• US : un bilan financier déficitaire abyssal en 2017


    Par Simon Black – Le 27 février 2018 – Source Zero Hedge Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

    Le Département du Trésor US annonce un déficit de mille deux cent milliards de dollars.

    Au début du mois de février, le gouvernement des États-Unis a publié son rapport financier annuel pour l’année 2017.

    C’est quelque chose que le gouvernement fait chaque année, comme toutes les grandes entreprises telles que Apple, ou Berkshire Hathaway de Warren Buffett, publient leurs propres rapports annuels.

    Cependant, contrairement à Berkshire et Apple, dont les rapports financiers montrent généralement des résultats solides et positifs, les rapports financiers du gouvernement américain sont des annonces totalement abominables.

    Dès le début du rapport, le gouvernement explique que sa perte nette pour l’année s’est élevée à un vertigineux et incroyable montant de mille deux cent milliards de dollars.

    Mille deux cents milliards de dollars. C’est simplement stupéfiant !

    C’est plus que toute l’économie australienne en un an… et représente une perte de plus de 2,2 millions de dollars par minute !

    Ce n’est pas une théorie du complot ou un fantasme.

    C’est le secrétaire au Trésor des États-Unis d’Amérique qui annonce publiquement que le gouvernement fédéral a perdu, en capital, 1 200 milliards de dollars à la page « 1 » de son rapport financier annuel de 2017.
    Ce qui est encore plus alarmant, c’est que 2017 a été une bonne année.
    Il n’y avait pas de guerre [ chez eux ! NdT]. Pas de récession. Pas de crise financière épique.
    Dans sa lettre d’introduction, le secrétaire au Trésor déclarait fièrement : « Le pays a connu une reprise de la croissance économique en 2017. Le chômage est à son plus bas niveau depuis février 2001, la confiance des consommateurs et des entreprises est la plus élevée depuis deux décennies, et l’inflation est faible et stable. »

    Bref, tout était génial en 2017.

    Même les recettes globales du gouvernement ont atteint un niveau record de 3 300 milliards de dollars pour l’année.
    Pourtant malgré toutes ces bonnes nouvelles… malgré tous ces développements positifs et ces revenus records… ils ont quand même réussi à perdre 1 200 milliards de dollars !!!

    Si le gouvernement perd autant dans une bonne année, combien pensez-vous qu’il va perdre dans une mauvaise année ? Combien va-t-il perdre quand il aura vraiment une récession à combattre ? Ou une autre guerre. Ou une crise bancaire majeure ?

    Plus important encore, combien de temps peut durer quelque chose d’aussi insoutenable ?

    Mais le plaisir ne s’arrête pas là.
    Ensuite, le gouvernement examine ses propres actifs et passifs… en calculant effectivement leur « valeur nette ».

    C’est comme une personne qui calcule sa propre valeur nette – vous additionnez la valeur de vos actifs, comme votre maison, votre voiture et votre compte bancaire, puis soustrayez les dettes, comme les dettes hypothécaires et les dettes des cartes de crédit.

    Le résultat final est votre valeur nette. Et j’espère que c’est positif.

    Pour le gouvernement il est désespérément négatif de 20 400 milliards de dollars. (Voir page 55 du rapport.)
    Et c’est pire que son résultat de 19 300 milliards de l’année précédente, ce qui signifie que la valeur nette du pays a diminué d’environ 6% d’une année sur l’autre.

    Pour être clair, une telle valeur nette négative signifie que le gouvernement a ajouté les valeurs de TOUS ses actifs. Chaque char d’assaut. Tout les porte-avions. Chaque hectare de terre. Chaque centime dans la banque.
    Et puis soustrait ses énormes dettes, comme la dette nationale.

    La différence est négative de 20 400 milliards de dollars, c’est-à-dire que le gouvernement a beaucoup plus de passifs que d’actifs !

    Si le gouvernement US était une entreprise, il aurait fait faillite depuis très longtemps.
    Mais, en plus de cela, le gouvernement a calculé séparément les passifs à long terme de la sécurité sociale et de l’assurance-maladie.
    Comme nous en discutons souvent, la sécurité sociale et l’assurance-maladie manquent d’argent.
    Et selon les propres calculs du gouvernement (à la page 58), la « valeur actualisée totale nette des dépenses futures par rapport aux revenus futurs » pour la sécurité sociale et l’assurance-maladie est de 49 000 milliards de dollars !
    Essentiellement, cela signifie que les deux programmes de retraite et de soins de santé les plus grands et les plus importants aux États-Unis sont insolvables de près de 50 000 milliards de dollars !
    Au total, le gouvernement est dans le rouge pour près de 70 000 milliards de dollars !

    Il est remarquable que ces nouvelles ne soient pas en première page des médias.

    Il n’y a pas eu une seule déclaration des médias dominants au sujet des finances pitoyables et dangereusement insoutenables du gouvernement fédéral US.

    Je ne suis certainement pas en train de suggérer que le ciel nous tombe sur la tête, ou qu’il y a un désastre imminent qui va frapper demain matin.
    Mais toute personne rationnelle n’a besoin que de se tourner vers les exemples historiques pour trouver des dizaines d’exemples de puissances autrefois dominantes qui ont été paralysées par leurs dettes excessives.

    Cela peut prendre plusieurs années pour se manifester complètement. Mais il serait tout à fait stupide de croire que notre époque est différente.

    Vous faites un pari à haut risque si vous pensez que tout ira bien dans ce pays, pour toujours…
    Il suffirait simplement que l’économie coule, qu’une catastrophe naturelle nous frappe ou que le système politique sombre dans la tourmente pour que vous puissiez tout perdre : votre argent, vos biens et peut-être même votre liberté.

    A propos de l’auteur : Simon Black est un investisseur international, entrepreneur et fondateur de Sovereign Man.


  • En France nous avons des surhommes et nous n’en profitons pas ! Eux, en profitent !


    Source Par Étienne Girard de Marianne

    Don d’ubiquité : François Baroin est désormais conseiller chez Barclays, maire, prof, président des maires de France et avocat

    François Baroin est vraiment talentueux.

    Ce mardi 6 mars, Les Echos révèle que l’ex-ministre de l’Economie va intégrer la banque britannique Barclays en tant que conseiller extérieur.« Je ne deviens pas banquier, précise-t-il. J’apporterai une vision stratégique aux clients français et internationaux de Barclays. »

    A ce poste, l’ancien protégé de Jacques Chirac décryptera donc le contexte français et guidera les clients de la banque d’affaires en France. Ce qui devrait lui prendre un peu de temps.

    Pour autant, François Baroin n’a pas annoncé qu’il démissionnait de ses mandats. Et il en a, des mandats. L’ancien ministre est déjà à la fois maire de Troyes et président de Troyes Champagne Métropole. La moindre de ces tâches constituerait une occupation à temps plein pour le commun des mortels. Les indemnités correspondantes en témoignent. Dans sa ville de l’Aube, il règne par exemple sur une population de 60.000 habitants, pour 4 748 € net mensuels, selon l’Est Eclair. A la tête de la communauté d’agglomération (168.350 habitants), il touche 3 580 € brut.

    François Baroin occupe également la fonction de président de l’association des maires de France. A ce poste, il ne touche pas de salaire… mais doit gérer une équipe de 80 salariés. Une de ses missions principales est d’effectuer du lobbying auprès des pouvoirs publics en faveur des mairies et des communautés d’agglomération. Une tâche qu’on devine encore une fois chronophage. Tous les ans, il organise par exemple le congrès de l’association des maires de France, le plus souvent en présence du président de la République. Il est également régulièrement reçu au Parlement, comme le 31 janvier dernier, lorsqu’il a été auditionné par la délégation aux collectivités territoriales de l’Assemblée nationale.

    Avocat et prof à HEC

    Ce n’est pas tout. Selon le site internet du cabinet d’avocats Szpiner Toby Ayela Semerdjian, François Baroin occupe aujourd’hui un poste d’ « avocat of counsel » auprès de cette entreprise. Ce qui signifie qu’il n’est pas salarié du cabinet mais qu’il apporte ponctuellement des clients ou son concours juridique sur certains sujets. Voilà ce qu’on peut lire à son propos sur le site de Szpiner Toby Ayela Semerdjian : « EXPERTISE. Arbitrage. Spécialiste de droit pénal et du droit des victimes en particulier. François Baroin assiste le cabinet Szpiner Toby Ayela Semerdjian en qualité d’avocat Of Counsel. »

    En plus de toutes ces activités, François Baroin a le temps d’enseigner à HEC Paris. Selon le site de l’école de commerce, il est actuellement professeur-adjoint, chargé de cours en macro-économie, géopolitique et gestion de crise. « Je vais faire des cycles de conférences. J’ai déjà commencé en juin et juillet. Je redémarre en septembre », expliquait-il à l’Est-Eclair en août dernier. Le montant de sa rémunération n’a pas été rendu public.

    Pour un cycle de quatre conférences réalisées à l’école de commerce ISG en novembre 2013, il avait touché 6.265,29 euros net, selon sa déclaration d’intérêts publiée à l’époque.

    Cet activisme impressionnant pourrait quand même poser quelques questions à ses administrés de l’agglomération troyenne. Le flamboyant François Baroin va-t-il s’occuper d’eux à temps plein jusqu’à la fin de son mandat, en 2020 ? A moins d’être un surhomme ou d’avoir le don d’ubiquité, ça paraît difficile… Mais tout est possible, quand on a autant d’atouts différents.

    Toujours plus !


  • Les médias de Blanc bonnet, Bonnet blanc, Dupont et Dupond


    Source Maxime VIVAS
    https://www.legrandsoir.info/les-medias-de-blanc-bonnet-bonnet-blanc-dupont-et-dupond.html
    [ … ]

    Parfois, je fais des rêves heureux, étayés par des événements historiques.

    En avril 1968, la France était en léthargie (« La France s’ennuie », titrait un éditorial du Monde, déjà visionnaire) et survint mai 68 avec sa chienlit qui mit les cœurs en fête.
    Le 2 février 1990, Nelson Mandela se réveilla en se demandant s’il finirait ses jours en prison. Quelques heures plus tard, Frederik De Klerk, président d’Afrique du Sud annonça sa prochaine libération « sans condition ». On connaît la suite.
    Le 11 avril 2002, le président du Venezuela, Hugo Chávez, fut victime d’un coup d’Etat. Il fut transporté sur une île où des soldats refusèrent d’obtempérer à l’ordre de l’abattre. Le 14 avril, il fit un retour triomphal au palais de Miraflores.
    Lors du précédent quinquennat, le PS au pouvoir débordait de puissance et d’arrogance. Hollande faisait ami-ami avec la finance (jusqu’à coopter un banquier de chez Rothschild), se moquait en privé des sans-dents. A une brave dame qui lui disait « On n’en veut pas de votre loi El Khomri », Valls répondait avec morgue sous l’œil des caméras : « Ah, bah, vous l’aurez ! »

    En 2018, le PS est en miette.

    Hollande et Valls sont à la rue, avec les leurs. Ils ne l’ont pas vu venir. Dimanche 28 janvier, pour les législatives dans le Territoire de Belfort, un de ses fiefs (Chevènement y fut maire, sénateur, député. Il fut aussi 4 fois ministre), le PS recueille 2,6 % des voix, soit 351 bulletins. Enlevez de ce nombre les apparatchiks locaux du PS et leur famille, les employés municipaux et leur famille, les adhérents et leur famille, il ne reste rien, ou si peu.

    Quand François Hollande a été élu président en 2012, le PS avait tout : l’Elysée, Matignon, le Sénat, presque toutes les Régions, des grandes villes, 295 députés (29 à présent), de l’argent, un luxueux siège rue de Solférino, la confiance de beaucoup de citoyens. Déguisés en petits marquis, ils se sont crus à Versailles mais, en une ou deux vagues, leur château (de sable, en fait) a été emporté. Ou plutôt, ils dansaient en smoking et robes longues sur le pont du Titanic, l’insubmersible. Ceux que le choc n’a pas jetés à la mer ont sauté dans les canots de sauvetage de la Compagnie Macron.

    Qui peut savoir à quel moment la presse des milliardaires va rencontrer son iceberg ?

    Il y a des points de rupture, celui où l’acier le plus solide casse, où les roues de la voiture décollent de l’asphalte, où le tison engourdi sous la cendre devient flamme. Il y a le phénomène où, à une température précise, l’eau devient glace ou vapeur. Il y a le revirement brutal où Cahuzac-les-yeux-dans-les-yeux jette l’éponge et où, en l’espace d’un soupir, le vertueux ministre chargé de chasser les fraudeurs se transmute en menteur-fraudeur, exécré par le peuple tout entier.

    Regardez nos journalistes vedettes : ils s’appellent tous Cahuzac. Ou ils devraient.

    Les yeux dans les yeux ils jurent qu’ils informent. Ils savent qu’ils mentent. Ils connaissent le nom de qui paie l’orchestre dans lequel ils se produisent. Ils ont en tête les notes qu’il faut éviter et les bémols à semer pour garder leur place, ils jouent la musique qui flatte le maître. Ils sont pareils à Daladier acclamé par la foule à son retour de Munich et qui marmonne : « Ah les cons ! S’ils savaient ».

    Ils consanguinent (j’invente le verbe, pas la chose) avec les politiques, dînent ensemble, se croisent au restaurant ou sur des yachts. Ils passent, comme des anguilles, du métier de journaliste à celui de candidats aux élections et/ou d’élus. Ils sont souples et, s’ils tombent rarement, c’est parce qu’ils avancent en rampant. Parfois nommés conseillers d’un ministre ou du président, ils redeviendront bientôt journalistes sans que leurs confrères mettent en doute leur l’objectivité. Ceux qui repartent du gouvernement croisent ceux qui viennent d’y être embauchés.

    Ne les traitez pas d’abrutis.

    Ils ont fait sciences Po, parfois l’ENA, les écoles de journalisme. Ce ne sont pas les neurones qui font le plus défaut à la caste journalistique, c’est la morale, l’éthique, le courage, le sens de l’intérêt public.

    Ils sont un clan, une mafia.

    C’est en bande qu’ils chassent la vérité, qu’ils érigent des statues au mensonge. Dans les débats, ils restent entre eux ou à plusieurs contre un.

    Jamais à égalité. Regardez « L’Emission politique » où le malheureux invité de la FI a contre lui Léa Salamé, Nathalie Saint-Cricq, François Lenglet, deux invitées hostiles qui cachent leurs affiliations, des projections surprises de graphiques ou de vidéos.

    Ajoutez l’art des truqueurs pour couper la parole quand ça chauffe pour eux ou leurs maîtres. L’« Emission politique », c’est le match de boxe où l’arbitre fait des crocs en jambe à l’un des protagonistes et où il autorise des invités à monter sur le ring pour lui immobiliser les bras. C’est un simple exemple : les autres émissions sont de ce tonneau-là.

    Ils fabriquent une drogue qui s’attaque au QI des Français (qui est en baisse). Devant leur public, ils soutiennent qu’ils sont la démocratie puisqu’ils informent. Qu’un journaliste du Média (Claude El Khal) émette des justes réserves sur les images non contrôlées sur les guerres et la meute nous assourdit d’un aboiement unanime.

    Je dirais même mieux : costumés en pompiers, ces incendiaires de la vérité peuvent exhiber deux ou trois arbres qu’ils n’ont pas brûlés et qui cachent la forêt de leurs turpitudes. Et qui sont leurs alibis. Il leur faut bien lâcher un peu de lest, ripoliner leur repaire, consentir à des aumônes. Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin donnait aux pauvres.

    Pour couronner le tout, il manquait Reporters sans Frontières.

    Pendant 25 ans, cette officine a été dirigée d’une main d’acier par Robert Ménard. Rony Brauman, co-fondateur, s’était plaint de la « dictature » qu’il y exerçait. La règle d’airain était alors de n’y jamais parler de la presse française. L’actuel patron, Christophe Deloire, a rompu avec cette lacune. Hélas ! C’était mieux avant.

    De surcroît, RSF n’a jamais été aussi opaque quant à ses financements. Impossible de voir sur leur site la provenance précise et détaillée de leurs ressources dont il a été démontré naguère, qu’elles étaient en partie assurées par des officines écrans de la CIA.

    Or, RSF étant une organisation reconnue d’utilité publique, la loi lui fait obligation de rendre publics tous ses comptes. J’invite les lecteurs à écrire à RSF pour demander ces comptes détaillés et à nous les communiquer. Ou à nous signaler un refus, lequel tomberait sous le coup de la loi.

    Pour Christophe Deloire, (patron de reporters sans frontière) ce que dit Jean-Luc Mélenchon sur les médias participe d’un mouvement mondial où des dirigeants politiques, parfois des chefs d’Etat, s’en prennent avec virulence et violence à des journalistes. « Ça démontre une haine du pluralisme et ça dénote une vraie dérive démocratique. »

    Jean-Luc Mélenchon, dit encore Deloire, « attaque ce qu’il y a sans doute de plus honnête dans l’information !!! Le journalisme n’est pas parfait, mais c’est à l’évidence la partie la plus honnête du champ de l’information aujourd’hui, parce qu’il y a des principes déontologiques, parce qu’il y a des règles de vérifications. »

    Ah, les règles de vérifications !

    Ah, les règles de vérifications de RSF qui nous apprend en 2007 (suivi dans ce mensonge par tous les médias subventionnés) que Chávez a fermé la chaîne de télévision RCTV, ce qui ne se produisit pas, ce que RSF est forcé de reconnaître à présent, 10 ans après (mais que Caroline Fourest continue à affirmer devant des journalistes qui la laissent dire).

    Ah, les règles de vérification du contenu de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU,

    Ah, les règles de vérification du charnier de Timisoara, et la longue, longue, longue curée médiatique contre « les pédophiles d’Outreau », et la fable de Mélenchon « démoralisé » et celles des bombinettes chirurgicales de l’OTAN comparées aux bombardements meurtriers de l’armée syrienne,

    Ah, France 2 accusant faussement Evo Morales d’avoir attribué un marché à son amie, la mère de son fils.

    Ah, France Inter nous apprenant que les élections au Venezuela ont été gagnées par Maduro grâce à une « im-men-se fraude » (ce que même les opposants ne soutiennent pas)

    Ah, la troncature par Libération d’une phrase de Chávez pour en faire un antisémite,

    Ah, l’AFP dont une dépêche avance que les partis opposés à Nicolas Maduro pourront s’inscrire… après les élections (« Cherchez l’erreur ! »), etc.

    Confrontez cela avec ce qu’a dit Le Grand Soir sur tous ces sujets. Et accessoirement, parlez-en aux guignols du DECODEX du Monde.

    RSF contre la presse moderne et libre.

    Christophe Deloire compare les médias (installés, archaïques, subventionnés, vendus aux milliardaires) aux réseaux sociaux indépendants, sur lesquels on trouve selon lui « beaucoup de rumeurs, parfois des médias de propagande, du brand content – de la publicité déguisée – et des contenus sponsorisés. Tout un champ de l’info dans lequel il y a des logiques d’intérêts déguisés, de la communication, de la publicité ».

    Nous y voilà et c’est tout nouveau : une organisation de défense de la liberté de la presse qui piaille avec les médias des milliardaires. Les cibles sont les médias nouveaux, libres, indépendants.
    Comme beaucoup de journaux sur Internet ?

    Oui, et je dirais même mieux : comme Le Grand Soir.


  • La Ghouta et les idiots utiles du « regime change »


    Source : Bruno GUIGUE https://www.legrandsoir.info/la-ghouta-et-les-idiots-utiles-du-regime-change.html

    Quel est le point commun entre Macron, le NPA, Syria Charity, Israël, Le Monde, les Frères musulmans, le Parti socialiste, BHL, Alain Juppé, Alexis Corbière, la droite, la gauche, Noël Mamère, les écolo-bobos, les atlantistes, les droits-de-l’hommistes et les gauchistes ? On devine la réponse. Tout ce beau monde aime le peuple syrien ! Il pleure sur ses malheurs, il veut le sauver (“SaveGhouta”), il condamne ses “tortionnaires” et ses “bourreaux”, il proclame sa solidarité sans faille, héroïquement, depuis les salles de rédaction et les plateaux télé.

    Qui se réjouit des malheurs répandus par cette guerre absurde ? Personne. Qui a livré des armes au conglomérat terroriste ? On le sait. Qui est responsable de la poursuite du massacre, alors que les jeux sont faits ? On le sait aussi. Ce sont les mêmes : EU, Arabie saoudite, France, Royaume-Uni. Mais en décrétant qu’il y a des “bons” (les “rebelles démocrates”) et des “méchants” (“Assad-le bourreau” et ses alliés), les consciences borgnes du monde occidental peuvent pleurer à bon compte. Elles peuvent s’acheter une virginité, se draper dans un humanisme de pacotille. Dopées à la moraline, elles accréditent inlassablement, depuis sept ans, un véritable conte de fées.

    Cette théâtralisation du conflit syrien, depuis l’origine, est l’envers de son instrumentalisation impérialiste. Elle arrose de daube humanitaire le carnage perpétré par la meute wahhabite made in EU. Démasquée avec brio par Vanessa Beeley, la gueule enfarinée des “Casques Blancs” qui ripolinent leurs propres scènes de crime est comme la métaphore de cette imposture. Trousse de maquillage à la main, se filmant eux-mêmes dans leurs basses œuvres, ils s’acharnent à produire les effets spéciaux qui orchestrent la compassion sélective indispensable au “regime change”.

    Au fond, la guerre des “gentils rebelles” chers à l’Occident n’est qu’une sorte d’Halloween. C’est un concours de déguisements, un bal masqué pour coupeurs de têtes qu’on habille en secouristes pour les besoins de la cause. Avatar de la “société du spectacle”, la séquence est toujours la même : l’image trafiquée provoque l’indignation sélective qui justifie l’ingérence étrangère. Après Alep, la Ghouta est devenue le lieu emblématique de cette supercherie, où les tours de passe-passe de la propagande font prendre des vessies pour des lanternes, et des terroristes sanguinaires pour des “rebelles modérés”.

    Que l’on sache, c’est l’armée syrienne qui installe des couloirs d’évacuation pour la population de la Ghouta prise au piège. Et ce sont les “gentils rebelles” qui prennent pour cibles les civils qui osent tenter de fuir ce nid de scorpions. Mais peu importe ! Les bonnes consciences occidentales ne voient que les victimes qui les intéressent. Comme jadis les habitants d’Alep-Ouest, les citadins damascènes bombardés par “l’Armée de l’islam” sont le menu fretin d’une victimologie sélective. Qu’ils meurent, si c’est pour les beaux yeux de cette “révolution” qui brandit l’étendard de la “charia” avec la bénédiction laïque du gouvernement français !

    Comme disait Laurent Fabius, après tout, nos amis du Front Al-Nosra “font du bon boulot”. Pour les hémiplégiques de la pleurniche, de toutes façons, un mort n’est pas un mort. Dans un cas, on le condamne à l’insignifiance, dans l’autre on le voue à l’hyperbole. D’un côté, les chiffres invérifiables fournis par l’officine de Coventry (OSDH), de l’autre, des victimes “prorégime” qui passent sous les écrans-radars. On n’accorde de réalité à la souffrance que si les suppliciés en valent la peine. Ils n’existent, en fait, que s’ils corroborent la narration servie en boucle aux téléspectateurs occidentaux.

    Nos humanistes à géométrie variable prétendent aimer la Syrie, mais ils veulent la voir dépecée, en lambeaux. S’en doutent-ils seulement ? En triant les victimes, ils se font les idiots utiles d’un “regime change” qui a échoué. Cette compassion sur commande devait servir la destruction de l’Etat syrien, mais cette politique est un fiasco. Comme Alep, Palmyre ou Deir Ezzor, la Ghouta sera bientôt libérée par une armée de conscrits, l’armée arabe syrienne. Ils voulaient parler à la place du peuple syrien. En battant les terroristes qui infestent le verger oriental de Damas, le peuple syrien leur répond qu’il est assez grand pour décider de son avenir.


  • ELVIR NORMANDIE NOUS PREND POUR DES CONS !

    Vous allez faire vos courses, à Carrefour Market, tranquille pénard !

    Il vous faut du beurre, entre autres, vous passez devant le rayon, pas de problème ! Du beurre c’est du beurre, OK.

    Tiens Montfleuri, joli nom, DOUX, FABRIQUE EN NORMANDIE. Petit dessin sympa, une vache une ferme, c’est engageant je prends !
    Arrivé chez vous, vous avez un peu plus de temps et en regardant l’emballage vous voyez écrit en petit : «Beurre à teneur réduite en M.G.(60%)».

    Pourquoi enlever de la matière grasse au beurre ?

    Est-ce que les consommateurs que nous sommes ont demandé à l’industrie agroalimentaire de nous faire du beurre moins gras ???

    Si on veut moins de gras, on mange moins de beurre ! On est adulte m … !

    Un beurre « normal » c’est 85% de M. G. Si vous regardez une étiquette de beurre « normal » c’est marqué : crème et ferments lactiques. Point.

    Regardons de plus près la composition de Montfleuri beurre doux :
    – Beurre (crème origine France + matière grasse laitière)
    – Eau
    – Ferments lactiques (lait)
    – Emulsifiant E471
    – Colorant E160a

    1 – Beurre ! Heureusement dans leur beurre il y a du beurre ! Plus matière grasse laitière, c’est quoi ça ? C’est quand la crème a été naturellement prélevée, on continue par des procédés complexes physico-chimiques (les industries agro-alimentaire sont des spécialistes) à prélever du gras du lait.

    2 – Eau ! Ben tiens, on va vous vendre de la flotte au prix du beurre !

    3 – Ferments lactiques (lait). OK il en faut.

    4 – E471 Mono et diglycéride d’acides gras.
    Cet additif est produit synthétiquement soit généralement par glycérolyse (réaction avec du glycérol E422) de graisses et d’huiles alimentaires, ou par estérification d’acides gras avec du glycérol, avec ou sans distillation moléculaire du produit.

    La matière première la plus utilisée serait végétale : l’huile de soja, qui d’habitude est extraite d’une plante totalement ou partiellement transgénique. Cette huile peut également être hydrogénée.
    Cependant une source de graisse animale, porc compris, n’est pas exclue.
    Pour extraire les acides gras végétaux on utilise souvent des dérivés hydrocarbures toxiques comme l’hexane ou le tétrachloroéthylène .
    Selon Wikipédia certains acides gras peuvent être produits synthétiquement par hydrocarboxylation d’alcènes, des hydrocarbures insaturés.
    TOXICITE :
    L’origine des acides gras est très vraisemblablement transgénique
    Avec l’ensemble des additifs dérivés d’acides gras, E471 est exclu de l’alimentation biologique dans l’Union Européenne comme aux États-Unis.

    Risque d’acides gras trans issus d’huiles partiellement hydrogénées. Des effets nocifs sérieux sont aujourd’hui admis comme le cancer du sein (étude E3N), l’hypercholestérolémie, l’athérosclérose, le diabète (résistance à l’insuline), les risques cardio-vasculaires, le dysfonctionnement hépatique, la reprotoxicité avec effets obstétricaux, ainsi que des conséquences psychiatriques .

    Plusieurs dérivés d’acides gras : E471, E472b, E472c, E473 et E477 sont classés possiblement cancérigènes à l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancer (ARTAC, France).

    5 – E160a Béta-carotène
    Dans l’alimentation transformée, le bêta-carotène E160a est soit synthétique (E160a(i)), soit naturel extrait par solvants chimiques (E160a(ii)), soit issu de la fermentation de champignons (E160a(iii)), soit enfin naturel extrait d’algues par huile essentielle (E160a(iv).

    TOXICITE
    Une application transgénique est possible.

    Plusieurs additifs potentiellement toxiques sont autorisés dans la préparation du bêta-carotène (règlement UE 1130/2011) :
    • diméthylpolysiloxane E900,
    • polysorbates E432.E436,
    • sucroesters E473 ,
    • esters polyglycériques d’acides gras E475,
    • esters de sorbitane E491..495,
    • extraits de romarin E392 .

    C’est vraisemblablement pour ces raisons que le bêta-carotène E160a, bien que d’origine naturelle, est exclu de la filière d’alimentation bio dans l’Union Européenne comme aux Etats-Unis

    Je sais, nous n’avons pas le temps, et ils en profitent ! MAIS LISEZ LES ETIQUETTES !!!


  • Linky : le scandale à venir dont personne ne parle : l’ERL

    Les promoteurs des compteurs Linky ne cessent de prétendre que ce système ne fait courir aucun risque sanitaire du fait de l’utilisation de la technologie du CPL (courant porteur en ligne).

    Or, non seulement ces belles assurances sont totalement contestables mais, de plus, toutes ces affirmations et les études si « rassurantes » des agence officielles font l’impasse sur le scandale qui, de toute évidence pour tromper la population , est programmé pour un second temps :

    Une fois que les Linky seront installés (si nous nous laissons faire), Enedis laissera la place aux fournisseurs (EDF, Engie, Enercoop, Directe énergie, etc) qui vont alors démarcher tous les habitants et les inciter à ajouter au Linky le fameux ERL : un émetteur qui va inonder les logements d’ondes électromagnétiques !

    D’innombrables personnes vont inévitablement se laisser séduire par les « services » que cet appareil va permettre. En effet, les ondes émises vont activer les objets contenant des puces et les connecter à Internet (on parle d’Internet des objets, ou IOT).

    Ainsi, même depuis l’autre côté de la Terre, vous pourrez par exemple savoir sur votre smartphone s’il reste des yaourts dans votre frigo : quelle information cruciale !

    Le problème est que les gogos qui vont se laisser séduire, mais aussi leurs voisins(car les ondes traversent les murs), seront soumis à des ondes électromagnétiques permanentes, comparables à un super wi-fi. Et le pire sera sans doute atteint dans les logements collectifs (HLM et autres) où des dizaines de Linky vont être alignés.

    Donc, contrairement à ce qui est prétendu par Enedis, les Syndicats d’énergie, le gouvernement (dont ce pauvre Nicolas Hulot, écologiste de pacotille), et hélas trop de médias qui se contentent de répéter la parole officielle, les Linky émettront (en continu) de fortes ondes électromagnétiques.

    Bien sûr, les études si rassurantes publiées aujourd’hui pour tromper la population ne peuvent mettre en évidences ces ondes qui seront émises à l’avenir.
    Qui plus est, elles viendront s’ajouter à celles émises d’ores et déjà par les fils électriques de votre logement du fait de l’utilisation du CPL : Linky, c’est la double peine !

    Les non-dits des complices d’Enedis (UFC-QueChoisir, Médiateur de l’énergie, etc)

    Chaque fois que de fortes critiques (fort justifiées) sont émises contre le programme Linky, par exemple par la Cour des comptes, divers acteurs se précipitent pour demander non pas l’arrêt du programme mais son « amélioration ».

    En prenant bien garde de ne pas rentrer dans les détails (et pour cause), ces complices d’Enedis demandent en particulier à ce que des fonctionnalités supplémentaires soient apportées aux Linky : ils font référence à l’ERL, mais sans jamais le nommer afin de ne pas alerter la population sur le « bain » d’ondes électromagnétiques qui lui est promis.

    C’est ainsi que le Médiateur de l’énergie, qui n’a de médiateur que le nom puisqu’il est totalement acquis aux intérêts de l’industriel Enedis, clame « Linky : les bénéfices pour les consommateurs se font attendre » (cf ici): c’est, entre les mots, une marque d’impatience dans l’attente de l’arrivée de l’ERL.

    Idem avec l’UFC QueChoisir (dont la compromission avec Enedis a été montrée puis confirmée par la justice ) : lorsque l’organisation prétendue de « défense des consommateurs » parle du « bien-fondé du combat mené par l’UFC-Que Choisir pour que Linky permette des suivis de consommation avec un affichage en temps réel » (cf ici) , c’est là aussi de l’ERL qu’il est question… sans jamais le nommer.

    CONCLUSION

    Les programmes de compteurs communicants sont faits pour répondre à des ambitions industrielles et commerciales, et certainement pas pour les usagers.
    Nos compteurs actuels fonctionnent parfaitement bien, ils ne menacent ni notre santé ni nos libertés, nous devons donc les garder et ne pas servir de cobayes pour tester sur nous et nos familles la dangerosité des compteurs communicants…


  • Guerre, dictature, démocratie : cherchez l’erreur


    Source : Bruno Guigue – https://www.legrandsoir.info/guerre-dictature-democratie-cherchez-l-erreur.html

    “Le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour.

    Trois jours de débats à la conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic : l’Occident se sent assiégé, défié, déstabilisé. Et les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe.”

    Un morceau de bravoure, cette tirade ! Publiée dans La Croix du 18 février 2018 sous la plume de François d’Alençon, elle prétend résumer la conférence internationale annuelle sur la sécurité qui s’est tenue à Munich du 16 au 18 février. Comme elle condense parfaitement la bouillie pour les chats qui tient lieu de discours officiel aux pays occidentaux, elle mérite le détour.
    On y apprend, donc, que “le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour”.

    Si l’on suit notre analyste, ces pauvres démocraties tremblent comme des feuilles. C’est inquiétant, avouons-le. A croire que la peur s’installe, que des gouttes de sueur perlent au front des Européens verts de trouille.

    “Assiégé, défié, déstabilisé”, l’Occident va-t-il faire dans son pantalon ?

    Mais il a peur de quoi, au juste ?

    Selon les chiffres disponibles pour 2016 (dernière année où l’on a des données complètes), l’OTAN a un budget militaire de 920 milliards de dollars, soit 19 fois celui de la Russie (48 milliards). Vous alignez 19 chars d’assaut quand votre adversaire présumé n’en a qu’un, vous avez 19 missiles contre le missile unique du méchant d’en face, et vous vous sentez “assiégé, défié, déstabilisé”. Il y a un problème logique, non ? Nos vaillantes démocraties seraient-elles si vermoulues ?

    A moins, bien sûr, que ce discours singulièrement alarmiste ne soit que poudre aux yeux.

    “C’est la troisième année consécutive où nous accélérons nos dépenses militaires”, déclarait fièrement le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en juin 2017.

    Fermement décidée à garantir la paix mondiale, l’organisation avait annoncé en 2014 qu’elle porterait l’effort militaire de ses Etats-membres à 2% du PIB. Voilà du sérieux ! Manifestement à la veille d’une nouvelle invasion barbare, l’Occident n’est-il pas en état de légitime défense ? Si les brutes épaisses sont à nos portes, rien n’est plus naturel que de remplir les arsenaux pour “rassurer” des populations à qui on a flanqué la frousse. Ce réarmement massif fera des heureux, n’en doutons pas, du côté de ces multinationales de l’armement dont on n’imagine pas un seul instant qu’elles exercent la moindre influence sur les gouvernements.

    A qui la faute ? On vous laisse deviner.

    “Les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe”, poursuit vaillamment notre analyste de La Croix.

    On le savait, mais c’est confirmé. Depuis toujours, la Russie est au cœur de l’Empire du mal. Cette bête féroce est capable de tout. N’a-t-elle pas réussi à faire élire un président américain en créant des comptes Facebook ? Pour des Occidentaux travaillés au corps par les médias, c’est clair : la Russie est prête à se jeter sur nous, la bave aux lèvres. Mais elle nous menace avec quoi, au juste ?

    D’après le cabinet IHS Markit cité par Le Point du 12 décembre 2016, Moscou a baissé son budget militaire de 51,8 à 48,4 milliards. Diantre ! On n’y comprend plus rien. Serait-ce une ruse diabolique ? Avec sa perfidie habituelle, le Kremlin aurait-il désarmé à seule fin de tromper l’ennemi ?

    Pourtant, il n’y a aucun doute. C’est la vérité, puisqu’on vous le dit sur toutes les chaînes.

    Alors voilà, tout s’éclaire ! Avec 40% des dépenses militaires mondiales et 725 bases militaires à l’étranger, les USA défendent héroïquement la paix dans le monde. Avec 4 bases militaires à l’étranger et un budget militaire qui représente 1/13 de celui des USA, il est évident que la Russie prépare l’apocalypse. Si les manœuvres de l’OTAN ont lieu aux frontières occidentales de la Russie, c’est pour empêcher Moscou d’en faire autant à la frontière mexicaine.

    Si les USA ont 12 porte-avions, c’est pour défendre leurs frontières, tandis que l’unique porte-

    avions russe, c’est bien connu, mouille devant Manhattan pour attaquer les US.

    Si Washington utilise les terroristes en Syrie, c’est pour contribuer à la stabilité du Moyen-Orient, tandis que Moscou ne songe qu’à piller les ressources pétrolières de la région. Voilà. La messe est dite. Que notre analyste de La Croix se rassure : “l’ordre mondial libéral” cher à son cœur est bien gardé.

    Depuis un demi-siècle, Cubains, Vietnamiens, Chiliens, Nicaraguayens, Somaliens, Soudanais, Irakiens, Afghans, Libyens, Vénézuéliens, Syriens et Yéménites se seraient volontiers passé de la générosité de l’Oncle Sam. Mais c’était plus fort que lui. Le leader du “monde libre n’a pu s’empêcher de leur faire goûter les vertus pédagogiques du napalm, de l’agent orange, des B52, des munitions à uranium appauvri, des embargos “pour la paix” et des bombardements “pour la démocratie”, sans parler des hordes d’Al-Qaida et de ses avatars lâchées comme une nuée de sauterelles pour semer le “chaos constructif” et préparer le “nouvel ordre mondial”.

    Il n’empêche. Au vu d’un tel feu d’artifice, deux choses sont sûres. Martyrisés par leurs “sauveurs”, ces peuples ont épuisé les charmes des “valeurs universelles” portées par l’Occident, et ils n’ont pas entrevu le début du commencement d’une “menace” russe ou chinoise.

    Les “puissances révisionnistes” ont un horrible défaut : elles ne se mêlent pas des affaires des autres.

    La Chine, pas plus que la Russie, ne cherche à s’étendre au-delà de sa sphère d’influence naturelle. Elle ne pratique pas le “regime change” à l’étranger. Vous n’avez pas envie de vivre comme les Chinois ? Aucun problème, ils n’ont pas l’intention de vous recruter. L’Empire du Milieu n’est pas prosélyte. Les Occidentaux veulent exporter la démocratie pour maximiser leurs profits, quand les Chinois veulent maximiser leurs profits pour développer leur pays. Au cours des 30 dernières années, la Chine n’a mené aucune guerre et a multiplié son PIB par 17. Dans la même période, les USA ont mené une dizaine de guerres et aggravé leur déclin. Les Chinois ont extrait 700 millions de personnes de la pauvreté, quand les USA déstabilisaient l’économie mondiale en vivant à crédit. Le résultat, c’est qu’en Chine la misère recule, tandis qu’aux USA elle progresse. Les USA sont une “démocratie”, mais elle vous pourrit la vie. La Chine est une “dictature”, mais elle vous fiche la paix.

    Finalement, tout n’est pas si mauvais dans le “révisionnisme” !


  • Amazon dépose le brevet d’un bracelet qui surveille ses employés au travail


    Getty Images Un employé italien d’Amazon à la veille du dernier « Black Friday ».
    Source : Paul Guyonnet

    L’appareil vérifie la position des mains pour s’assurer que les salariés soient actifs dans les entrepôts.

    TECHNO – Big Brother vous surveille, enfin il pourrait le faire si vous travaillez chez Amazon. Jeudi 1er février, plusieurs médias américains à commencer par le New York Times ont rapporté que le géant de la grande distribution avait déposé deux brevets particulièrement inquiétants.
    Ils portent sur un bracelet qui permettrait de surveiller au plus près l’activité des employés ainsi que leurs temps de pause. Toutefois, il n’est pas encore certain que l’entreprise prévoie de l’utiliser, même si elle est connue pour appliquer des méthodes de management au mieux particulièrement strictes, au pire carrément intolérables.

    « Optimiser des tâches coûteuses en temps et en énergie »

    Pour rentrer dans le détail, l’appareil est capable de vérifier la position des mains des employés quand ils sont au travail dans les entrepôts d’Amazon. Il peut par exemple se mettre à vibrer si l’employé n’a pas les mains au bon endroit, s’il attrape le mauvais colis ou simplement s’il n’est pas actif. Par ailleurs, il permet aussi de surveiller la durée des pauses prises par les employés sur une journée de travail.
    Une invention qui pose la question de la surveillance au travail, même si l’entreprise assure, elle, que le but est simplement d’optimiser des tâches coûteuses en temps et en énergie, comme de répondre à des commandes et de les empaqueter. Elle ajoute que ces bracelets permettraient aux employés de répondre plus rapidement aux commandes et de les envoyer dans un temps record.
    CNBC s’inquiète toutefois des conséquences que pourrait avoir la mise en place de tels outils, surtout au sein d’une entreprise déjà très critiquée pour sa gestion des personnels. « L’utilisation de tels appareils pourrait faire que les employés soient traités davantage comme des robots que comme des êtres humains. »


  • Une nouvelle de l’écrivain Marc LEVY sur un conflit qui dure …

    Dissemblance

    – Depuis combien de temps sommes-nous là ?
    Aaron posa sa main sur la terre meuble et acheva de tracer un rond parfait.
    – Pourquoi tu ne me réponds pas ?
    Aaron se leva et marcha vers la porte, il en effleura le vernis, haussa les épaules et retourna s’asseoir contre le mur, à même le sol.
    – Fais comme tu voudras, nous sommes là tous les deux comme deux cons, mais si tu préfères te sentir encore plus seul, alors tais-toi.
    – On est entré dans cette pièce ensemble, tu dois savoir aussi bien que moi depuis combien de temps nous croupissons ici, alors pourquoi perds-tu ton temps à me le demander ?
    – Parce que justement, je n’arrive plus à me souvenir.
    – Et bien cherche, ça t’occupera.
    – Qui t’a dit que je m’ennuyais ?
    – Tu n’arrêtes pas de tourner en rond.
    – C’est toi qui viens encore de te lever, pas moi.
    Les deux hommes se regardèrent et Aaron effaça le rond pour entreprendre cette fois de tracer un carré.
    – Quand j’étais enfant, ma mère m’apprenait à compter les nuits d’absences de mon père. Les « dodos » comme elle les appelait, étaient devenu une unité de mesure pour moi. Je croyais que le temps se décomposait non pas en heures mais en dodos. C’est idiot non ?
    – Non, c’est toi qui est idiot…. Répondit Aaron. Tu as peur à ce point là ?
    – Pas toi ?
    – Je ne sais pas.
    – Tu ne sais pas depuis combien de temps nous sommes là, tu ne sais pas si tu as peur, tu sais quelque chose au moins ?
    – Je sais que nous sommes là depuis longtemps mais je n’arrive plus à compter les dodos Aaron.
    – Cela n’a pas grande importance, tu n’es plus un enfant à ce que je sache.
    – Tu le sais toi ?
    – Je me fiche complètement du nombre de tes dodos, j’aimerai mieux savoir combien de temps encore je vais devoir te supporter dans cet espace exigu.
    – Tu serais vraiment mieux tout seul ?
    – Pas si tu te taisais, tu m’empêches de réfléchir.
    – A quoi réfléchis-tu ?
    – A mon père. Moi aussi j’ai une absence ; je n’arrive pas à me souvenir de son visage. Ce matin encore, à mon réveil, ses traits étaient encore présent, mais depuis ta satanée histoire avec ta mère, je pense à lui et je n’arrive plus à me représenter ses yeux, est-ce qu’ils étaient bleus ou marrons ? Merde alors, on ne peut quand même pas oublier la couleur des yeux de son propre père ;
    – Moi si, je me demande si je les ai jamais vu les yeux de mon père.
    – Qu’est ce qu’il faisait dans la vie ?
    – Il était dans la milice.
    – Ce n’est pas un métier ça.
    – Peut-être mais c’est le seul que les hommes de mon village pouvaient trouver pour nous faire bouffer. Et toi, il faisait quoi ton père ?
    – Il était dans l’armée. Un haut gradé.
    – C’est pour ça que tu ne peux pas te souvenir de la couleur de ses yeux… à cause de la visière de sa casquette !
    – Je te préviens, si tu te fous de la gueule de mon père je te casse la tienne.
    – Je ne peux pas me foutre de sa gueule alors que tu ne te souviens même plus de la façon dont elle est faite, je n’ai aucune imagination.
    – Alors tais-toi.
    – Aaron ?
    – Qu’est ce qu’il y a encore ?
    – Pourquoi tu ne m’appelles jamais par mon prénom ?
    – Je n’avais pas remarqué.
    – Chez nous, on raconte que vous ne voulez pas connaître nos prénoms.
    – Quelle idée étrange, pourquoi ?
    – Chez nous, on dit qu’apprendre le prénom de quelqu’un c’est le connaître un peu, et il est plus difficile de tirer sur quelqu’un que l’on connaît un peu, c’est pas idiot comme raisonnement.
    – Alors c’est chez vous que l’on apprend ça, pas chez nous.
    – En tout cas, moi je connais ton prénom, toi tu n’as toujours pas prononcé le mien.
    – Tais-toi Saïd, tu m’épuises avec tes raisonnements idiots, aussi idiots que toi et tous les tiens.
    – Aaron ?
    – Mais qu’est-ce qu’il y a encore.
    – J’aurai voulu que tu connaisses ma grand-mère.
    – Ta mère, tes dodos, ton père, tu m’emmerdes avec ta famille Saïd.
    – Tiens, là, tu as dis mon prénom, tu vois, tu commences à me connaître un peu, c’est bien, ça me fait plaisir.
    – Et bien garde ton plaisir et tes mots et laisse-moi réfléchir en paix.
    – Tu ne veux pas savoir pourquoi j’aurai voulu que tu connaisses ma grand-mère ?
    – Je ne veux pas le savoir mais tu vas me le dire quand même, et si finalement je veux bien l’apprendre, peut-être qu’après tu accepteras enfin de te taire.
    – Et à quoi réfléchis-tu de si important pour avoir besoin d’un tel silence ?
    – A la façon de sortir d’ici !
    – Pourquoi, on n’est pas si mal ici, je veux bien le prendre moi ce repos. J’étais fatigué ces derniers temps tu sais.
    – C’est bien ce que je disais, tu es un parfait idiot Saïd, tu te contentes de ton sort.
    – Tu vois, c’est à cause d’une phrase comme celle-là que j’aurais voulu que tu connaisses ma grand-mère.
    – Je ne vois vraiment pas le rapport avec ta grand-mère.
    – Tu dis que tu luttes pour ton bonheur mais tu es incapable d’apprécier le moindre des moments que la vie t’offre. Cela faisait combien de jours que tu grelottais la nuit, suait le jour à en crever, que ton estomac gargouillait, que tu ne pouvais même plus déglutir tellement tu avais la gorge sèche ? Ici il ne fait ni froid ni chaud, nous n’avons ni soif ni faim, cela fait longtemps que nous n’avons pas été aussi tranquille, et toi tu veux déjà sortir ? C’est toi l’idiot.
    – Et qu’est ce que viens faire ta grand-mère là-dedans ?
    – Elle t’aurait appris la sagesse !
    – Venant de toi ça me fait bien rire, elle n’a pas du trouver le temps de te l’apprendre sa sagesse.
    – Je te préviens Aaron, si tu te moque de ma grand-mère, je te casse la gueule.
    – Laisse ta grand-mère en paix avec mon père là où ils sont, et arrête de gesticuler comme ça.
    – Pourquoi nous haïssons-nous Aaron ?
    – Ca aussi tu l’as oublié ?
    – Je sais pourquoi moi je te hais mais toi ?
    – Parce que tu es mon ennemi Saïd ? C’est ainsi.
    – Je ne t’ai jamais connu avant que nous soyons ennemis, ça cela ne te fait pas réfléchir.
    – Je n’avais pas besoin de te connaître, nous habitons une terre où nos dieux se haïssaient avant nous.
    – Ton Dieu et le mien, c’est le même, il change juste de nom quand il franchit la frontière.
    – De langue aussi, je te ferai remarquer, ça fait déjà une sacrée différence pour un seul homme non ?
    – Ce n’est pas un homme c’est un Dieu. Tu n’as pas répondu à ma question Aaron, c’est juste parce que tu ne connais pas la réponse et tu refuses d’avouer ton ignorance.
    – Vas-y, je t’écoute, toi qui sais tout.
    – Ce n’est pas moi qui savais, c’est ma grand-mère !
    – Et revoilà son aïeule ! Mais qu’est ce que j’ai bien pu faire à mon Dieu pour me retrouver ici avec lui ?
    – Je vais te le dire Aaron, nous nous haïssons à cause de nos différences. Nous ne parlons pas la même langue, nous ne portons pas les mêmes habits, nous ne fréquentions pas les même écoles, nous ne mangeons pas les même plats et nous ne disons pas les mêmes prières ; voilà, ça cela fait une sacrée liste de différence, c’est bien trop pour nous les hommes.
    – Tu n’y es pas du tout, je me fiche de ce que tu manges, de ce que tu dis, des vêtements que tu portes.
    – Alors pourquoi nous haïssons nous ? Ca aussi tu l’as oublié, comme la couleur des yeux de ton propre père ? Dis-le moi si tu t’en souviens, dis-le moi et je te jure sur mon Dieu que je me mettrai à réfléchir avec toi à la façon de te faire sortir d’ici !
    – Parce que tu as l’intention de rester peut-être ?
    – Je ne sais pas, je n’ai pas encore pris ma décision, mais ne t’écarte pas du sujet de notre conversation, c’est vraiment une sale manie que tu as.
    Aaron se leva et se mit à faire les cent pas, soixante dix pour être précis, soit exactement dix tours des quatre murs qui l’entouraient, et plus il réfléchissait à la question de Saïd plus il lui sembla que ses pas s’allongeaient, comme si la pièce s’agrandissait, effet de la fatigue probablement.
    – Et toi tu me dis que tu connais la solution ? dit-il en pointant un doigt vers Saïd.
    – Moi, je te dis que toi tu la connais, seulement, c’est difficile à avouer.
    Aaron fixa Saïd du regard.
    – Et si je te la dis cette raison, qu’est ce qui me prouve que tu m’aideras vraiment à sortir d’ici ?
    – Je ne t’ai pas fait une telle promesse, je me suis engagé à y réfléchir à tes côtés, et si le marché ne te semble pas suffisant, je te promets autre chose, mais c’est une surprise.
    – Quoi comme surprise ?
    Saïd croisa les bras et attendit qu’Aaron s’exécute.
    – Bon, tu veux savoir la vérité, je vais te la dire, mais je te préviens Saïd, si tu le répètes à qui que ce soit je t’arracherai la langue et jurerai que tu es un menteur.
    Saïd se contenta de sourire.
    – Et bien la vérité c’est que nous vous haïssons parce que nous avons peur de vous.
    – Pourquoi ? demanda calmement Saîd.
    – A cause de vos différences ! Parce qu’à force de vivre près de nous, vous déteignez sur nous, et nous devons protéger qui nous sommes, et d’où nous venons, voilà la vérité.
    – Tu sais d’où tu viens toi ?
    – Nous sommes l’une des plus vieilles tribus du monde !
    – Je ne vois pas à quoi ca peut bien servir de tuer ses enfants pour défendre ses origines quand on n’arrive même pas à se souvenir de la couleur des yeux de son propre père. A quoi cela te sert tout ce passé ? A mon tour de te faire un aveu Aaron, nous avons vécu avec la même trouille, votre peur nous a foutu la plus grande trouille de notre vie. On avait tellement mal au ventre de cette peur là qu’un jour on a pris des pierres pour vous les jeter à la gueule, pour vous faire disparaître et la peur avec. Vous nous avez tiré dessus, on a tiré nous aussi, mais on avait moins de balles que vous, ça coute drôlement cher les balles, on avait pas l’argent, alors on a fabriqué des bombes, et vous on les a fait péter à la figure. On les accrochait autour de nos ventres ces bombes qui ne coutent pas cher à fabriquer. C’était logique, du côté du ventre on ne sentait plus rien. L’escalade quoi !
    Aaron se laissa glisser le long du mur et recommença à tracer un trait dans la terre meuble. Sa main dessinait un triangle cette fois.
    – Tu ne dis rien ? Enchaîna Saïd.
    – Il n’y a pas grand-chose à ajouter. C’est l’escalade comme tu disais. Tu sais Saïd, il y a quelque chose que je n’ai jamais dit, une question que je n’ai jamais osé poser à personne.
    – Quelle question ?
    – Ca ne sert à rien, je ne vois pas comment toi tu pourrais avoir la réponse, personne ne la connait ici bas.
    – Aaron, ton père avait les yeux bleus !
    – Et comment tu sais ça toi qui ne la jamais connu ? demanda Aaron en s’emportant.
    – Parce que toi aussi tu as les yeux bleu, et sans aucun doute le regard de ton père, répondit Saïd.
    Aaron baissa lentement la tête et murmura :
    – Je crois qu’on nous a menti Saïd.
    – Qui nous a menti ?
    – Les hommes de Dieu.
    – Tu dis vraiment n’importe quoi, les hommes de Dieu ne mentent pas, ils sont là pour porter la vérité aux hommes.
    – Alors puisque tu es si sur de toi, dis-moi qui a crée l’homme ?
    – Dieu, évidemment ! répondit aussitôt Saïd en levant les yeux au ciel.
    – Et tu es d’accord aussi que Dieu a crée tous les hommes ?
    – Les hommes, les animaux, la mer, la terre et tout ce qui est en vie dessus, même les rochers, où veux-tu en venir avec tes questions aussi idiotes que toi ?
    – Si tu m’accordes que Dieu à crée tous les hommes, c’est donc bien lui qui a décidé qu’ils ne seraient pas tous de la même couleur, c’est même lui qui les a inventées ces couleurs, c’est aussi lui qui a décidé que nous ne parlerions pas tous la même langue, que nous inventerions des choses différentes, que nous ne nous habillerions pas tous de la même façon, que nous ne mangerions pas tous la même chose…
    – Pardonne-moi Aaron mais je ne vois toujours pas à quoi ça sert tout ce que tu es en train de dire.
    – Et bien réfléchis, tout ce que je viens de dire porte un nom Saïd.
    – Quel nom ?
    – La différence Saïd, la différence.
    – Tu veux dire que c’est Dieu qui a inventé la différence.
    – Oui, c’est exactement ce que je viens de dire. Si Dieu a inventé le monde il a aussi inventé la différence. Dieu n’est pas stupide, il ne peut pas demander aux hommes de détruire sen son nom ce qu’il a lui même crée !
    – N’empêche, tu m’accorderas qu’il s’est un peu compliqué la vie et la nôtre aussi, pourquoi a-t-il fait ça ? SI nous avions tous été identiques, tout serait plus facile.
    – Tout serait plus facile mais d’un ennui à vouloir mourir aussitôt né.
    – Tu ne crois pas que tu exagères un peu tout de même ?
    – Parce que tu vas me dire que depuis que nous sommes dans cette pièce aux murs uniformes et sans couleur, habillés dans la même tenue, nous ne nous ennuyons pas ? Tu vas me faire croire qu’en dépit d’un confort plus que relatif tu n’as pas rêvé de sortir d’ici. De retrouver tous les reliefs de ta vie, que soif ou pas, chaud ou froid, tu donnerais tout pour aller courir sur nos collines, revoir les rues de nos villes qui changent de couleur au fil de la journée ?
    – Je ne dis pas le contraire, mais en tout cas, je ne m’ennuie plus depuis que nous parlons.
    – Et de quoi parlons-nous depuis tout à l’heure Saïd, de quoi parlons nous qui éveille ton attention au point de te faire oublier la monotonie de ce lieu ?
    – De nos différences, avoua Saïd d’un souffle court qui témoignait de sa stupéfaction.
    Aaron et Saïd restèrent là à se regarder l’un l’autre, chacun réfléchissait. Aaron traçait un rectangle sur le sol, Saïd une ligne droite.
    – Tu crois que si nous révélions une telle chose à nos proches on réussirait à arrêter la guerre ? demanda Aaron.
    – J’en doute, mais ça vaut peut-être la peine d’y réfléchir.
    – C’est tout réfléchis, il faut aller leur dire que tous les hommes qui envoient leurs enfants s’entretuer, tous ceux qui disent que mourir au nom d’un Dieu ouvrira les portes d’un paradis promis, sont des menteurs. Ce sont eux qui trahissent le Dieu qu’ils servent, eux même qui dévoient leu foi en se servant des religions dont ils se servent pour nous manipuler.
    Nous avons trouvé la preuve irréfutable que Dieu n’a jamais voulut une telle chose.
    – Personne ne t’écoutera.
    – Si nous les laissons faire c’est nous qui deviendrons coupable le jour du jugement, nous la connaissons la vérité toi et moi. C’est Dieu qui a voulu la différence. Saïd, il faut aller leur dire, c’est une découverte aussi importante qu’un vaccin, plus peut-être.
    – Tu exagère encore Aaron !
    – Ah oui ? Dis-moi quel antidote pourrait sauver autant de vie que notre découverte. Nous aurons peut-être même un prix Nobel. Ne reste pas là immobile comme ça, mais lève-toi bon sang !
    Saïd ne bougeait pas, l’air grave, il regardait la porte.
    – Il doit bien y avoir un moyen de sortir d’ici, repris Aaron en regardant à son tour la porte.
    – Elle est ouverte, murmura Saïd. Et devant l’étonnement d’Aaron, il ajouta. Tout à l’heure quand je me suis levé, j’ai posé ma main dessus, tu te souviens de cela ? Et bien j’ai vu qu’elle était ouverte.
    – Et tu ne m’as rien dit salopard ?
    – Je t’avais dit que je n’avais pas encore pris ma décision de partir ou pas d’ici. En revanche, je t’avais promis de te t’aider à sortir et je viens de tenir ma promesse. Et je ne regrette rien ; si je te l’avais dit tout à l’heure, tu serais parti aussitôt et nous n’aurions pas eu cette conversation. Je n’aurais pas pu te connaître et tu n’aurais eu aucune chance d’avoir ton prix Nobel. Alors remercie-moi au lieu de t’énerver inutilement La porte est ouverte, tu peux partir maintenant si tu veux.
    – Tu dois venir avec moi, seul je n’y arriverai pas, pendant que je parlerai aux miens tu devras faire la même chose avec les tiens. Lève-toi Saïd.
    – Tu peux sortir si tu le souhaites, mais je doute que tu puisses aller dire quoi que ce soit à qui que ce soit..
    – Et pourquoi ?
    – Parce que moi, je n’ai pas perdu la mémoire comme toi, enfin, pour être honnête, elle m’est revenue pendant que tu rêvais à ton prix Nobel. Je sais la raison pour laquelle nous sommes ici Aaron.
    – Et cette raison pour la quelle nous sommes ici tous les deux nous interdit d’aller parler à nos frères ?
    – D’une certaine façon oui.
    – Alors dis-moi pourquoi, toi qui sait tout !
    – Parce que nous sommes morts Aaron ! Nous nous sommes tués l’un l’autre. Je suis incapable de te dire à quand cela remonte, j’ai perdu un peu la notion du temps depuis que nous sommes ici. Mais je me souviens très bien de la façon dont ça s’est passé. Je suis entré dans un de vos supermarchés, avec une de ces bombes qui ne coutent pas cher à fabriquer attachée à la ceinture. Oh, j’avais bien plus peur que je n’ai voulu te l’avouer tout à l’heure ; toi, tu gardais l’entrée dans ton bel uniforme de soldat, tu as vu la peur qui coulait sur mon front, tu as compris, tu as pris ton fusil et tu m’as tiré dessus. Tu te souviens maintenant ?
    – Et comment je suis mort moi ?
    – Tu avais visé au ventre imbécile !

    Aaron et Saïd restèrent là à se regarder l’un l’autre, chacun cette fois muré dans son silence. Et puis soudain, Aaron se mit à rire, quelques hoquets d’abord et puis un rire plus franc qui envahit la pièce, et l’écho de ce rire là gagna Saïd. S’ils avaient été encore en vie, l’air leur aurait manqué tant ils riaient tous deux, se tenant le ventre ; et pour la première fois depuis leur enfance, sans ressentir aucune douleur, aucun bien être non plus.
    – Tu te rends compte, dit Aaron, en se redressant. Si nous avions pu leur dire ce que nous savons maintenant.
    – Tu te rends compte, répondit Saïd, si nous l’avions découvert avant…. Allez, viens, je vois la lumière qui diminue, je pense que nous devons partir d’ici.
    Les deux hommes se levèrent et se dirigèrent vers la porte, le battant s’ouvrit sous la main d’Aaron. Ils firent quelques pas dans un long corridor, Saïd regarda Aaron.
    – Je crois que nous sommes séparés par une vitre !
    Aaron avança la main de côté et constata que Saïd avait dit vrai.
    – Cela veut peut-être dire que nous n’allons pas au même endroit Saïd.
    – Je suis heureux Aaron, maintenant tu dis mon prénom à chaque fois que tu me parles.
    – J’ai peur Saïd !
    – Toi le soldat, tu as peur ? Pourtant tu n’avais pas peur de mourir, tu l’as gueulé assez fort sur les champs de bataille.
    – Bien sur que si j’avais la trouille, mais à croire en Dieu, je croyais aussi à une vie après la vie.
    – Et bien on dirait que tu n’es pas trompé puisque nous nous parlons.
    -Ce que je voulais dire c’est que je croyais à une vie meilleure à celle que nous avons eu sur la terre, et là si je me suis trompé, ce sera pour l’éternité !
    – Qu’est ce que tu en sais de l’éternité Aaron ?
    – Rien, mais j’ai peur quand même.
    – Alors Aaron, n’ai plus peur, je crois que je viens d’apercevoir ma grand-mère au bout de mon couloir, ton père ne dois pas être très loin. Fais bonne route Aaron.
    – Toi aussi Saïd, fais bonne route.

    Aaron fit un geste de la main que Saïd lui retourna. Quelques pas plus tard, il se dit qu’il réciterait son prénom au moins une fois chaque jour, pour ne jamais l’oublier, où peut-être mieux encore, chaque soir avant d’aller se coucher, avant chaque « dodo », et Aaron sourit à cette seule pensée.

    Et puis, il ressentit une sorte de vide au fond de sa poitrine, presque comme un manque, il se dit alors qu’un prénom ne suffirait pas, il aurait bien aimé le connaître avant Saïd, peut-être que c’était important de le lui dire cela avant qu’ils ne se séparent à jamais. Il se retourna, mais Saïd avait déjà disparu. Aaron haussa les épaules, et son regret s’effaça quelques pas plus tard : après tout c’était idiot, avant, il n’aurait jamais eu le courage de faire un tel aveu, son père ne l’aurait jamais pardonné.


  • Leclerc se lance dans un bio aux origines troubles


    SOURCE : CLAUDE-MARIE VADROT SUR POLITIS

    Leclerc lave plus vert !

    Après avoir sciemment vendu, et même bradé avec réduction pour l’écouler plus rapidement, du lait pour nourrissons faisant l’objet d’une interdiction de vente, la marque de distribution Leclerc a décidé de se livrer à une grande opération de relations publiques et de greenwashing. Alors que ses 619 grandes surfaces en France vendent déjà du bio regroupés ou non dans leurs gondoles, Michel-Édouard Leclerc, le PDG qui se présente comme un intellectuel du commerce et le chevalier blanc des prix et de la qualité, vient d’annoncer l’ouverture d’une centaine de moyennes surfaces exclusivement consacrées à l’alimentation bio.

    Pour ce faire il explique avoir déposé la marque « Le village bio ». Laquelle n’est que le dernier avatar d’une autre de ses marques, « Bio village ». Une appellation destinée à faire croire aux consommateurs à la recherche de bio bon marché – qui seront vite déçus –, qu’il existerait un village merveilleux où seraient produits tous les aliments bio qu’il met en vente. Une entourloupe tout à fait légale mais qui dissimule de sacrées surprises toujours indiquées en lettres minuscules qu’il faut chercher loin de la composition du produit.

    « Ingrédients provenant de diverses origines »

    Politis vient de faire un tour dans ses gondoles et a découvert de surprenants produits.
    • Un gratin surgelé de poulet aux légumes qui ne contient que 21,4 % de poulet.
    • Un velouté « Saveurs du Sud » composé de huit légumes « originaires de l’UE et non UE ». Toujours sans autre précision.
    • Plusieurs pots de miel, mélange de miels UE et non UE. C’est en général le moyen de cacher le miel chinois composé d’un maximum de sirops sucrés et d’un minimum de miel.
    • De la confiture de cassis, de fraise ou d’abricot, « fabriquée en France avec des ingrédients provenant de diverses origines géographiques ».
    • Une pâte chocolat-noisettes composée de 10 % de noisettes et de 16 % de chocolat « d’origine UE et non UE ».
    • Des asperges vertes cueillies à la main mais de « provenance non UE ».
    • Des petits pois en bocal « fabriqué » en France et orné d’un drapeau tricolore, mais avec la mention en toutes petites lettres « Non UE ».
    • De la mayonnaise fabriquée en Belgique avec « des produits de diverses origines ».
    • Des galettes de riz au miel avec des « produits non UE ».

    Nous avons même trouvé une variante : une mélange de légumes « originaires du pourtour méditerranéen ». La liste des aliments à la qualité bio improbable bien qu’arborant le label légal est très longue. Aucune précision n’est apportée sur les pays dont ils sont originaires, même s’ils sont présentés par la marque « Bio village » – bientôt « Le village Bio ».

    Une hypocrisie que la campagne publicitaire en préparation saura faire oublier à la clientèle. D’autant plus que cette dernière sera « rassurée » par un drapeau tricolore et le cachet « Fabriqué ou élaboré en France », deux « annonces » destinées à masquer le reste. Aucun magasin de la marque ne pourra échapper à ces produits puisque la règle est que chaque petite ou grande surface est dans l’obligation d’accepter et de mettre en vente les aliments « proposés » par les centrales d’achat Leclerc.

    NB : L’enseigne Carrefour, qui comme les autres, constate une érosion de la clientèle dans ses magasins, vient de flairer aussi la bonne affaire d’un bio moins exigeant. Elle le prouve déjà avec sa petite gamme « Carrefour bio » dont les étiquettes sont au moins aussi contestables. Avec, notamment, des produits (bio) « fabriqués en France » pour lesquels on ne trouve aucune mention de provenance. Comme Leclerc, qui va bientôt les imiter en fermant des grandes surfaces mais reste discret sur ce point, les responsables de Carrefour viennent d’annoncer 2 400 suppressions de postes. Ce qui est beaucoup moins biau…


  • “Les produits laitiers, sont nos amis pour la vie”


    Sources : Le Monde / Bristish Journal of Cancer / Santé Médecine

    Le lait : un bon verre d’hormone, de colle et de pus ! Derrière, encore Monsanto !

    En effet, le développement récent et démesuré de la production de lait n’a rien d’un conte de fées. Pour cause, les pratiques industrielles déployées pour augmenter les rendements laissent perplexe. Nous pouvons notamment évoquer que, depuis 1994, la multinationale Monsanto a mis sur pieds une hormone de croissance appelée Posilac créée par manipulations génétiques à partir de l’hormone naturelle somatotropine, présente lors de la production de lait. Le Posilac est destiné à augmenter la production de lait de façon importante. Désormais, les vaches pouvaient produire de 40 à 50 litres de lait par jour (auparavant, elles en donnaient au plus 14 litres).

    Rapidement, de nouvelles difficultés sont apparues : il a fallu trouver des vaches avec des pattes plus longues, les Holstein, afin qu’elles ne se marchent pas sur les pis artificiellement démesurés. Enfin, pour que les bêtes puissent suivre ce rythme implacable de production, il a été nécessaire enrichir leur nourriture grâce aux farines.

    Une vache normale vit 25 à 30 ans, mais dans l’industrie, ces dernières sont usées à la corde en…7 à 8 ans.

    Par ailleurs ces vaches sont sujettes à de nombreuses infections, comme les mammites, si bien les antibiotiques sont devenus indispensables.

    Les taux d’antibiotiques dans le lait sont 100 fois plus élevés qu’il y a 25 ans et les autorités sanitaires se sont contentées d’élever les normes limites autorisées.

    Aux USA, sur les 23 000 tonnes d’antibiotiques fabriqués chaque année, près de la moitié est utilisée pour le bétail. Il est étonnant de constater qu’aux USA, 80% des vaches ont un risque de souffrir de leucémie durant leur courte vie. C’est dire notre profond mépris pour la vie animale.
    Enfin, un documentaire canadien, The Corporation, témoigne du lobbying agressif de Monsanto (encore eux) sur la chaine américaine Fox News.

    Dans les faits, la multinationale a fait pression sur la chaîne pour empêcher la diffusion d’une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997.
    Résultat ? Non seulement l’enquête n’a en effet jamais été diffusée, mais de plus ses auteurs ont perdu leur emploi.

    Contrairement à ce que croit la majorité des gens, une vache ne produit pas naturellement du lait !

    Pour fournir du lait, la vache doit être soumise à une grossesse chaque année (qui dure environ 9 mois, comme pour les humains). Elle est donc engrossée de force dès l’âge de 15 mois et sera à nouveau fécondée 3 mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans la majorité des cas.

    Une fois son veau arraché à peine quelques heures après sa naissance, la vache est soumise à la traite, généralement par une machine. Et encore, pour des raisons économiques, les vaches sont traitées même pendant la grossesse, une pratique exténuante pour le corps dont les besoins vitaux sont méprisés.

    Mais ce système de productivisme intensif permet de soutirer à la vache près de 10 000 litres de lait par an, notamment à l’aide de Posilac et d’autres hormones favorisant des rendements toujours plus importants.

    Les vaches laitières subissent ainsi de nombreuses souffrances physiques et émotionnelles totalement niées par les industriels. Épuisée par un tel traitement, une vache ne sera plus « rentable » dès l’âge de 5 ou 6 ans (dans d’autres conditions son espérance de vie est d’au moins 25 ans), et sera donc rapidement transportée à l’abattoir, où elle sera tuée, parfois encore pleine, pour sa viande.

    En France, 70% de la viande bovine provient des vaches laitières qui ne sont plus assez rentables pour l’industrie.

    Alors que le scandale Lactalis bat son plein, c’est l’ensemble des pratiques de la filière qu’il serait bon de questionner. La production industrielle de lait et la logique économique qui se cache derrière sont le fondement des nombreux excès décrits et de la multiplication des mensonges publicitaires. Dans l’imaginaire de nombreux français persiste la confusion entre les petites fermes locales sorties de l’imaginaire pastoral, en voie d’extinction, et l’industrialisation écrasante et majoritaire du secteur. Dans ce contexte, l’affaire des laits infantiles contaminés et la manière dont Lactalis a tout fait pour minimiser le scandale rappelle qu’ici l’opacité est la norme, la transparence l’exception.


  • Pourquoi passer de 90 à 80 km/h ?


    Source d’après Fabrice AUBERT pour le Grand Soir

    ADAPTER L’AUTOMOBILISTE AU RESEAU ROUTIER QUI SE DEGRADE :

    Il s’agit là d’appliquer aux voitures, ce qui est déjà appliqué à la SNCF. Le réseau SNCF, pour des choix politiques budgétaires (dettes, priorité TGV etc.) a volontairement délaissé l’entretien et l’investissement nécessaire aux lignes secondaires. Comme il y a danger potentiel, le Management ordonne alors aux trains de rouler moins vite, expliquant les retards, les annulations, et les dysfonctionnements.
    Observons que la décision prise sur les 80 km/h concerne les routes secondaires, qui en effet commencent à se dégrader pouvant de ce fait devenir plus dangereuses. Hors qui a la responsabilité de l’entretien des routes secondaires ? Essentiellement les Départements. Or dans quel état budgétaire sont les Départements et ce qui reste de Communes, notamment avec la diminution drastique de la DGF ?
    Sachant que les moyens publics nécessaires à l’entretien et l’amélioration du réseau disparaissent, il s’agit d’adapter l’automobiliste au « manque budgétaire », comme on adapte le malade au manque de budget santé (« délais de rendez-vous », « franchise médicale » etc.).
    Voilà la vraie nature cachée des décisions politiques prises sur le 80 KM/h surtout que dans le même temps, aucune mesure de formation et d’éducation routière n’est prise à côté.


  • Les bienfaits de la connexion !

    J’ai honte : je n’ai pas de smartphone…

    En fait, je possède un portable, d’un ancien modèle, que je n’utilise pas, mais ce n’est pas un « smartphone ».

    Le terme même « smartphone » ne semble-t-il pas impliquer une idée de modernité ? Ce mot anglais suggère élégance, raffinement, style, intelligence … tout mon contraire !

    Dans un temps où il faut être branché, télécharger toutes sortes d’applications plus ou moins inutiles, je n’ai pas de smartphone !!

    Alors que les objets connectés se multiplient, montres, lunettes, des gadgets en tous genres, j’ai l’impression de ne plus être au diapason. Et bientôt lave linge, lave vaisselle, fer à repasser, ouverture centralisée des volets etc, pour que Linky nous espionne.

    Je m’inquiète même : saurais-je me servir d’un tel outil à la pointe de la modernité ? Je m’inquiète encore : je ne possède pas de tablette, objet devenu quasi-indispensable, quand on voyage et que l’on veut rester connecté. Vais-je pouvoir payer mes courses sans ces indispensables outils ?

    Suis-je un extra-terrestre ? Je n’ai pas fait encore l’acquisition d’une montre connectée !

    La société, le monde, les gens, tout nous pousse à consommer, à acheter tous ces produits connectés, comme s’ils étaient devenus indispensables …

    Dès lors, je me sens acculé, de toute façon, mon portable commence à s’user, à montrer des signes de faiblesse.

    Je vais, peut-être, acquérir un smartphone et peut-être, aussi, une tablette ?

    Dans ce monde en perpétuelle mutation, où un produit branché vient toujours en remplacer un autre moins performant, on assiste à une course permanente à la recherche de l’innovation.

    Dans quelques années, serons-nous tous connectés, grâce à une montre accrochée au poignet ? Ou une puce implantée !

    Serons-nous tous pistés dans nos déplacements, surveillés, épiés, observés ?

    C’est probable… Sécurisés mais contrôlés, sans arrêt, sans répit…

    Et nous nous laissons tous happer par ce monde de connexions, nous sommes déjà entourés de nombreux objets : ordinateurs, portables, télévisions, compteurs intelligents, vidéo caméras …

    Et ceux-ci se multiplient, tout en se perfectionnant !

    Jusqu’où irons-nous ? On voit que nos sociétés très sécuritaires deviennent, en fait, de plus en plus fragiles.

    On le découvre avec les cyber-attaques qui agressent les systèmes informatiques et peuvent générer de graves désordres, voire des catastrophes.

    Un monde intégralement connecté présente des failles, et on commence tout juste à en prendre conscience.

    La cyber-attaque qui a visé TV5 Monde, il y a quelques jours, nous montre toutes les fragilités de nos systèmes hyper-connectés : des pirates peuvent venir troubler des programmes, empêcher leur diffusion, les détourner. C’est peut-être une bonne chose ! C’est le frein à notre déraison !

    Et nous-mêmes sommes susceptibles d’être fichés, contrôlés, manipulés, dans bien des domaines : c’est déjà le cas par le biais de la publicité.

    Nous sommes géo-localisés, bientôt nous serons téléguidés, téléchargés pour accomplir tel ou tel acte.

    Internet constitue un progrès indéniable, mais l’hyper-connexion vers laquelle on nous entraîne comporte des risques et des dangers terribles, dont il faut prendre conscience…

    Nous somme tous complices ! Et tout le monde s’en fout ! Dommage !


  • L’Occident célèbre Malala, et ignore Ahed. Pourquoi ?


    Source Shenila KHOJA-MOOLJI http://chroniquepalestine.com/occident-celebre-malala-ignore-ahed/ Traduction : Dominique Muselet

    Connaissez-vous Ahed Tamimi ?

    Ahed Tamimi, une jeune Palestinienne de 16 ans, a récemment été arrêtée au milieu de la nuit, pendant une descente de l’armée israélienne dans sa maison. Les autorités israéliennes l’accusent d’avoir « agressé » un soldat et un officier israélien. La veille, elle avait tenu tête à des soldats israéliens qui étaient entrés dans le jardin de sa famille. Peu de temps avant cette intrusion, un soldat avait tiré une balle en caoutchouc dans la tête de son cousin de 14 ans et brisé les fenêtres de sa maison pour y lancer des cartouches de gaz lacrymogène.

    Sa mère et sa cousine ont ensuite également été arrêtées. Toutes les trois sont toujours en détention.
    On a observé un curieux manque de soutien de la part des groupes féministes occidentaux, des défenseurs des droits humains et des officiels étatiques qui se présentent habituellement comme de grands défenseurs des droits humains et des champions de l’émancipation féminine.

    On ne compte plus les campagnes en faveur de l’émancipation des femmes de l’hémisphère sud : Girl Up, Girl Rising, le Sommet G (irls)20, Parce que je suis une femme, Laissez les filles étudier, Déclaration des femmes.

    Lorsque Malala Yousafzai, une militante pakistanaise de 15 ans, a été atteinte à la tête et à l’épaule par les balles d’un membre de Tehrik-e-Taliban, la réaction a été radicalement différente. Gordon Brown, l’ancien Premier ministre du Royaume-Uni, a lancé une pétition intitulée « Je suis Malala. » L’UNESCO a lancé « Stand Up For Malala ».

    Malala a été invitée à rencontrer le président Barack Obama, ainsi que le secrétaire général des Nations unies de l’époque, Ban Ki-moon, et elle s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a été partout à l’honneur après avoir été comptée dans les 100 personnes les plus influentes par Time magazine, choisie comme femme de l’année par Glamour magazine, et nominée pour le prix Nobel de la paix en 2013, et de nouveau en 2014 où elle l’a finalement obtenu.

    Des représentants de l’État aussi importants qu’Hillary Clinton et Julia Gillard, ainsi que d’éminents journalistes comme Nicholas Kristof, l’ont soutenue. On lui a même dédié une journée, le Malala Day !

    Deux poids deux mesures.

    Mais aujourd’hui nulle campagne #IamAhed ou #StandUpForAhed ne fait la Une des journaux. Aucun des groupes féministes, des groupes de défense des droits ou des personnalités politiques habituels n’a publié de déclarations pour soutenir la jeune fille ou critiquer l’État israélien. Personne n’a institué de Ahed day. En fait, les États-Unis lui ont même autrefois refusé un visa pour une tournée de conférences.

    Ahed a, comme Malala, passé toute sa vie à lutter contre les injustices. Elle n’a cessé de protester contre le vol de terres et d’eau par les colons israéliens. Elle a subi de lourdes pertes personnelles, l’occupation lui a pris un oncle et un cousin. Ses parents et son frère ont été arrêtés à maintes reprises. Sa mère a reçu une balle dans la jambe. Il y a deux ans, une autre vidéo d’elle a fait le buzz – cette fois-là, elle essayait de protéger son petit frère qu’un soldat voulait emmener.

    Pourquoi n’y a-t-il pas pour Ahed le même tollé international que pour Malala ?

    Pourquoi la réaction aux tribulations d’Ahed est-elle si insignifiante ?

    Il y a plusieurs raisons à ce silence assourdissant. La première est le fait que la violence d’État est globalement reconnue comme légitime. Alors que les actions hostiles d’acteurs non étatiques tels que les talibans ou les combattants du Boko Haram sont considérées comme illégales, une agression équivalente de la part d’un État est souvent jugée appropriée.

    Cela comprend non seulement les formes visibles de violence telles que les attaques de drones, les arrestations illégales et la brutalité policière, mais aussi les agressions moins apparentes telles que l’appropriation de ressources comme la terre et l’eau. L’État justifie ses violences en présentant les victimes de ses injustices comme une menace au bon fonctionnement de l’État.

    Une fois considéré comme une menace, l’individu perd tous ses droits politiques. Le philosophe italien Giorgio Agamben dit que l’Etat est considéré comme un pouvoir souverain qui peut suspendre les lois dans un lieu ou une période donnés ; il peut déployer toute sa violence contre n’importe quel individu considéré comme une menace. Les terroristes entrent évidemment dans cette catégorie. Ainsi, l’exécution de terroristes présumés par des drones, hors de toute procédure judiciaire régulière, ne suscite pas beaucoup de remous dans la population.

    La police israélienne a déployé une stratégie similaire.

    La raison invoquée pour prolonger la détention d’Ahed est qu’elle « constitue un danger » pour les soldats (qui représentent l’Etat) et qu’elle pourrait entraver le fonctionnement de l’Etat !
    Il est inimaginable de faire passer des Palestiniens désarmés comme Ahed – qui exerçait simplement son droit légitime de protéger sa famille avec les moyens d’une jeune fille de 16 ans – pour des terroristes. Cette qualification ouvre la porte à des abus et des tortures sans limites. Le ministre israélien de l’éducation Naftali Bennett, par exemple, veut qu’Ahed et sa famille « finissent leur vie en prison » !

    Les souffrances d’Ahed mettent également en lumière l’humanitarisme sélectif de l’Occident, où seules certaines personnes et certaines causes sont jugées dignes d’intervention.

    Selon l’anthropologue Miriam Ticktin, les organisations humanitaires prétendent que des critères moraux président à leurs efforts pour soulager les souffrances humaines, mais il est clair que certaines souffrances sont considérées comme dignes d’être prises en compte et d’autres non, même s’il s’agit de la souffrance d’une femme violée ou malade.

    Certaines souffrances sont normalisées et même « disqualifiées du fait qu’elles ne sont plus l’exception, mais la règle ».

    On ne considère pas habituellement que le chômage, la faim, la violence, les brutalités policières et la dévalorisation des cultures méritent une intervention humanitaire. Ces formes de souffrance sont considérées comme normales et même inévitables.

    Ahed, par conséquent, n’a pas le profil de la victime idéale pour une campagne internationale.

    Par ailleurs, des jeunes filles comme Ahed qui critiquent le colonialisme et défendent leur nation ne sont pas le genre de femmes émancipées qui plaît à l’Occident. Elle se bat pour la justice contre l’oppression, au lieu de se battre pour une émancipation qui ne profite qu’à elle-même.

    Son féminisme est politique, plutôt que centré sur les avantages matériels et le sexe. La manière dont elle utilise sa force, en tant que femme, révèle l’horrible visage du colonialisme et de ses colons, elle est donc qualifiée de « dangereuse ». Son courage et son intrépidité jettent une lumière trop crue sur l’horreur de l’occupation.

    Le martyr d’Ahed devrait nous inciter à nous interroger sur notre humanitarisme sélectif. Les personnes qui sont victimes de la violence d’État, dont l’activité militante révèle la brutalité du pouvoir, ou qui défendent des droits d’intérêt général, méritent d’être inclues dans notre vision de la justice.
    Même si nous ne lançons pas de campagne pour Ahed, nous ne pouvons pas ignorer son appel à prendre la mesure de la répression, des transferts de population et de la dépossession que subit son peuple.

    Comme Nelson Mandela l’a dit, « Nous savons très bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens. »


  • « Quand vas-tu enfin cesser d’être con ? » Signé : « Ta conscience ».


    Source : https://www.legrandsoir.info/la-mise-a-jour.html

    Quand Ils ont pris aux Pauvres pour distribuer aux Riches, je n’ai rien dit, je n’ai rien exprimé, je n’étais pas touché, je suis dans l’entre-deux et mon ordi ramait comme jamais, vous comprenez ?

    Quand Ils ont accéléré la machine à expulser, je n’ai rien fait, je ne suis pas expulsable, et ma commande était enfin passée, la situation débloquée, vous saisissez ?

    Quand Ils ont abusé de la notion de sécurité, pour soi-disant sauvegarder nos libertés, j’ai cru à leur sincérité, en plus « la liberté, c’est l’esclavage » et j’étais en pleine frénésie d’achat pour le noël des petits et des grands, vous acquiescez ?

    Quand Ils ont instauré la Démocrature au nom de la sauvegarde de nos valeurs, je n’y ai vu que la signature du Bien contre les forces du Mal, et ma carte bleue commençait à chauffer, vous agréez ?

    Quand Ils ont fait une année mirifique pour les ventes d’armes, je m’en suis réjoui, je n’y ai vu que l’éclat des affaires, en plus « la guerre, c’est la paix » et j’étais encore indécis, je voulais tant ne pas décevoir mes amis, vous approuvez ?

    Quand Ils ont stigmatisé les parasites, j’ai cru à la véracité de la com’, j’ai reconnu ceux que l’on me désignait à l’envi et comme client, j’aime bien être servi sans délai, vous me soutenez ?

    Quand Ils ont inventé ce mouvement novateur, je me suis mis en marche, je crois au bienfait du sport, manger 5 fruits et légumes, c’est bon pour ma santé et je m’apprêtais à faire des excès, vous aussi vous anticipez ?

    Quand Ils ont comme supprimé l’ISF pour stimuler l’investissement, je n’y ai vu que du feu, je suis ignare en économie, je laisse cela aux experts, en plus « l’ignorance, c’est la force » et mes achats étaient en cours d’acheminement, vous suivez ?

    Quand Ils ont détricoté les conquis sociaux, je n’y ai pas vu le mal, je croyais que c’étaient des acquis, les nuances sémantiques c’est pas mon fort et avec tous mes achats, j’allais pouvoir bénéficier de juteuses remises, vous m’enviez ?

    Quand Ils ont installé des caméras, des joujoux par milliers, je n’ai rien manifesté, je crois en la vertu du progrès, j’aime bien savoir où je suis et les colis, on pouvait déjà les suivre d’un clic, vous opinez ?

    Quand Ils ont débauché par palanquées pour soi-disant plus embaucher, je n’ai rien pensé – j’avais tout dépensé, non je déconne, j’avais pas fini, je me sentais plutôt bien loti et je prévoyais de faire une fête d’anthologie, se faire plaisir c’est primordial, vous confirmez ?

    Quand Ils ont présenté leurs vœux, j’ai cru à leur franchise, à l’égalité, à la fraternité, j’ai pris ça pour moi, en tous cas, pour moi et mes amis, je n’ai pas lésiné, le buffet était à volonté, vous salivez ?

    Quand Ils ont privatisé la Sécu, pour soi-disant plus d’efficacité, j’ai bu à sa santé et lancé « notre Sécu est morte, vive la sécurité », j’ai lu le bonheur dans mon entourage, merci les bulles, vous appréciez ?

    Quand Ils ont modifié la devise nationale, j’ai resservi tout le monde, la sécurité c’est l’attractivité, la productivité c’est la félicité, la flexibilité c’est la sérénité, nous avons enfin sabré le balthazar en l’honneur d’Orwell, vous aimez ?

    Quand Ils ont fait retentir la sonnerie du réveil, comme Ils ont insisté, je me suis levé tel un zombie, j’ai gagné la salle de bains, les synapses encore dans le coaltar comme si j’étais lobotomisé, vous visualisez ?

    L’eau froide sur le visage brouillé, je découvre le rouge à lèvres non refermé, puis, sur le miroir qui m’a coûté une blinde, un message : « Quand, oui, quand vas-tu enfin cesser d’être con ? » Signé : « Ta conscience ».

    Un courant d’air frais m’invite, m’incite à parcourir l’appart : il est vide, désespérément vide. Elle est donc partie : je n’ai pas su la retenir.

    Comme je referme la porte, les fenêtres, l’air se fait douceur, je retrouve mon ordi. Il brille de mille feux : « La mise à jour est terminée ».

    PERSONNE


  • Pourquoi les Nord-Coréens nous haïssent-ils ? C’est simple, ils se souviennent de la Guerre de Corée.

    Par Ted Nace – Le 8 décembre 2017 – Source CounterPunch

    La guerre de Corée

    Après la Seconde Guerre mondiale, la Corée est occupée par les Soviétiques au nord et par les Américains au sud. En 1948 naissent officiellement, de part et d’autre du 38e parallèle, deux États distincts et bientôt rivaux : la Corée du Nord, communiste, de Kim Il-sung et la Corée du Sud de Syngman Rhee, soutenue par les États-Unis. Le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes envahissent la Corée du Sud.

    Les États-Unis, profitant du boycottage de l’O.N.U. par l’U.R.S.S., obtiennent du Conseil de sécurité l’intervention d’un contingent international, qui est en fait majoritairement composé de soldats américains et dirigé par le général MacArthur. La contre-offensive américaine, à partir de septembre 1950, repousse la Corée du Nord à l’intérieur de ses frontières, ce qui entraîne l’intervention de la république populaire de Chine en octobre 1950. Les États-Unis ayant renoncé à utiliser l’arme atomique contre la Chine malgré l’avis de MacArthur, le front se stabilise au printemps de 1951.

    Les bombardements incendiaires des villes et des villages nord-coréens par les américains ont causé plus de morts civiles que toute autre campagne de bombardements de l’histoire.
    Un armistice est signé le 27 juillet 1953.

    Comment cela s’est-il passé? La terre brûlée venue du Ciel !

    Alors que le monde voit de plus en plus les tensions et la rhétorique belliqueuse entre les États-Unis et la Corée du Nord s’accroîtrent, l’un des aspects les plus remarquables de la situation est l’absence de reconnaissance publique pour la raison profonde des craintes nord-coréennes.

    L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a qualifié d’« état paranoïde » l’état de peur des Nord-Coréns qui est la conséquence de l’horrible campagne de bombardements incendiaires menée par l’armée de l’air américaine pendant la guerre de Corée et le bilan sans précédent de ces actes.
    Même si tous les faits ne seront jamais connus, les preuves disponibles indiquent que les bombardements incendiaires des villes et des villages nord-coréens ont causé plus de morts civiles que toute autre campagne de bombardements de l’histoire.

    L’historien Bruce Cumings décrit cette campagne comme étant :

    « probablement l’un des pires épisodes de violence américaine, sans retenue, contre un autre peuple, mais c’est certainement celui que les Américains connaissent le moins ».

    La campagne, menée de 1950 à 1953, a tué 2 millions de Nord-Coréens!

    La campagne, menée de 1950 à 1953, a tué 2 millions de Nord-Coréens, selon le général Curtis LeMay, chef du Strategic Air Command et organisateur du bombardement incendiaire de Tokyo et d’autres villes japonaises. En 1984, LeMay a déclaré à l’Office of Air Force History que les bombardements de la Corée du Nord avaient « tué 20% de la population ».

    [ … ]
    Le lourd bilan des bombardements sur la Corée du Nord est particulièrement notable compte tenu de la population relativement modeste du pays : seulement 9,7 millions de personnes en 1950. En comparaison, il y avait, en 1945, 65 millions de personnes en Allemagne et 72 millions au Japon.
    Les attaques de l’US Air Force contre la Corée du Nord ont utilisé les tactiques de bombes incendiaires développées lors des bombardements de l’Europe et du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale : explosifs pour détruire les bâtiments, napalm et autres produits pour démarrer les incendies et empêcher les équipes de pompiers d’éteindre les flammes.

    L’utilisation de ces tactiques n’était pas gagnée d’avance. !

    Selon les politiques américaines en vigueur au début de la guerre de Corée, les bombes incendiaires dirigées contre les populations civiles étaient interdites. Un an plus tôt, en 1949, une série d’amiraux de la marine américaine avait condamné de telles tactiques dans un témoignage devant les instances du Congrès. Au cours de cette « révolte des amiraux », la Marine avait critiqué ses collègues de l’armée de l’air, affirmant que les attaques menées contre les populations civiles étaient contreproductives d’un point de vue militaire et violaient les normes morales universelles.

    Arrivées à un moment où les tribunaux de Nuremberg ont sensibilisé la population aux crimes de guerre, les critiques formulées par les amiraux de la Marine ont trouvé une oreille favorable auprès de l’opinion publique. Par conséquent, attaquer les populations civiles était interdit par la politique américaine au début de la guerre de Corée. Lorsque le général de l’Armée de l’Air George E. Stratemeyer a demandé la permission d’utiliser les mêmes méthodes de bombes incendiaires, sur cinq villes nord-coréennes, que celles qui « ont mis le Japon à genoux » le général Douglas MacArthur a rejeté cette requête en invoquant une « politique générale ».

    MacArthur changea de position!

    Cinq mois après le début de la guerre, le général MacArthur changea de position et accepta la demande du général Stratemeyer, le 3 novembre 1950, d’incendier la ville nord-coréenne de Kanggye et plusieurs autres villes :

    « Brûlez si vous le désirez. Et pas seulement ça, Strat, mais brûlez et détruisez, comme une leçon, l’une ou l’autre de ces villes que vous considérez comme ayant une valeur militaire pour l’ennemi. »

    Le même soir, le chef d’état-major de MacArthur a déclaré à Stratemeyer que le bombardement incendiaire de Sinuiju avait également été approuvé. Dans son journal, Stratemeyer a résumé les instructions comme suit :

    « Chaque installation, équipement et village en Corée du Nord devient maintenant une cible militaire et tactique. » Stratemeyer a envoyé l’ordre à la Fifth Air Force et au Bomber Command de « détruire tous les moyens de communication et toutes les installations, usines, villes et villages ».

    Alors que l’Armée de l’Air était franche dans ses propres communications internes sur la nature de la campagne de bombardements y compris des cartes indiquant le pourcentage exact de destruction par le feu dans chaque ville – les communications à la presse décrivaient la campagne de bombardements comme étant uniquement dirigée contre « les concentrations de troupes ennemies, les entrepôts d’approvisionnement, les usines de guerre et les lignes de communication ».

    Les ordres donnés à la Fifth Air Force étaient plus explicites :

    « Les aéronefs sous le contrôle de la Fifth Air Force détruiront toutes les autres cibles, y compris tous les bâtiments susceptibles d’être utilisés comme abris. »

    Moins de trois semaines après l’attaque initiale de Kanggye, dix villes ont été incendiées, dont Ch’osan (85%) ; Hoeryong (90%) ; Huich’on (75%) ; Kanggye (75%) ; Kointong (90%) ; Manp’ochin (95%) ; Namsi (90%) ; Sakchu (75%) ; Sinuichu (60%) et Uichu (20%).
    Le 17 novembre 1950, le général MacArthur a déclaré à John J.Muccio, ambassadeur des États-Unis en Corée :

    « Malheureusement, cette région deviendra un désert. » Par « cette région » MacArthur désignait toute la zone entre « nos positions actuelles et la frontière ».

    Alors que l’Armée de l’air continuait à brûler les villes, elle gardait une trace attentive du niveau de destruction qui en résultait :
    * Anju – 15%
    * Chinnampo (Namp’o) – 80%
    * Chongju (Chŏngju) – 60%
    * Haeju – 75%
    * Hamhung (Hamhŭng) – 80%
    * Hungnam ( Hŭngnam) – 85%
    * Hwangju (Comté de Hwangju) – 97%
    * Kanggye – 60% (réduction par rapport à l’estimation précédente de 75%)
    * Kunu-ri (Kunu-dong) – 100%
    * Kyomipo (Songnim) – 80%
    * Musan – 5%
    * Najin (Rashin) – 5%
    * Pyongyang – 75%
    * Sariwon (Sariwŏn) – 95%
    * Sinanju – 100%
    * Sinuiju – 50%
    * Songjin (Kimchaek) – 50%
    * Sunan (Sunan-guyok) – 90%
    * Unggi (Comté de Sonbong) – 5%
    * Wonsan (Wŏnsan) – 80%
    En mai 1951, une équipe internationale d’enquête a déclaré :

    « Pendant toute la durée de leur voyage, les membres n’ont pas vu une ville qui avait été épargnée, et il y avait très peu de villages non endommagés. »

    Le 25 juin 1951, le général O’Donnell, commandant du Bomber Command de l’armée de l’air en Extrême-Orient, a témoigné en réponse à une question du sénateur Stennis :

    – … la Corée du Nord a été pratiquement détruite, n’est-ce pas ?
    – Oh oui… Je dirais que l’ensemble, presque toute la péninsule coréenne est juste un terrible amas de ruines. Tout est détruit. Il ne reste rien digne de ce nom qui soit encore debout… Juste avant que les Chinois n’arrivent, nous avions cessé les opérations. Il n’existait plus d’objectifs en Corée.

    En août 1951, le correspondant de guerre Tibor Meray déclara qu’il avait été témoin

    « d’une dévastation complète entre le fleuve Yalu et la capitale ». Il déclara qu’il n’y avait « plus de villes en Corée du Nord. J’ai l’impression que je voyage sur la lune parce que je n’ai vu que de la dévastation. Chaque ville était un ensemble de cheminées. »

    Plusieurs facteurs étaient combinés pour augmenter les pertes humaines dans les attaques de bombes incendiaires. Comme on l’avait appris pendant la Seconde Guerre mondiale, les attaques incendiaires pouvaient dévaster les villes à une vitesse incroyable : l’attaque à la bombe incendiaire de la Royal Air Force à Würzburg, en Allemagne, durant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, n’avait duré que 20 minutes, avec des températures estimées à 1500 – 2000 degrés-centigrades.

    Un autre facteur contribuant à la mortalité des attaques a été la sévérité de l’hiver en Corée du Nord. À Pyongyang, la température moyenne basse en janvier est de -13 degrés. Après le bombardement le plus sévère, qui a eu lieu en novembre 1950, ceux qui ont échappé à la mort immédiate par le feu ont été exposés à un risque létal par hypothermie dans les jours et les mois qui ont suivi. Les survivants ont créé des abris de fortune dans des canyons, des grottes ou des caves abandonnées. En mai 1951, une délégation de la Fédération démocratique internationale des femmes (WIDF), en visite dans la ville bombardée de Sinuiju, a déclaré :

    « La grande majorité des habitants vit dans des abris en terre soutenus par du bois récupéré. Certains de ces abris ont des toits faits de tuiles et de bois, provenant des bâtiments détruits. D’autres vivent dans des caves qui sont restées après le bombardement et d’autres dans des tentes couvertes de chaume avec des charpentes de bâtiments détruits et dans des huttes faites de briques et de gravats non maçonnés. »

    À Pyongyang, la délégation a décrit une famille de cinq membres, y compris un enfant âgé de huit mois, vivant dans un espace souterrain mesurant deux mètres carrés auquel on ne pouvait accéder qu’en rampant dans un tunnel de trois mètres.

    32 557 tonnes de Napalm !

    Un troisième facteur mortel était l’utilisation intensive du napalm. Développée à l’Université de Harvard en 1942, la substance collante et inflammable a été utilisée pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est devenue une arme majeure pendant la guerre de Corée, durant laquelle 32 557 tonnes ont été utilisées, selon une logique que l’historien Bruce Cumings a caractérisée ainsi :

    « Ce sont des sauvages, ce qui nous donne le droit de déverser le napalm sur des innocents. »

    Longtemps après la fin de la guerre, Cumings décrit sa rencontre avec un vieux survivant :

    « Au coin d’une rue se tenait un homme (je pense que c’était un homme ou une femme aux larges épaules) qui avait une croûte violette particulière sur chaque partie visible de sa peau – épaisse sur ses mains, mince sur ses bras, couvrant entièrement sa tête et son visage. Il était chauve, il n’avait ni oreilles ni lèvres, et ses yeux, sans cils, étaient d’un blanc grisâtre, sans pupilles… Sa croûte violacée résultait d’une aspersion de napalm, après quoi le corps de la victime non traité devait, en quelque sorte, se guérir lui-même. »

    Au cours des négociations d’armistice à la fin des combats, les commandants américains n’avaient plus de villes à cibler. Afin de faire pression sur les négociations, ils ont envoyé les bombardiers sur les grands barrages coréens. Comme rapporté par le New York Times, l’inondation causée par la destruction d’un barrage a « nettoyé » quarante-cinq kilomètres de vallée et détruit des milliers d’hectares de riz nouvellement plantés.
    [ … ] Après la guerre de Corée, aucune enquête sur les bombardements n’a été faite, à part des cartes internes montrant les destructions ville par ville. Ces cartes ont été gardées secrètes pendant vingt ans. Au moment où les cartes ont été discrètement déclassifiées en 1973, l’intérêt de l’Amérique pour la guerre de Corée avait disparu depuis longtemps. C’est seulement au cours des dernières années que la vue d’ensemble a émergé, grâce à des études d’historiens tels que Taewoo Kim du Korea Institute for Defense Analyses, Conrad Crane de l’U.S. Military Academy et Su-kyoung Hwang de l’Université de Pennsylvanie.

    En Corée du Nord, la mémoire est toujours vivante.!

    Selon l’historien Bruce Cumings, « c’est le premier sujet que mon guide avait abordé avec moi. » Cumings écrit :

    « La mécanique déchaînée des bombardements incendiaires a sévi dans le Nord pendant trois ans, produisant un peuple de taupes, survivant dans le désert, qui a appris à aimer l’abri des grottes, des montagnes, des tunnels et des redoutes, un monde souterrain qui a servi de base à la reconstruction du pays et au souvenir d’une haine féroce dans les rangs de la population. »

    À ce jour, les bombardements incendiaires des cités nord-coréennes, des villes et des villages restent pratiquement inconnus du grand public et ne sont pas pris en compte dans les débats médiatiques sur la crise, en dépit de la pertinence évidente, pour la Corée du Nord, de poursuivre le développement d’une dissuasion nucléaire. Pourtant, à défaut de connaître et de confronter ces faits, le public américain ne pourra pas commencer à comprendre l’angoisse qui motive fondamentalement les attitudes et les actions nord-coréennes.


  • Pourquoi la France n’est pas (et n’a jamais été) une démocratie ?


    Source : Nicolas Galita

    La première fois que l’on m’a dit que la France n’était pas une démocratie j’ai trouvé ça complètement ridicule.

    Et pourtant, c’est quelque chose qui est tellement évident que j’ai du mal aujourd’hui à comprendre comment j’ai pu mettre autant de temps à l’apprendre.

    Avant de commencer, balayons la confusion la plus répandue : la démocratie ce n’est pas l’état de droit ou l’habeas corpus. Ce n’est pas parce que vous avez la liberté d’expression que vous êtes forcément en démocratie. Un dictateur peut être bienveillant.

    Les pères fondateurs vomissaient la démocratie

    Rappelez-vous à l’école on vous enseignait la démocratie athénienne. On vous disait ensuite que la démocratie avait connu une pause d’un millénaire avant de revenir par la révolution française.
    Il n’y a rien de plus faux. Les pères fondateurs de la révolution vomissaient la démocratie. Leur but était justement de trouver une voie alternative à la tyrannie ET à la démocratie.
    Si vous relisez les débats de l’époque vous verrez que le terme «démocrate» est à chaque fois utilisé comme une insulte. Pour ridiculiser son adversaire. Et le concept de démocratie fait à peu près l’unanimité contre lui. Voici une des citations les plus connues d’un des fondateurs (l’Abbé Sieyes):

    « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

    Rousseau, l’un des esprits fécondateurs de la révolution disait :

    « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale et la volonté ne se représente point ; elle est la même ou elle est autre ; il n’y a point de milieu.
    Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que des commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le Peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. »

    Et à Voltaire de contester :

    “Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne.

    La révolution américaine prenait le même ton (Thomas Jefferson puis John Adams) :

    “ Il y a une aristocratie naturelle, fondée sur le talent et la vertu, qui semble destinée au gouvernement des sociétés, et de toutes les formes politiques, la meilleure est celle qui pourvoit le plus efficacement à la pureté du triage de ces aristocrates naturels et à leur introduction dans le gouvernement”

    “ L’idée que le peuple est le meilleur gardien de sa liberté n’est pas vraie. Il est le pire envisageable, il n’est pas un gardien du tout. Il ne peut ni agir, ni juger, ni penser, ni vouloir ”

    Le modèle de la révolution française ce n’est pas la démocratie d’Athènes, c’est la République de Rome.

    Et l’objectif n’est pas d’instaurer une démocratie mais bien un régime représentatif, une République. D’ailleurs, dans la Constitution de 1958, le mot République apparaît 70 fois (et toujours avec la majuscule) alors que les mots démocratie et démocratique n’apparaissent que 3 fois (et toujours en minuscule) !

    L’élection est un concept fondamentalement anti-démocratique

    On l’a dit : le but de la révolution était de trouver une troisième voie entre la dictature et la démocratie. Les fondateurs ont donc puisé des idées dans la démocratie. Et notamment l’idée la plus forte : le vote.

    D’ailleurs, si vous demandez à quelqu’un pourquoi la France est une démocratie il vous répondra probablement «parce qu’on peut voter librement».

    Le régime représentatif emprunte à la démocratie le concept du vote mais en le détournant complètement, en le parodiant.

    « CAR DANS UN REGIME REPRESENTATIF VOUS VOTEZ POUR DES REPRESENTANTS AU LIEU DE VOTER DES LOIS !

    Le concept d’élection est par définition l’inverse de la démocratie.

    En effet, l’hypothèse fondamentale de la démocratie c’est que tous les citoyens sont légitimes pour créer la loi. L’hypothèse fondamentale de l’élection c’est que certaines personnes sont meilleures que d’autres pour créer la loi. On va donc tenter de désigner les meilleurs (les plus aptes) pour siéger à l’assemblée nationale.

    Un régime où ce sont les meilleurs qui légifèrent, ça a un nom : on appelle ça une ARISTOCRATIE.

    Et ne vous laissez pas abuser : ce mot a été diabolisé (pour des raisons que l’on verra plus bas) mais il n’est pas en soi péjoratif. L’aristocratie n’est pas forcément malveillante.

    Dans une aristocratie, les personnes qui ont le pouvoir peuvent être des chevaliers, des prêtres ou des élus. Peu importe, tant qu’on considère qu’il existe des personnes meilleures que d’autres pour choisir la loi c’est une aristocratie. “Aristos” veut d’ailleurs dire “les meilleurs” en grec.
    L’aristocratie veut donc dire le “pouvoir aux meilleurs”.

    Nous sommes donc dans une aristocratie élective.

    Si nous étions dans une démocratie, tout le monde serait considéré comme légitime à exercer le pouvoir législatif.

    IMPORTANT : beaucoup de gens aujourd’hui sont totalement réfractaires à l’idée démocratique, parce que le peuple n’est selon eux pas aptes à se donner des lois.

    La majorité des gens sont philosophiquement aristocratiques, c’est à dire qu’ils pensent qu’il faut une compétence particulière et non accessible à tout le monde pour écrire des lois.

    LA DEMOCRATIE C’EST QUAND LE PEUPLE CHOISIT LUI-MEME SES LOIS. CE N’EST PAS QUAND IL CHOISIT SES MAITRES QUI CHOISIRONT ENSUITE SES LOIS POUR LUI.

    Pourquoi sommes-nous à ce point obsédés par le vote ?

    Rajouter un vote dans une aristocratie n’en fait pas une démocratie. De la même manière que rajouter une feuille de salade dans un Big Mac n’en fait pas un aliment sain. Mais puisque la plupart des gens n’ont jamais vu de démocratie, il suffit d’agiter la feuille de salade pour leur faire croire que le Big Mac est sain !!!

    Et c’est pour ça que le vote est élevé comme une valeur sacrée, presque religieuse dans ce régime. Car il permet de parodier la démocratie. D’ailleurs, si vous ne votez pas la foudre s’abat sur vous. Parce que le jour où tout le monde arrête de voter pour des représentants, le régime représentatif s’effondre dans la seconde.

    C’est pour cela qu’on vous présente le fait de voter à une élection comme la quintessence de la citoyenneté.

    C’est pour cela qu’on vous bassine davantage avec l’importance d’aller voter qu’avec l’importance de lire la Constitution !!!

    Dans une démocratie on participe à l’écriture des lois

    Dans une démocratie on vote des lois. On ne vote pas pour des gens qui voteront pour nous pendant 5 ans. Sans compter que quand vous prenez la composition de l’assemblée nationale, elle n’a rien de représentatif de la population.

    En France il y a 16% de cadres supérieurs, 50% d’employés et ouvriers, 52% de femmes. Dans l’assemblée nationale il y a 81% de cadres, 2% d’employés et ouvriers, 20% de femmes et 35% de plus de 60 ans.

    Extrait du documentaire “j’ai pas voté”

    Ce qui nous amène à des situations tristement drôles comme celle d’une assemblée masculine qui se lève un matin et se dit que les tampons hygiéniques ne sont pas un produit de première nécessité et doivent donc être plus lourdement taxés !!!

    On est donc dans un régime représentatif sans représentativité. Le comble.

    Le glissement de sens du mot

    Au moment de la révolution, tout le monde comprenait bien qu’un régime représentatif n’était pas une démocratie. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ?

    Il semblerait que glissement du mot a eu lieu dans les années 1830–1840. On se serait mis à utiliser le mot “démocratie” comme un mot positif, pour désigner le régime représentatif et tromper le peuple. C’est ce glissement de sens qui a accouché de l’horreur sémantique : démocratie représentative.

    DIRE “DEMOCRATIE REPRESENTATIVE” C’EST COMME DIRE “MONTER EN BAS”.

    Le pire c’est qu’on a été tellement habitué à appeler le régime représentatif/l’aristocratie élective avec le nom de «démocratie» que nous ne sommes plus capables de penser la démocratie sans utiliser de pléonasmes. Démocratie directe par exemple. Ou démocratie participative.

    Parler de “ démocratie directe” est l’échappatoire que nous avons trouvée. De la même manière que si vous naissiez dans un monde où «monter en bas» a pris le sens de «descendre», vous seriez obligé de dire «monter EN HAUT» pour désigner l’action de monter. En continuant cette métaphore voici à quoi ressemble le glissement des mots que nous connaissons.

    Vous remarquerez au passage que le vrai mot qui devrait désigner le régime actuel (aristocratie) a été diabolisé et évacué de telle sorte qu’il est sorti du vocabulaire fréquent. Car la manipulation des mots demande de remplacer “descendre” par “monter en bas”. Les deux ne pouvant pas cohabiter sans qu’on se rende compte de la supercherie.

    Pièces à conviction

    S’il fallait encore des preuves que nous ne sommes pas en démocratie il vous suffit de regarder l’histoire récente.

    Le référendum de 2005

    En 2005, les français rejettent à 55% le traité européen. Deux ans plus tard, il est voté à 80% par le parlement, sans consultation du peuple. En démocratie ce serait impossible !

    La fragilité de l’équilibre

    On l’a vu dans les années 30, un régime représentatif peut basculer à tout instant dans la dictature.
    Ce qui est normal puisque, comme nous venons de le voir, c’est un système qui a été conçu pour être une voie entre la dictature et la démocratie.

    Les dictatures ont aussi des élections

    D’ailleurs, vous avez actuellement beaucoup de dictatures où vous avez des élections. Par contre vous n’avez aucune dictature où le peuple rédige les lois. Parce que l’élection n’est en rien le fondement d’un système démocratique !

    Les promesses non-tenues

    On ne s’éternisera pas là-dessus tellement le sujet a été vu et revu. Les périodes électorales sont truffées de mensonges. Et ce n’est même pas la faute des candidats, c’est structurel : il faut mentir pour remporter l’élection. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Conclusion

    Nous ne sommes donc pas en démocratie. Nous sommes évidemment dans un état de droit et une République mais nous ne sommes pas en démocratie.

    Selon votre degré d’adhésion au régime vous pouvez l’appeler, “régime représentatif”, “aristocratie élective”, “oligarchie élective” ou en étant vraiment dur : “ploutocratie”.
    La démocratie n’a jamais utilisé l’élection, elle utilise le vote. Et pour désigner l’assemblée qui rédige les lois (car il faut bien un nombre limité), elle a toujours utilisé LE TIRAGE AU SORT. Mais c’est encore un autre sujet.

    Pour aller plus loin


  • Le rêve inconscient des humains : l’autodestruction.


    Source : NIH, U.S. Department of Health and Human Services, NCBI

    Le gouvernement fédéral américain a levé un moratoire sur la recherche, le développement et l’étude des techniques visant à rendre certains virus plus meurtriers et plus transmissibles, voire mortels.

    Ce moratoire, imposé il y a trois ans, a gelé le financement de ce qu’on appelle la recherche sur le « gain de fonction » : soit des expériences controversées visant à modifier les agents pathogènes et à les rendre encore plus dangereux.

    Mais à présent, l’argent est de retour sur la table, donnant à ces essais le feu vert, une fois de plus.
    Le directeur des National Institutes of Health (NIH), Francis S. Collins, a annoncé la levée du moratoire ce mardi, déclarant que la recherche sur le gain de fonction (dit GOF – gain of function) pour des virus tels que la grippe, le MERS (coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ainsi que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) pourrait nous aider à « identifier, comprendre et élaborer des stratégies ainsi que des contre-mesures efficaces contre les agents pathogènes évoluant rapidement, qui constituent une menace pour la santé publique ».

    Cela pourrait s’avérer correct, mais cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique, qui ne se réjouit pas de la reprise de ces expériences controversées.

    Selon certains scientifiques, le nouveau flux de financement augmente le risque que des races d’agents pathogènes mortels échappent à l’endiguement des laboratoires, se frayant un chemin vers le public, ou ne tombe entre de mauvaises mains. « Je ne suis pas certain que le potentiel bénéfice issu de ces travaux soit plus important que le potentiel dommage », a déclaré le biologiste moléculaire Richard Ebright, de l’Université Rutgers (USA).

    Pour atténuer ce risque, les NIH ont dévoilé une nouvelle réglementation quant à l’approbation des financements concernant les recherches sur les pathogènes, avec des examens prévus dans le but d’analyser les avantages potentiels des études proposées, « ainsi que le potentiel de créer, transférer ou utiliser un agent pathogène potentiellement amélioré », ont-ils ajouté.

    Les nouvelles réglementations visent à guider les groupes scientifiques dans l’évaluation des recherches proposées, concernant ces formes « améliorées » de pathogènes pandémiques potentiels (dits PPP), qui sont définis comme des virus hautement transmissibles et susceptibles de largement se propager de manière incontrôlée au sein des populations humaines, ainsi que de causer une morbidité ou une mortalité significative.

    Pour obtenir un financement grâce au nouveau processus, les chercheurs devront démontrer qu’ils ont la capacité de mener leurs recherches sur les pathogènes dans des installations sûres et sécurisées, avec des plans de secours pour atténuer les problèmes tels que « des accidents de laboratoire, de protocoles et de procédures, ainsi que de potentielles violations de la sécurité ». « Nous voyons cela comme une politique rigoureuse. Nous voulons être certains que nous faisons cela correctement », a déclaré Collins.
    Pourtant, il reste de nombreux sceptiques. Le moratoire sur le financement a été imposé à la suite d’une série de bavures concernant le bio-confinement aux États-Unis. Incluant notamment l’exposition accidentelle des travailleurs des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à l’anthrax, ainsi qu’une manipulation dangereuse des échantillons de grippe aviaire (une souche mortelle a été substituée involontairement à un échantillon bénin).

    Les accidents seront inévitable. L’erreur humaine est le pire risque.

    Alors en effet, de nombreux scientifiques affirment que ces accidents seront une fois de plus inévitables, maintenant que la restriction est levée, en insistant sur le fait que peu importe la rigueur de la nouvelle politique mise en place, l’élément le plus incontrôlable dans tout cela, soit l’erreur humaine, reste inchangé.

    Selon eux, tous ces pathogènes améliorés et mortels ne sont pas l’élément le plus dangereux : c’est plutôt nous, qui le sommes. « Un humain sera meilleur pour propager des virus qu’un aérosol », affirme l’épidémiologiste Marc Lipsitch du Harvard T.H. Chan School of Public Health (USA). « L’ingénierie n’est pas ce qui m’inquiète. Mais les accidents après accidents sont le résultat d’erreurs humaines », ajoute-t-il.

    Les apprentis sorciers ont la voie libre.

    Pourtant, d’autres se réjouissent de la capacité renouvelée à faire des progrès scientifiques dans ce domaine controversé, en argumentant que les avantages l’emportent sur les risques potentiels, en soulignant que les virus naturels évoluent également et de toute manière, par eux-mêmes. En d’autres termes, ils suggèrent que la menace de futures pandémies ne pourra jamais être totalement contrôlée, que nous choisissions ou non d’étudier de nouveaux virus émergents dans les laboratoires.

    « Il y a eu des examens plus approfondis des laboratoires travaillant dans ce domaine, ce qui peut mener à une culture de sécurité encore plus robuste. Mais je crains également que le moratoire a retardé des recherches vitales », a déclaré Samuel Stanley, le président du National Science Advisory Board for Biosecurity (NSABB). « Je pense que la nature est le bioterroriste ultime et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garder une longueur d’avance ».


  • L’Archipel d’une autre vie – Andreï Makine

    Voici un roman d’aventure et de passion, une histoire rude et puissante, une marche forcée dans la taïga mâtinée de forts accents politiques.

    Aux confins de la Sibérie extrême orientale, nous faisons connaissance avec un étrange « homme à capuche », un certain Pavel Gartsev.

    En 1952, ce vétéran de la guerre, alors âgé de 27 ans, ayant connu une désillusion amoureuse se trouve enrôlé par le comité militaire pour un stage des plus curieux.
    Les autorités Russes anticipent la 3° guerre mondiale..

    Ils ont choisi ce lieu, pas loin du Pacifique pour effectuer une simulation, soumettant ces jeunes gens aux séances de tir obligatoires, à des marches forcées dans de lourdes combinaisons.
    Pavel exécute une mission étrange en compagnie des camarades : Ratinsky, Boutov, Vassine, Louskass et le chien Almaz.

    Cette patrouille doit mettre la main au plus vite sur un évadé, agent occidental?, ancien soldat nazi? Echappé d’un camp de prisonniers armé d’un fusil ……

    Cette traque prendra un tour tout à fait inattendu mais ….n’en disons pas plus….

    L’auteur a l’art d’installer la situation, le talent de brouiller les pistes, de plonger le lecteur dans ce décor hostile, oú brusquement des surprises peuvent survenir …

    Une chasse à l’image d’une bête traquée , poursuivie sans relâche , haletante……

    Au total, un superbe récit de voyage oú les sentiments dominent la prédation, une histoire d’amour touchante et inattendue, un bel hommage à la taïga : nature brutale, froide, puissante, prenante.
    Une exploration des émois et des tréfonds de l’âme humaine aux confins de l’Union Soviétique dans les années 50, à un moment où le  » communisme vieillissant  » connaît un certain déclin……..

    Andreï Makine, car c’est bien lui le jeune garçon qui recueille le témoignage de Gartsev, nous envoie un message : arrêtez la violence, les armes, les fanatismes, les pollutions, regardé notre terre, il y a une autre façon de vivre.

    L’écriture de Makine est magnifique, le style est vivace. L’auteur nous transmet son amour pour sa Sibérie et son inquiétude pour notre monde. L’histoire vous tient jusqu’à la dernière page. Un roman qu’on dévore.


  • LINKY (Deuxième couche)

    LINKY (Deuxième couche

    Le système communicant Linky, et son impact sur la santé
    Deux articles à lire … allez encore un petit effort, c’est pour vous !
    Bonne lecture c’est important !

    Cliquez sur les liens ci-après.

    http://stoplinky07.ardechelibre.org/sante/

    LINKY (Deuxième couche, suite)

    http://stoplinky07.ardechelibre.org/wp-content/uploads/sites/10/2017/03/Article-StL07-Ondes-EMImpacts-Santé-Cc.pdf


  • Quel honte ! Charente-Maritime : un ostréiculteur commercialise des huîtres parfumées au gingembre, à l’échalote et à la framboise


    Dans un premier temps, quatre parfums seront mis en vente sur le marché. (Photo d’illustration) (PAUL FAITH / AFP)

    Alors que la raison nous pousse à consommer les produits les plus naturels possible, un ostréiculteur irresponsable parfume artificiellement ses huitres.

    Joffrey Dubault, jeune ostréiculteur de 29 ans installé à Marennes, en Charente-Maritime, commence cette semaine la commercialisation de ses huîtres parfumées, aux différentes saveurs, rapporte France Bleu La Rochelle, mardi 3 octobre. Il y aura quatre déclinaisons pour commencer : échalote, muscat, gingembre et framboise. À chaque fois, les saveurs ont été pensées en amont. La framboise « pour faire aimer les huîtres aux enfants » ou le gingembre qui est « très apprécié sur le marché asiatique ».

    Joffrey Dubault a créé la société So’ooh pour commercialiser ses produits. Il est le seul ostréiculteur à produire des huîtres parfumées. Une idée qui a germé très tôt dans la tête de ce jeune patron : « J’ai commencé à travailler dans les huîtres très jeune. Mais, dès mes 17 ans, j’ai voulu faire quelque chose de différent ». Ce sera donc les huîtres parfumées.

    Un projet breveté. Toujours plus de merde dans nos assiettes !

    Il a fait breveter le projet, en partie secret. Les huîtres sont ramassées et placées dans des bacs remplis d’eau dans lesquels se dissolvent les arômes employés. Les huîtres en absorbent ensuite la saveur, mêmes fermées. Par la suite, Joffrey Dubault joue sur la durée du trempage des huîtres, la taille du bassin et la température de l’eau pour affiner les différentes saveurs.

    Au total, le brevet déposé certifie 17 étapes de production. L’entreprise est donc désormais lancée. Son fondateur attend les dernières vérifications sanitaires. Il devrait être capable de produire 1,8 tonne, d’huîtres parfumées par jour.

    « Coup de cœur » du plus grand salon consacré aux fruits de mer

    Pour Joffrey Dubault, tout s’est réellement accéléré lors du Bruxelles Seafood festival, fin avril. Inscrit au-delà de la date limite, repêché au dernier moment, son projet d’huîtres parfumées, est finalement élu « coup de cœur » du plus grand salon du monde consacré aux fruits de mer.

    Au-delà de ce prix, le salon a également été l’occasion de faire des rencontres, « avec 70 acheteurs potentiels, qui nous relancent régulièrement », affirme l’ostréiculteur confiant. Une clientèle qui devrait essentiellement être internationale, dans un premier temps.

    Après nous avoir imposé les huitres triploïdes, on va nous imposer des goûts à la mode pour plaire aux enfants !!!

    Les huitres ça doit avoir un goût d’huitres pas de Fraise Tagada !!!

    Pour relire le scandale des huitres triploïdes c’est ici

    http://saint-andre-d-olerargues.com/wpdossier/blog/2014/12/23/huitres-modifiees-en-labo-a-linsu-du-consommateur-comme-dhab/

    http://saint-andre-d-olerargues.com/wpdossier/blog/2014/12/29/huitres-triploides-suite/


  • LINKY C’EST QUOI ?

    LINKY

    Je vais publier sur plusieurs jours (pour que vous ayez le temps de les digérer et de les transmettre) des infos sur les compteurs communicants Linky qu’ENEDIS nous impose, pour que chacun puisse décider s’il se sent concerné et veut faire quelque chose contre.

    Ces infos ont pour source le site du collectif StopLinky07 Eco-responsable !

    Ce site est très complet et très bien documenté. Comme il contient beaucoup de choses, je vais trier ce qui est important et vous les transmettre au fur et à mesure.

    Vous pouvez, bien sûr consulter directement la totalité du site.

    Cette première publication répond à la question LINKY C’EST QUOI ?

    Je publierai ensuite les aspects relatifs à la santé, à la sécurité et à l’environnement et ensuite ce que nous pouvons faire individuellement et collectivement.

    Cliquez sur le lien ci-après.
    http://stoplinky07.ardechelibre.org/linky-infos/


  • Maintenant le smartphone remplace aussi… la pilule !!!


    Source : Express.live

    Au Royaume-Uni, les femmes se détournent peu à peu de l’usage de la pilule et utilisent maintenant leur smartphone pour éviter les grossesses non souhaitées, rapporte The Times.

    Le nombre d’utilisatrices britanniques de l’application Natural Cycles est passé de 5.000 l’année dernière à 125.000 actuellement. Cette application surveille les modifications de température du corps afin de déterminer lorsqu’une relation sexuelle est susceptible de déboucher sur une grossesse.
    Parallèlement, la demande de pilules est en baisse et les usagers des services de santé sexuelle du National Health Service, le système de santé publique du Royaume-Uni, est passé de 427.000 sur la période 2014-2015 à 385.000 en 2015-2016.

    « Je suis consciente qu’il existe un sentiment parmi les femmes qui fait qu’elles ont peur d’avoir recours à l’emploi d’hormones et qu’elles cherchent donc à utiliser des modes de contraception non-hormonaux », a expliqué Jane Dickson, consultante en soins en matière de santé sexuelle et de reproduction de l’association Oxleas Foundation Trust du National Healt Service.

    Une méthode qui fait débat

    Les avantages potentiels d’une telle méthode alternative suscitent la controverse. « Beaucoup de femmes profitent des bénéfices que leur procure la contraception hormonale, cette dernière incluant des périodes plus légères, plus courtes et moins douloureuses. Suggérer l’idée que les hormones et les produits chimiques sont toujours mauvais n’est pas d’une grande aide », indique l’association caritative pour la santé sexuelle FPA.

    L’efficacité de l’application serait de 93 %, ce qui la place sur un pied d’égalité avec les diaphragmes. Enfin, la société conceptrice de Natural Cycles envisage de solliciter une approbation afin que les médecins généralistes et les cliniques puissent prescrire l’emploi de cette application.


  • Les gangsters de la finance


    Source : https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/

    Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours… :

    Depuis la crise de 2008, la banque HSBC est au coeur de tous les scandales. Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois.
    Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation.

    Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité. Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d’argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue « too big to jail », « trop grosse pour aller en prison ». La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires. Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd’hui sous pavillon rouge.

    Nouvelles menaces

    Cinq ans après « Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde », Jérôme Fritel et Marc Roche plongent dans les arcanes d’un empire tentaculaire qui se cache derrière sa vitrine de banque de détail britannique. De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des « subprimes ».


  • La notion de « bon pauvre » et de « mauvais pauvre » l’exemple du Moyen Âge

    « Dieu aurait pu faire tous les hommes riches, mais il voulut qu’il y ait des pauvres en ce monde, afin que les riches aient une occasion de racheter leurs péchés »
    (Vie de saint Éloi)

    Depuis quelques mois, le thème de l’assistanat occupe une place considérable dans le débat public.

    Les propos de plusieurs personnalités politiques tendent à opposer de manière de plus en plus marquée des personnes considérées comme méritantes et les « fainéants », les « assistés ».
    Ce discours rejoue en réalité un très ancien débat médiéval, celui du « bon pauvre » et du « mauvais pauvre ».

    Quand le « bon pauvre » a-t-il commencé à être montré du doigt ?

    Les années 1980 ont vu la multiplication d’associations visant à venir en aide à des personnes dans le besoin. Pour n’en citer que deux, Emmaüs et les Restos du Cœur ont connu un grand succès, lié à la personnalité de leurs fondateurs. Le pauvre est alors vu comme un malheureux qu’il est bon et nécessaire d’aider.

    La tendance s’est aujourd’hui violemment inversée. Plus encore que les discours dénonçant les « assistés », on a pu voir se multiplier dans les villes du mobilier urbain anti-SDF, ces installations ayant pour vocation de rendre inconfortable l’occupation prolongée d’un espace public : boulons et pieux sur les marches et rebords de fenêtres ou remplacement des bancs par des sièges individuels. Et lorsque les pauvres sont des migrants d’origine étrangère, la répression peut prendre des formes plus violentes.
    Pourquoi un tel changement ? Peut-être faut-il revenir au XIIIe siècle pour comprendre comment la figure du pauvre peut renvoyer à des imaginaires complètement différents.

    Aider le pauvre

    Avant le milieu du XIVᵉ siècle, le pauvre est vu non seulement comme un malheureux, victime de la dureté du temps, mais également comme une image du Christ. Jésus ayant dit « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez », aider le pauvre est vu par les chrétiens comme un moyen de faire son salut. C’est ce que l’on appelle une œuvre de miséricorde.
    La pauvreté et l’acte d’assistance sont ainsi sublimés. L’image que le Moyen Âge magnifie est celle du légionnaire Martin qui, pris de pitié devant un pauvre transi de froid, lui fit don de la moitié de sa cape.

    Fresques de Francesco d’Antonio

    En conséquence, une partie des revenus de l’Église sont structurellement dévolus à l’aide des pauvres. Les évêques leur redistribuent un quart de leurs revenus, les prêtres de paroisse, un tiers ; cette proportion est variable pour les monastères. Mais ils ne peuvent aider qu’un nombre fixe de pauvres, qui sont inscrits sur des listes rigoureusement tenues, les matricules.

    En véritables assistants sociaux, ces clercs choisissent avec soin les pauvres qui ont droit d’être aidés. S’ils aident tout au long de leur vie les malades, les vieillards et les estropiés qui ne peuvent travailler, ils n’aident que temporairement ceux qu’un malheur a jetés dans la rue, le temps pour eux de se refaire une situation. En contrepartie, ces pauvres rendent de menus services à l’église.

    Mais la croissance démographique que connaît l’Occident entre le IXe et le XIVe siècle rend les matricules et les revenus des clercs insuffisants. Et tout comme dans les années qui suivirent les deux crises pétrolières de 1973 et 1979, la générosité des particuliers vient pallier les manques les plus flagrants d’une aide plus structurellement organisée. En effet, les laïcs sont alors de plus en plus sensibilisés à la question de l’aide aux pauvres, car les ermites et prédicateurs leur tiennent des propos de plus en plus directs sur le caractère intolérable de la pauvreté.

    À compter du IXe siècle et en particulier après le XIe siècle se multiplient les hôpitaux ou xenodochia (littéralement, refuge pour étrangers). Ces établissements qui logent et nourrissent pauvres et malades ne sont plus liés aux revenus réguliers du clergé, mais au patrimoine qu’un riche fondateur leur a légué, ainsi qu’aux dons plus modestes mais réguliers de bienfaiteurs.

    La figure christique du « bon pauvre » est encore vivace, mais on distingue les indigents invalides des valides. Ceux-ci, chômeurs volontaires ou non, sont considérés comme oisifs et dénoncés. Face à la multiplication des pauvres, la société hésite d’un côté entre pitié et assistance et, de l’autre, entre dénonciation et répression.

    Apparition des « mauvais pauvres » : des présences gênantes et inquiétantes

    Cependant à compter du XIVe siècle, le nombre de pauvres augmente drastiquement en rapport avec la multiplication des crises économiques et sanitaires. La plus importante est la Peste noire de 1348. Mais avant même cet évènement, l’Occident connaît un « retour de la faim », dû à une multiplication de mauvaises récoltes et aux difficultés à nourrir avec des terres limitées une population en croissance. Cette situation pousse de nombreuses personnes sur les routes. Les paysans quittent leurs terres pour se tourner vers la ville et viennent grossir le flux des migrants, des bras à vendre. Mendiants et vagabonds se multiplient : une situation que les siècles précédents n’avaient pas connue.

    Le pauvre tend à devenir une figure indésirable à mesure que le nombre de nécessiteux augmente.

    Les pauvres qu’on aide sont ceux que l’on connaît, ceux de la ville que les confréries ou les hôpitaux assistent. Mais le problème réside surtout pour ceux qui sont en marge des institutions, parce qu’ils sont mobiles. Au pauvre christique des siècles précédents se substitue la figure du « mauvais pauvre », du vagabond parasite et dangereux. Il est vrai que les pauvres, lorsqu’ils sont nombreux et parce qu’ils ont peu à y perdre, sont prompts à exprimer par le soulèvement leur mécontentement.

    Sébastient Brant écrit en 1494 « La Nef des fous », un ouvrage très pessimiste où il décrit la société comme un navire qui, en raison des dérèglements de la société, se dirige inexorablement vers le naufrage. Un ouvrage qui n’est pas sans rappeler « Le suicide français » du polémiste Eric Zemmour et qui montre combien cet imaginaire de la société en déclin et à la dérive est ancien. Parmi les maux de sa société, Brant dénonce avec acidité et ironie les « mauvais pauvres » et les assistés de tout bois :

    La Nef des fous, Stadtbibliohek Nürnberg.

    « Certains se font mendiants à l’âge où, jeune et fort, et en pleine santé on pourrait travailler : pourquoi se fatiguer […] Tous les faux estropiés et gibier de potence qui rôdent dans les foires lui font joyeuse escorte. […] L’autre pendant le jour traîne sur des béquilles, mais quand il se voit seul, il trotte allégrement. »
    (La nef des fous, Sébastien Brant)

    Le parallèle avec aujourd’hui

    Parallèlement, les villes prennent régulièrement la décision de chasser les pauvres qui y résident. Mis sur la route, ces malheureux errent de bourg en bourg comme aujourd’hui les migrants vivant au rythme des démantèlements de camps et de bidonvilles. Parallèlement, les particuliers n’installent pas de pieux anti-SDF, mais des groupes de voisins prennent l’habitude de fermer par des chaînes gardées les ruelles, pour éviter que des « étrangers » n’y pénètrent.

    Les pauvres sont « bons » et dignes de compassion lorsqu’ils ne sont pas trop nombreux et que l’économie de la société se porte suffisamment bien pour pouvoir les assister. L’opération semble alors d’un bon rapport : il est alors facile de se donner bonne conscience, et la solidarité peut être mise en scène publiquement à peu de frais.

    En revanche, les crises économiques entraînent une multiplication du nombre de pauvres, qu’il devient difficile d’aider. Leur présence dans le paysage quotidien renforce en outre l’impression d’incertitude et de danger économique initialement diffus et immatériel.

    Tous ceux qui, encore capables de subvenir à leurs besoins mais menacés de tomber dans la précarité se voient rappeler ce risque en croisant les pauvres dans les rues. La vision du pauvre devient alors plus difficile à supporter et on cherche à les chasser de sa vue. Parallèlement, on construit le discours du « mauvais pauvre », responsable de son destin. Ce qui permet de se dédouaner de la responsabilité de l’aide et de l’assistance et évite les conflits de moralité au moment de les expulser de la ville.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA ( 2 ). Le journal change une photo « gênante »

    Source : le 30/10/2017 http://nosvoisins311.wixsite.com/voisins311-france/single-post/2017/10/30/Journal-change-une-photo-g%C3%AAnante

    Les faits sont en train de disparaître des médias. Le déni des japonais.

    Lorsque nous nous trouvons en dehors de Fukushima ou du Japon, il est difficile d’imaginer jusqu’à quel point il est devenu difficile de parler de la radio-contamination et du risque d’exposition.

    Pour illustration, nous allons faire un rapport sur le cas du remplacement d’une photo dans le Journal Mainichi Shimbun. Il semble que cela se soit produit uniquement dans l’édition japonaise. La photo originale semble avoir été conservée jusqu’à présent dans l’édition anglaise.

    Le 21 octobre, le Mainichi Shimbun a publié un article sur la réouverture d’une partie de la ligne Japan Rail Est sous le titre : « JR Est rouvre partiellement la ligne arrêtée depuis le désastre nucléaire de 2011 ».

    Dans cet article, le Mainichi a publié une photo d’un train quittant la gare de Tomioka et qui vient d’être réouverte au transport de voyageurs.

    Nous pouvons voir ci-dessus la photo originale (utilisée également dans la 1ère édition japonaise) avec une légende : « Un train quitte la station de Tomioka, Tomioka, Département de Fukushima, après la reprise de la ligne JR Joban entre Tomioka et Tatsuta le 21 octobre 2017. (Mainichi) »

    Ainsi que vous pouvez vous en rendre compte, il est clair que la photo essaie d’attirer l’attention des lecteurs sur les sacs noirs contenant les déchets issus des travaux de décontamination. En effet, la légende japonaise mentionne aussi : « Sur le premier plan, un dépôt provisoire de sacs contenant des déchets de décontamination ».

    La photo ci-dessus a reçu un nombre important de plaintes et de protestations, disant généralement: « pourquoi ternir un événement joyeux avec une telle photo ? »
    Le résultat est que le Mainichi a remplacé la photo originale par celle que vous voyez ci-dessous.

    Un résident du département de Fukushima a commenté comme ci-dessous dans son Facebook :

    « A Fukushima, des protestations privées (NdT : spécialement sur l’internet), ont forcé un programme Télé à changer le titre d’un reportage. Les mêmes personnes ont contraint le journal Mainichi de changer l’article (NdT : changer la photo). La photo originale fut soumise à la pression des personnes pro-« reconstruction/réhabilitation de Fukushima », disant de « ne pas compromettre l’événement heureux avec une telle photo) ». Cela a l’air d’indiquer la fin du journalisme.
    Les deux photos représentent toutes les deux la même réalité. Même une photo n’est pas épargnée par une interférence ou par une censure.
    J’ai voulu le faire savoir simplement. La fonction la plus importante du journalisme – d’établir les faits, même pénibles à admettre pour certaines personnes, et de les utiliser afin de trouver la solution aux problèmes – est en train de disparaître. Nous sommes en train de traverser une telle ère.
    Ces gens (exerçant la pression) sont les mêmes que ceux qui sont fâchés et exaspérés parce que « les média font des reportages uniquement sur les évacués volontaires (NdT : personnes ayant évacué de leur propre initiative des régions situées en dehors des zones concernées par les ordres d’évacuation) et non sur les résidents du département de Fukushima ».

    Le 2 août 2017, le Journal Mainichi Shimbun a signalé l’incident de la modification du titre d’un reportage télé (en japonais) auquel l’auteur ci-dessus fait référence. Le titre du documentaire qui allait être diffusé, « La réalité après 63 ans de l’accident de Bikini : l’avenir réservé de Fukushima », était devenu la cible de critiques clamant que le sous-titre suggérait que des risques sanitaires similaires étaient supposés devoir se produire dans le département de Fukushima. Cédant à la pression, la TV Asahi a décidé d’éliminer le sous-titre, « l’avenir réservé de Fukushima »

    Ce qui est inquiétant ici, c’est que ces pressions de censure ne proviennent pas des autorités gouvernementales, mais des citoyens.

    La majorité des gens qui vivent dans – ou à l’extérieur de Fukushima – ne croient pas en la réalité des risques sanitaires liés à la radioactivité. Ils réagissent agressivement contre tout ce qui leur rappelle les risques pour la santé. Comprenez que lorsque vous en parlez ou quand vous écrivez au sujet des risques de radiation vous devenez l’objet de brimades. Vous devez avoir un caractère bine trempé pour persister, surtout si vous avez vos propres membres de la famille à protéger contre la brimade sociale. Le fait que les autorités ne reconnaissent pas ces risques sanitaires favorise cet antagonisme.

    Ce phénomène n’est pas particulier au Japon. Il ne s’explique pas par des caractéristiques culturelles. Cela se produit dans le monde entier. Nous l’avons vu se produire à Tchernobyl, aux États-Unis et en France. Les gens nient les effets des radiations ou toute comparaison avec leurs effets sur les Îles Marshall ou en Polynésie française, parce que cela rend l’endroit dévalorisé ou les gens se sentent mis en cause. Ainsi, parler des effets de la radiation devient tabou, alors qu’il existe une base factuelle. (C’est probablement pire maintenant à cause des médias sociaux — les commentaires sont extrêmement émotifs, violents et destructeurs envers les autres).

    Comme nous pouvons le voir à partir des incidents ci-dessus, la réalité est, de fait, en voie de disparition dans de nombreux média. Les média et le gouvernement censurent les faits et le public s’auto-censure et les uns censurent les autres. Soyons conscients de cette situation.


  • Nouvelles de FUKUSHIMA. ( 1 )


    Source : http://hillion-fukushima.blogspot.fr/2017/11/le-japon-sapprete-inonder-le-pacifique.html

    Le Japon s’apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d’eau contaminée par la centrale de Fukushima.

    Le gouvernement japonais est pressé par des experts de rejeter progressivement de l’eau radioactive dans l’océan Pacifique … L’eau est stockée sur le site dans environ 900 grands réservoirs complètement remplis et qui pourrait se déverser si une autre catastrophe majeure frappait le site. Le gouvernement a été supplié de donner l’autorisation de relâcher l’eau dans l’océan … Les pêcheurs locaux sont extrêmement hésitants sur cette solution … Fumio Haga, un pêcheur, a déclaré: « Les gens fuiraient le poisson de Fukushima dès que l’eau serait libérée ».

    Actuellement, la quantité d’eau radioactive à Fukushima continue de croître de 150 tonnes par jour.
    Les réacteurs sont irrémédiablement endommagés, et l’eau de refroidissement doit être constamment pompée pour éviter leur surchauffe.
    Cette eau capte la radioactivité avant de s’échapper des chambres de confinement endommagées et de se rassembler dans les sous-sols … «Notre effort de récupération jusqu’à maintenant s’effondrerait immédiatement si l’eau était libérée», a dit Yuichi Manome, fermier d’Iwaki.

    4 articles repris par différents journaux depuis hier, vous pouvez les voir en cliquant ici.


  • 500 000 morts cambodgiens par 500 000 tonnes de bombes américaines! Les USA demandent aujourd’hui, le remboursement !


    Bombardier B-52 de l’US Air Force lâche ses bombes en Asie du Sud Est dans les années 70.
    Source : Article publié le 11 mars 2017 sous le titre Fury in Cambodia as US asks to be paid back hundreds of millions in war debts Traduit de l’anglais par La gazette du citoyen

    Comme dans de nombreux pays les USA ont été les responsables du désordre et des millions de mort.

    Un demi-siècle après que les bombardiers B-52 des États-Unis aient largué plus de 500 000 tonnes d’explosifs sur la campagne cambodgienne, Washington exige que le pays rembourse une dette de guerre de 500 millions de dollars américains.
    La demande a suscité des manifestations d’indignation et de colère dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh.
    En 1973 seulement, pendant plus de 200 nuits, 257456 tonnes d’explosifs ont été largués sur le pays lors de bombardements massifs secrets, soit l’équivalent de la moitié de ce qui a été largué sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Les pilotes volaient tellement haut qu’ils étaient incapables de faire la différence entre un village cambodgien et leurs cibles, les lignes d’approvisionnement nord-vietnamiennes de la piste Ho Chi Minh.
    Les bombes étaient d’un tonnage si massif qu’elles faisaient sauter les tympans de n’importe qui dans un rayon d’un kilomètre.
    Le correspondant de guerre James Pringle se trouvait à deux kilomètres d’une frappe de B-52 près de la frontière cambodgienne.
    « Il semblait que le monde allait prendre fin », se souvient-il.
    Selon un chercheur, jusqu’à 500.000 Cambodgiens ont été tués par ces bombardements, dont beaucoup d’enfants.
    Les bombes des B52 explosaient en ligne dans les rizières
    Les bombardements américains ont poussé des centaines de milliers de Cambodgiens ordinaires dans les bras des Khmers rouges, un mouvement de guérilla maoïste qui a pris le pouvoir en 1975 et a causé, au cours des quatre années suivantes, la mort de plus de deux millions de personnes par des exécutions de masse et la famine.

    Le roi Norodom Sihanouk est renversé par le général Khmer Lon NOL avec l’aide des états Unis.

    La dette vient d’un prêt de 274 millions de dollars accordé au gouvernement putschiste d’alors, dirigé par le général Lon Nol et inféodé aux Etats-Unis mais a presque doublé, avec les intérets, au cours des années alors que les gouvernements suivants du Cambodge refusaient de rembourser.

    William Heidt, ambassadeur des Etats-Unis à Phnom Penh, a déclaré que le refus du Cambodge de rembourser sa dette mettait ce pays au même niveau que le Soudan, la Somalie et le Zimbabwe.

    « Je dis qu’il est dans l’intérêt du Cambodge de ne pas se tourner vers le passé, mais d’examiner comment résoudre cela parce que c’est important pour l’avenir du Cambodge », a-t-il ajouté, ajoutant que les Etats-Unis n’ont jamais sérieusement envisagé d’annuler la dette.

    Le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, a déclaré: « Les États-Unis ont créé des problèmes dans mon pays et m’ont ensuite demandé de l’argent. Après notre refus, ils ont ordonné au FMI (Fonds monétaire international) de ne plus nous prêter d’argent. Nous devrions élever la voix pour dénoncer ce pays qui en envahit d’autres et qui massacre des enfants. »

    M. Pringle, un ancien correspondant de Reuters à Saigon, a expliqué qu’il n’avait jamais été un partisan de Hun Sen mais que ce qu’il avait dit sur ce sujet était « absolument correct ».
    « Le Cambodge ne doit rien aux Etats-Unis qui ont aidés à détruire son peuple, ses animaux sauvages, ses champs de riz et sa couverture forestière », a-t-il écrit dans le quotidien Cambodia Daily.

    L’Américaine Elizabeth Becker, l’une des rares correspondantes qui ont été témoins du génocide des Khmers rouges, a également écrit que les États-Unis « doivent au Cambodge plus de dettes de guerre que ce qui pourrait être remboursé en espèces ».

    Hun Sen a souligné que les cratères parsèment encore la campagne cambodgienne et les villageois doivent encore déterrer des bombes, ce qui entraine des évacuations de masse jusqu’à ce qu’elles soient désamorcées.

    « Il reste beaucoup d’explosifs et de bombes, c’est pourquoi des enfants cambodgiens sont si souvent tués parce qu’ils ne savent pas qu’il s’agit de munitions non explosées », a-t-il déclaré. « Et qui est responsable? Ce sont les bombes et les explosifs de l’Amérique », a-t-il conclu.