• Archives de la Catégorie De la m … pour ne pas dire du poison dans nos assiettes
  • Arsenic, plomb, dioxines… Notre alimentation quotidienne

    poison dans le frigo
    Source : Le point.
    De l’arsenic dans le café, du plomb dans notre pain, de l’aluminium dans nos pâtes… De nombreux aliments de consommation courante contiennent des substances ultra toxiques d’après un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

    Du plomb dans le pain

    Baguette, biscotte, pain de mie… Selon l’Anses, ces produits contiendraient des métaux comme le plomb et le cadmium, ainsi que des mycotoxines (substances émises par les champignons).

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    Le plomb est toxique pour le cerveau, les reins et le cœur. Le cadmium est un métal lourd classé comme cancérigène pour l’homme, mais aussi toxique pour les reins et la reproduction. Les mycotoxines sont des champignons pouvant être toxiques à certaines doses. Si celles retrouvées dans les aliments cités ci-dessus sont faibles, les niveaux d’exposition sont suffisamment importants pour qu’elles soient classées comme « substances pour lesquelles le risque toxicologique ne peut être écarté ».

    D’où viennent ces contaminants ?

    « Le plomb et le cadmium sont captés par le blé via le sol et se retrouvent dans le pain. Ces métaux sont naturellement présents dans les sols, mais peuvent aussi résulter d’une pollution industrielle », explique le Dr Jean-Charles Leblanc, chef du département de l’évaluation des risques liés aux aliments à l’Anses et coordinateur de l’étude.
    Quant aux mycotoxines, elles sont émises par des champignons qui s’attaquent aux céréales.

    De l’arsenic dans le café

    L’enquête de l’Anses sur l’alimentation révèle que de l’arsenic inorganique et de l’acrylamide sont présents dans le café.

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    L’arsenic inorganique entraîne diverses maladies graves telles que le cancer ou des maladies cardiovasculaires. L’acrylamide est une substance classée comme probablement cancérigène pour l’homme. « Même si les doses retrouvées dans le café sont faibles, c’est un produit de grande consommation. Le risque toxicologique ne peut être écarté », explique le Dr Jean-Charles Leblanc.

    D’où vient l’arsenic retrouvé dans le café ?

    S’il est naturellement présent dans les sols, l’arsenic a été aussi longtemps utilisé dans la composition de pesticides, polluant ainsi les terres agricoles pour de nombreuses années. L’acrylamide apparaît dans le café lors de la torréfaction.

    Rappel : l’Anses recommande de ne pas dépasser trois tasses de café par jour.

    De l’aluminium dans les pâtes

    Selon l’enquête de l’Anses, les pâtes alimentaires contiendraient de l’aluminium.

    L’aluminium est-il dangereux ?

    C’est une substance toxique pour le cerveau et la moelle épinière. Elle peut entraîner des troubles psychomoteurs. Les doses retrouvées lors de l’étude sont faibles. « Nous signalons qu’un risque toxicologique ne peut être écarté pour les adultes et les enfants. Les pâtes, compte tenu de leur niveau de consommation, représentent des contributeurs importants à cette exposition », explique Jean-Charles Leblanc, coordinateur de l’étude à l’Anses.

    D’où vient l’aluminium retrouvé dans les pâtes ?

    Ce métal naturellement très présent dans les sols est aussi utilisé dans l’industrie agro-alimentaire, notamment en tant qu’additif. « Nos méthodes d’analyse ne nous ont pas permis de distinguer l’aluminium venant de la nature et celui apporté par l’industrie », souligne le scientifique.
    Sans oublier les casseroles !

    Des PCB dans le beurre

    Selon les recherches de l’Anses, les produits laitiers contiendraient des substances insoupçonnées : arsenic inorganique et plomb dans le lait, dioxines et PCB dans le beurre !

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    L’arsenic inorganique peut être responsable de cancer et de maladies cardiovasculaires. Le plomb est toxique pour le cerveau, les reins et le cœur. Les dioxines et PCB sont cancérigènes et toxiques pour la reproduction. Même si les doses retrouvées par les chercheurs sont faibles, la consommation de produits dérivés du lait est très importante, notamment chez les enfants. Le risque toxicologique pour ces substances ne peut donc être écarté.

    D’où viennent ces contaminants ?

    « Ces substances chimiques sont présentes dans les sols, soit naturellement, soit du fait de l’activité humaine. L’alimentation des bovins est contaminée, puis leur lait », précise Jean-Charles Leblanc, chef du département de l’évaluation des risques liés aux aliments à l’Anses.

    Des sulfites dans le vin

    L’étude de l’Anses alerte sur la présence de sulfites dans le vin et de plomb dans les boissons alcoolisées.

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    Les sulfites sont soupçonnés d’être cancérigènes. Le plomb est toxique pour le cerveau, les reins et le cœur. Les personnes les plus à risque sont bien sûr les forts consommateurs d’alcool.

    D’où viennent ces contaminants ?

    Les sulfites sont des conservateurs ajoutés dans le vin. « Les additifs sont plus simples à maîtriser, leur réglementation a récemment été revue à la baisse », précise Jean-Charles Leblanc, coordinateur de l’étude. Le plomb, lui, est présent dans les sols et se retrouve dans le raisin ou les ingrédients des boissons alcoolisées. Une contamination industrielle ne peut être exclue.

    Robinet ou bouteille : l’eau est contaminée !

    Même si elle est claire et n’a pas de mauvais goût, l’eau peut contenir des substances toxiques telles que l’arsenic inorganique et le plomb. C’est ce qu’a dévoilé l’étude de l’Anses qui s’est portée aussi bien sur l’eau du robinet que sur des eaux embouteillées vendues dans le commerce.

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    Le plomb est toxique pour le cerveau, les reins et le cœur. L’arsenic inorganique peut entraîner un cancer ou des maladies cardiovasculaires. « Les doses sont faibles mais l’eau étant consommée en grande quantité et par toute la population, le risque toxicologique ne peut être écarté », précise Jean-Charles Leblanc, chef de département de l’évaluation des risques liés aux aliments et coordinateur de l’étude.

    D’où viennent ces contaminants ?

    Ces substances sont présentes dans les sols, naturellement ou du fait des rejets industriels.

    Les emballages alimentaires sont contaminés !

    Canettes, bouteilles en plastique, films étirables…Les phtalates et le bisphénol A (BPA) sont très utilisés dans l’industrie agro-alimentaire.

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    Oui, il s’agit de perturbateurs endocriniens. De nombreux scientifiques mettent en garde contre leurs effets à long terme sur la descendance des humains. C’est le cas du chercheur André Cicolella, porte-parole du Réseau environnement santé : « Contrairement aux autres substances toxiques, les perturbateurs endocriniens sont nocifs à très faible dose. C’est pourquoi ils devraient être retirés autant que faire se peut de notre environnement. »

    Nos aliments peuvent-ils être contaminés ?

    Oui ! « On soupçonne la présence de ces substances dans les aliments par la migration de l’emballage vers le produit », explique Jean-Charles Leblanc, coordinateur de l’étude de l’Anses.

    Mercure, dioxines : quels poissons éviter ?

    Le poisson est indispensable à une alimentation équilibrée (moins calorique que la viande, riche en oméga 3). Toutefois, mieux vaut ne pas en manger les yeux fermés ! Les poissons sont contaminés par plusieurs polluants tels que le mercure (surtout dans le thon), les dioxines et les PCB.

    Ces substances sont-elles dangereuses ?

    En plus d’être cancérigènes, les dioxines et PCB sont des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils nuisent à la reproduction humaine. Le mercure est particulièrement toxique durant la grossesse pour le fœtus.

    Quels poissons éviter ?

    Les poissons de rivières sont plus touchés. L’anguille, le barbeau, le brème, la carpe et le silure sont les plus à risque d’être contaminés. L’Anses déconseille aux enfants de moins de 3 ans, aux adolescentes, aux femmes en âge de procréer, enceintes et allaitantes d’en consommer.

    D’où viennent ces contaminants ?

    Ce sont en majorité des polluants d’origine industrielle qui ont été rejetés dans l’environnement.

    Rappel : L’Anses recommande de manger du poisson deux fois par semaine au maximum, en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 (saumon, maquereau) et un poisson maigre (truite, cabillaud). Elle conseille par ailleurs de varier les espèces et les provenances.

    Gare à l’effet cocktail !

    Les taux de polluants contenus dans les aliments restent dans la limite de sécurité fixée par les autorités sanitaires. Mais que se passe-t-il si on mange plusieurs aliments contaminés ?

    Cet « effet cocktail » est redouté par de nombreux scientifiques. « Lorsque l’on consomme plusieurs polluants, leur toxicité peut se combiner de façon à avoir un effet encore plus nocif pour l’organisme. Les autorités sanitaires n’en tiennent pour l’instant pas compte dans leurs études et pour fixer leurs seuils de toxicité », alerte le chercheur André Cicolella, porte-parole du Réseau environnement santé. « Ce phénomène est particulièrement préoccupant lorsqu’il s’agit d’un mélange de perturbateurs endocriniens, tels que les dioxines ou les PCB par exemple. »

    Pour Jean-Charles Leblanc, coordinateur de l’étude de l’Anses, c’est le manque de moyens techniques qui est en cause. « L’étude sur l’alimentation n’a pas tenu compte de cet effet cocktail, même si cette question est connue depuis plusieurs années. Nous ne disposons pas pour l’instant des outils nécessaires pour l’évaluer. »

    Sources :
    • ANSES, Etude de l’alimentation totale française 2, Juin 2011.
    • Institut français de la nutrition
    • Dr Franck Gigon, Petit dictionnaire énervé des aliments toxiques , Ed. de l’Opportun, 2011.


  • Les soigneurs de terres – France 2 – 31/01/2016

    Vidéo du couple Bourguignon à voir, revoir et diffuser

    Même notre actuel ministre de l’agriculture en est conscient !

    Merci Florent pour le lien.

    Le labour profond est une invention européenne du XIX° siècle

    Il a été exporté en Amérique par les émigrants et nous est revenu, après-guerre, avec des outils encore plus performants dans la destruction !

    Le texte qui suit reprend un exposé datant du 26 décembre 1875 et réalisé devant la Société Agricole de Wassy.

    Plaidoyer pour l’approfondissement des labours
    Plaidoyer pour l’approfondissement des labours


  • Monsanto en détresse ? La fin est-elle proche pour la multinationale ?

    Monsanto bio1
    Source : Mr Mondialisation.

    Il est désormais impossible d’échapper à Monsanto.

    Son but officiel (ou commercial) était d’améliorer le sort de l’humanité par le biais de la prolifération des OGM et des pesticides qui vont avec. Pour ce qui est d’avoir sauvé le monde, on peut émettre des doutes, mais en matière d’objectif économique, la multinationale va atteindre ses objectifs avec une croissance soutenue depuis plusieurs années. En effet, la société tentaculaire détient aujourd’hui le monopole du marché des semences transgéniques dans le monde.
    En matière d’intrants chimiques, son herbicide Roundup inonde le marché mondial de l’agriculture malgré son classement en « probablement cancérogène » par l’OMS en mars 2015 et les divers scandales qui frappent le produit.

    À titre d’exemple, une université révélait en octobre 2015 que 85% des tampons et serviettes hygiéniques contenaient des traces du fameux herbicide. Qu’on redoute ou non l’utilisation des OGM, il est désormais impossible d’échapper à Monsanto et à son lobbying forcené, jusque dans notre intimité.

    La courbe s’inverse

    Si certains la disent plus puissante que les gouvernements, Monsanto n’est qu’une entreprise cotée en bourse comme les autres. Elle répond à la demande du marché (gouvernements/consommateurs) et sa survie dépend de la confiance des investisseurs en sa capacité à générer des bénéfices. En 2015, l’Union Européenne autorisait la commercialisation de 19 OGM, dont 11 de Monsanto. Cet appel d’air ne suffira pas à relancer la multinationale qui, fin 2015, annonçait une chute de 15,5% de ses bénéfices en l’espace d’un an. Dans le même temps, en France, le groupe était condamné par la cour d’appel de Lyon pour l’intoxication d’un agriculteur français qui utilisait l’herbicide Lasso. Ce recul de 2.31 milliards de dollars sur son dernier exercice fiscal avait contraint l’entreprise à devoir se séparer de 2.600 travailleurs, soit 13% de ses effectifs.

    Mais la chute ne s’arrête pas là

    Début 2016, le ralentissement des ventes des semences transgéniques dans le monde continue de frapper le géant américain. De plus, nombre de pays poursuivent le gel de la commercialisation du désherbant vedette Roundup. Le mercredi 6 janvier, Monsanto a donc annoncé une nouvelle suppression de 1.000 emplois supplémentaires d’ici 2018. Une « décroissance » forcée qui devrait lui coûter jusqu’à 1,2 milliard de dollars de restructuration tout en lui faisant économiser 400 millions de dollars par an. Malgré ses efforts, les prévisions 2016 sont loin d’être encourageantes pour la multinationale qui envisagerait une fusion de sauvetage avec le groupe chimique suisse Syngenta. Cependant, la multinationale conserve des ressources mais sa survie dépendra de l’évolution du marché ces prochaines années.

    Rattrapé par les enjeux environnementaux

    Monsanto serait-il rattrapé par les enjeux environnementaux qui mobilisent de plus en plus les citoyens et le débat public ? Rien n’est certain à ce stade. Dernièrement, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a jugé « improbable » le caractère cancérogène du glyphosate, lavant de tout soupçon, par la même occasion, le Roundup de Monsanto. S’opposant de plein front aux conclusions scientifiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’EFSA a adopté une méthode d’étude très controversée, observant le produit dans sa composition chimique simple, et non pas le produit commercialisé et au contact de la population (lire cet article pour comprendre) .
    Ce rapport est pourtant supposé éclairer les décideurs de la Commission Européenne qui devra prochainement réévaluer les autorisations de commercialisation du produit dans l’Union. Cette décision pourrait jouer un rôle décisif quant à l’avenir de Monsanto mais également de toute l’alimentation industrielle en Europe.
    Rappelons à toutes fins utiles que des alternatives biologiques au Roundup, sans danger pour l’Homme, existent dès à présent.
    Citons par exemple Osmobio, une entreprise française qui propose une alternative naturelle au glyphosate. Jacques Le Verger, à l’origine de cette innovation, attend cependant l’autorisation de mise sur le marché de son désherbant biologique depuis trois ans.

    Deux mondes aux logiques diamétralement opposées semblent se disputer l’avenir de la planète et les prochaines décisions des gouvernements pèseront fortement dans la balance, si ceux-ci gardent une indépendance vis-à-vis du lobbying et d’une possible corruption. On rappellera que 200.000 agriculteurs et 3 millions de jardiniers utilisent le Roundup en France et que les semences Monsanto se retrouvent sur 25% des terres cultivables françaises.

    Mais ne nous faisons pas trop de soucis pour Monsanto. Il suffit de voir comment ils rachètent les filières Bio, s’étant rendu compte de l’intérêt financier de la filière !

    Quelques liens édifiants :

    Monsanto se met au bio !
    Agriculture bio, réseaux et lobbying.
    Le bio ou comment prendre des vessies pour des lanternes.

    Monsanto bio2


  • Le poulet européen sera-t-il lavé chimiquement à l’américaine, pour faire plaisir aux US?

    Poulet

    Une demande américaine

    Selon une organisation européenne de consommateurs, le ministère de l’Agriculture américain demande à l’Union européenne de faire appliquer le lavage chimique des volailles au nom d’une meilleure hygiène alimentaire.

    Les poulets vendus en Europe pourraient bientôt devoir être trempés dans des solutions chimiques avant de pouvoir être commercialisés. La proposition émane de la Commission européenne et sur demande américaine.
    Derrière cette proposition, il y a la main des Etats-Unis, motivée par une meilleure hygiène alimentaire, selon les critères appliqués dans le pays. Outre Atlantique en effet les rinçages chimiques sont utilisés à grande échelle dans les usines de volailles pour combattre notamment les bactéries et surtout le campylobacter, cause majeure d’intoxication alimentaire. Du coup, le département de l’Agriculture américain aimerait voir l’Europe appliquer ces mesures. L’occasion pour l’organisation des consommateurs européens de monter au créneau pour dire non « aux poulets chimiques ».
    Camille Perrin chargée des questions alimentaires au Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) explique ainsi son refus :

    « On veut que l’Union européenne agisse pour rendre notre poulet plus sûr, parce que le campylobacter est un problème de santé publique mais il existe d’autres façons d’y parvenir ».
    « En Europe, on a cette philosophie qu’on appelle « de la ferme à la fourchette ». Elle implique que l’on mette tout au long de la chaine alimentaire des mesures pour prévenir la contamination. L’idée, ce n’est pas d’utiliser en fin de chaîne un traitement dont l’efficacité laisse à désirer. »

    Camille Perrin ajoute que « plusieurs études ont démontré que les Européens n’ont absolument aucune envie de manger du poulet traité avec des produits chimiques ». Il reste à informer les experts des Etats membres de l’Union européenne, mais toutes les discussions se déroulent à huis clos, sans que le consommateur puisse intervenir. (Tiens, tiens …)

    Les débats ont lieu en huis clos…

    Ainsi, une nouvelle directive va surgir, obligeant les français (entre autres) à se plier à une DICTATURE ALIMENTAIRE motivée et orchestrée par de grands groupes tels que Mosanto et leurs amis…

    Du poulet à l’eau de Javel quoi.

    Les prémices de l’accord Tafta qui s’écrit en cachette, pour nous éclater en pleine figure…
    Les américains vont donc continuer à nous dicter ce que nous devons aimer, détester, qui combattre, qui protéger. Parce que nous manquons sans doute de discernement pour le faire par nous-mêmes …

    C’est triste. Combien risque-t-on pour vouloir manger nos poulets et nos oies sans adjuvant et sans traitement (supplémentaire…) ? L’Europe dira Amen à tout ce que « l’Oncle SAM » demandera.

    Pour conclure

    Quand l’Europe aura accepté et nous aura imposé le « lavage chimique » des poulets, les USA pourront nous vendre plus facilement leurs poulets industriels et finir de ruiner nos éleveurs de poulets déjà mal en point.


  • Encore un méfait des empoisonneurs industriels

    vignes
    Source ZURICH (Reuters) –

    Bayer conseille aux vignerons de ne plus utiliser son fongicide Moon Privilege© Fotolia

    Le groupe chimique allemand Bayer conseille aux vignerons de ne plus utiliser son fongicide Moon Privilege dans l’attente des conclusions d’une enquête lancée par sa filiale CropScience sur un lien éventuel entre ce produit et des altérations de la vigne !!!

    Il conseille ! Il ne retire pas de la vente, il conseille ! Après c’est votre problème.
    Certains vignerons, en particulier en Suisse, ont signalé que le vignoble avait une forme inhabituelle et que les rendements étaient inférieurs cette année.

    Evoquant des « symptômes atypiques » dans les vignes aspergées en 2014 de Moon Privilege, appelé Luna Privilege sur certains marchés, Bayer écrit sur son site internet : « Tant que la cause de ces modifications dans les vignes demeure inexpliquée, nous recommandons par mesure de précaution de ne pas utiliser Luna Privilege pour la culture de la vigne. »

    Bayer exprime aussi ses regrets et dit tout mettre en oeuvre pour découvrir la cause de cette situation. Ah ! il conseille et il regrette !

    Certains vignerons suisses accusent le fongicide de Bayer d’être responsable de leurs maux et ils réclament des indemnités, rapporte dimanche le journal Schweiz am Sonntag. Ils estiment que le vignoble suisse pourrait perdre 10% de sa récolte, ajoute le journal.

    Selon le Schweiz am Sonntag, Bayer reconnaît dans une lettre adressée aux vignerons une « probabilité élevée » de lien entre le fongicide et les dégâts subis par le vignoble.

    Il n’a pas été possible de joindre CropScience dans l’immédiat.

    L’an dernier, Bayer a estimé à plus de 250 millions d’euros le chiffre d’affaires annuel maximum de sa gamme de produits Luna, lancée en 2012 et utilisée dans la culture fruitière et maraîchère.


  • Ca y est : Le Frankenfish arrive

    Salmon

    Voir mon premier article sur le sujet FRANKENFISH

    Le «Frankenfish» : premier animal génétiquement modifié autorisé à la consommation aux Etats-Unis.

    Les autorités sanitaires américaines ont autorisé jeudi un saumon génétiquement modifié à la consommation, premier animal transgénique à arriver dans les assiettes des Américains, malgré l’opposition d’associations de consommateurs.

    «Sur la base d’une analyse complète des éléments scientifiques» fournis par la société qui l’a conçu, le saumon AquAdvantage «remplit les conditions réglementaires» et est «propre à la consommation», a estimé FDA. Les autorités sanitaires ont jugé qu’il était «aussi nourrissant que les autres saumons de l’Atlantique non transgéniques et qu’il n’y avait pas de différences biologiques notables entre ce poisson et les autres saumons d’élevage de l’Atlantique».

    Cette décision de l’Agence fédérale des médicaments et de l’alimentation (FDA) est annoncée après des années de controverse sur ce poisson, qui est une sorte de nouveau saumon de l’Atlantique auquel on a injecté un gène du saumon chinook du Pacifique afin qu’il grossisse deux fois plus vite. Il peut ainsi atteindre sa taille adulte au bout de 16 à 18 mois, au lieu de 30 mois pour un saumon de l’Atlantique.
    Le saumon AquAdvantage ne peut être élevé qu’à terre, dans des bassins d’éclosion fermés, dans deux installations spécifiques au Canada et au Panama, précise la FDA, excluant un élevage aux Etats-Unis. Pour l’instant.

    Des associations de défense des consommateurs avaient estimé qu’il pouvait être dangereux pour la santé et qu’il présentait des risques pour les autres poissons s’il était libéré dans la nature. La FDA a fait valoir à cet égard que le saumon AquAdvantage était «stérile et que donc, s’il devait par le plus grand des hasards s’échapper, il ne pourrait pas se reproduire ou établir de populations à l’état sauvage». A moins que ….

    Bien sûr l’étiquetage n’est pas obligatoire !

    Les associations avaient aussi réclamé que ce saumon soit étiqueté mais, selon la loi américaine, ceci n’est requis que lorsqu’il y a «une différence matérielle tel qu’un profil nutritionnel différent» entre le produit transgénique et le produit naturel similaire. Or, «dans le cas du saumon AquAdvantage, la FDA n’a pas trouvé de différences», mais publié des recommandations pour un éventuel étiquetage. En l’absence de label et pour éviter de manger du saumon transgénique, les consommateurs peuvent toujours acheter du saumon sauvage, a suggéré un représentant de l’Agence.

    L’association The Consumers Union s’est dite «extrêmement déçue par la décision». Le scientifique Michael Hansen a lui affirmé que «les consommateurs méritent de savoir quel type de nourriture ils achètent, et sondages après sondages une immense majorité nous a fait savoir qu’ils voulaient un étiquetage de la nourriture OGM».

    Les apprentis sorciers sont très contents de leur trouvaille

    Selon William Muir, professeur de génétique à l’université de Purdue, cette décision est «tout à fait gagnante-gagnante pour l’environnement, les consommateurs et le processus» d’évaluation des données de ce poisson, car «il n’y a pas de preuves crédibles que ces poissons posent un risque, soit pour la santé humaine, soit pour l’environnement».

    «C’est très encourageant de voir que le processus d’évaluation des risques a été enfin terminé et que l’utilisation de la génétique pour améliorer l’élevage puisse avancer», s’est aussi félicité Helen Sang, professeur de biologie au Roslin Institute à l’université d’Edimbourg en Ecosse.

    Des économistes et des juristes de l’université de Duke avaient cependant jugé trop étroits, en novembre 2010, les critères retenus par la FDA pour évaluer le saumon. Dans la revue Science, ils se demandaient notamment s’il n’était pas plus «judicieux» de se pencher sur le fait de savoir si le saumon représente «vraiment un plus pour la société dans son ensemble».

    Revoir mon premier article sur le sujet FRANKENFISH Datant du 18 avril 2014

    … et bon appétit à tous …!


  • Pesticides. Fruits et légumes les plus et moins pollués

    Pesticide 1Pesticide 2
    Source : consoglobe.com

    Qu’il s’agisse de l’Inserm, de l’EWG, ou de l’association Pesticide Action Network PanEurope – fondée sur les données de l’Autorité européenne de sécurité sanitaire -, les études vont toutes dans le même sens : on trouve des pesticides partout ! A la suite des analyses menées par ces organismes, le classement des fruits et légumes les plus contaminés est dressé. Plus ou moins alarmant !

    Des pesticides dans nos assiettes

    De nombreux polluants se retrouvent dans notre alimentation : outre les pesticides dont il est ici question, le PCB, le chlordecone, le mercure, l’aluminium, les mycotoxines, de l’acrylamide, du cadmium, bref… peuvent se trouver dans certains aliments.

    Des études concordantes

    L’Environmental Working Group (EWG), une ONG environnementale de Washington, publie chaque année une étude sur la contenance en résidus de pesticides de 47 fruits et légumes, basée sur 87.000 tests réalisés entre 2000 et 2009 puis en 2013 et 2014(4). Une autre étude publiée par l’association Pesticide Action Network PanEurope (fondée sur les données de l’Autorité européenne de sécurité sanitaire) souligne que la la majorité des pesticides contaminants les fruits et légumes sont des perturbateurs endocriniens néfastes pour le système hormonal. L’association en a déduit une liste des 18 fruits et légumes les plus pollués !
    La conclusion tirée par l’étude de l’EWG sur les fruits et légumes permet de mieux cerner ce phénomène (voir tableau ci-dessous) et les risques d’exposition :
    • Une personne qui consomme les 12 fruits et légumes les plus contaminés ingurgiterait en moyenne 10 pesticides par jour !
    • Alors que manger les 15 fruits et légumes les moins contaminés exposerait une personne à moins de 2 pesticides par jour en moyenne.

    Le classement des fruits et légumes contaminés

    Le classement suivant est basé sur un score global établi à partir de 6 mesures de contamination différentes. Il permet au consommateur de savoir quels fruits et légumes privilégier pour réduire le nombre de pesticides dans son alimentation.
    Selon ce classement, voici les 12 fruits et légumes les plus contaminés :
    • pêche,
    • pomme,
    • poivron,
    • céleri,
    • nectarine,
    • fraise,
    • cerises,
    • chou frisé,
    • laitue,
    • raisins importés,
    • carotte,
    • poire.
    Voici les 15 fruits et légumes les moins contaminés :
    • oignon,
    • avocat,
    • maïs doux,
    • ananas,
    • mangue,
    • asperge,
    • petits pois,
    • kiwi,
    • chou,
    • aubergine,
    • papaye,
    • pastèque,
    • brocoli,
    • tomate,
    • patate douce.
    Le palmarès 2015 du groupe de recherche sur l’environnement Environmental Working Group ne bouleverse pas celui des années précédentes.

    Les fruits et légumes les plus traités – palmarès 2014

    Dans la liste des “Dirty Dozen”, certains fruits ou légumes ont jusqu’à 15 résidus de pesticides différents (raisin), ou 13 (pommes).
    • Pommes – Fraises – Céleri – Épinards – Nectarines – Concombres – Myrtilles – Laitue – Pèches – Petits pois – Pommes de terre – Piments – Poivrons – Raisin – Tomates cerises

    Les moins traités – palmarès 2014

    Les “Clean fifteen” sont les fruits ou légumes présentant de moindres doses de pesticides Selon l’EWG, la plupart de ces végétaux ne présentaient pas de traces de pesticides, ou alors très peu.
    • Ananas – Asperges – Aubergines – Avocat – Champignons – Chou – Chou-fleur – Maïs doux – Oignons – Mangue – Papaye – Kiwi – Pamplemousse – Melon – Patates douces –

    Fruits et légumes : avec ou sans la peau ?

    Le rinçage réduit, mais n’élimine pas les pesticides, alors que l’épluchage réduit également les risques d’exposition mais retire aux aliments bon nombre de leurs vertus nutritionnelles, vitamines et minéraux étant principalement contenus dans la peau.
    Pour plus d’efficacité, vous pouvez ajouter du bicarbonate de soude à votre eau de rinçage et nettoyer la peau de vos fruits et légumes avec une brosse à légumes écolo.
    Selon l’EWG, la meilleure solution reste de varier son alimentation, de rincer tous les aliments et d’acheter bio dans la mesure du possible.

    Pesticides et alimentation, quels risques ?

    Des études réalisées cette fois-ci en France avaient déjà souligné que la moitié de nos fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides, et même 10 % dans des proportions supérieures aux normes légales. Le céleri branche, le poivron ou encore les pêches figuraient également parmi les aliments les plus pollués.

    Les pesticides en 2014

    En 2014, une étude sur les pesticides dans les aliments en Europe a un peu rassuré. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport sur les résidus de pesticides dans l’alimentation observés dans l’Union européenne. 97,4 % des échantillons analysés étaient conformes aux limites maximales de résidus de pesticides autorisés dans les produits alimentaires dans l’UE…
    Encore trop utilisés en France (75000 tonnes / an), les pesticides sont non seulement toxiques pour l’environnement mais auraient également des répercussions sur notre santé, et ce, à des doses pourtant jugées « sans risque » par les industriels.

    Différents pesticides ont été reconnus comme ayant des effets toxiques sur l’homme, tels que :
    • des effets sur le système nerveux,
    • des effets cancérigènes,
    • des effets sur le système hormonal,
    • irritations de la la peau, des yeux et des poumons.

    La teneur en pesticides des fruits et légumes

    La teneur en pesticides mesure la teneur en milligramme par kilo (mg/kg) la quantité de pesticides des différents fruits et légumes :
    • Salades : jusqu’à 4.3 mg d’insecticides (acéphate) (limite de 0.02 mg/kg)
    • Persil : 12.8 mg (fongicides) (limite de 5mg/kg)
    • Mandarine : 0.17 mg d’insecticides (du fenthion)
    • Fraises : elles contiennent parfois des fongicides (cyprodinil, 3.1 mg vs limite de 2 mg / bénomyl, 0,25 mg vs une limite de 0.1 mg/kg )
    • Pomme : une pomme est traitée en moyenne avec 35 pesticides différents.


  • Durée de vie de nos déchets ?

    Déchets 1

    Juste pour en avoir conscience

    Jeter les déchets dans la nature, ce n’est pas sans conséquence… ils y restent longtemps, parfois très, très longtemps. Un objet qu’on jette négligemment va polluer parfois bien longtemps après qu’on ne soit plus de ce monde. Voici une sélection d’objets ou produits avec leur durée de vie « naturelle » : en combien de temps se dégrade-t-il sans intervention extérieure, dans la nature ?

    Les déchets, c’est une véritable marée qui va finir par nous noyer ; leur recyclage nous coûte 10 milliards € chaque année.

    Durée de vie des déchets les plus rapidement « biodégradables » :

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    • Papier toilette : 2 semaines à 1 mois
    • Trognon de pomme : 1 à 5 mois
    • Mouchoir en papier : 3 mois
    • Pelure de fruit : de 3 à 6 mois
    • Papier journal : de 6 à 12 mois
    • Brique de lait : jusqu’à 5 mois
    • Allumette : 6 mois
    • Journal (quotidien) : 3 à 12 mois

    Déchets se dégradant de 12 mois à 10 ans :

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    • Mégot de cigarette : de 1 à 2 ans (1 mégot est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d’eau,1 m3 de neige est pollué par 1 mégot)
    • Ticket de bus ou de métro : environ 1 an
    • Gant ou chaussette en laine : 1 an
    • Filtre de cigarette : 1 à 5 ans
    • Papier de bonbon : 5 ans
    • Chewing-gum : 5 ans
    • Huile de vidange : 5 à 10 ans (1 litre d’huile peut couvrir 1000 m² d’eau et ainsi empêcher l’oxygénation de la faune et de la flore sous-marine pendant plusieurs années. De plus, rejetée dans le réseau des eaux usées, l’huile usagée colmate les filtres dans les stations de traitement de l’eau et perturbe les process d’épuration biologiques.)

    Déchets se dégradant de 10 ans à 1000 ans :

    Déchets 4

    • Canette en acier : 100 ans
    • Canette en aluminium : de 10 à 100 ans
    Un adulte moyen consomme tout près de 600 canettes de boissons gazeuses par année.
    • Pneu en caoutchouc : 100 ans
    • Cartouche d’encre : 400 à 1000 ans
    • Briquet plastique : 1 siècle
    • Planche en bois (peinte) : 13 à 15 ans
    • Césium 137 : 30 ans
    • Boîte de conserve : 50 ans
    • Récipient en polystyrène : 50 ans
    • Objet en polystyrène : 80 ans
    • Boîte en aluminium : 100 à 500 ans
    • Pile au mercure : 200 ans
    • Couche jetable : 400 à 450 ans
    • Serviette ou tampon hygiénique : 400 à 450 ans
    • Sac en plastique : 450 ans
    • Filet de pêche moderne : 600 ans

    Durée de vie des déchets les plus résistants :

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    • Carte téléphonique : 1000 ans
    • Polystyrène expansé : 1000 ans
    • Bouteille en plastique : 100 à 1000 ans
    • Forfait de ski : 1000 ans
    • Polystyrène expansé : 1000 ans
    • Verre : 4 à 5000 ans (voire beaucoup plus, mais ce n’est pas le pire).

    Durée de vie des déchets nucléaires :

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    • Iode 131 : 8 jours
    • Iode 125 : 60 jours
    • Radium 226 : 1600 ans
    • Carbone 14 : 5730 ans
    • Plutonium 239 : 24 000 ans
    • Potassium 40 : 1,3 milliard d’années
    • Uranium 238 : 4,5 milliards d’années

    Une famille de 4 personnes génère 1,5 t.de déchets par an (24 litres par jour) contre 350 kg pour un célibataire (6 litres/ jour).

    Les archéologues extraterrestres vont se régaler dans quelques millénaires !


  • Huile de palme … Beurk !

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    Bornéo : la forêt qui couvrait complètement l’île en 1950 est sur le point de disparaître si le rythme de déforestation de la forêt primaire ne ralentit pas.

    Il n’y a aucune raison que la déforestation s’arrête.

    Que peuvent quelques arguments écologiques contre le profit des multinationales !

    Le fric est plus fort que la destruction de la planète et que l’extinction d’une folle humanité.

    Déforestation à grande échelle

    Depuis le début du mois de septembre 2015, d’épais nuages de fumées provoqués par des incendies dans les forêts sont visibles sur l’île de Sumatra. Pendant la saison sèche, les feux volontaires se multiplient en Indonésie pour faire des anciennes forêts des terres propices à la culture de l’huile de palme.

    Pendant plusieurs jours, la fumée a recouvert une large surface à Sumatra, affectant même Singapour et la Malaisie. Ces nuages, qui proviennent des forêts au sud du pays, se propagent vers le Nord. Cette pollution aurait causé d’importants retards et annulations du trafic aérien.

    Cette situation en Indonésie est récurrente et symptomatique de l’importante production d’huile de palme en Indonésie. Ce business s’avère extrêmement rentable pour l’archipel, qui concentre 51% de la production mondiale. Les forêts vierges sont ainsi sacrifiées pour des palmiers : entre 2000 et 2012, l’Indonésie a perdu environ 6 millions d’hectare de forêt.

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    Un lourd bilan

     Plus d’un million d’hectares de forêts tropicales est détruite chaque mois ! Chaque seconde, la moitié de la superficie d’un terrain de football est détruite, irrémédiablement.

     Cette déforestation représente un cinquième des émissions mondiales de gaz à effets de serre : L’Indonésie est le troisième producteur de CO2 au monde, après les USA et la chine.

     La culture du palmier représente la dispersion d’engrais chimique et de pesticides dans les rivières bordant des cultures : Les poissons disparaissent et la population locale est privée de nourriture.

     Les espèces animales telles que l’Orang-Outan sont décimées : la forêt tropicale en Indonésie est son habitat naturel et il est détruits pour le remplacer par des palmiers.

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    L’huile de palme, une monoculture qui menace la biodiversité

    Depuis 40 ans, la consommation mondiale d’huile de palme double tous les 10 ans. Et chaque semaine, pour satisfaire l’industrie mondiale assoiffée d’huile de palme, 250 000 hectares de forêts disparaissent. Malgré sa mauvaise réputation et bien qu’elle ne représente que 26 % des huiles végétales, l’huile de palme se retrouve partout. Faisons un point sur la situation.

    Cette déforestation menace gravement la biodiversité locale, très importante, des plus petits animaux aux plus grands dans des écosystèmes riches et fragiles.

    Les palmiers sont des plantes et non pas des arbres et les palmiers à huile capturent 3 fois moins de co2 que les arbres. La déforestation pour l’huile de palme a fait de l’Indonésie l’un des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde.

    Chaque semaine, 250.000 hectares de forêts tropicales disparaissent, selon le WWF, pour alimenter une demande internationale en augmentation constante en produits contenant de l’huile de palme ou en viandes nourries au soja. Rien qu’en Indonésie, près de la moitié des forêts de Sumatra a disparu entre 1985 et 2007.

    Et nous ne parlerons pas de ça, il y aurait trop à dire … !
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    La production d’huile de palme

    Première huile végétale sur le plan mondial devant le soja (26 % de la production totale), l’huile de palme connaît un développement impressionnant depuis les années 1980. Après l’Indonésie et la Malaisie, c’est l’Amérique du Sud et l’Afrique qui passe à l’huile de palme, une des cultures les plus rentables.

    Cela s’explique par un rendement à l’hectare supérieur aux autres oléagineux (environ 8 fois supérieur à celui de l’huile de soja) et un faible coût de production (20 % de moins que l’huile de soja).
    La Malaisie, 2ème pays producteur derrière l’Indonésie, est le 1er exportateur mondial d’huile de palme (47 % du total).

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    La consommation d’huile de palme : à quoi sert-elle ?

    Environ 80 % de l’huile de palme sont consommés dans les pays du Sud, surtout comme huile de table. Dans les pays industrialisés, l’huile de palme sert surtout comme matière première pour l’industrie agroalimentaire et, depuis quelques années, pour la production de biocarburant. L’huile de palme représentait en 2008 environ 10 % de la production de biodiesel.
    Le grand avantage de l’huile de palme à part son prix très bas, est d’avoir une tenue et une consistance qui permettent de fabriquer des produits (gâteaux, chips …) qui se conservent longtemps et qui sont croustillants.

    Et n’allez pas croire en l’huile de palme BIO !! Du foutage de gueule (quelque hectare pour faire bonne conscience) ! Ni de sa culture raisonnée,encore de la foutaise, c’est plus cher et c’est idem !

    L’effet de l’huile de palme sur la santé

    Huile de palme et mauvaises graisses

    L’huile de palme contient 4 fois plus de mauvaises graisses que l’huile de colza. Elle contient en effet une forte proportion d’acides saturés qui la rend peu recommandée à la consommation.

    Or, ce type de graisses saturées n’est pas bonne : les études scientifiques montrent qu’une alimentation riche en graisses saturées, favorise le développement des maladies cardio-vasculaires, une augmentation du taux sanguin de cholestérol, certains cancers et du diabète et toutes les autres maladies chroniques très courantes dans nos pays.
    Il est recommandé d’augmenter la consommation d’acides gras mono-insaturés, les aliments les plus riches étant les olives et l’huile d’olive, l’avocat, l’huile de colza, les arachides et l’huile d’arachide, les margarines molles fabriquées à partir de ces huiles

    L’huile de palme, on n’y échappe pas

    • En 2008, chaque Français aurait consommé près de 2kg d’huile de palme selon le Ministère de l’alimentation.
    • Chaque consommateur absorberait sans s’en rendre compte 57g d’huile de palme par mois !

    Conclusion rassurante :

    TOUT LE MONDE S’EN FOUT !

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  • Encore un méfait des empoisonneurs industriels

    Bayer
    Bayer conseille aux vignerons de ne plus utiliser son fongicide Moon Privilege© Fotolia
    Source ZURICH (Reuters) –

    Le groupe chimique allemand Bayer conseille aux vignerons de ne plus utiliser son fongicide Moon Privilege dans l’attente des conclusions d’une enquête lancée par sa filiale CropScience sur un lien éventuel entre ce produit et des altérations de la vigne.

    Certains vignerons, en particulier en Suisse, ont signalé que le vignoble avait une forme inhabituelle et que les rendements étaient inférieurs cette année.

    Evoquant des « symptômes atypiques » dans les vignes aspergées en 2014 de Moon Privilege, appelé Luna Privilege sur certains marchés, Bayer écrit sur son site internet : « Tant que la cause de ces modifications dans les vignes demeure inexpliquée, nous recommandons par mesure de précaution de ne pas utiliser Luna Privilege pour la culture de la vigne. »

    Bayer exprime aussi ses regrets et dit tout mettre en oeuvre pour découvrir la cause de cette situation.
    Certains vignerons suisses accusent le fongicide de Bayer d’être responsable de leurs maux et ils réclament des indemnités, rapporte dimanche le journal Schweiz am Sonntag. Ils estiment que le vignoble suisse pourrait perdre 10% de sa récolte, ajoute le journal.

    Selon le Schweiz am Sonntag, Bayer reconnaît dans une lettre adressée aux vignerons une « probabilité élevée » de lien entre le fongicide et les dégâts subis par le vignoble.

    Il n’a pas été possible de joindre CropScience dans l’immédiat.

    L’an dernier, Bayer a estimé à plus de 250 millions d’euros le chiffre d’affaires annuel maximum de sa gamme de produits Luna, lancée en 2012 et utilisée dans la culture fruitière et maraîchère.


  • Mais qu’est-ce qu’ils ont encore fait au «gruyère râpé» !!!

    J’aimerais que l’on m’explique !

    Le gruyère râpé qui bien sûr n’est pas du gruyère, comme on se plait à dire en France, mais de l’emmenthal est devenu depuis quelques temps un produit bizarre : Il ne fond pas !

    J’ai fait une recherche sur le Net pour trouver une explication mais comme souvent les seules réponses trouvées sont les réponses stupides des Forums ou chacun dit ce qu’il sait mais ne sait pas ce qu’il dit.

    J’ai donc fait l’expérience de faire fondre deux emmenthals d’une même chaîne de distribution. :
    – Un que je qualifierai de « normal » … quoique !
    – L’autre étant dit « Bio » avec toute la prudence que cela implique.

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    L’expérience a consisté à mettre dans un plat, en inox alimentaire, à droite le Bio et à gauche le «normal ». Déjà on peut remarquer la différence de couleur, le Bio est un peu plus jaune.

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    Après un passage au four traditionnel sous le grill électrique, pendant une dizaine de minutes que constatons-nous ?

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    – Le normal a séché et est devenu dur sec et cassant, les brins sont comme des aiguilles.
    – Le Bio a fondu normalement et rendant un peu de gras.

    Comment expliquer cette différence ?

    Regardons les compositions :

    Rapé4

    La composition est la même à l’exception du lait. Le premier est pasteurisé et le second est cru.
    A qui va-t-on faire croire que c’est la pasteurisation qui fait la différence !!

    Vous remarquerez au passage l’hypocrisie et le foutage de gueule de : « Ce produit n’est pas fabriqué avec de la présure animale. Il convient aux végétariens. » !!!

    Et le Lait, il est de quelle origine ? 100% chimique ? Il ne devrait pas être un petit peu d’origine animale ?

    Un petit rappel de la filière laitière pour ne pas s’étonner.

    lait3

    Voir aussi mon article sur le lait :

    http://saint-andre-d-olerargues.com/wpdossier/blog/2015/04/20/pourra-t-on-encore-consommer-des-produits-laitiers/

    Pour conclure, la seule chose que l’on peut dire c’est que pour avoir du fromage fondu sur ses spaghetti et sur ses pizza etc… il faut acheter du Bio. Mais on le savait déjà.


  • Notre père, Monsanto, donnez-nous notre poison quotidien …

    Poison
    Source CAMILLE FELOUZIS – MEDIAPART

    Un empire ne se construit pas en un jour, celui de Monsanto ne déroge pas à la règle. Agent Orange, PCB, Roundup, OGM: la liste est longue.

    La question – inquiétante et cruciale – reste en suspens : Pourquoi sommes-nous nourris par un expert du poison? En d’autres termes, comment les élites politiques et le marché agricole ont pu laisser Monsanto se développer ainsi?

    Roundup

    Commençons par le Roundup. Cet herbicide, très en vogue aujourd’hui, a réussi à conquérir le marché de l’agriculture simplement parce qu’il est le produit chimique agricole le plus puissant au monde. Les cultures qui résistent au Roundup, vendues également par Monsanto, sont en fait bien plus riches en toxicité que les autres simplement parce qu’elles absorbent le composant chimique se retrouvant ainsi directement dans nos assiettes. Le Roundup contient notamment du glyphosate, considéré comme étant « probablement cancérogène ». Les PCB ou polychlorobiphényles ou encore pyralènes furent aussi en leur temps considérés comme étant « probablement » cancérogènes. Aujourd’hui, il est avéré que les PCB sont hautement cancérogènes, toxiques, écotoxiques (polluants environnementaux) et reprotoxiques. La contamination de poissons gras, notamment, et ainsi d’une grande partie de la chaîne alimentaire est alarmante pour la santé humaine, encore aujourd’hui.

    Agent Orange

    Monsanto a également produit, dans les années 60, le tristement célèbre « Agent Orange » utilisé par l’armée américaine au Vietnam entre 1961 et 1971. De par sa forte teneur en dioxine (dont la longévité et la stabilité frisent l’irréel), l’Agent Orange a été responsable de malformations à la naissance et de nombreux cancers sur la population touchée même des années après la fin des combats.

    OGM

    Sans s’attarder sur les vaches nourris aux hormones de croissances et aux OGM en tout genre, Monsanto excelle donc dans l’art du poison. Aujourd’hui, la multinationale détient 80% du marché du maïs américain et 93% du marché du soja. Mais comment les agriculteurs et les gouvernements ont-ils pu accepter cette hégémonie?

    Deux points essentiels sont à retenir : les forces économiques et l’influence politique.

    En 2013 aux Etats-Unis, sous la pression du lobbysme, une loi (Monsanto Protection Act) a été votée protégeant Monsanto de toute forme de litige concernant la dangerosité des cultures OGM. Monsanto a donc été à l’abri de toute interdiction de vente de ses produits chimiques ou de ses graines OGM, en tout cas jusqu’en Septembre 2013 – date à laquelle la loi a été abrogée.

    Malgré ça, depuis 1996, Monsanto s’est répandue en avalant tout concurrent sur son passage. En quelques dizaine d’années, la multinationale est devenue l’entreprise incontournable des produits chimiques agricoles et a pris le contrôle des cultures OGM. Aujourd’hui, les agriculteurs ayant des champs OGM sont dans l’obligation de racheter chaque année des graines provenant exclusivement de la firme. En Inde, par exemple, les agriculteurs ont accumulé des dettes astronomiques, augmentant les heures de travail, participant à une forme d’esclavage moderne et à un taux de suicide en constante augmentation. En Australie par ailleurs, certains agriculteurs se sont vu retirer leur label bio à cause de contamination OGM par des champs voisins.

    Aujourd’hui Monsanto est partout

    Aujourd’hui Monsanto est partout: des boissons gazeuses aux couches pour bébé en passant par la viande, le poisson, les produits laitiers, les sauces, etc. La liste n’en finit pas, même les produits bios !!!!

    Aujourd’hui, l’expert du poison nous nourrit.

    Si vous voulez consommer autrement, voici une application smartphone simple d’utilisation qui vous permettra de savoir quels sont les produits à éviter: Buycott.com

    Vous pouvez également trouver les listes des multinationales qui utilisent des produits Monsanto en cliquant ici et en cliquant ici


  • Du sucre roux pure canne ! Super ! Oui, mais … !

    Sucre4

    Bel emballage, beaux morceaux, message d’authenticité …etc.

    Mais quand on retourne le paquet et qu’on lit ce qui est écrit en bas en tout petit que découvre-t-on ?
    C’est de la pure canne, oui, il ne manquerait plus que ça !
    Mais ce n’est pas du sucre roux ! D’ailleurs l’industriel ne le dit pas, ce n’est pas marqué sur la boite ! Malins les types !

    Ca a la forme, ça a la couleur, sans doute le goût, encore plus malin celui qui fait la différence une fois le sucre fondu !

    Alors qu’est-ce que c’est ?

    C’est du sucre normal, blanc, raffiné auquel on a rajouté du caramel.

    Et il faut savoir que le caramel industriel contient des molécules qui se forme lors de la préparation qui « peuvent-être cancérigène ».

    Voir le site : Additifs alimentaire

    On peut aussi se poser la question : quel est l’intérêt de l’industriel de rajouter du caramel ?

    La seule réponse est : tromper le consommateur et lui faire croire que c’est du sucre roux !

    Soyons méfiant et attentif !


  • Pourquoi le gluten serait-il nocif pour la santé ?

    blé
    Source : Santé Nature Innovation (http://www.santenatureinnovation.com/faut-il-supprimer-le-gluten-quand-on-est-bien-portant/)

    Lorsque vous voyez un champ de céréales

    Lorsque vous voyez un champ de céréales, au bord de la route, savez-vous reconnaître s’il s’agit de blé, d’épeautre, de kamut ou de froment ?

    Si oui, vous êtes très fort ou du métier !

    Car en fait, le mot « blé » que nous utilisons couramment, et qui dans notre esprit désigne une céréale qui sert à beaucoup de choses dans notre alimentation (pain, farine, pâtisseries, pâtes…) n’est qu’une appellation générale.

    Il n’y a pas d’un côté le blé, de l’autre l’épeautre, le kamut ou le froment. L’épeautre est une sorte de blé, le froment et le kamut d’autres sortes, tout comme le Bourgogne et le Bordeaux sont des sortes de vin.

    Si donc vous décidez d’arrêter de manger du blé et que vous choisissez de manger « à la place » de l’épeautre, c’est comme si un alcoolique déclarait qu’il arrête de boire et qu’il remplace désormais le vin par du Beaujolais !

    S’y retrouver entre les différents blés

    Le terme blé regroupe une dizaine d’espèces différentes.

    Leur point commun est qu’elles ont un ancêtre commun, appelé l’engrain sauvage.

    L’engrain sauvage a été domestiqué par l’homme à l’époque du Néolithique, il y a un peu plus de 10 000 ans. Il a ensuite été croisé avec d’autres plantes pour donner « l’amidonnier », une sorte de blé préhistorique riche en amidon, comme son nom l’indique.

    Différentes sortes d’amidonnier ont été sélectionnées pour donner le blé dur, avec lequel on fait les pâtes et le couscous. Le kamut est une autre sorte d’amidonnier sélectionné appelé aussi blé de Khorasan il est principalement cultivé en Iran, Arménie, Azerbaïdjan, Ouzbékistan et au Daguestan. Le cultivar Kamut est cultivé en Amérique du Nord. Quand il est question, dans la Bible, de Pharaon qui faisait remplir ses greniers de blé, ce sont ces blés qui sont concernés.

    L’amidonnier a toutefois été croisé à nouveau avec une autre plante herbacée (c’est-à-dire une plante à la tige tendre, sans bois) pour donner le blé tendre aussi appelé froment et l’épeautre.

    Les gens imaginent souvent que l’épeautre est une variété très ancienne de blé mais ce n’est pas le cas. C’est une des plus récentes. La confusion vient du fait que l’engrain sauvage, qui est un des ancêtres du blé moderne, est aussi appelé parfois « petit épeautre » (alors que cela n’a rien à voir car le « petit épeautre » est un engrain domestiqué et modifié).

    L’épeautre est donc, comme le blé tendre (ou froment), une forme moderne de blé, plusieurs fois hybridée. Elle contient en outre beaucoup de gluten. Cela veut dire qu’elle lève bien, mais cela veut aussi dire qu’il ne sert à rien de prendre de l’épeautre si vous cherchez à manger sans gluten …

    Les nouveaux blés

    Mais l’histoire du blé ne s’est pas arrêtée là.

    Dans les années 50 et 60, de nouvelles variétés de blé à haut rendement ont été développées en laboratoire.

    Incroyable mais vrai, les espèces actuelles de blé comportent 42 chromosomes, tandis que le blé ancestral, l’engrain sauvage, n’en avait que 14 !

    Comme l’explique l’excellent Julien Venesson dans son livre « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique », ces blés sont des mutants, avec des conséquences imprévues et inquiétantes, autant sur notre santé que sur l’environnement.

    Le blé moderne torture notre intestin

    À force d’hybridation et de modifications génétiques, le blé moderne contient désormais quantité de protéines nouvelles que nous sommes incapables d’assimiler.

    Mais le problème ne s’arrête pas là.

    Ces protéines, qui ne sont pas transformées par notre digestion, passent telles quelles dans l’intestin, et chez certaines personnes génétiquement prédisposées, cela déclenche des inflammations équivalentes à une véritable torture. On parle alors d’intolérance au gluten (ou « maladie cœliaque »), une maladie qui ne touche « que » 1 % de la population, ce qui est beaucoup.

    C’est là que s’arrête le discours officiel, car en réalité, plusieurs études scientifiques récentes ont démontré que le gluten du blé moderne est nocif pour tous les êtres humains, y compris pour les personnes qui ne sont pas intolérantes !

    Au nom du rendement on nous a fait du blé nocif pour tous les êtres humains !

    C’est un travail qui vient d’être publié. Il est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université John Hopkins et de l’université médicale du Maryland (Etats-Unis).

    Les chercheurs ont testé l’effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé.

    Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.

    Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d’authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.

    Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».
    Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n’est pas une matière en soi.

    Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd’hui de plus en plus reconnus.

    Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d’une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu’à toutes les formes de maladies.

    D’où les effets étonnants d’un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d’énergie, moins de sensibilité aux infections.

    Quels sont les effets positifs d’une alimentation sans gluten ?

    Si vous n’êtes touché par aucun des symptômes ci-dessus, gardez en tête qu’une alimentation sans gluten est un moyen simple et efficace de conserver un intestin en meilleure santé et de limiter l’apparition de maladies chroniques incurables comme les maladies auto-immunes.

    Une étude qui a suivi des adultes en bonne santé pendant un mois a aussi montré une importante diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires grâce à un régime sans gluten.

    Or, l’inflammation est un facteur majeur de maladies cardiaques, de cancers, de dépression, et de bien d’autres maladies.

    Il se pourrait donc bien que l’alimentation sans gluten, ou limitée en gluten, ait également de gros effets positifs sur notre santé. Pourquoi ne pas essayer ?

    Ou peut se cacher le gluten ?

    Par définition donc, le gluten est un mélange de protéines que l’on retrouve dans certaines céréales telles que le blé, l’orge, le seigle ou encore le triticale, donc à éliminer dans le cadre d’un régime sans gluten.

    L’avoine pourrait être consommée mais avec quelques précautions.

    Mais attention, ce n’est pas si simple ! Le gluten peut se retrouver sous de nombreuses appellations.

    Voici une liste non exhaustive qui vous aidera à bien lire les étiquettes lors de vos achats :
    • Froment
    • Epeautre
    • Kamut
    • Ferments lactiques (blé)
    • Arômes (blé)
    • Malt d’orge
    • Sirop de glucose
    • Agents anti-agglomérants
    • Amidon de blé
    • Amidon d’orge
    • Dextrose
    • Extrait de malt
    • Epaississants(E suivi de 14 + 2 chiffres)
    • Maltodextrine
    • Matières amylacées
    • Germe
    • Vinaigre de malt
    • Dextrose de blé …


  • Et si nous reparlions un peu de TAFTA

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    Source : http://www.huffingtonpost.fr Florent Marcellesi Eurodéputé, Equo

    Rappel : Le but du TAFTA

    Nous savons aujourd’hui que le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États Unis (le désormais fameux TAFTA) va dérouler le tapis rouge aux entreprises multinationales des deux côtés de l’Atlantique, remettant en cause les droits sociaux et environnementaux de l’ensemble des citoyens européens et américains.

    Mais si un certain nombre d’aspects du Traité transatlantique ont été jusqu’à présent abordés grâce à la mobilisation de l’opinion publique, très peu de choses ont été dites sur l’impact que le TAFTA aura sur les animaux d’élevage. Or c’est une question écologique très importante pour notre santé, notre environnement et pour la condition animale.

    Tout d’abord, le TAFTA, en cherchant à supprimer les barrières commerciales non-tarifaires entre l’Union européenne et les États-Unis, représente un risque de révision à la baisse des normes régulant les conditions d’élevage des animaux. La situation européenne en la matière, certes non idéale, est plus avancée que dans les autres pays.
    L’UE régule la protection des animaux « de la ferme à l’assiette », c’est à dire sur l’ensemble des étapes de la production (élevage, transport et abattage). Elle interdit les hormones de croissance et est nettement moins tolérante avec les aliments génétiquement modifiés et les antibiotiques que les États-Unis.
    De plus, depuis 2013, l’UE interdit l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques, ainsi que l’importation de produits qui ont été testés sur les animaux.

    Les normes étasuniennes

    Alors que l’Europe a inscrit le bien-être animal dans ses principes fondamentaux (Traité de Lisbonne de l’Union Européenne, 2009), la législation fédérale étasunienne n’en a clairement rien à faire : il existe une seule régulation fédérale qui inclut quelques aspects de protection des animaux uniquement lors de l’abattage, centrée sur le produit final.

    Mais, à l’exception de quelques États :

    – elle n’interdit pas : le confinement extrême,
    – elle soutient, aux côtés des multinationales, l’utilisation des produits transgéniques pour la consommation humaine et animale,
    – elle admet le clonage animal pour la consommation humaine,
    – elle accepte l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques et d’hygiène,
    – elle n’inclut pas dans sa loi sur le bien-être animal les oiseaux, les poissons, les rats et les souris, qui sont les espèces les plus utilisées en laboratoire, etc.

    – Quant à sa législation sur le transport d’animaux, elle date de 1873 !

    De son côté, le lobby agro-industriel américain de la viande a un objectif clair : les négociations du TAFTA doivent servir à contrer les normes européennes.

    Par exemple, le Conseil National des Producteurs de Porcs des États-Unis déclare, en s’appuyant sur les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), que le TAFTA ne devrait permettre aucune restriction des importations européennes basée sur le bien-être animal.

    Il souhaite notamment la fin de toutes les barrières non-tarifaires, dont les restrictions sanitaires et phytosanitaires. Par exemple, les producteurs de porc américains exigent l’autorisation de la ractopamine (La ractopamine est un médicament (numéro CAS : 97825-25-7), qui est aussi utilisé comme additif bêta-agoniste aux porcs ou à d’autres animaux élevés pour leur viande afin d’obtenir de la viande plus maigre et plus protéinée.), qui est pourtant interdite dans l’UE et dans plus de 150 pays pour ses effets secondaires sur les animaux et sur la santé humaine.
    La ractopamine est interdite dans l’Union européenne, à Taïwan ainsi qu’en Chine et en Russie, mais pas en Amérique !
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    Illustration : L’association de défense pour la cause animale américaine Mercy For Animals a réussi à infiltrer les bâtiments de l’un des plus gros producteurs de porcs de l’Iowa, Iowa Farms Select. Quand on sait ce qu’ils ont fait aux indiens puis aux esclaves noirs, il ne faut pas être étonné.

    Étant donnée la position dominante des multinationales qui a primé au cours des négociations précédentes, tout semble indiquer que :

    Tirer les normes vers le bas

    Dans le cas d’une convergence normative au sein du TAFTA, celle-ci se fera en tirant vers le bas les normes sur le bien-être animal en vigueur en Europe (puisqu’il est difficile d’imaginer que les États-Unis alignent les leurs sur celles de l’UE).

    De plus, la position de négociatrice initiale de l’Union européenne (publiée le 8 janvier 2015) n’est pas réjouissante : alors qu’elle souhaite « préserver le droit de chaque partie à protéger la vie humaine, animale ou végétale sur son territoire », elle ajoute au point suivant que « les mesures sanitaires et phytosanitaires ne devront pas créer de barrières inutiles au commerce ». Le commerce prime sur tout.

    Par ailleurs, les précédents en la matière ne sont pas rassurants : le traité de libre-échange actuellement négocié entre le Canada et l’UE, appelé CETA et véritable cheval de Troie du TAFTA, ne fait qu’une seule mention, insignifiante et non obligatoire, au « bien-être animal ».

    En cas d’approbation du TAFTA sans convergence, nous risquons d’assister en matière de protection animale à un véritable dumping, avec des multinationales tentant de baisser leurs coûts par le déménagement de leur production vers les lieux les moins contraignants. Les différences de législations entre les deux rives de l’Atlantique placeront de plus les fermiers européens dans une situation économique difficile. Nous avons bien connu cela avec l’importation d’œufs du Brésil.

    L’objectif du traité

    L’objectif de ce traité est limpide : augmenter le commerce et les investissements entre l’UE et les États-Unis, grâce notamment à la baisse du coût de production des produits d’élevage (principalement viande, œufs et lait). Une réalité clairement insoutenable tant d’un point de vue éthique que vis-à-vis de la qualité des produits et des dégâts causés sur l’environnement.

    Mieux vaudrait privilégier la réduction de notre consommation de produits animaux pour en privilégier la qualité, tant pour notre santé que pour lutter contre le dérèglement climatique et pour améliorer la condition animale, plutôt que de continuer dans cette course au toujours plus, mortifère pour l’homme, son environnement et l’ensemble des autres espèces.

    Aujourd’hui, les conditions d’élevage dans tous les ateliers industriels hors sols sont déplorables, que ce soit aux États-Unis où dans certaines régions européennes comme la Bretagne, la Catalogne ou encore le nord de l’Allemagne. Elles offrent aux agriculteurs s’étant pliés à ce modèle des avantages économiques tandis que les éleveurs qui respectent leurs animaux (élevage en plein air de poules, vaches, cochons, etc. ), notamment dans les zones de montagne, sont étouffés par cette concurrence déloyale qui tirent les prix toujours vers le bas.

    Les fermes usines transforment les paysans en ouvriers précaires et les animaux en machines, au seul bénéfice des financiers et de quelques industriels qui sont en train de mettre la main sur l’agriculture et l’alimentation. Ce modèle d’ores et déjà insoutenable risque bien d’être renforcé avec l’entrée en vigueur du Traité transatlantique.

    En d’autres termes, le TAFTA signifie une vraie progression en Europe de la marchandisation et la régression de la vie en générale et de celle des animaux en particulier.

    Une raison supplémentaire de dire non au Traité transatlantique. N’en déplaise à certain …

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    Un prisonnier condamné à mort …


  • Europe autorise l’aspartame et interdit la cannelle

    Cannelle
    Source : Jean-Marc Dupuis Santé Nature Innovations

    « L’Europe ! L’Europe ! » Qu’il disait …

    Voir mon précédent article :
    CANNELLE

    L’Union Européenne déclare que l’aspartame est inoffensif.

    Vous pouvez en consommer autant que vous voulez. Par contre, elle veut fortement limiter la quantité de cannelle autorisée. Les habitants des pays d’Europe centrale et du Nord qui ont toutes sortes de pâtisseries traditionnelles à la cannelle vont devoir y renoncer.
    L’association des boulangers du Danemark a annoncé la fin du « rouleau à la cannelle », qui était presque un symbole national.

    Reste-t-il à l’Union Européenne la moindre crédibilité, après cela ?

    La cannelle est une bonne épice

    Toutes les épices ne sont pas bonnes pour la santé, mais la cannelle fait partie de celles qu’il faut ajouter le plus souvent possible dans sa cuisine.
    La première raison est que son goût est vraiment excellent : elle a une saveur chaude et envoûtante, un goût très doux et une odeur parfumée qui s’accorde aussi bien aux plats sucrés qu’à de nombreux plats salés.

    Gâteaux au chocolat, salades de fruits, crèmes-desserts tout comme vin chaud, thé, tisanes et de nombreuses viandes en sauce gagnent énormément à être agrémentés de cannelle.

    De nombreux bienfaits pour la santé

    Ajouter de la cannelle aux plats sucrés est une bonne idée car plusieurs études chez l’animal et chez l’homme indiquent que la cannelle serait efficace contre le diabète de type 2 ; elle ferait baisser la glycémie en rendant plus sensible à l’insuline. Ces recherches préliminaires montrent que c’est précisément l’un des constituants de la cannelle, le methy-hydroxychalcone, qui améliorerait la sensibilité de l’organisme à l’insuline.

    De plus, la cannelle est antiseptique, antivirale et anti-fatigue. Elle détruit de nombreuses bactéries pathogènes in vitro. Elle est donc un antiseptique polyvalent, anti-infectieux et antibactérien.
    En outre, la cannelle réchauffe le corps en cas de refroidissement, en stimulant la circulation sanguine. Ce qui explique qu’elle soit parfois utilisée en infusion pour combattre un rhume, une grippe ou une bronchite.

    Elle nous aide à digérer. En effet, les fibres constituent plus de la moitié du poids de la cannelle moulue. Ainsi, une portion aussi petite que 2 g de cannelle renferme 1,3 g de fibres. Raison de plus pour en ajouter dans les pâtisseries à base de farine blanche.

    Pas d’effets négatifs observables

    « Une personne normale devrait manger tellement de pâtisseries à la cannelle pour en souffrir, qu’elle mourrait certainement d’obésité avant de ressentir les effets secondaires de la cannelle », a déclaré le député européen Paul Nuttall, opposé à cette nouvelle réglementation imbécile.
    On ne peut qu’être d’accord avec lui : s’il y a lieu de vouloir diminuer la consommation de pâtisseries à la cannelle, c’est à cause du sucre et des céréales raffinées qui en font des bombes à glycémie, non à cause de la cannelle !
    Aucun effet secondaire négatif de la cannelle n’a jamais été remarqué dans les populations asiatiques, qui en consomment pourtant environ 10 fois plus que les Européens, notamment avec le curry.

    Un bon point pour l’Europe

    Cette législation absurde pourrait toutefois avoir un effet positif : rappeler qu’économiser sur la nourriture n’est en général pas une bonne idée (surtout si c’est pour dépenser plus en gadgets électroniques et vidéos).

    A l’origine de cette initiative européenne contre la cannelle, il y a une étude américaine et saoudienne de 2013 qui a révélé que la cannelle utilisée par les industriels peut présenter un risque pour le foie.

    En effet, il y a deux sortes de cannelle : la vraie cannelle (cinnamom verum) qui est chère et qui vient de Ceylan, des Seychelles et de Madagascar. Cette cannelle est aussi la meilleure au goût, et elle n’est pas dangereuse du tout.

    A cause de son coût, elle est malheureusement remplacée en général dans les pâtisseries et sodas industriels par de la cannelle « cassia », qui contient 63 fois plus de coumarine, la substance potentiellement dangereuse pour le foie.

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  • Heureusement … au moins en Chine, tout va bien …

    La Chine connaît un taux de croissance record depuis quelques années. Le peuple entre doucement dans la classe moyenne et l’accès à la consommation de masse. L’industrialisation folle ne se fait pas sans conséquence.

    A Pékin, sur une échelle officielle de 0 à 500, il arrive que la pollution fasse des pointes à plus de 700. Un résultat largement au-dessus des limites des systèmes officiels. Mais l’eau est également polluée avec une industrie du textile qui tourne à plein régime.

    L’occident n’est pas en mesure de donner des leçons à un pays qui tente de sortir de la pauvreté. Mais l’occident peut peut-être montrer l’exemple. Notre modèle est-il le bon à suivre ? Les chinois eux-mêmes ont pleinement conscience de la situation et du poids de leur évolution sur le reste de l’Humanité. Ainsi, il semblerait que de nombreux efforts soient réalisés par la République Populaire pour prendre le virage « vert » du développement durable.

    En attendant, certaines régions de Chine, à tendance industrielle, subissent une pollution jamais vue auparavant. Voici une sélection d’images qui vous fera prendre conscience de cette réalité, et de l’importance de nos choix de consommation, partout sur la planète.

    1. Un homme regarde une rivière contaminée (Wenzhou, Zhejiang, Juillet, 2014)
    Chine 1
    image : businessinsider

    2. Un enfant nage dans l’eau polluée d’un réservoir à Pingba, en Chine.
    Chine 2
    image : businessinsider

    3. Cet enfant et son reflet dans cette flaque qu’il tente de contourner.
    Chine 3
    image : cfr

    4. Les corps de petits cochons qui flottent sur la rivière de Pinghu, province de Zhejiang.
    Chine 4
    image : guardian

    5. Nettoyage d’une nappe de pétrole après une fuite au port de Dalian, Liaoning.
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    image : chinese embassy

    6. Un pêcheur embourbé dans le « slime vert », à Chaohu, Anhui.
    Chine 6
    image : businessinsider

    7. Pêcheur qui tente de nettoyer une marée noire dans un port de la province de Liaoning.
    Chine 7
    image : businessinsider

    8. Enfant qui nage dans les algues qui se reproduisent de manière incontrôlable à cause de la pollution. Qingdao, Shandong.
    Chine 8
    image : businessinsider

    9. Travailleur qui tente de nettoyer une masse de poissons morts dans un lac de Wuhan.
    Chine 9
    image : businessinsider

    10. Un enfant qui boit dans une évacuation d’eaux usées.
    Chine 10
    image : businessinsider

    11. Pékin. Les masques peuvent devenir des objets de mode.
    Chine 11
    image : touristechinois.com

    12. Ces mariés qui vont faire de leur unification une critique unique.
    Chine 12
    image : news.com

    13. Jeune garçon ouvrier exposé aux poussières toxiques d’une usine à charbon.
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    image : © Lu Guang

    14. Ce vieux couple d’ouvriers vient d’achever sa journée de travail dans un four à plâtre d’un district industriel de Mongolie Intérieure.
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    image : © Lu Guang

    15. Les eaux usées des usines locales se déversent dans cette rivière de la banlieue de Shantou, devenue une décharge à ciel ouvert.
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    image : © Lu Guang

    16. Une femme fait sa lessive dans un étang. Guiyu, une bourgade du Guangdong, est spécialisée dans le recyclage de produits électroniques et connue pour la pollution de ses cours d’eau.
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    image : © Lu Guang

    17. Usine à Jean’s, au sud de Ningbo.
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    image : scribbler.co

    18. Une des nombreuses usines à charbon du pays.
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    image : theepochtimes.com

    19. Un garçon marche pieds nus dans les rejets d’eaux usées d’une usine de teinture à Gurao.
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    image : Greenpeace

    20. Un ouvrier qui se protège contre les émanations de son usine.
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    image : Greenpeace

    21. Usine de recyclage. L’occident exporte de très grandes quantités de déchets triés à destination de la Chine.
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    image : asiasociety


  • Un pas en arrière pour l’humanité, un grand pas en avant pour les OGM

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    Source AFP

    L’Union européenne a autorisé vendredi l’importation et la commercialisation de 19 OGM

    Et ce, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

    Parmi ces 19 OGM autorisés par l’Union Européenne, onze produits de la multinationale américaine Monsanto, soja, maïs, colza et coton, figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission dans un communiqué. Les neuf autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF.

    Dix-sept de ces OGM sont destinés à l’alimentation animale et humaine, deux sont des fleurs coupées.

    Pourquoi la Commission les autorise-t-elle maintenant?

    Ces autorisations «étaient en suspens», car les Etats membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. L’autorisation est immédiate et vaut pour dix ans !
    Mais que faire si un pays ne veut pas de ces OGM? Pour rassurer les 19 Etats anti-OGM, la Commission vient de proposer, il y a tout juste deux jours, une réforme qui permettrait à la fois de rendre plus facile l’importation d’OGM au niveau européen tout en permettant aux Etats membres qui le souhaitent d’en interdire ou d’en restreindre l’utilisation sur leur propre territoire. Autrement dit, si les gouvernements européens approuvent cette réforme, chacun pourra ensuite faire ce que bon lui semble sur son territoire.

    Selon un responsable européen impliqué dans le dossier, le président de la Commission «était obsédé par l’accumulation d’autorisations d’OGM bloquées». Jean-Claude Juncker a donc «fait sa proposition et a lancé les autorisations sans attendre que les Etats prennent position. Si sa proposition est rejetée, il aura beau jeu de dire qu’il a présenté une solution et que les Etats et le Parlement ne sont pas capables de s’entendre», explique ce responsable.

    Les écolos dénoncent «un cadeau aux lobbies»

    Greenpeace a accusé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, «de ne pas avoir l’intention de rapprocher l’Europe des citoyens, comme il l’a promis, et d’agir en faveur des intérêts des Etats-Unis et de Monsanto».

    Pour les Verts, cette proposition n’est qu’hypocrisie: même si chaque Etat membre a la liberté d’interdire les OGM sur son sol, ces derniers pourront facilement se retrouver dans nos assiettes, disent-ils en substance. «Dans une zone de libre circulation des marchandises, la possibilité laissée aux Etats d’interdire ensuite ces OGM sur leur territoire est un leurre», écrivent les deux porte-paroles d’EELV, Julien Bayou et Sandrine Rousseaux, dans un communiqué. «Les porcs et les jambons produits avec des aliments transgéniques en Pologne ou en Espagne se retrouveront sans aucune difficulté dans les rayons des grandes surfaces des autres pays. Il n’y aura en effet aucune possibilité de mettre en place des contrôles efficaces», estiment-ils.

    Pour EELV, «l’acceptation d’un tel système par les dirigeants européens est non seulement un cadeau fait aux lobbies mais également une insulte faite aux consommateurs européens majoritairement opposés à la consommation d’OGM».
    L’eurodéputé écologiste français José Bové s’est pour sa part déclaré «scandalisé» par cette décision et a appelé le Premier ministre français Manuel Valls à «se montrer très ferme en interdisant ces OGM en France».

    Les américains en voulaient plus !

    Pour des raisons complètement différentes, les Etats-Unis se sont opposés à aux nouvelles règles envisagées par l’UE. «Nous sommes satisfaits que la Commission agisse sur des demandes qui lui avaient été soumises il y a longtemps mais ce n’est pas un remède de proposer aux Etats membres de pouvoir interdire des produits qui ont été jugés sans risques par les propres scientifiques de l’Union européenne», a dit M. Mullaney. (Adjoint représentant américain au Commerce pour l’Europe et le Moyen-Orient)

    Les entreprises transgéniques applaudissent

    Les représentants du secteur ont en revanche salué une mesure très attendue. «Les éleveurs européens utilisent beaucoup les produits des cultures génétiquement modifiées pour l’alimentation de leur bétail et il est important de leur accorder la liberté du choix», a affirmé l’association européenne EuropaBio. «Il y a plus de 40 demandes d’OGM supplémentaires pour l’importation encore en suspens dans le système», a insisté l’association des producteurs de biotechnologies, qui représente notamment les intérêts de Monsanto et Bayer.

    OGM: où en est-on ?

    Cette décision porte à 75 le nombre des OGM pour l’alimentation animale et humaine autorisés à l’importation pour la commercialisation dans l’UE. Un seul OGM est actuellement autorisé pour la culture, le maïs MON810 de Monsanto. Le tourteau de soja est la principale source de protéines pour le bétail. L’UE en a importé 18,5 millions de tonnes en 2013, selon les données de la Commission. 90% des importations proviennent de quatre pays – Etats-Unis, Brésil, Argentine et Paraguay – et sont génétiquement modifiés.
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  • Pourra-t-on encore consommer des produits laitiers ?

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    Source : Le Monde.fr Par Christian Rémésy, nutritionniste et directeur de recherche INRA

    L’effet pervers de la suppression des quotas laitiers

    La communauté européenne a cru bon d’en finir avec les quotas laitiers à partir du printemps 2015, pour libéraliser les échanges de lait et de produits laitiers au sein de l’Europe et stimuler leurs exportations.
    Conséquence : finis ou presque, les petits élevages de 30 à 60 vaches laitières, la course à la productivité est engagée avec pour résultat une baisse durable du prix du lait. Avec des prix du lait inférieurs à trente-cinq centimes le litre, un prix que les industriels proposent pour mettre de l’eau en bouteille, les marges bénéficiaires seront de plus en plus réduites, d’où une course annoncée au gigantisme des volumes de production. Nous assisterons à l’essor des ateliers d’élevage hors sol, ce qui n’empêchera pas de vendre des packs de lait illustrés de vaches paisibles broutant dans des prairies fleuries.

    Les vaches transformées en usines à lait

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    Pauvres vaches instrumentalisées en usine à lait, séparées dès la mise-bas de leur veau, sélectionnées systématiquement sur leur potentiel génétique laitier pour atteindre des productions faramineuses de dix milles litres de lait par an, nourries avec des ensilages, des rations concentrées en énergie, en protéines de soja, parfois même en matières grasses végétales, un régime alimentaire bien éloigné des caractéristiques de l’herbe tendre ou du foin sentant bon le soleil.

    Pauvres bêtes chargées de développer un métabolisme intermédiaire d’une intensité extraordinaire, sous l’influence d’une imprégnation hormonale entièrement tournée vers la lactation, avec des mamelles en quasi état inflammatoire si bien que l’on peut retrouver une densité très élevée de cellules animales dans le lait, elles sont totalement épuisées au bout de trois à quatre lactations, avant de finir leur courte vie dans un abattoir pour nous livrer le peu de viande qui leur reste.

    Il n’y a aucune exagération dans ce tableau, le pire étant que les éleveurs eux-mêmes en souffrent, alors qu’ils sont pour la plupart attachés à leurs animaux, mais contraints de les instrumentaliser pour dégager un maigre revenu, parfois inexistant les années de vaches maigres lorsque les industries en amont ne veulent plus payer le lait au juste prix vu l’abondance de l’offre.

    Les produits laitier, vos ennemis pour la vie …

    Quel contraste entre ces réalités si dures du terrain et l’image toujours biblique du lait, aliment bienfaisant par excellence, source d’équilibre nutritionnel dont les enfants de l’Homme tirent un bénéfice essentiel pour une croissance harmonieuse. Quelle magie, quel retournement de situation, d’un côté des animaux poussés dans leur capacité productive jusqu’à l’épuisement, de l’autre des produits laitiers sains sur le plan nutritionnel et microbiologique, même pas suspectés comme ces pauvres fruits et légumes d’être contaminés par des pesticides. On ne peut que rester en admiration devant une telle magie industrielle et souligner aussi l’importance de la crédulité et du manque de sens critique des consommateurs.

    AMÉLIORER LA QUALITÉ … TROP TARD !

    Les citoyens sont maintenant bien éloignés des problèmes de la campagne et pour les enfants le lait provient de la bouteille du frigo. Ils sont par contre tous informés que les produits laitiers sont une source majeure de calcium, en particulier par le Programme national nutrition santé qui recommande même d’en consommer à chaque repas. Le lait et son calcium, quel instrument de marketing plus idéal pour la filière laitière qui a fait graver dans le marbre que cet aliment était indispensable pour la croissance osseuse et la prévention de l’ostéoporose. Pas une génération de diététiciens n’a échappé à ce dogme et il faudra beaucoup de temps pour en nuancer la relativité. Pourtant avec un peu de sens critique l’exercice est bien facile.

    Comme les autres mammifères, tous les humains après le sevrage peuvent trouver dans leur environnement alimentaire le calcium et les autres éléments nécessaires à leur croissance, c’était déjà notre statut avant l’apparition de l’élevage et cette situation concerne encore les deux tiers de l’humanité, pour laquelle le lait n’est même pas digestible à la suite de la disparition de la lactase intestinale. D’ailleurs dans ces populations africaines ou asiatiques, la prévalence de l’ostéoporose était jusqu’à présent plus faible que dans les Pays occidentaux. Le régime largement végétarien de ces peuples leur permet toutefois de disposer des 500 mg de calcium nécessaire à l’équilibre de leur balance calcique. Et chez nous, dans quelle situation sommes-nous, quelle est notre dépendance réelle en produits laitiers ?

    Nous sommes les maîtres dans l’art du gaspillage.

    En faisant un usage intensif de calories vides (sucres et matières grasses) et d’aliments trop raffinés à l’instar des produits céréaliers, notre régime s’est appauvri en calcium, en consommant trop de sel et de protéines, les pertes urinaires de calcium se sont fortement élevées et en consommant peu de fruits et légumes nous avons aggravé notre bilan calcique. Dans ces conditions récurrentes, il est certain que nous avons besoin d’un petit supplément de calcium. Certes ce serait plus facile et tout aussi efficace d’ajouter du carbonate de calcium dans les farines ou de réduire le sel, mais pourquoi se priver du plaisir de manger un peu de produits laitiers.

    Sauf que l’on veut nous persuader qu’il faut en manger beaucoup et pour cela, les apports nutritionnels conseillers français ont été fixés, avec l’encouragement du lobby laitier, à 1 g par jour, soit le double de ce que consomme une large partie de l’humanité. Ce tour de passe- passe a été possible par de petits arrangements : en minimisant la capacité de l’intestin à absorber le calcium alimentaire ou sécrété durant la digestion, en augmentant les pertes urinaires de calcium sans trop insister sur la nécessité de réduire le sel, et en ajoutant un coefficient de sécurité de + 30%. Des péchés véniels, mais aux conséquences incalculables !

    Et maintenant que pouvons-nous faire, est-il encore possible et souhaitable de consommer des produits laitiers dans cet univers de productivisme agricole et de marketing industriel ? La question se pose puisque déjà de nombreux médecins conseillent à leurs patients atteints de syndromes inflammatoires de supprimer les produits laitiers. Sauf qu’il n’y a pas lieu de mettre tous les produits laitiers dans le même sac, de les diaboliser s’ils ont été produits dans des conditions d’élevage écologique. Oui, mais avec le temps, existera-t-il encore des vaches laitières à la capacité laitière raisonnable de 5 000 litres par an telle qu’elle était 50 ans en arrière.

    C’est en consommant moins que le produit sera mieux

    Pour continuer à manger des bons produits laitiers en quantité modérée, pour épargner aux éleveurs la conduite infernale des futures usines à lait, pour maintenir sur tout le territoire des élevages écologiques de vache laitière, il est temps de changer de paradigme, d’écrire la charte d’une production laitière écologique et durable, de la mettre en application et de stopper la course au rendement laitier. C’est en maîtrisant le volume de ses productions que la viticulture a réussi à maintenir ses revenus. C’est en consommant moins de produits laitiers dont on connaîtra la qualité et l’origine que la santé humaine sera mieux gérée et l’avenir de l’élevage mieux assuré. Mais que font nos politiques, n’ont-ils qu’une compréhension à court terme des conséquences de leur décision, nos éleveurs auraient-ils perdu leurs liens avec la nature et les consommateurs tout sens critique ?

    Les industriels nous auraient-ils transformés en veaux ?
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  • Un pas de plus dans l’horreur alimentaire, au nom du profit !

    Sans titre

    Des scientifiques israéliens ont inventé un poulet sans plumes.

    Et même s’ils ne sont pas très jolis, ces poulets suscitent l’intérêt de plusieurs producteurs agricoles dans le monde car ils n’ont pas à être déplumés, ce qui suppose des coûts de production moins élevés. Selon les chercheurs, ces poulets ne menacent pas la santé des consommateurs. De plus, ils grossissent plus rapidement et leur viande est moins grasse.

    Selon l’Institut agricole d’Israël, ces poulets sont aussi avantageux car ils n’ont pas besoin d’air climatisé dans les pays chauds, un facteur important compte tenu du réchauffement de la planète.
    Mais l’Institut admet que l’avenir de ces poulets, dans des pays plus froids comme la Russie ou la Scandinavie, pourrait s’avérer très limité.

    Plusieurs intervenants ont accusé les chercheurs d’avoir créé un poulet OGM. Mais ces derniers rétorquent qu’il s’agit tout simplement d’un croisement naturel.

    …et ces chercheurs doivent être très fiers de leur manipulation …


  • Les produits « bio » seraient meilleurs pour la fécondité

    Fécondité
    Source : www.lesechos.fr –

    Résidus de pesticides

    Les résidus de pesticides présents dans les fruits et légumes influencent la qualité du sperme. Consommer « bio » permet de s’en prémunir.

    Les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés sont associés à une moindre qualité du sperme, selon une étude publiée cette semaine. L’étude, réalisée auprès 155 hommes, âgés de 18 à 55 ans, fréquentant un centre de traitement de l’infertilité, est publiée mardi dans la revue spécialisée Human Reproduction . 338 recueils de sperme provenant de ces hommes ont été analysés entre 2007-2012.

    Selon cette étude, les hommes qui consomment le plus de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49% (86 millions par éjaculat contre 171 millions) par rapport aux hommes qui en consomment le moins, ainsi qu’un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32%.
    La consommation en fruits et légumes des participants a été évaluée par questionnaire. La teneur en pesticides n’a pas été mesurée directement, mais a été estimée sur la base des données du ministère américain de l’Agriculture. Les fruits et légumes consommées ont été ainsi répartis en groupes en fonction de leur teneur en résidus de pesticides : basse (pois, haricots, pamplemousse et oignons…), modérée, ou élevée (fraises, épinards, poivrons, pommes, poires…). Le fait de laver et peler ces aliments a été pris en compte.
    « Ces résultats suggèrent que l’exposition aux pesticides utilisés dans la production agricole pour l’alimentation peut être suffisante pour affecter la spermatogenèse chez l’homme », selon les auteurs. Ils admettent toutefois que leur étude a certaines limites et que « d’autres recherches sont nécessaires ».


  • Nouvelles règles anti-pollution pour les centrales au charbon : vers plus de mercure et de particules fines

    Pollution
    Source : Olivier Petitjean, avec Ivan du Roy « www.bastamag.net »

    L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air.

    Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe.

    Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine !

    Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution européenne. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats.

    En plus d’être une source majeure de gaz à effet de serre, le charbon brûlé dans les centrales pour produire de l’électricité est l’une des principales causes de pollution de l’air en Europe et dans le monde.

    Dioxyde de soufre, mercure, monoxyde d’azote, arsenic, plomb ou cadmium : ces particules présentes dans les fumées ont d’importantes conséquences sanitaires, puisqu’on estime à plus de 20 000 le nombre annuel de décès prématurés en Europe du fait de la pollution générée par les centrales électriques au charbon. 200 000 nourrissons européens naissent chaque année avec des niveaux de mercure dans le sang assez élevés pour perturber leur développement neurologique.

    En France on ferme les yeux et pour se donner bonne conscience on fait rouler les voitures immatriculées paires ou impaires !

    Donc, dans le cadre de la révision de sa directive sur les émissions polluantes industrielles, l’Union européenne travaille sur de nouveaux standards de pollution de l’air qui s’appliqueront notamment aux centrales à charbon. Une instance appelée Bureau européen de prévention et réduction intégrées de la pollution (IPPC, selon l’acronyme anglais) est chargée de proposer ces nouvelles normes. L’organisation écologiste Greenpeace a étudié la proposition mise sur la table par le « groupe de travail technique » de l’IPPC.

    Surprise !

    On découvre que les normes en discussion, si elles entraîneraient bien une réduction des émissions des centrales les plus nocives, restent bien inférieures à celles en vigueur aux États-Unis, au Japon… et même en Chine ! Ce pays est pourtant souvent présenté comme le plus mauvais élève de la planète dans ce domaine, malgré des normes ambitieuses qui ne semblent pas, pour l’instant, véritablement respectées.

    Cinq fois plus de mercure, deux fois plus de particules fines

    Les normes proposées à l’Europe sont également inférieures aux émissions actuelles des centrales au charbon les plus modernes. Selon Greenpeace, elles autoriseraient des émissions de dioxyde de soufre cinq fois supérieures à celles des meilleures centrales actuelles. Pour le monoxyde d’azote, le plafond est 2,5 fois plus élevé, cinq fois plus pour le mercure, et deux fois plus pour les particules fines.

    Comment expliquer ce manque d’ambition ?

    Pour Greenpeace, c’est le résultat de la pression des industriels, désireux de maintenir en fonction leurs centrales très anciennes… et très polluantes.

    C’est en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne que se trouvent la plupart des centrales les plus sales.

    « La centrale de Bełchatów en Pologne remporte la palme des centrales les plus polluantes. L’Allemagne arrive juste après avec les centrales de Neurath et de Niederaussem. La centrale à charbon britannique de Drax arrive en sixième position. La Grèce et l’Italie comptent également des centrales parmi les dix plus polluantes en Europe, respectivement la centrale d’Agios Dimitrios (8e position) et celle de Brindisi Sud (9e position) »,

    L’électricien français EDF en possède trois, au Royaume-Uni et en Pologne

    Des États noyautés par l’industrie du charbon

    C’est surtout la composition du « groupe de travail technique » qui est surprenante.

    Y siègent 172 représentants des 27 pays membres, 137 représentants des industriels, 8 membres d’ONG et 25 représentants de la Commission européenne.

    Les industriels semblent minoritaires ? En apparence seulement : plusieurs délégations officielles nationales sont majoritairement composées… d’employés des grandes entreprises européennes les plus impliquées dans le charbon !

    La délégation espagnole en compte huit sur douze (Iberdrola, Endesa), celle du Royaume-Uni cinq sur neuf (EDF, RWE, E.ON) et celle de la Grèce remporte la palme dans ce domaine puisque six de se ses sept représentants sont des employés de l’entreprise publique PPC, qui détient d’importants actifs dans le lignite. Qu’en disent les écologistes de Syriza ? L’entreprise publique française EDF est présente dans deux délégations officielles, celle de la Pologne et celle du Royaume-Uni !

    Résultats : les représentants de l’industrie sont majoritaires : 183 membres sur 352 y portent la voix et les intérêts du secteur privé.

    La France est l’un des rares pays, avec l’Allemagne, la Suède ou les Pays-Bas, qui ne comptent pas d’employés d’entreprises privées dans sa délégation officielle. Elle fait cependant partie des pays qui ont également poussé à l’affaiblissement des standards. Les seuls bons élèves, selon Greenpeace, sont les Pays-Bas, la Suède et l’Autriche. Les nouvelles normes en cours de discussion seront validées par les États membres et la Commission européenne entre septembre 2015 et janvier 2016.

    Qui, des anti ou des pro-pollutions, sortiront vainqueur ?

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  • Donnez-nous notre poison quotidien !

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    Source : Thibaut Schepman | Journaliste Rue 89.

    Vous ne connaissez pas le glyphosate ?

    En fait, si. C’est Monsanto qui a vendu le premier ce produit chimique, en 1974, via son célèbre Roundup. Depuis, le glyphosate est devenu l’herbicide le plus vendu au monde. Il est utilisé dans les champs mais aussi dans les jardins, les forêts, les rues, les cimetières.

    Du coup, on en trouve dans l’air que l’on respire, dans l’eau que l’on boit et dans la nourriture que l’on mange, a rappelé ce vendredi le Circ (Centre international de recherche sur le cancer), l’agence internationale de référence pour la recherche sur le cancer, qui a été créée par l’Organisation mondiale de la santé et qui est basée en France, à Lyon. Le Circ a classé ce produit comme « probablement cancérogène dans sa catégorie 2A. Pour comparaison, on trouve dans la même catégorie les formaldéhydes, ces produits chimiques biocides utilisés dans les colles, résines et dans le textile dont la mise sur le marché est interdite en France depuis 2012.

    Un champ de blé français sur trois

    En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate.

    En Europe, pas moins de 400 entreprises en commercialisent, à travers 30 désherbants différents.
    Ailleurs dans le monde, une bonne partie des maïs et soja OGM ont été conçus pour être « Roundup ready », c’est-à-dire résistantes au glyphosate. Ce qui permet d’épandre du glyphosate sur un champ et y tuer toutes les plantes sauf les OGM.

    Ce qui permet à Monsanto de vendre à un agriculteur à la fois la plante et l’herbicide. Génial.

    La contre-attaque commence en France

    Pourtant, les industriels du secteur mènent depuis plusieurs jours une contre-attaque en règle contre l’évaluation du Circ.

    Tout commence par un « Livre blanc » , publié le 13 mars par les industriels français du secteur – dont Monsanto ou Syngenta – réunis dans un groupe appelé « plateforme glyphosate ».

    On y lit notamment que la réduction de l’utilisation du glyphosate entraînerait un désastre économique, puisqu’il entraînerait une baisse de 30% des rendements.

    Comment expliquer que ce livre blanc paraisse une semaine avant l’avis du Circ ? Réponse d’Arnaud Dechoux, coordinateur de la plateforme :
    « Notre livre blanc était en route depuis plus d’un an, nous n’avons pas voulu cette coïncidence, je ne peux pas vous en dire plus. » !!!

    « Ils demandent aux scientifiques de se taire »

    Deuxième argument de la plateforme glyphosate :

    « Le récent rapport de réévaluation (Review Assessment Report), généré dans le cadre du processus actuel de renouvellement de l’approbation du glyphosate par l’UE, a conclu que “aucune évidence de cancérogénicité n’a été obtenue” dans les études prises en compte »,

    Encore un argument fallacieux selon Kathryn Guyton :

    « Ce rapport n’était pas finalisé au moment de la publication de notre évaluation. Nous ne pouvions donc tout simplement pas le prendre en compte. Et si vous regardez la composition de leur groupe de travail, on voit qu’au moins quatre membres sont directement liés à l’industrie et sont donc en situation de conflit d’intérêts. »

    Malgré la légèreté de ses arguments, la plateforme glyphosate se permet dans son communiqué de demander au Circ de retirer sa décision. Nicolas Gaudin s’étonne :

    « C’est inouï et totalement naïf. Ce n’est pas le Circ qui s’exprime, mais un comité des meilleurs experts internationaux indépendants sur la question. Ces experts n’ont pas produit un rapport mais ont recensé les études publiées sur le sujet pour en tirer une évaluation. Et les industriels leur demandent de se taire. On peut admettre que des scientifiques soient en désaccord s’ils apportent des arguments scientifiques, mais là, en clair, ils nous demandent de retirer notre évaluation simplement parce qu’on n’a pas pris en compte les arguments qui leurs convenaient. »

    La fabrique du mensonge

    La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage « La Fabrique du mensonge » (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement.

    L’histoire se répète sans cesse. Le même Stéphane Foucart racontait dans Le Monde il y a quelques jours comment les industriels de la chimie ont tenté de torpiller un moratoire européen mis en place en 2012 sur certaines utilisations de quatre molécules insecticides. Moratoire qui intervenait à la suite d’un passage en revue de la littérature scientifique, établi par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui attestait de l’impact de ces molécules sur les abeilles et la biodiversité.

    L’arme des industriels ?

    Une étude scientifique annonçant un cataclysme agricole et économique si ces produits étaient interdits. Bien sûr, malgré le moratoire, le cataclysme n’a pas eu lieu. Il n’empêche, une résolution proposée par plusieurs sénateurs français enjoignant la France a « à agir auprès de l’Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations de ces substances » a été rejetée en février par le Sénat.

    « L’histoire fait au moins comprendre une chose : l’état de notre environnement est souvent celui de notre démocratie. »

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  • Histoire chimique d’une tarte industrielle aux cerises

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    C’est une histoire bien connue mais qu’il est bon de rappeler !

    La Farine

    Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
    – Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années,
    un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et
    une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l’hectare.
    – Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl.
    – Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de notrosytel.
    Puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.

    La Poudre Levante

    Elle est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.

    Les Corps Gras

    Ils reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.

    Histoire de la crème

    Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311),
    – des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium,
    – des conservateurs comme l’acide formique,
    – des colorants comme la capsanthéine,
    – des agents liants comme le lignosulfate
    – et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça
    comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

    Le lait

    Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
    – des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin-sodium (E714),
    – des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l’éthoxyquine (E324),
    – des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496),
    – des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (E280)
    – et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l’urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803),
    – des agents liants comme le stéarate de soduim,
    – des colorants comme le E131 ou 142
    – et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela
    comme le glutamate de sodium.

    Les huiles

    Elles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinés par l’action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
    Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

    La crème

    Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alganique (E400)

    Histoire des cerises

    Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.

    Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.

    Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

    Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui,
    comme le blé, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.

    Le sucre extrait par décantation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis
    décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.

    Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

    Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire.

    le Parfum des cerises

    Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d’échelle – en comparaison du parfum naturel de fruit.

    L’exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet..etc.

    * Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules
    synthetiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :

    – acétate d’ethyle
    – acéthyl méthylcarbinol
    – butyrate d’isoamyle
    – caproate d’ethyle
    – caprylate d’isoamyle
    – caprate d’ethyle
    – butyrate de terpenyle
    – geraniol
    – butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle
    – heptanoate d’ethyle
    – aldéhyde benzoique
    – aldéhyde p-toluique
    – vanilline
    – essence artificielle d’amande amère SAP
    – essence artificielle de girofle Bourbon
    – essence artificielle de cannelle Ceylan
    – essence de lie de vin .

    Bon Appétit !

    Tout ça pour une tarte !
    Il y en a qui mériterait des tartes !

    Ce qui est valable pour la tarte aux cerises est valable pour les autres fruits.

    Vive la pâtisserie industrielle !!!

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  • Attention aux ustensiles de cuisson et autres objets en élastomères de silicone

    silicone
    Source DGCCRF. Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.

    Le marché des objets culinaires a vu apparaître depuis quelques années de plus en plus d’objets en élastomères de silicone.

    Ces objets sont les plus souvent des moules à gâteaux. Les matériaux et objets au contact des denrées alimentaires se doivent d’être inertes vis-à-vis de ces denrées (c’est-à-dire en particulier qu’ils ne doivent pas céder à ces denrées, dans les conditions normales ou prévisibles de leur emploi, des constituants dans une quantité susceptible de présenter un danger pour la santé, ou d’entraîner une modification inacceptable de la composition des denrées, ou de leurs caractéristiques organoleptiques).

    Les articles en élastomères de silicone ont fait l’objet d’une enquête afin de vérifier le respect global de cette inertie.

    Les résultats d’une enquête réalisée au cours du 2ème trimestre 2004 sont médiocres : plus de la moitié des échantillons ont été déclarés « non conformes » ou « à suivre » par le laboratoire d’analyse, tous sur le seul critère du dépassement de la limite en matières organiques volatiles libres (dont le seuil est fixé arbitrairement à 0,5% par l’arrêté du 25 novembre 1992).

    Le nombre particulièrement élevé de non-conformités relevées lors de cette enquête met en évidence la nécessité d’informer les fabricants et les importateurs sur l’existence de la réglementation relative aux matériaux et objets en élastomères de silicone destinés au contact alimentaire, et sur l’importance du contrôle des objets finis.

    Et aussi d’informer les consommateurs des risques encourus.

    La silicone alimentaire est un mélange de polymères de silicone avec un catalyseur (du platine ou du peroxyde). Si la silicone au platine reste inerte jusqu’à 250-300°, la « peroxydée » (moins chère donc plus utilisée) laisse migrer des particules vers les aliments dès 160°.
    Interdite en Allemagne et en Suisse, elle n’est pas prohibée en France, bien qu’une étude de 2004, (la dernière en date !) de la DGCCRF mette en évidence de bien piètres résultats sur environ 50% des échantillons prélevés et aucun étiquetage ne la distingue !
    Pour une sécurité alimentaire, au pis-aller, il ne faut donc acheter que des ustensiles clairement étiquetés « silicone platine », indiquant une résistance à de hautes températures (250-260 °).
    L’idéal ce sont les moule en grés, comme nos grands-mères et attention aux moules antiadhésifs …

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  • Perturbateurs endocriniens: j’en remets une couche !

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    Source : Le HuffPost | Par Sara Taleb

    Vous vous en foutez ? Vous avez tort !

    SANTÉ – Bisphénol A, phtalates, paraben entre autres. Les noms de ces substances chimiques vous disent peut-être quelque chose. En France, la première a été interdite dans les biberons en 2010 et est censée être absente des contenants alimentaires depuis le 1er janvier 2015. Les deux autres sont régulièrement nommées dans des campagnes de publicité pour cosmétiques qui se vantent de les bannir de leur composition.

    Ces molécules sont ce qu’on appelle des perturbateurs endocriniens (PE). Derrière ce nom un peu froid et à rallonge se cachent des substances controversées, présentes dans de nombreux objets de notre quotidien, qui posent une question de santé publique. Depuis plusieurs années, des scientifiques alertent sur les effets des PE sur notre système hormonal qu’ils, comme leur nom l’indique, perturbent. Ce jeudi 12 mars, la journaliste Marine Jobert et le porte-parole de l’association Générations futures ont publié un livre grand public et très pédagogique aux éditions Buchet Chastel à leur sujet. Dans « Perturbateurs endocriniens, la menace invisible », ils expliquent pourquoi nous devrions nous intéresser à eux.

    Un système hormonal détraqué

    Pour comprendre la controverse autour des perturbateurs endocriniens, il faut d’abord comprendre ce qu’ils sont et comment ils agissent sur notre corps. « La santé dépend du bon fonctionnement du système endocrinien, qui régule la sécrétion d’hormones essentielles, par exemple, au métabolisme, à la croissance, au développement, au sommeil et à l’humeur », rappelle l’Organisation mondiale de la santé. Or, « certaines substances, connues sous le nom de perturbateurs endocriniens, peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système endocrinien et ainsi accroître le risque de survenue de problèmes de santé », ajoute l’OMS.

    Concrètement, que font-elles de mal ces molécules?

    Sans trop rentrer dans les détails, du fait de leur impact sur le système hormonal, les PE sont « suspectés de favoriser cancers, diabète, obésité et autres maladies de la reproduction », soulignent Marine Jobert et François Veillerette dans leur livre. « Suspectés » car le lien de causalité entre PE et ces maladies chroniques est compliqué à prouver selon Marine Jobert. « C’est pour cela qu’on parle de menace invisible ». « Dans la soupe chimique dans laquelle nous vivons, on ne peut par exemple pas prouver que c’est parce qu’une femme enceinte a été exposée à tel produit chimique, que son enfant, ou ses petits enfants sont atteints de telle maladie », détaille-t-elle.

    Theo Colborn, la pionnière

    Mais attention, cela ne signifie pas pour autant qu’il s’agit d' »une marotte d’écologistes alarmistes », prévient-elle.
    « Des milliers de scientifiques ainsi que de nombreuses agences sanitaires ont soulevé le problème des perturbateurs endocriniens et montré qu’ils favorisaient » les maladies citées ci-dessus, tient-elle fermement à rappeler. Il faut retourner quelques années en arrière pour trouver les premiers travaux sur le sujet. A la fin des années 80, la zoologiste américaine Theo Colborn travaille sur l’impact des polluants sur les animaux et la végétation des Grands Lacs.

    Dans ces zones, des animaux présentent des malformations génitales, se comportent de manière anormale et manquent même pour certains de disparaître notamment par défaut de reproduction. Censée travailler sur les effets cancérigènes de la pollution, Theo Colborn s’oriente vers une autre piste. Selon elle, c’est du côté des dérèglements hormonaux qu’il faut regarder. Pour confirmer son idée, elle rassemble en 1991 une vingtaine de scientifiques qui vont plancher sur le sujet. A l’issue de leur séminaire, ces scientifiques rédigent une déclaration dans laquelle ils alertent sur ce qu’ils nomment les « perturbateurs endocriniens ».
    « Un grand nombre de produits chimiques de synthèse libérés dans la nature, ainsi que quelques composés naturels, sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y compris celui de l’homme »
    , écrivent-ils.

    Depuis les travaux de Theo Colborn, « la perturbation endocrinienne est devenue le cœur d’une intense recherche académique, qui ne cesse d’étayer les premiers intuitions de la biologiste », indique Le Monde rappelant qu’en 2014 « il s’est publié dans la littérature scientifique près d’un millier d’études sur le sujet ».

    Les PE sont partout

    Le problème avec les perturbateurs endocriniens, c’est que non seulement ils sont nombreux mais en plus ils sont partout.
    Pesticides, phtalates, paraben, bisphénol A, retardateurs de flammes, triclosan et autres molécules aux noms barbares se retrouvent dans l’air, l’eau, la nourriture mais aussi dans les objets et produits du quotidien, de votre canapé à votre lunchbox en plastique qui va au micro-onde en passant par votre crème de jour.
    Impossible d’y échapper. Un peu inquiétant quand on sait que même à des doses très faibles les PE peuvent agir sur le corps.
    Plusieurs études, dont la dernière en date de Générations futures, ont déjà montré à quel point nous étions exposés. « Il ne faut pas tomber dans la panique pour autant », rassure Marine Jobert, contactée par le HuffPost. « Il y a certains moments où on est plus exposés que d’autres: la grossesse, la petite enfance et l’adolescence. Et c’est à ces moments-là qu’il faut faire attention ».

    Comment?

    En mangeant bio pour éviter les pesticides, en aérant au maximum son intérieur, en préférant le verre, le bois ou l’inox plutôt que le plastique pour les ustensiles de cuisine par exemple. « Il ne faut pas s’arrêter de vivre, il y a juste une étape à passer », ajoute la journaliste qui a listé avec son co-auteur une série de conseils pour réduire son exposition.

    De l’adolescence à l’âge adulte de la chimie

    Si les perturbateurs endocriniens sont si nocifs pour la santé, pourquoi ne sont-ils pas plus connus d’une part, et mieux réglementés d’autres part ? « C’est un sujet complexe qui tarde à entrer dans le débat public pour plusieurs raisons. On parle de termes pas évidents, un peu barbares. Et c’est un sujet vertigineux qui vient interroger nos modes de vie, chose que tout le monde n’a pas envie de faire », souligne Marine Jobert.

    En effet, la question des perturbateurs endocriniens révèle notamment à quel point nous sommes entourés d’objets ou de produits issus de l’industrie de la chimie. « Prenons la matière plastique. Dans les années 20 environ, les premiers plastiques provoquent un enthousiasme fou grâce à leur propriété. Ils peuvent être mous, durs, incassables etc. Ce qui, petit à petit, a conduit, dans les années 70, à mettre sur le marché des centaines de milliers de substances sans qu’on se pose la question de leurs conséquences. C’étaient des années d’insouciance, une sorte d’adolescence de la chimie. Maintenant qu’on est à l’âge adulte, il est temps de se poser certaines questions, qui nécessairement remettent en cause notre ‘way of life' », raconte la journaliste.

    La réglementation? En attente dans les couloirs de l’Europe

    Par ailleurs, ajoute-t-elle pour expliquer la faible visibilité du débat, « très peu de politiques s’attaquent à la question. Pour la très grande majorité, c’est un sujet qui les indiffère ».
    Il y a bien eu l’interdiction du bisphénol A dans les biberons, initiée par le député PS Gérard Bapt, mais quid des autres molécules? Et pour ce qui est de la nouvelle réglementation interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires, Marine Jobert et François Veillerette doutent qu’elle soit vraiment effective. Car qui dit bannir un PE, dit qu’il faut le remplacer par autre chose. Mais s’il s’agit de le remplacer par une molécule dont on ne connaît pas encore les effets pour la santé, le problème reste le même, analyse François Veillerette.

    L’économie plutôt que la santé en somme.

    Sans compter que c’est une réglementation à l’échelle européenne qui est nécessaire selon le porte-parole de Générations futures. Et de ce côté-là, les choses vont lentement. En décembre 2013, la Commission européenne était censée se prononcer sur les critères de définition des PE afin de pouvoir légiférer. Sauf qu’à cause de pressions, exercées de différentes manières par le lobby de la chimie, la Commission a reporté la définition des critères (ce qui lui a valu un recours en carence, sorte de plainte, initié par la Suède). En attendant, elle planche sur une évaluation des conséquences socio-économiques sur la filière si jamais on en venait à interdire certains PE.

    Sauf que les conséquences des PE sur la santé ont elles aussi un coût, et pas seulement humain. Le 5 mars, une série d’études conduite par une vingtaine de chercheurs américains et européens a évalué à 157 milliards d’euros le coût pour l’Union européenne des maladies liées aux perturbateurs endocriniens, soit 1,23% du PIB. « Les auteurs, qui ne font pas mystère des marges d’incertitudes inhérentes à ce genre de calculs, placent la fourchette haute de leur estimation à quelque 270 milliards d’euros annuels, soit 2 % du PIB européen », écrit Le Monde. Peut-être que cet argument-là pèsera plus lourd que le reste?


  • Perturbateurs endocriniens, une bombe à retardement allumée par les lobbies industriels

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    Source : Barnabé Binctin pour Reporterre. Dessin : Red !

    Une crise sanitaire de grande ampleur,

    Les perturbateurs endocriniens s’imposent comme un enjeu politique majeur mais peinent à être règlementés. En cause, le poids des intérêts industriels qui cultivent le doute quant à leur définition.

    Ils sont partout.

    Dans notre dentifrice, sur notre ticket de caisse, parmi les jouets de nos enfants, imprégnés dans les vêtements que nous portons, dans nos canapés, dans notre literie… Ils accompagnent la plupart de nos repas puisqu’ils emplissent les contenants alimentaires et constituent certains des pesticides qui finiront dans notre salade ou notre verre de vin.

    Inutile d’ailleurs de songer aux médicaments pour s’en purger, on en retrouve également dans plusieurs d’entre eux. Nous sommes donc cernés, exposés de manière quotidienne et invisible.

    Par qui ?

    Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques de synthèse, étrangères à l’organisme humain, qui composent nombre de produits de la vie courante.

    Leur production a explosé en quelques décennies, leur utilisation étant intrinsèquement liée au phénomène d’industrialisation sur lequel repose le confort moderne : matières plastiques, pharmacie, cosmétiques, pesticides agricoles, etc.

    Une lente prise de conscience

    Bisphenol A, parabènes, phtalates, et autres molécules chimiques de ce type dérèglent le système hormonal en déséquilibrant ses fonctions de base.

    Et les effets commencent à être clairement identifiés. Il y a moins d’un an, André Cicolella recensait pour Reporterre la liste des impacts connus :

    « Cancer du sein et cancer de la prostate, cancers hormonaux-dépendants, diabète et obésité, maladies cardiovasculaires, troubles du comportement, comme l’hyperactivité de l’enfant, trouble de la fertilité, baisse de la qualité du sperme, abaissement de l’âge de la puberté »,

    Les conséquences sanitaires sont dramatiques.

    L’alerte a été lancée dès 1991 par un collectif de scientifiques qui, réuni autour de Theo Colborn, a inventé le terme de « perturbateurs endocriniens » à l’occasion de la conférence de Wingspread. Depuis, la mobilisation progresse : les études scientifiques sur le sujet se multiplient, les ONG s’emparent de la problématique, des manifestations comme la Greenpride voient le jour afin d’y sensibiliser le grand public, les institutions mettent en place des dispositifs tels que la Stratégie Nationale contre les Perturbateurs endocriniens tandis que la Région Ile-de-France les consacrait « grande cause régionale 2013 ». Le terme a même fait son entrée dans l’édition 2013 du Petit Robert.

    Cette mobilisation a permis d’obtenir quelques règlements d’interdiction parmi lesquels celle du Bisphenol A (BPA) dans les biberons, votée en 2010. Mesure prolongée d’une loi en décembre 2012 qui interdit toute présence de BPA dans les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. Il était temps !
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    Pourquoi tant de retard dans la règlementation européenne

    L’encadrement des perturbateurs endocriniens reste insuffisant. Dans le plan Cancer présenté en février dernier, comme lors des deux dernières Conférences Environnementales, cet enjeu de santé environnementale semble relégué au second plan, voire évacué des débats.

    Dans une tribune publiée l’année dernière, trois conseillers régionaux exhortaient ainsi le gouvernement à ne pas « oublier les perturbateurs endocriniens ».

    Pour François Veillerette, l’un des signataires, par ailleurs fondateur et porte-parole de l’association Générations Futures qui s’intéresse de près au sujet, « c’est à l’Europe de donner le ‘‘la’’ en matière de réglementation sur les perturbateurs endocriniens ».

    Député EELV, Jean-Louis Roumégas confirme cette responsabilité : « Ce dossier doit impérativement être traité à l’échelle communautaire car il a des implications sanitaires, environnementales, industrielles et commerciales, autant de sujets qui relèvent du marché intérieur » écrit-il en synthèse de son rapport d’information sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens.

    « Or la stratégie européenne ad hoc, qui date de 1999, est devenue obsolète au regard des progrès scientifiques enregistrés depuis lors » poursuit-il. Il se réfère au rapport Kortenkamp, publié en 2012. Sur la base de celui-ci, un autre rapport a été présenté l’année suivante par l’eurodéputé suédoise Asa Westlund, proposant une feuille de route à la Commission Européenne.

    En mai 2013, une centaine de chercheurs internationaux a signé la Déclaration de Berlaymont pour enjoindre celle-ci à agir. « Une initiative sans précédent » selon Michèle Rivasi, députée européenne et corapporteure du rapport Westlund.

    Mais le travail règlementaire reste dans l’impasse. La Suède aurait menacé il y a quelques mois d’attaquer la Commission européenne en carence pour son inaction dans le domaine. En cause, le non-respect des règlements biocides (528/2012) et pesticides (1107/2009) qui prévoyaient l’adoption d’une définition opérationnelle avant la fin 2013.

    L’impossible définition ? La stratégie des lobbys

    En cause, donc, la publication de critères de définition des perturbateurs endocriniens censés ouvrir la voie à une interdiction de ces substances. Mais sans définition, pas de réglementation !
    Or les intérêts industriels sont bien réels sur un marché des perturbateurs endocriniens qui représente plusieurs millions d’euros …

    Dans Endoc(t)rinement, brillante enquête de deux ans rediffusée récemment sur France 5, Stéphane Horel met à jour la bataille d’influence qui paralyse les prises de décisions à Bruxelles.

    Derrière l’affrontement entre la Direction générale de l’Environnement, à qui incombe la responsabilité d’établir ce travail de définition, et les autres DG concernées (Industrie, entreprises et santé-consommation), se joue l’instrumentalisation de la science : en suscitant le doute par la contestation des résultats scientifiques faisant autorité, quelques experts aux conflits d’intérêt mal dissimulés parviennent à ralentir le processus.

    Le parallèle peut être établi avec la stratégie de l’industrie du tabac dans les années 1950, lorsqu’elle avait entrepris de remettre en cause le lien entre la cigarette et le cancer du poumon : gain de temps et influence exercée sont les mêmes. Michèle Rivasi a ainsi dû attendre cinq mois avant que la Commission européenne ne réponde à la lettre qui l’interpellait, pourtant signée par plusieurs parlementaires.

    Interrogée par Reporterre, Mme Rivasi estime que « la stratégie de lobbying qui s’exerce en faveur des perturbateurs endocriniens est similaire en termes d’efficacité et d’importance à ce qui se joue dans le domaine du nucléaire ou de l’agro-business ».

    Les résultats en attestent : avec plusieurs mois de retard, la Commission européenne a publié en juin une « feuille de route » concernant les critères d’identification…

    Il y a pourtant urgence.

    Et ce d’autant plus dans un contexte où continue de se négocier dans la plus grande opacité le traité de libre-échange dit « TAFFTA » qui pourrait alors voir l’Europe, en l’absence totale de règlementation, inondée de produits contenant des perturbateurs endocriniens …


  • Ah ! … Ces chinois ils nous auront tout fait !

    Cosmétiques
    Source : Au féminin News

    Des cadavres chinois recyclés en produits cosmétiques pour l’Europe

    Cette révélation fait froid dans le dos, tant elle paraît surréaliste. Selon une récente enquête, des cadavres chinois exécutés, servent à fabriquer des produits de beauté pour l’Europe !!!

    Le journal anglais The Guardian a lâché une bombe ce mercredi 6 mars. Lors d’une enquête sur l’industrie cosmétique, les journalistes ont fait une découverte qui remettra sans aucun doute, le monde de l’esthétique en question.

    Certaines entreprises chinoises prélèvent la peau des condamnés à mort exécutés, afin de fabriquer des produits de beauté destinés au marché européen. Alors interviewés, des employés d’une compagnie chinoise concernée, qualifient ses pratiques de « traditionnelles ».

    Elles consistent à récupérer le collagène que l’on trouve en grande quantité dans les os, la peau et les tendons. Une fois retirée, la substance est exportée en Europe, où elle est utilisée à des fins esthétiques.

    Ces mêmes salariés précisent que la récolte de « la peau des exécutés et des fœtus avortés » demeure chose commune en Chine. Ils sont souvent « rachetés par des sociétés de biotechnologie ».

    En Europe, le marché de l’industrie cosmétique et de la chirurgie esthétique reste très peu réglementé. Malgré des contrôles obligatoires dans l’Union Européenne, ces produits importés ne sont soumis à aucune charte.

    Alors que le Royaume-Uni s’inquiète des répercussions éthiques et sanitaires sur la population, le gouvernement chinois réfute ces accusations. Ce scandale, qui n’a pas fini de faire parler de lui, pourrait concerner des millions de citoyens…

    Parce que vous le valez bien !

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