santé des femmes, travaillait au deuxième numéro annuel du National Breast Cancer Awareness Month .

    Le premier numéro avait eu un grand succès : Evelyn Lauder, vice-présidente chez Estee Lauder et survivante d’un cancer du sein, avait été invitée pour être rédactrice du numéro spécial. Alexandra Penney voulait renouveler ce succès1. Penney eu l’idée de créer un ruban et de demander à l’entreprise Estee Lauder de le distribuer dans les magasins de New York. Evelyn Lauder surenchérit alors en promettant de mettre des rubans sur tous les comptoirs de magasins cosmétiques du pays.

    But

    À l’origine, le but du ruban rose a été de créer un succès commercial pour le magazine Self et l’entreprise Estée Lauder, tout en soutenant la lutte contre le cancer du sein en mettant l’accent sur son dépistage précoce.

    Les objectifs du ruban rose se sont multipliés à mesure que le ruban était repris par d’autres entreprises.

    L’association activiste Think Before You Pink dénonce les dérives nombreuses que ce flou a créer. L’entreprise New Balance est dénoncée comme exemple : New Balance a vendu des sneakers avec un ruban rose très discret imprimé sur la chaussure et défendent que l’idée est simplement « la prise de conscience » (aucun argent n’est reversé et aucune information sur le cancer du sein distribuée).
    De plus, le dépistage précoce du sein par mammographie est un sujet controversé. En effet, un dépistage systématique peut mener à de nombreux faux positifs. Une fréquence trop élevée de mammographie augmente les risques de cancer.

    Un profit commercial pour les marques.

    Vers la fin des années 1980, le monde de l’industrie commença à s’intéresser au marketing lié aux grandes causes, sous l’influence de Carol Cone, créatrice de l’entreprise Cone Communications. Ses études sur les consommateurs montraient que, à prix et qualité égale, les consommateurs étaient prêts à changer de magasin ou de marque pour acheter un produit versant de l’argent ou soutenant une bonne cause. En 2013, 89 % des américains interrogés se disent prêts à changer de marque ou de magasin pour acheter un produit similaires qui défendrait une cause.

    Carol Cone (de Cone communications) fut ainsi à l’origine la campagne de Reebok sur la défense des droits de l’homme à la fin des années 1980. En 1993, elle aida les cosmétiques Avon à mettre en place un claim sur leurs produits soutenant la cause du cancer du sein1. Avon développa un ruban à accrocher, d’un rose différent de celle de Estée Lauder.

    Leur campagne généra 10 millions de dollars les deux premières années. En 1993, environ 15 moyennes et grosses entreprises aux États-Unis avaient adopté la cause du cancer du sein.

    En décembre 1996, le New York Times Magazine parla du cancer du sein comme « la charité à la mode cette année (en anglais : this year’s hot charity) ».

    En 1998, on estime qu’au moins 100 compagnies font la promotion du ruban rose sur leurs produits aux États-Unis et il est vraisemblable que ce chiffre soit beaucoup plus élevé.
    Les détracteurs du ruban rose se sont multipliés, dénonçant le contraste entre les succès commerciaux des entreprises qui adoptent le ruban ou la couleur rose pour certains de leurs produits, et le peu d’argent ou d’information donné en retour pour lutter contre « l’épidémie de cancer du sein ». Tandis que certaines entreprises donnent de larges sommes aux programmes anti-cancer, d’autres profitent de l’avantage marketing qui leur offre le symbole sans que les profits pour la cause du cancer du sein ne soient significatifs.

    Critiques : Le « marketing rose » ou pinkwashing

    Certaines des critiques du ruban rose parlent de Pinkwashing ou de marketing rose : ce terme est un « mot-valise anglais fait référence au travestissement du «marketing de cause en opportunisme commercial», comme l’explique Slate ». Le pinkwashing est un terme également utilisé par le mouvement LGBT.

    Opacité des comptes : argent collecté, argent reversé.

    L’une des critiques des entreprises et associations utilisant les rubans roses ou la couleur rose, porte sur l’opacité de leurs comptes.

    Aux entreprises, il a été reproché de faire un bénéfice très large en utilisant la cause du cancer du sein, mais de reverser trop peu d’argent comparé au bénéfice ainsi obtenu. La marque Yoplait promettait de reverser 10 centimes sur chaque pot de yaourt vendu ; or pour que les 10 centimes soient reversés, les consommateurs devaient renvoyer l’opercule rose (le laver, le mettre sous enveloppe pour l’envoyer par courrier). Pour atteindre la somme de 36 dollars US, les consommateurs auraient du consommer trois pots par jour pendant 4 mois, ce que les activistes ont dénoncé à plusieurs reprises. Au Canada, la marque Yoplait avait limité les dons à 80 000 dollars (les excédants allaient à l’entreprise !)
    American Express s’engagea à verser 0.01 dollar pour chaque transaction indépendamment de la somme engagée ce qui fut également critiqué par la presse.

    Ainsi la ligue de football américain NFL (National Football League) n’a reversé que 8 % des revenus issues de ses produits au ruban rose1.

    Aux associations, il est reproché leur manque de transparence sur leurs comptes et le fait que les salaires octroyés soient trop élevés, ou encore le fait que l’argent obtenu par une association peut être reversé à une autre association, multipliant les intermédiaires et les dépenses associées au fonctionnement des associations plutôt qu’aux patients ou aux campagnes d’information.

    Promotion rose de vente de produits cancérigènes !

    L’une des autres critiques du ruban rose est qu’il est parfois apposé sur des produits qui sont eux-même cancérigènes (aliments contenant des substances cancérigènes, produits de beauté contenant des produits cancérigènes, etc). Yoplait a été fortement critiqué pour vendre ses yaourts ruban rose alors qu’ils contenaient des substances cancérigènes impliquées dans le cancer du sein .

    Distribution de l’argent à des causes non validées scientifiquement

    La distribution de l’argent récolté est souvent critiquée et là encore les critiques sont diverses et nombreuses.

    Les bénéfices du ruban rose sont versés en grande partie à la recherche des labos pharmaceutiques sur le prolongement de la vie des patientes, bien qu’à l’origine, le ruban rose ait été arboré pour la prise de conscience et la prévention.

    Certains activistes dénoncent les salaires élevés des personnes qui gèrent les associations bénéficiant des revenus du ruban rose et de toutes les activités qui lui sont associées (Souvenez-vous de l’ARC). Ainsi le CEO de Komen s’est octroyé une augmentation de salaire de 65% alors que les donations diminuaient.

    Les associations de lutte contre le cancer du sein on mené campagne contre les fondations utilisant la cause rose (en particulier la fondation Komen) en raison de leur position sur la mammographie : des associations de lutte contre le cancer du sein se sont mises à militer pour augmenter la fréquence des mammographies chez les femmes. Ainsi, la fondation Komen s’est associée à l’industrie pharmaceutique et au planning familial et a défendu (en association avec les industriels) la mammographie systématique. Or la pratique d’un dépistage par des mammographies trop fréquentes peut augmenter les risques de cancer du sein. La fondation américaine Komen (association) ou Susan G. Komen for the Cure a collecté un milliard et demi de dollars depuis sa fondation en 1982 aux États-Unis. Cependant, sous le feu de ces nombreuses critiques, les donations pour cette association ont commencé à décliner en 2012.

    Un livre et un film : « Pink Ribbons, Inc »

    Dans un livre publié en 2006, Samantha King décrit comment le cancer du sein a été transformé d’une maladie grave et une tragédie individuelle en une industrie mue par le marché des rescapés. King s’interroge sur l’efficacité et la légitimité des efforts financés par des entreprises privées pour arrêter l’épidémie parmi les femmes américaines.

    Le livre a fait l’objet d’un film documentaire, Pink Ribbon, Inc (film documentaire). Selon la synopsis de ses auteurs, le film « PINK RIBBONS, INC. est un long métrage documentaire qui illustre comment la réalité dévastatrice du cancer du sein, que les experts en marketing considèrent comme une « cause de rêve », est occultée par la brillante histoire à succès du petit ruban rose. »


  • Du nouveau contre la pyrale du buis !


    Source 7 octobre 2017 / Corinne Morel Darleux

    La nature n’a pas de morale, elle cherche l’équilibre

    Dans sa dernière chronique d’un été entre fiction et réalité, Corinne Morel Darleux évoquais « la pyrale blanche, qui annihile les buis dans nos montagnes et augmente les risques d’incendie, forme de véritables nuées qui de nuit trompent le regard comme autant de flocons de neige en plein été ».
    Aujourd’hui ce ne sont ni les papillons ni les chenilles, mais simplement l’automne qui racornit et jaunit les feuilles en altitude. Comme un ruissellement d’ocres qui dévale la montagne des sommets vers la vallée. Et du côté de la pyrale, on est peut-être en train d’assister à une belle leçon de résilience : l’écosystème combiné de verticalité, de forêt et d’habitants emplumés est en train de produire un petit miracle là où l’action humaine, malgré toute son ingéniosité, avait jusqu’ici échoué.
    Les chenilles de la pyrale passent l’hiver dans leur cocon et deviennent chenilles en février-mars. Elles se précipitent alors sur les jeunes feuilles de buis au moment où celles-ci sont tendres à souhait. On en croise des files indiennes interminables quand on se balade dans nos forêts de montagne tout au début du printemps.

    c’est encore une mésange qui vient nous sauver

    Mais la pyrale a enfin trouvé son prédateur naturel, dix ans après son apparition : alors qu’on plaidait contre les produits à « losange-rouge-point-d’exclamation » qui tuent la pyrale mais aussi les abeilles, qu’on réfléchissait à les brûler, qu’on installait des sortes de gouttières circulaires pour les piéger, qu’on calculait ce que cela coûterait à la collectivité, c’est encore une mésange qui vient nous sauver.

    Des mésanges.

    Comme souvent c’est une histoire de protéines, de gourmandise peut-être : la mésange s’intéresse de plus en plus près à ces nouvelles nourritures bien utiles à la croissance des petits ou à la fortification volatile d’avant migration. Sur la liste des convives, on retrouve également le pic épeiche ou les guêpes parasitoïdes.
    Et alors qu’elle cherchait des moyens de destruction, l’action des collectivités devient installation de nichoirs à mésanges, tandis que l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) organise le lâcher de trichogrammes, sorte de minuscules guêpes dont les larves dévorent les œufs de la pyrale, une parade déjà utilisée pour le maïs. En espérant que ces guêpes n’introduisent pas à leur tour de nouveaux déséquilibres…

    Le prédateur n’est pas forcément l’ennemi

    [ … ]
    Quand on appréhende la complexité d’un écosystème, on est souvent surpris. A la fois de la capacité de la nature à s’adapter, et de la capacité des « méchants » à rendre des services « gentils ». Parce que la nature ne connaît pas de morale, pas de manichéisme, juste des équilibres à préserver, des déséquilibres à corriger.

    Mais il lui faut du temps, ce temps qu’on ne lui laisse pas avec le climat et les phénomènes d’emballement qui ont commencé. Certains arbres, par exemple, n’auront pas le temps de migrer à temps pour faire face à la hausse des températures. Les espèces cultivées s’adaptent et remontent moins vite vers le Nord que certaines maladies qui font leur apparition sous des latitudes jusqu’ici épargnées. Parfois, le prédateur est plus lent que le ravageur… Bien malin celui qui peut prédire ce que tout ça donnera.

    On sous-estime peut-être la capacité de la nature à s’adapter au changement, mais encore faut-il lui en laisser une chance : s’il fait trop chaud au printemps, les petits des mésanges naîtront à un moment où les chenilles de la pyrale seront déjà devenues papillons.


  • MMA : « 0 bla-bla, 0 tracas » circulez il n’y rien à voir

    Comment l’assureur MMA a « oublié » de rembourser 350 millions à ses clients

    Selon le Canard Enchaîné, la compagnie d’assurance aurait forcé des millions de ses sociétaires à souscrire un prêt, à leur insu et sans rembourser la plupart d’entre eux.
    L’assureur MMA aurait-il piqué « 350 millions à ses clients »? C’est en tout cas ce qu’affirme le Canard Enchainé, dans son édition à paraître du mercredi 27 septembre. Une accusation appuyée par un document censé être « strictement confidentiel » et destiné uniquement au comité exécutif de MMA, soit les dirigeants les plus hauts placés de l’assurance, mais que l’hebdomadaire a réussi à se procurer.
    Selon ce document, daté du 9 mai 2011, plusieurs millions de sociétaires de MMA auraient souscrit, à leur insu, un emprunt que MMA leur aurait imposé pour constituer un « fonds social complémentaire ». Autre problème, le prêt n’a jamais été remboursé à la grande majorité des souscrivants, avance le Canard. La dette à l’égard des sociétaires serait estimée à 260 millions d’euros, 350 millions en comptant les intérêts.

    Impossibilité pour les sociétaires de se faire rembourser

    L’assureur aurait émis ces prêts obligatoire -pour ses clients- entre 1972 et 1988, alors que sa « solvabilité nécessitait d’être renforcée », indique le document cité par le Canard. Leur cotisation est faible, de quelques euros par ans, et ils sont censés être remboursés au bout de vingt ans, assortis d’un intérêt de 5% par an. Sauf que les assurés ne s’aperçoivent pas qu’ils cotisent, et ne songent donc pas à réclamer le remboursement dû, sauf « environ dix [sociétaires] par an », claironne le document confidentiel.
    Et comme MMA n’avait « aucune obligation d’information à l’égard des sociétaires ayant souscrits au fonds social », l’assureur s’est bien gardé de le leur rappeler. Mieux encore, du moins pour MMA, le délai légal de prescription de la dette, auparavant de 30 ans, a été ramené à cinq ans en 2008. Les actions en remboursement ne sont donc plus possibles depuis 2013, au lieu de 2027 avant le changement de la loi.

    Légalement dans les clous

    Interrogé par le Palmipède, l’assureur a confessé que « les comptes 2013, arrêtés en assemblée générale en juin 2014, ont constaté un produit exceptionnel », liés à la prescription de la dette, donc. Légalement dans les clous, MMA ne risque probablement rien.
    Pas sûr, en revanche, que l’article du Canard épargne l’image de l’assureur. MMA jugeait pourtant « peu probable », dans sa note « confidentielle » de 2011, que les articles de presse sur le sujet rencontrent un écho significatif, tant que les enjeux financiers du fonds social ne sont pas connus ». C’est désormais chose faite.


  • Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen

    Les employés de Monsanto ne pourront plus accéder au Parlement européen jusqu’à nouvel ordre. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.

    Par « employés » entendez lobbyistes !

    La conférence des présidents de l’institution a pris cette décision à l’unanimité jeudi matin, deux semaines après que les responsables du géant américain de la chimie ont refusé de se présenter devant le Parlement pour discuter des Monsanto Papers. Monsanto est notamment accusé d’avoir influencé les évaluations de dangerosité du Roundup, son désherbant qui contient du glyphosate.
    Les responsables de l’entreprise avaient décliné l’invitation dans un courrier envoyé mi-septembre, arguant que l’hémicycle européen n’était pas le lieu où discuter de tels sujets. « En d’autres termes, Monsanto veut pouvoir accéder au Parlement uniquement lorsque ça l’arrange, pour défendre ses intérêts derrière des portes fermées, mais pas pour débattre démocratiquement lors d’une audition ouverte », constate Philippe Lamberts. « Le Parlement a donc décidé de ne pas se laisser dicter les termes du dialogue. »


  • Les eurodéputés redoutent l’arrivée de «fukusushis» dans les assiettes des Européens


    Source : Samuel White | EURACTIV.com

    Tout le monde n’a pas encore eu de cancer ! La commission Européenne y travaille !

    Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, la Commission compte affaiblir les contrôles sur la radioactivité des aliments provenant du Japon. Au grand dam de certains parlementaires européens.
    L’exécutif européen estime en effet que les données récoltées lors des deux dernières saisons agricoles indiquent que les aliments de certaines parties du Japon ne posent plus aucun risque pour la santé humaine ou animale, et que les normes de sécurité alimentaire élevées au Japon rendent les vérifications européennes redondantes.
    La commission parlementaire dédiée à l’environnement (ENVI) a cependant estimé que cette décision était « hautement contestable », six ans seulement après la catastrophe.

    L’exécutif européen incompétent.

    Selon la résolution adoptée par la commission ENVI, présentée par l’eurodéputée française Michèle Rivasi (Verts), la modification réglementaire dépasse les compétences d’exécution de l’exécutif, qui n’en fait peut-être pas assez pour protéger la santé des citoyens.
    « C’est une question sérieuse pour les citoyens européens et notre santé », souligne l’eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes. « Il est surprenant qu’au moment de l’annonce de l’accord de libre-échange par le Premier ministre japonais Shinzo Abe et Jean-Claude Juncker, ce dernier ait promis la fin des mesures instaurées après Fukushima sans consulter le Conseil ou le Parlement. »
    Christel Schaldemose, social-démocrate danoise, ajoute que cette décision pourrait miner la confiance des Européens dans les normes de sécurité alimentaire. « Les citoyens de l’UE doivent pouvoir avoir confiance dans l’innocuité des aliments qu’ils consomment », estime-t-elle.

    En plus des sols, les dangers de l’eau contaminée

    Les millions de litres d’eau utilisée par les autorités japonaises pour refroidir les réacteurs nucléaires de Fukushima après l’accident de 2011 ont été stockée dans des réservoirs, afin d’éviter toute pollution de l’océan.
    Le Japon envisage cependant de relâcher cette eau dans la mer. Il ne devrait donc pas être question de baisser la garde, insiste Claude Turmes. « Cela signifie qu’un volume énorme de radioactivité sera relâché le long de la côte pacifique, et les poissons et crustacés qui y sont pêchés seront exportés vers le monde entier », rappelle-t-il.
    Le niveau de radioactivité de l’océan Pacifique suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima a grimpé pour atteindre un pic, mais il devrait rapidement baisser, selon une étude du Centre Geomar Helmholtz pour la recherche océanique.
    « Après l’accident de Fukushima, je ne veux pas voir un accident de fukusushi en Europe. C’est notre boulot, en tant que Parlement, de s’assurer que cela n’arrive pas », ajoute-t-il.

    L’Angleterre, sortie de UE continue sa nuisance.

    Tous les membres de la commission ENVI ne partageaient pas les inquiétudes des députés des Verts/ALE. C’est notamment le cas de Julie Girling, conservatrice britannique (CRE), qui accuse ses collègues de s’appuyer sur « une vérité alternative, dans le style de Trump ».
    « Cette objection est tout à fait inutile et complètement injustifiée », estime-t-elle. « Au lieu de protéger les citoyens, on crée des peurs, de la suspicion et de l’inquiétude quant à la consommation alimentaire, alors que nous savons très bien que nous sommes bien protégés. »
    Elle souligne également qu’aucune exportation japonaise n’a présenté un taux de radiation excessif ces cinq dernières années.


  • Des nanoparticules retrouvées dans des bonbons et gâteaux, « 60 millions de consommateurs » alerte

    L’étude s’est penchée sur la présence du colorant E171, l’un des plus utilisés dans l’industrie agro-alimentaire.

    Les nanoparticules sont partout, de la voiture aux crèmes solaires en passant par certains produits de maquillage mais également notre nourriture. C’est justement à la présence dans nos assiettes de ces minuscules composés que s’est intéressé 60 millions de consommateurs dans son numéro de septembre 2017.
    Les nanoparticules sont des matériaux dont le diamètre est inférieur, pour les plus petites, à 100 nanomètres. Pour les produire, il faut réduire certains matériaux tels que l’argent, le silicium, l’oxyde de titane en nanoparticules. À cette échelle, ceux-ci présentent de nouvelles propriétés intéressantes pour l’industrie. Dans l’alimentation, les nanoparticules peuvent agir sur la couleur, le goût, l’odeur, la fluidité ou encore la texture d’un produit. Problème, on connaît mal leurs effets sur la santé humaine. À cause de leur petite taille, les nanoparticules peuvent franchir les barrières de protection de notre organisme.

    Une étude publiée en mars 2017 alertait sur les dangers potentiels de l’E171

    Dans son étude, 60 millions de consommateurs s’est intéressé au colorant E171, le dioxyde de titane et sa présence sous forme de nanoparticules. Le magazine s’est intéressé à 18 produits sucrés, des gâteaux, des bonbons, des desserts glacés qui contiennent du E171 pour mesurer la quantité de nanoparticules au sein de ce colorant.
    Pourquoi les nanoparticules de ce colorant en particulier? En mars 2017, des chercheurs de l’INRA ont inoculé à des rats pendant 100 jours de l’E171 contenant 40 à 45% de nanoparticules, une quantité similaire à celle que nous pouvons parfois ingérer en mangeant ce type de produits. Les résultats de cette expérience ont montré que 40% des rats présentaient des lésions pré-cancéreuses dans le côlon à la fin de l’expérience. Difficile pour l’instant de conclure que les risques pour l’homme sont les mêmes mais d’autres études sont en cours et les suspiscions augmentent autour des nanoparticules de ce colorant.

    Un gâteau glacé de la marque Monoprix gourmet compte 100% de nanoparticules

    Dans l’étude menée par le magazine, aucun des 18 produits étudiés ne mentionne la présence de nanoparticules alors que tous présentent un taux supérieur à 10% de ces particules dans la quantité totale de E171. Au-delà de ce seuil, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) recommande pourtant qu’il en soit fait mention sur l’étiquette.
    Ce sont dans les desserts glacés et les bonbons que les nanoparticules ont été retrouvées en plus grande quantité. En particulier dans la « Douceur vanille et fruits rouges » de Monoprix gourmet avec 100% de nanoparticules dans la quantité totale de E171. Les « choco-mix Oreo » de la marque Milka s’en sortent mieux, ils réussissent à ne pas dépasser les 10% de nanoparticules quand les M&M’s en comptent eux 20%.
    Mais comme le rappelle le magazine, « pour l’heure, il n’existe pas de dose journalière admissible pour les nanoparticules issues des additifs alimentaires. »


  • Hommage à Géraldine, notre fille ainée.

    Une lumière s’est éteinte trop tôt sur Terre, mais une nouvelle étoile brille déjà dans le ciel.

    Née le 08-03-1977 décédée 03-08-2017 !

    « Ne pleure pas de l’avoir perdue, mais réjouis-toi de l’avoir connue. » JL Trintignant.

    Adieu ma belle. Bonne route !

    Quand se tait soudain le chant du Loriot,
    L’espace est empli de choses qui meurent.
    Tombant en cascade un long filet d’eau
    Ouvre les rochers de la profondeur;
    Le vallon s’écoute et entend l’écho
    D’immémoriaux battements de cœur.

    François Cheng

    Seul qui déjà éleva sa lyre
    Jusque parmi les ombres
    peut pressentir et proclamer
    La louange infinie.

    Seul qui avec les morts a mangé
    Le pavot, leur pavot,
    Ne perdra plus jamais, fût-ce
    Le plus léger des sons.

    Le reflet dans l’étang souvent
    Se trouble à nos yeux;
    Connais la vraie image.

    Dans le double-royaume enfin
    Les voix se feront
    Tendres et éternelles.

    Rilke (Sonnets à Orphée)

    Merci à Claire pour ces poèmes


  • Profil psychologique des USA


    Source : commentaire de Musashi dans Les Moutons enragés à propos de l’article de Christelle Néant « Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression… »

    Quoiqu’il en soit les USA ne changeront pas de si tôt …

    Tout comme une personne, un pays a un profil psychologique et dans le cas des usa, le profil est celui de « leader » mais rongé par ses égos, il atteint des niveaux pathologiques inquiétants.

    Les motivations principales :

    Voudraient être autonomes, prouver leur force et résister à leurs faiblesses, être importants dans leur monde, dominer l’environnement, et rester aux commandes des situations qu’ils vivent.
    Peur fondamentale : être blessé ou contrôlé par les autres
    Désir fondamental : se protéger soi-même (contrôler sa vie et son destin)

    1er niveau pathologique :

    Défiant toute tentative de contrôle à leur égard, ils deviennent sans scrupules, dictatoriaux, « la puissance donne le droit ». Criminels et hors la loi, renégats et arnaqueurs. Cœur de pierre, immoraux et potentiellement violents.

    2ème niveau pathologique :

    Ils développent des illusions sur leur pouvoir, leur invincibilité et leur capacité à l’emporter : mégalomanes, ils se sentent tout puissants et invulnérables. Leur ego se répand avec insouciance.

    3ème niveau pathologique :

    S’ils sont en danger, ils sont capables de détruire brutalement tout ce qui n’est pas conforme à leur volonté plutôt que de se soumettre à quelqu’un d’autre.
    Vengeurs, barbares, meurtriers. Tendances sociopathes.
    Correspondent en général aux troubles de la personnalité de type antisocial.


  • Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie, la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression….


    Source : Très bon article, très bonne synthèse des évènements tous liés les uns avec les autres, Bravo à Christelle Néant que l’on peut retrouver sur AGORAVOX . Journaliste française travaillant pour l’agence DONi Press à Donetsk, elle couvre le conflit du Donbass et la vie des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk sur le terrain.

    « Comme je le craignais dans un article précédent, les États-Unis sont incapables de remettre en cause leur système de fonctionnement, et face à la réaction russe, au lieu de s’asseoir et de réfléchir cinq minutes aux conséquences, les néo-conservateurs ont bien sûr décidé de jouer dans la surenchère, à l’échelle globale comme à l’échelle locale.

    Alors que la coalition menée par les États-Unis et les groupes terroristes soutenus par ces derniers (les soi-disant rebelles modérés) font désormais face à une défaite évidente en Syrie, grâce à l’intervention de la Russie, certains s’étaient réjouis de l’arrêt du soutien de ces groupes terroristes par la CIA. Un peut trop vite semble-t-il, puisque ces optimistes ont oublié que la CIA n’est pas la seule administration américaine à soutenir certains de ces groupes, le Pentagone aussi. Or le programme du Pentagone n’a pas été arrêté, lui.

    Et ce programme du Pentagone prévoit d’utiliser les Kurdes (et de les armer) pour faire exploser la Syrie en plusieurs petits états. Pour balkaniser la Syrie. Ce faisant les États-Unis vont renforcer la défiance de la Turquie a leur égard, car Ankara considère ces groupes Kurdes comme des organisations terroristes. Ce qui risque de pousser encore plus la Turquie dans les bras de la Russie.

    Pendant ce temps-là, en Asie, la Chine et l’Inde sont au bord d’un conflit dans l’Himalaya, au risque de faire voler en éclat la plate-forme des BRICS et l’OCS, et les États-Unis menacent de plus en plus ouvertement la Corée du Nord. La dernière déclaration américaine annonce même que le président Trump serait prêt à une intervention militaire pour régler le problème nord-coréen. De quoi donner des insomnies à ceux qui craignent l’éclatement d’un conflit en Asie.

    En Europe, l’Allemagne persiste et signe dans sa volonté de contrecarrer les dernières sanctions américaines contre la Russie. Après avoir dénoncé l’illégalité de ces sanctions dont la portée serait extraterritoriale, l’Allemagne appelle carrément à prendre des mesures de rétorsion. Ou comment à force de taper sur son chien, les États-Unis risquent bien de se faire mordre la main par ce dernier, jusque là si obéissant. Ou de voir l’UE se disloquer plus vite que prévu, lorsque chacun tirera la couverture à lui pour essayer de s’en sortir.

    Le genre de situation à laquelle on assiste en Ukraine. Après avoir privé Saakachvili de sa nationalité ukrainienne, Porochenko règle ses comptes avec Avakov, le ministre de l’Intérieur ukrainien. Résultat plusieurs fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont été arrêtés, et certains sont déjà mis en accusation.

    Sentant qu’il est sur un siège éjectable, Avakov doit venir visiter ses unités de la Garde Nationale présentes dans la zone de l’OAT le 5 août. D’après certaines sources au sein du quartier général de la Garde Nationale ukrainienne, Avakov prévoit de donner l’ordre à cette dernière de se rendre à Kiev très rapidement pour mener un coup d’état si jamais il était limogé par Porochenko.

    Dans cette ambiance ante-Maïdan 3.0, un certain nombre d’unités néo-nazies qui s’étaient retirées du front y ont été renvoyées (entre autre Secteur Droit), pour les empêcher de remonter vers Kiev et multiplier les provocations. Le but étant d’occuper les néo-nazis et la population ukrainienne du même coup en ranimant la guerre dans le Donbass.

    Et ce alors que la hausse désormais continue des bombardements quotidiens a déjà fait sept morts et neuf blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk (RPD). Depuis le début de l’année, le décompte macabre en est désormais à 189 morts et 451 blessés en RPD, auxquels il faut rajouter deux soldats de la RPD morts ces dernières 24 h suite à l’arrivée de nouveaux snipers ukrainiens. Ces quatre derniers jours le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ne passe plus en dessous des 54 par jour.

    À Lougansk, c’est de nouveau par des méthodes terroristes que Kiev a décidé de provoquer. Cette fois c’est le monument dédié à ceux qui sont morts en défendant la République Populaire de Lougansk (RPL) qui a été visé par une bombe, qui a explosé à deux heures du matin, heureusement sans faire de victimes. Le monument par contre est presque totalement détruit.

    Mais pour Washington, le bilan ne semble pas suffisant, puisque les faucons du Pentagone ont décidé de remettre le couvert avec l’idée lumineuse de fournir des armes létales (soi-disant défensives) à l’armée ukrainienne. Au vu de l’hystérie russophobe qui règne de Washington à Kiev, la Russie a émis un avertissement concernant cette potentielle livraison d’armes aux Forces Armées Ukrainiennes.

    « Nous croyons que toutes les parties, en particulier les pays qui revendiquent un rôle dans le règlement de la situation, doivent éviter de s’engager dans des actions susceptibles de provoquer une augmentation des tensions dans une région aussi difficile », a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

    Parallèlement au retour de ce vieux serpent de mer qui hante les relations russo-américaines depuis trois ans, Kiev envoie de plus en plus d’armement lourd près de la ligne de front. Montrant ainsi que sa volonté de réintégrer le Donbass est tout sauf pacifique. Cette nouvelle hausse des tensions est comme souvent, liée à l’agenda international, alors qu’une nouvelle réunion doit avoir lieu à Minsk demain, le 2 août.

    La reprise du conflit serait un bon moyen pour Kiev de maintenir de force sur le front les presque 1 200 soldats qui ont demandé à quitter l’armée, et surtout de cacher à la population l’étendue du désastre dans le pays. Car avec un niveau de dette qui atteint cette année 80 % du PIB de l’Ukraine, la liquidation de bon nombre d’entreprises publiques, et l’effondrement de l’industrie, même les journalistes ukrainiens tirent la sonnette d’alarme et disent ouvertement que l’économie du pays fonce droit dans le gouffre.

    Ces journalistes en viennent même à dire que la seule chose qui sauve l’Ukraine (et son seul espoir) ce sont ses habitants qui émigrent à l’étranger et envoient de l’argent au pays pour aider leur famille. Des sommes d’argent non négligeables puisqu’elles représentent 20 % des revenus annuels de l’état et 7 % du PIB !!! Une partie non négligeable du PIB de l’Ukraine est obtenue grâce au fait que le pays est un enfer dont ses habitants veulent à tout prix se sauver.

    Pour sortir le pays de l’impasse il faudrait lancer un véritable plan de redressement économique, mais les autorités ukrainiennes actuelles en sont incapables, et préfèrent offrir des cancans politiques en pâture à la population pour la distraire, ou lancer une véritable traque à toutes les voix discordantes.
    En effet, dans la droite ligne de l’idéologie nazie à laquelle beaucoup de politiciens ukrainiens actuels se réfèrent, le projet Mirotvorets (ce site internet qui liste les « séparatistes » en Ukraine, même les journalistes et les enfants de 10 ans) va être étendu grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, afin de faciliter la traque (et l’élimination) de toute personne qui ne pense pas comme il faut en Ukraine.

    Des auteurs et journalistes comme Oles Bouzina ont déjà payé de leur vie leurs tentatives de dire la vérité sur ce qui se passe en Ukraine. Cette fois, les néo-nazis ukrainiens passent à la vitesse supérieure, en industrialisant littéralement cette chasse aux dissidents. Si ce procédé vous rappelle certains événements historiques ayant eu lieu en Allemagne dans les années 30, le côté technologique en moins, ce n’est pas une coïncidence fortuite.

    Et alors que les conséquences du Maïdan 2.0 en Ukraine n’ont pas fini d’enflammer le continent européen, les États-Unis rejouent la même partition au Venezuela, à coup de manifestations violentes d’une « opposition » qui ressemblent fort à celles que l’on a vues sur la place de l’Indépendance à Kiev. Le tout avec le soutien même pas caché de la CIA.

    Essayant contrer la course des événements, le président Maduro a lancé la création d’une assemblée constituante. Le vote qui a permis sa mise sur pied, a bien sûr été boycotté dans la violence par la soi-disant opposition, qui ne veut qu’une chose, comme à Kiev en 2013-2014 : provoquer un coup d’état et prendre le pouvoir par la force. D’ailleurs, suite à ce vote qui a été une réussite pour le parti de Maduro, bien sûr, les États-Unis et plusieurs pays de l’UE l’ont déclaré illégitime, et Washington a adopté des sanctions contre le président Maduro. Là encore, la Russie a joué le rôle de la voix de la raison, en appelant chacun de ces pays à cessez de jeter de l’huile sur le feu.

    Les États-Unis sont en pleine chute libre. Ils sont en train de perdre leur position hégémonique. Et plutôt que de l’admettre, et d’opter pour une politique pragmatique, ils ont décidé d’entraîner tout le monde par le fond avec eux. Après eux le déluge ! Et tant pis si tout le monde y passe avec eux.

    Il est temps que les peuples européens se réveillent et se révoltent contre cette course folle des événements, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les vivants ne finissent par envier les morts. »

    Christelle Néant

    Pour voir l’article original : https://dnipress.com/fr/posts/du-donbass-au-venezuela-en-passant-par-lasie-la-cocotte-minute-mondiale-commence-a-montrer-des-signes-inquietants-de-surpression/


  • La lettre ridicule d’un collectif pro-terroriste au président Macron


    Texte de Bruno GUIGUE dans Le Grand Soir

    Une poignée d’experts auto-proclamés vient d’adresser une lettre à M. Macron dont le titre-oxymore prêterait à rire s’il ne s’agissait d’une affaire sérieuse. “M. le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme”, déclament ces soi-disant intellectuels dans les colonnes de “Libération”, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. On croit rêver ! Au moment où l’armée syrienne, soumise aux bombardements américano-sionistes, mène un combat acharné contre Daech, ces charlatans osent dire que l’Etat syrien fait le jeu du terrorisme. Sans scrupule, ils crachent sur la Syrie souveraine, pays courageux qui paie un lourd tribut à la lutte contre les djihadistes made in CIA.
    Combien, parmi ces embusqués, serait capable d’aller se battre contre les terroristes qui viennent encore d’ensanglanter les rues de Damas ? Aucun, bien sûr. Car ce terrorisme, le même que celui qui tue des innocents à Paris, à Bagdad ou à Bamako, ils sont les premiers à le cautionner. Ils ressortent le vieil argument selon lequel les Occidentaux, en refusant de bombarder Damas, auraient laissé prospérer le djihadisme. Ce refus, disent-ils, “ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux”. C’est clair, non ? Il n’y aurait pas d’autre alternative que de rejoindre les coupeurs de tête ! D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si parmi les signataires de cette lettre figure François Burgat, qui est l’un des rares, dans la bande, à intervenir régulièrement sur la tragédie syrienne.

    François Burgat, ça ne vous dit rien ? C’est ce chercheur au CNRS qui déclarait le 9 août 2016, sur RFI : « Je pense que l’un des grands défis des Occidentaux, c’est d’être capables de mettre le curseur sur des forces politiques que l’on va considérer comme fréquentables, ou dont on va accepter qu’elles font partie de ce lot de forces politiques parmi lesquelles les Syriennes et les Syriens choisiront, le jour venu. Et je pense que oui, l’ex-Front al-Nosra devrait faire partie des forces politiques considérées comme fréquentables ».

    Curieux, tout de même, qu’un texte où l’on accuse le président syrien de favoriser le terrorisme soit signé par un “chercheur” qui prône la coopération des puissances occidentales avec la branche syrienne d’Al-Qaida. Il faudrait savoir ! Si vous recommandez l’alliance avec les terroristes, M. Burgat, pourquoi reprochez-vous à M. Assad de favoriser le terrorisme ? En réalité, vous savez pertinemment que l’armée syrienne, avec ses alliés, est la seule à combattre les terroristes. Mais comme vous expliquez depuis 30 ans que le monde arabe doit se convertir à l’islamisme, vous avez vu dans la guerre de Syrie l’accomplissement de votre rêve. Depuis 30 ans, vous vous faites l’apologiste de la charia pour les autres, et maintenant vous jouez à l’attaché de presse pour Al-Qaida. Je crois qu’un enfant de cinq ans vous mettrait le nez dans votre caca.

    Mais M. Burgat et ses amis n’en démordent pas. Se gargarisant avec la “démocratie” et les “droits-de-l’homme”, ces grouillots du néo-colonialisme exigent du président français qu’il sanctionne un peuple coupable de soutenir son gouvernement. S’il vous plaît, M. le Président, pour soutenir cette révolution-bidon, bombardez Damas ! Reprenant les poncifs de la propagande occidentale, ces perroquets de la CIA accusent le gouvernement syrien des crimes les plus invraisemblables. N’ayant peur de rien, ils voient en M. Bachar Al-Assad un “ennemi de l’humanité”. Ils lui attribuent sans rire “90%” des violences de cette guerre qui sévit depuis 2011 et ressassent ad nauseam une accusation de “massacre chimique” dont Seymour Hersh vient de montrer à nouveau le caractère grotesque (Lire “La ligne rouge de Trump”, traduit par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir).

    Mais ces pantins de l’impérialisme ne lisent pas les articles d’un grand journaliste qui dénonça avec talent les crimes US au Vietnam. Les communiqués de la Maison-Blanche leur tiennent lieu de nourriture intellectuelle. Comme leurs maîtres, ils croient qu’il y a des bons et des méchants, et qu’il faut punir les seconds en jetant des bombes. Ils parlent au nom du peuple syrien, mais ils ne l’ont jamais vu, ils ne le connaissent pas. Petites frappes universitaires qui se prennent pour des lumières, plumitifs à deux balles des “think tanks” d’Outre-Atlantique, soi-disant défenseurs d’une cause palestinienne qui sert surtout à remplir leur compte en banque, opposants syriens “off-shore” rémunérés en dollars pour roupiller dans les hôtels de Doha, ces “charlatans de la révolution syrienne” font désormais partie du paysage. Comme de vieilles momies qu’on alignerait le long des routes, ils vont continuer à jalonner le chemin de la victoire, chèrement acquise, de la nation arabe syrienne.


  • SAGESSE AMERINDIENNE.


    Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan. C’était durant l’heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faisaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd. Soudain, l’amérindien dit, « j’entends un grillon. »
    Son ami répondit, « Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme! »

    « Non, j’en suis sûr, » dit l’amérindien, « j’entends un grillon. »

    « C’est fou, » dit l’ami.

    L’amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu’à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes. Il regarda à l’intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon. Son ami était complètement stupéfait.

    « C’est incroyable, » dit son ami. « Tu dois avoir des oreilles super-humaines ! »

    « Non, » répondit l’amérindien. « Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre. »

    « Mais ça ne se peut pas ! » dit l’ami. « Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit. »

    « Oui, c’est vrai, » répliqua l’amérindien. « Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer. »

    Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir. Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu’à une distance de sept mètres d’eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur.

    « Tu vois ce que je veux dire? » demanda l’amérindien. « Tout ça dépend de ce qui est important pour toi. »


  • Un documentaire de Frédéric Choffat « Non Assistance »

    ATTAC Gard rhodanien projette un documentaire de Frédéric Choffat « Non Assistance » qui donne la parole à ceux, indignés, qui les sauvent de l’eau et aux migrants eux même. Vous trouverez plus d’infos dans le communiqué de presse joint.

    Mercredi 5 juillet, Cour de la MAS, 21h30, toujours 3 rue Saint Victor Bagnols sur Cèze.

    Une participation volontaire « au chapeau » sera versée à l’association SOS Méditerranée http://www.sosmediterranee.fr/

    N’hésitez pas à faire circuler l’info, l’affiche, autour de vous !


  • Turquie, le pays qui avance à reculons !


    Source : Ouest-France

    La théorie de l’évolution n’est plus enseignée à l’école

    La théorie de l’évolution ? « C’est un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants », selon le président du conseil d’éducation turc. Elle ne sera donc plus enseignée. Adieu, Darwin.

    « Nous pensons que ces sujets dépassent la compréhension des élèves ».

    Ainsi s’exprime Alpaslan Durmuş, un des responsables de l’enseignement supérieur en Turquie, dans une vidéo publiée sur le site Web du ministère de l’éducation. Ce qu’il remet en cause ? La théorie de l’évolution, tout simplement. Le darwinisme, si vous préférez.

    Alpaslan Durmuş, qui préside le conseil d’éducation, a notamment déclaré que l’évolution est « un sujet discutable, controversé et trop compliqué pour les étudiants ».

    De l’air et de l’argile

    Et pour cause : l’évolution en tant que concept est refusée par nombre de responsables musulmans traditionnels au Moyen-Orient, qui croient qu’il contredit l’histoire de la création dans les Écritures, dans laquelle Dieu a fait de la vie le premier homme, Adam, après l’avoir façonné avec de l’argile.
    Quoi qu’il en soit, le chapitre sur l’évolution a été carrément supprimé des livres de cours de biologie de la neuvième année d’étude.

    De quoi donner raison à l’opposition laïque qui, en Turquie, soutient que le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan poursuit un programme islamiste dissimulé contraire aux valeurs fondatrices de la République.

    Une théorie « archaïque et dépourvue de preuves »

    L’éducation est évidemment au cœur des débats : c’est elle qui façonne les générations futures. Et jusqu’ici, les protestations à petite échelle des parents dans les écoles locales n’ont guère rencontré d’écho.

    Pourtant, le sujet de l’évolution a déjà animé les débats politiques en début d’année, lorsque Numan Kurtulmuş, premier vice-Premier ministre, a décrit cette théorie comme « archaïque et dépourvue de preuves ». Et quand le ministère de l’Éducation a indiqué qu’il allait augmenter le nombre d’heures consacrées à l’étude de la religion.

    Ce nouveau débat entre tenants de l’islamisme et défenseurs de la laïcité intervient dans un pays qui, voici deux mois, a approuvé – de justesse – un référendum accordant au président Erdoğan de nouveaux pouvoirs.

    Et où les idéaux néo-ottomans, qui considèrent la Turquie comme l’avant-garde d’une grande nation islamique, gagnent du terrain au détriment d’une opposition laïque muselée.