• Les Etats-Unis toujours en avance sur nous ! Mais pour combien de temps ?

    Les États-Unis subissent la plus grosse fuite de données sur les électeurs de toute leur l’histoire

    Plus de 25 terabytes de données sensibles (adresse, orientation politique…) concernant 198 millions de citoyens américains étaient accessibles sur un serveur en ligne non sécurisé. En cause : une société d’analyse de données recrutée par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle pour mieux cibler les électeurs potentiels de Donald Trump.

    Âge, sexe, adresse, numéro de téléphone, couleur de peau, affiliation politique et position personnelle sur des sujets sensibles comme l’avortement ou les armes… Toutes ces informations concernant 198 millions d’électeurs américains potentiels étaient stockées sur un cloud Amazon, sans aucune protection, libres d’être téléchargées par les internautes qui en connaissaient — ou en découvraient — l’adresse. Soit plus d’un terabyte de données accessible sans mot de passe.

    Celles-ci ont été mises en ligne par l’entreprise d’analyse de données Deep Root Analytics, recrutée pour 983 000 dollars par le Parti républicain pendant la campagne présidentielle de 2016 pour identifier des citoyens potentiellement enclins à voter pour leur candidat, afin de mieux les cibler à l’aide de publicités ciblées. Après que le chercheur en sécurité Chris Vickery a révélé l’existence de ces gigantesques bases de données en accès libre, le 12 juin dernier, Deep Root a reconnu son erreur et sécurisé les fichiers : « Nous assumons pleinement la responsabilité de cette situation. »

    Une situation inédite par son ampleur puisqu’il s’agit de la plus grande fuite de données d’électeurs potentiels de l’histoire des États-Unis — et du monde –, comme le confirme Chris Vickery : « En termes d’espace disque utilisé, c’est la plus grande exposition à laquelle j’ai eu affaire. Il en va de même pour sa portée. » Celle-ci concerne en effet plus de la moitié de la population américaine.

    Des données captées jusqu’en janvier 2017

    Les données sont d’autant plus sensibles qu’il ne s’agit pas des seules informations récoltées par Deep Root pour proposer des publicités télévisées ciblées mais aussi d’éléments tirés d’autres groupes ayant participé à la campagne de Donald Trump, comme The Data Trust, un service habitué à travailler avec le Parti républicain.

    Si cette base d’informations constitue l’essentiel des données stockées sur le cloud, on y trouvait aussi 24 autres tB de fichiers divers (non téléchargeables) dont un qui s’intitule « Post Élec[tions] 2016 », dernièrement mis à jour à la mi-janvier 2017. On y trouve des informations sur les positions probables de chaque électeur : la probabilité qu’ils aient voté pour Obama à l’élection de 2012, leur avis sur la politique de « l’Amérique d’abord » de Trump, etc.

    Selon Dan O’Sullivan, de la société en sécurité informatique UpGuard, ces prédictions s’avèrent particulièrement justes : « L’exactitude des résultats témoigne de leur talent comme du danger que représente une telle exposition ». Surtout, les fichiers contenaient aussi le numéro personnel RNC ID qui permet d’identifier les données d’une personne anonyme en les liant à ses nom, prénom et adresse, comme de rechercher plus rapidement d’autres informations parmi celles stockées.

    Si ce genre de fuite ne représente pas une première dans le monde, les cas précédemment survenus autour du globe paraissent aujourd’hui dérisoires en comparaison : 93,4 millions de Mexicains avaient ainsi vu leurs données faire l’objet d’une fuite en 2015, quand 55 millions d’électeurs philippins s’étaient fait dérober de telles informations en 2016.


  • Un joli texte appelant à la grève des électeurs – Octave Mirbeau en 1888

    Romancier, essayiste et dramaturge, journaliste et critique d’art français (1848 – 1917)

    Pas de faute de français élémentaire, pas d’anglais ridicule, pas de contradiction grossière, etc.

    C’était au temps ou les journalistes savaient parler français et pire que tout, de l’engagement et du sens, qu’on soit d’accord ou pas avec le propos.

    Vu la détresse intellectuelle de la presse d’aujourd’hui… je ne serais pas surpris si un journaliste actuel accusait Mirbeau d’être pro-Poutine et de vouloir saboter le scrutin !

    Le Figaro 28 novembre 1888

    La Grève des électeurs

    « Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose.

    Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

    Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ?

    Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ?
    Nous l’attendons.

    Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout.

    Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin !

    Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain.

    Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait.
    Mais les autres ?

    Ah ! Oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ?

    Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

    À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ?

    Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat.

    Et c’est cela qui est véritablement effrayant.

    Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.
    Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

    Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ?
    Eh bien ! Non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces.

    Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours.

    Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.

    Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.

    Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

    Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera.

    Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

    Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

    Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève. »


  • « La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre aux États-Unis et c’est très grave !! »

    M.V = P.Q

    L’équation de Irving Fischer (1867-1947):

    Avec

    M=quantité de monnaie en circulation,
    P et Q sont les prix et quantités des biens;
    V, la vitesse de circulation de la monnaie.

    Source : Edito de Charles SANNAT pour Insolentiae

    En économie, il y a quelques notions à connaître et quelques paramètres à surveiller. Cela peut sembler complexe, parfois même « ésotérique » ou incompréhensible tant tout cela est caché sous du vocabulaire abscons et pourtant je vous assure, il ne faut pas avoir peur de comprendre ce qu’est la « vélocité de la monnaie ».

    Vélocité cela vient de « véloce », la rapidité donc, ou encore la vitesse.
    Pour une meilleure compréhension, nous remplacerons donc « vélocité » par « vitesse ».

    En quoi donc la vitesse de circulation est importante ?

    Simple mes amis.

    Pierre, Paul, Jacques et tous les habitants du pays imaginaire que l’on appellera « croissance » détiennent un billet dans la main. Si Pierre achète à Jacques une fois dans l’année, on dira que la vitesse de circulation de la monnaie est faible. Il n’y a eu qu’une seule transaction dans le pays « croissance ».

    Si en revanche, Pierre, Paul et Jacques achètent à un qui revend à l’autre qui rachète à l’un puis à l’autre etc., la vitesse d’échange des billets augmente, MAIS il n’y a pas plus de billets.
    On ne parle pas ici du nombre ou de la quantité de billets en circulation mais du nombre de fois où chaque billet existant va changer de main.

    À chaque changement, il y a une transaction économique. Plus les billets changent vite de main, plus il y a de transactions commerciales, donc plus il y a de croissance… Pourtant, la quantité de monnaie n’a pas varié, c’est juste la vitesse de circulation de la monnaie qui a augmenté.
    Vous comprenez donc que pour « générer » de l’inflation, il faut qu’il y ait plus de monnaie, mais aussi que la monnaie circule plus vite.

    Si la vitesse de circulation de votre monnaie s’effondre, ce n’est pas bon signe, mais alors pas du tout, et c’est plutôt bienvenu en enfer qu’au paradis.
    Or que se passe-t-il aux États-Unis, malgré une quantité massive d’injection de nouvelle monnaie et de billets tout neufs ?

    La vitesse de circulation de la monnaie s’effondre comme vous pouvez le voir sur ce graphique.

    La conclusion ?

    Vous pouvez croire que tout va bien et vous endormir en faisant de beaux rêves. Ou alors vous comprenez non pas ce que l’on vous cache, car rien n’est caché, mais ce que l’on ne veut pas que vous compreniez et que l’on ne crie pas sur les toits et vous prenez vos dispositions. Au cas où !

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


  • Ecoutez le silence des abstentionnistes!


    Source Liliane Held-Khawam

    Les législatives françaises qui se sont tenues le 11 juin 2017 apportent la preuve que nous sommes bel et bien entrés dans une ère post-démocratique. Près de 52% ont refusé de se prêter au processus électoral. Pourtant ce silence crie des émotions et des opinions non relayés sur la place publique.
    ( … )
    Le suffrage universel est la clé de voûte de la démocratie. Avec 52% d’abstention, le suffrage universel est devenu suffrage partiel.

    Abstention massive!

    La non prise en compte des abstentionnistes dans les décomptes finaux revient à ignorer l’avis de 52% de la population. Or, ces citoyens comme les autres s’expriment en réalité par leur silence! Tout professionnel du comportement humain sait que ne pas répondre est une réponse en soi. Elle est valable, valide et interprétable quant au positionnement du sujet par rapport à un thème.
    Si une élection devait être rigoureusement représentative de l’opinion réelle d’un groupe donné, les organisateurs doivent prévoir à la suite de la liste des candidats A,B,C,… la case « Aucun »!

    « Aucun » signifie que les candidats pré-cités ne conviennent pas.

    De plus, la case « Aucun » devrait être comptabilisée dans les décomptes.

    C’est alors que nous pourrions dire que les résultats du vote sont le rigoureux reflet de l’opinion publique exprimée.

    A l’heure actuelle la case « Aucun » est représentée par les bulletins blancs et l’abstention, qui ne sont ni l’une ni l’autre prises en compte dans le décompte des voix.

    Contrairement à certaines interprétations, les abstentionnistes ont une opinion. Le Monde en a interrogé quelques-uns pour comprendre les raisons de ce refus de déposer le bulletin dans l’urne. Les raisons seraient multiples. Elles varient entre des programmes insatisfaisants et la persuasion que « voter ne changera rien », en passant par le dégoût causé par les affaires.

    L’abstentionnisme reflète le rejet d’un système politique représenté par le processus électoral.

    Nous sommes là face à un mouvement massif d’opposition, voire de résistance citoyenne qui a le mérite d’être pacifique!

    Le Monde a donné, il y a quelque temps, la parole à des abstentionnistes. Voici les grands thèmes invoqués comme justificatifs à leur refus de se prononcer ( … ) Ils ne se sentent pas représentés par les candidats

    • Ils sont désabusés, voire écœurés, par les responsables politiques
    • Ils militent pour la reconnaissance du vote blanc
    • Ils militent pour une abstention active
    • Ils prônent des votes alternatifs

    Un internaute a dessiné le profil de ce qu’auraient donné les résultats si l’expression des abstentionnistes avait été prise en compte :

    Source Yoann Ferret http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/11/resultats-legislatives-2017-lautre-facon-de-voir-les-scores-du_a_22136986/

    En parallèle de ce malaise exprimé par l’abstention, les mal-inscrits ont continué à voter pour certains et à être radiés pour d’autres… Le processus électoral, qui intègre de ce fait un phénomène aléatoire, continue de ne pas répondre aux standards exigés par la législation.

    Au vu de ce qui précède, le constat est sans appel. La démocratie est la grande perdante de toutes ces élections et ne sera jamais compensée par les sondages dont les biais ne reflètent en aucun cas l’opinion publique….

    Pour l’heure, le silence des abstentionnistes commence à être traduit en mots en attendant le jour où il sera traduit en chiffres…


  • Vu de Suisse. Une semaine à regarder la fange télévisuelle française


    Source : Alain Campiotti Le Temps Lausanne www.letemps.ch

    Intrigué par l’affaire Hanouna, un journaliste suisse s’est risqué à observer les chaînes françaises pendant sept jours.

    Il découvre, atterré, un mélange de vulgarité, de réalité trafiquée et d’imposture.
    Il y a quelques jours, on m’a invité à plonger dans un monde pour moi étrange et inconnu : le nouveau paysage audiovisuel français. Un cloaque. Pourquoi moi, zappeur vieillissant ? Parce que je ne suis plus dommage ? “Va, tant qu’il est temps, et découvre cette télévision dont on parle !” J’ai eu le malheur d’accepter. C’est un cloaque.
    La proposition avait une origine : tout ce bruit autour de TPMP. Maintenant, je sais traduire : Touche Pas à Mon Poste (C8). J’ai sauté dans la galaxie Hanouna, et ce n’est pas joli à voir, ni agréable à sentir. Naturellement, depuis qu’une menace de sanction plane sur son contrat de 50 millions d’euros l’an, l’animateur barbu, vociférant et hystérique – Cyril de son prénom – montre un poil de prudence : il ne se risquera pas de sitôt à humilier, comme il l’a fait à la mi-mai, un jeune gay en se faisant passer, au téléphone, devant la France entière, pour le client d’un site de rencontres ; son complice et patron, Vincent Bolloré, rustre milliardaire, ne veut pas mettre en péril son empire digital en construction.

    Hanouna ou le vertige de la vulgarité

    Ces petites précautions dictées par l’incident homophobe ne changent pourtant rien au fond : TPMP est en permanence une entreprise obscène et rentable de décervelage. Mais en écrivant cela, un grand trouble me prend. Plus de 1 million de francophones regardent chaque jour ce spectacle dégradant. Que pensent-ils, tous ces “chéris”, comme les nomme (moi donc y compris) Hanouna, quand un de ses comparses raconte qu’il a pissé sur la voiture d’un ami, et qu’un autre s’esclaffe en disant qu’il a pété dans la loge de sa voisine – charmée : “pet avoué est à moitié pardonné” ?
    Écoutent-ils volontiers ce duplex avec Los Angeles, dans un brouhaha tel qu’on ne saisit de la conversation que quelques mots, comme “connard” ou, pour conclure, “on ne va pas faire chier toute la France ?” Rient-ils quand Hanouna se roule sur sa table en poussant de petits cris de poulet qu’on égorge ? Ou quand un de ses faire-valoir, parlant d’un village du Lot, lui demande : “Tu as vu Montcuq ?” Ou quand Baba (c’est aussi son nom) fait venir de petits enfants dressés comme des singes pour participer à ses absurdités, et qu’il les embrasse sans retenue ?
    Ce ne sont que des questions étonnées, mais elles donnent le vertige. Les centaines de milliers de fidèles de TPMP (la meilleure audience dans le genre) donnent au système nauséabond le carburant nécessaire à son bon fonctionnement : malgré le hiatus homophobe, ils aimantent par leur nombre la pub, de Suisse massivement (Migros, Coop…), qui incite Baba et sa bande, puisque ça paie, à en remettre quelques louches dans la vulgarité.
    On voit bien le pouvoir séducteur de cette sorte de dévergondage fangeux, quand l’irrespect s’en mêle, quand les normes sont larguées, quand la provocation se libère dans l’insouciance. C’est ce qui donne sa pétulance au talk-show tel qu’il est pratiqué aux États-Unis, où j’ai séjourné durant six ans. Mais en traversant l’Atlantique, le genre s’est dégradé, abâtardi, il a été souillé et abaissé. D’or à New York (Letterman, Stewart, Colbert…), il est devenu plomb trempé dans la boue par Cyril Hanouna, avec un palier intermédiaire quand Thierry Ardisson demandait au malheureux Michel Rocard “si sucer c’est tromper”.
    Le plus déconcertant dans TPMP, c’est que l’unique sujet de discussion de Baba et des siens, c’est eux-mêmes, leurs amis et leurs ennemis dans le cirque audiovisuel parisien. Ainsi, l’autre soir, les “pas toucheurs” ironisaient sur je ne sais plus quelle blonde des Anges.

    Les Anges de la téléréalité, éloge du vide

    Les Anges, Back to Paradise (NRJ12) ! Neuvième saison ! Une villa à Miami ! Les Anges, c’est l’artifice imbécile élevé au niveau supérieur des beaux-arts, c’est le stade ultime de la télé-réalité lobotomisée, non pas une ou deux heures par jour, mais à journée faite pour qui peut supporter une chose pareille. Vous connaissez le principe ? Les hôtes de la villa sont des filles et des gars, tous formatés, sélectionnés dans d’autres émissions françaises du même acabit. La crème de la crème, donc. Ils vivent là, dans le luxe, entre la piscine et de larges sofas blancs où ils s’affalent parce qu’ils sont soit superfatigués, soit hypercontents d’être allés dans un restaurant hypersympa où ils ont bu, avant de danser, des cocktails dans des verres hauts comme des vases à tulipe.
    Que font-ils ? Rien. Ils achètent des fringues, préparent des castings pour accéder à un niveau encore plus élevé de vacuité. Le scénario leur fait jouer des flirts byzantins et asexués, et des querelles risibles qui poussent une fille à dire que ça lui “met la haine” et qu’elle va “rester au lit”. S’il y avait une censure en France – qu’aux dieux ne plaise ! – elle aurait là son premier devoir. En fait, Les Anges sont “déconseillés aux moins de 10 ans”. Autant dire qu’à 11 on peut entrer dans cet apprentissage de l’insignifiance la plus radicale.
    Au début de la semaine, Hanouna et ses zèbres, dans l’exploration de leur territoire de chasse, s’étaient aussi intéressés, à leur manière, à Koh Lanta (TF1, audience outrageusement supérieure) parce qu’ils avaient remarqué que Clémentine, l’une des héroïnes de cette aventure, n’avait pas rasé ses poils sous les aisselles, et à The Island (M6), autre expédition qu’ils trouvent longuette et ennuyeuse. Et c’est bien intéressant.

    The Island, un poil de sincérité sur M6

    Car The Island, dans l’univers frelaté de la téléréalité, fait exception : les aventuriers de Mike Horn, dans leur archipel du Pacifique, sont les seuls à qui on peut croire un peu. Quand Thibaud l’unijambiste parle de ses épreuves, il respire la sincérité. Quand Claire dit qu’elle n’en peut plus, on voit son épuisement. Et quand ils fabriquent un radeau pour traverser un bras de mer parmi les crocodiles, on comprend que l’épreuve n’est pas simple. Koh Lanta, de son côté, est aussi éloigné de toute vie réelle que Les Anges, sans la villa et les sofas blancs, et c’est sans doute ce qui plaît à la bande excitée de TPMP : Mathilde met le collier qui va lui sauver la mise dans sa culotte, et on a l’impression de lire avec elle le scénario cucul qui lui a été préparé.

    Cultivons la médiocrité avec Bienvenue au Camping

    Pour me reposer de ces aventures lointaines, je suis revenu en terre familière : Bienvenue au Camping (TF1). C’est un rude retour vers le réel, et un autre pan de la télévision populaire. Cette école-là pourrait s’intituler : cultivons à quatre notre médiocrité. Au Camping, trois propriétaires d’installations de mobile home ou de cabanons visitent, à tour de rôle, celle d’un quatrième et le notent. À la fin de la semaine, il y a un vainqueur. Entre-temps, c’est un festival de petites délicatesses : examen de matelas ou de chiottes, karaoké ou danse des canards le soir venu, qualité des frites “pas maison”, bilan de la journée sur l’oreiller et ronflements en direct, sans oublier “T’as pas lavé tes panards” ; et il faut apporter ses couverts !

    Un dîner presque parfait et parfois drôle

    Le même canevas s’applique à différentes situations, à table ou à la noce. Dans Un dîner presque parfait (M6), trois cuisiniers amateurs s’invitent chez un quatrième, et c’est parfois drôle. Dans Quatre Mariages pour une lune de miel (TF1), trois futures ou tout juste épouses jaugent la noce d’une quatrième, du faire-part à l’alliance, en passant par les bonbons disposés en cœur, avec un Sinatra langoureux tombant du haut-parleur. “Trop mignon” : elles le disent.

    Aux frontières du réel avec Super Nanny

    C’était le rayon du réel tout cru. À côté, il y a celui de la réalité trafiquée : une situation familiale à peu près désespérée, et un sauveur qui frappe à la porte, avec ses caméras. Dans Super Nanny (NT1), Sylvie Jenaly, ancienne étudiante de l’École hôtelière de Lausanne, tailleur noir et sac rouge, contemple d’un air attristé le bordel qui règne à la table de Cyril (un autre) et Fallon qui ne contrôlent plus leurs quatre enfants, ou avec une moue encore plus navrée Sabrina en train de donner le sein à sa fille de 3 ans pour la calmer. “On va rééquilibrer un peu tout ça”, intervient la nanny, et elle expose à la maisonnée rassemblée leurs nouvelles règles de vie sur un grand écran. À la fin, tout le monde à la larme à l’œil.

    Le spectacle du malheur sur NRJ12

    Dans SOS : ma famille a besoin d’aide (NRJ12), Pascal Soetens, le “grand frère”, affronte des situations encore plus corsées. Eric et Evelyne abusent visiblement du rosé, et Aurélien, qui en est à son troisième père, est déjà passé par l’alcool, lui aussi, et par la prison. Dans la famille, ça cogne, et le grand fiston se réfugie du soir au matin devant sa console de jeux vidéo. Désespéré. Soetens embarque toute la maisonnée vers un cabanon (retour au Camping !) en pleine nature, sans écran et sans bouteille. Il leur fait casser des briques, propose à Aurélien un peu de culture physique et du parapente. Au final, tout le monde s’embrasse.
    Que se passe-t-il six mois, un ou deux ans plus tard ? On ne le sait pas. Des drames et des tragédies transformés en spectacles, des malheureux à qui on demande de rejouer leur propre misère mise en scène devant la caméra : c’est bien sûr une imposture.
    Dans un entretien qu’il a donné au Figaro, on comprend que le “grand frère” n’est pas exactement un travailleur social. Interrogé au sujet de Cyril Hanouna, Soetens répond que c’est son modèle : “J’aimerais me calquer sur lui.” La boucle est ainsi bouclée. Et comme dit Baba dans un échange compulsif avec un de ses meilleurs ennemis (Yann Barthes) : “On s’en bat les couilles.”


  • Le revers de la médaille


    Source : Express.live

    Les jeunes modérateurs qui ‘nettoient’ Facebook développent des troubles de stress post-traumatique

    Dans une interview accordée au journal The Telegraph, Mary Eiken, cyberpsychologue du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité à Europol, explique que les jeunes modérateurs de Facebook développent des symptômes de stress post-traumatique car ils sont utilisés comme filtre humain afin d’éliminer les contenus les plus horribles de l’Internet.

    Facebook a annoncé qu’il allait embaucher 3.000 modérateurs supplémentaires pour examiner les contenus à caractère terroriste, les séquences vidéo d’exploitation d’enfants ainsi que tout discours de haine.

    Des filtres humains

    Pour la cyberpsychologue qui étudie les conséquences de la technologie sur le comportement humain, cette initiative est irresponsable. Par ailleurs, ce nombre de personnes ne fait pas le poids contre les deux milliards d’utilisateurs que compte le réseau.
    « J’ai un problème éthique majeur en ce qui concerne l’emploi de 3.000 jeunes sortis de l’université exposés aux contenus extrêmes et qui sont en outre utilisés comme « filtres humains » par une entité commerciale », précise-t-elle.
    Les cas les plus horribles auxquels sont confrontés ces jeunes modérateurs sont recensés dans un article du magazine Wired qui s’interroge:
    « Nous avons tous déjà été affectés par quelqu’un qui dit quelque chose que nous n’apprécions pas ou par un deuil. Mais ce sont des choses sont normales. Mais est-ce qu’avoir des relations sexuelles avec un enfant de deux ans est quelque chose de normal ? Est-ce que décapiter quelqu’un lentement est normal ? Est-ce que c’est quelque chose à quoi vous vous attendez ? »
    Des entreprises comme Facebook ou Google dépendent de plus en plus d’une cohorte de travailleurs qui filtrent les excès de l’humanité pour nous protéger nous les utilisateurs. Un certain nombre de politiciens et de gouvernements menacent les réseaux sociaux d’amendes montres si tout contenu inapproprié n’est pas supprimé assez rapidement. Des lois dans ce sens sont soumises aux différents parlements.

    Comment protéger nos enfants, avec des opérateurs sous-payés ?

    Ces légions d’employés se trouvent principalement aux Philippines et sont payées entre 300 et 500 dollars par mois.
    Selon Hemanshu Nigam, ancien chef de sécurité de MySpace, actuellement consultant du bureau de sécurité en ligne SSP Blue, le nombre de modérateurs de contenu employés par les réseaux sociaux, les applications mobiles et les services de cloud dans le monde dépasse les 100 000, soit environ le double de la totalité des employés de Google et près de 14 fois celle de Facebook.
    L’âge minimum requis pour avoir un compte Facebook est 13 ans, mais, selon Aiken, des enfants beaucoup plus jeunes se connectent tout de même et Facebook et les autres réseaux sociaux échouent dans leurs efforts pour protéger la jeunesse :

    « Est-il crédible qu’une entreprise qui connaît jusqu’à la couleur de vos chaussettes ne sache pas qu’un enfant de huit ans se trouve derrière l’écran ? Bien sûr qu’ils savent que des enfants sont assis devant Facebook, mais nous n’avons pas obligé les réseaux sociaux à faire ce que nous faisons dans le monde réel. A cet âge, vous ne pouvez pas acheter d’alcool ou de cigarettes. Pourquoi avons-nous permis aux entreprises de réseaux de faire ce qu’elles veulent. Il nous appartient en tant que société d’empêcher cela. »


  • Qatar : Le bal des hypocrites


    En Grande-Bretagne, une enquête gouvernementale concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse. (Crédits : © Muhammad Hamed / Reuters)

    Qatar : l’hypocrisie de l’Arabie saoudite sur le financement du terrorisme

    Alors que Riyad et ses alliés tournent le dos au Qatar en l’accusant de soutenir le terrorisme, une enquête gouvernementale britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite dans le financement de l’extrémisme religieux au Royaume-Uni.
    Au lendemain de l’attentat de Londres, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés, l’Egypte et des pays du Golfe, emmenés par l’Arabie saoudite, ont interrompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent notamment Doha de « soutien au terrorisme », notamment à Al-Qaïda, l’Etat islamique et aux Frères musulmans (confrérie classée « terroriste » par l’Egypte et des pays du Golfe).
    Une justification pour le moins étonnante, car des dirigeants et des sujets du royaume wahhabite ont fait l’objet d’accusations similaires. D’ailleurs, en Grande-Bretagne, une enquête du ministère de l’Intérieur concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l’Arabie saoudite, selon la presse.

    3,5 milliards de dollars de livres sterling

    Lancées début 2016 par David Cameron, alors Premier ministre, ces investigations ne sont pas encore terminées, mais le ministère de l’Intérieur pourrait ne pas en publier les conclusions, qualifiant le contenu de « très sensible », selon The Guardian.
    Londres se montre sans doute réticente à attaquer un partenaire commercial. L’Arabie saoudite ayant récemment conclu un deal de 3,5 milliards de livres sterling (4 milliards d’euros) pour l’achat d’armes britanniques, rappelle The Independent.
    Au Royaume-Uni, les leaders de l’opposition, des travaillistes aux libéraux démocrates, exigent la publication de cette enquête. La décision devrait être prise par le nouveau gouvernement issu des élections générales, qui se tiendront le 8 juin.

    L’axe du « Mal »

    Concernant Doha, Riyad lui reproche surtout son appui supposé aux « activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (Est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays. Pour rappel, l’Arabie saoudite et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016 à la suite de l’exécution d’un chef chiite dans le royaume wahhabite.
    Les déclarations du président américain, Donald Trump, lors de sa tournée diplomatique au Moyen-Orient deux semaines plus tôt, définissant un axe du « Mal » composé de l’Etat islamique et de l’Iran, ont pu jouer dans le déclenchement de cette crise entre les monarchies du Golfe.


  • Bayrou veut mettre fin aux avantages fiscaux du Qatar en France


    Source : Par latribune.fr

    Lundi 5 juin, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a estimé que les avantages fiscaux donnés au Qatar devaient être abrogés.

    « Est-ce que cette situation peut durer? Je ne le crois pas. […]Je pense qu’il est très important qu’on ait en France une équité fiscale. »
    Pour justifier sa décision, le nouveau ministre de la Justice a évoqué que la République française avait donné un avantage fiscal incroyable au Qatar sous la responsabilité de Nicolas Sarkozy. En 2008, une convention fiscale avait été conclue entre le Qatar, exonérant les entités publiques du pays d’impôt sur les plus-values immobilières effectuées en France. La convention, sujet courant de polémiques, avait déjà été critiquée par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.
    Sur BFM TV, le 10 avril, François Bayrou avait déjà annoncé: « Sur ce sujet je serai très ferme […]Je mettrai fin aux accords qui favorisent en France le Qatar. »

    Une crise sans précédent entre les puissances du monde arabe

    Cette annonce intervient au lendemain d’une crise diplomatique sans précédent depuis plusieurs années entre grandes puissances du monde arabe. En effet, lundi 5 juin, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont mis fin à leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils l’accusent de promouvoir le terrorisme.
    Les ressortissants qataris ont, par conséquent, deux semaines pour quitter l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn. En même temps, les trois pays ainsi que l’Egypte ont suspendu tous les moyens de transports à destination ou en provenance du Qatar tandis que Ryad et Manama ont fermé leur espace aérien aux avions qataris. Le Caire a donné 48 heures à l’ambassadeur du Qatar pour quitter l’Egypte.


  • Le contrat d’armement américano-saoudien de 110 milliards de dollars est une “fake news”


    Source : Express.live Audrey Duperron

    « Le président Trump s’est rendu en Arabie Saoudite et son administration a annoncé qu’il avait conclu un contrat d’armement de 110 milliards de dollars avec le Royaume.

    Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas d’accord. L’annonce est une « fake news », écrit Bruce Riedel dans une colonne sur le blog du think tank Brookings, qui se décrit comme indépendant.

    « Il n’y a aucun contrat de 110 milliards $. En revanche, il y a une série de lettres exprimant un intérêt ou une intention, mais pas de contrats. Beaucoup sont des offres dont l’industrie de la défense américaine espère qu’elles intéresseront un jour les Saoudiens. Pour le moment, rien n’a été notifié au Sénat américain pour qu’il l’examine. La Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l’instance du Pentagone qui gère les ventes d’armes, les qualifie de « ventes prévues ». Aucun des contrats identifiés pour le moment ne sont nouveaux, ils ont tous débuté sous l’administration d’Obama ».

    Une simple liste de courses !

    Selon Riedel, ce que les Saoudiens et Trump ont fait, c’est de dresser la liste potentielle de ce que les Saoudiens souhaiteraient acheter, puis ils l’ont présentée au monde comme si c’était un accord. « Mais même les chiffres ne sont pas cohérents. C’est une fake news », commente Riedel.

    Les Saoudiens n’ont plus d’argent

    « De plus, il est très peu probable que les Saoudiens puissent encore payer un contrat de 110 milliards de dollars, en raison des faibles cours du pétrole et de la guerre qui dure depuis plus de 2 ans au Yémen », a ajouté Riedel.
    « Le President Obama avait vendu pour 112 milliards de dollars d’armes au royaume sur une période de huit ans. […] Avec la chute des cours du pétrole, les Saoudiens ont depuis rencontré des difficultés pour respecter leurs obligations de paiement ».


  • Agriculture. Les vertus pesticides du Coca-Cola en Inde

    Les agriculteurs indiens pensent avoir trouvé le moyen de protéger leurs récoltes des insectes.

    Au lieu d’acheter au prix fort des pesticides brevetés à des multinationales, ils pulvérisent leurs champs de coton et de piments de Coca-Cola. Au mois d’octobre, des centaines d’agriculteurs de l’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh ont eu recours à cette méthode. Et, comme le bruit court que le Coca-Cola est efficace et qu’il est beaucoup moins coûteux que tous les produits proposés par Monsanto, Shell ou Dow, des milliers de paysans ne devraient pas tarder à leur emboîter le pas.

    Gotu Laxmaiah, qui cultive plusieurs hectares de coton à Ramakrishnapuram, dans l’Andhra Pradesh, s’est dit ravi de ce nouveau pesticide : “Je me suis rendu compte que les insectes nuisibles mouraient peu après la pulvérisation”, a-t-il confié au Deccan Herald.

    Coca-Cola a connu une année très difficile en Inde. Des agriculteurs de l’Andhra Pradesh ont accusé l’entreprise de pomper trop d’eau pour ses usines d’embouteillage, et une commission gouvernementale a établi que ses boissons produites dans le pays, tout comme celles de Pepsi-Cola, renfermaient des quantités inacceptables de résidus de pesticides. Mais, pour les paysans comme M. Laxmaiah, les pulvérisations de colas sont inestimables : le produit peut être manipulé sans crainte, il n’a pas besoin d’être dilué et, surtout, il est bon marché.

    Alors qu’un litre d’Avant, de Tracer ou de Nuvocron, trois pesticides indiens très répandus, se vend environ 10 000 roupies [soit 170 euros], un litre et demi de Coca-Cola fabriqué en Inde ne coûte pas plus de 30 roupies [soit 50 centimes d’euro], ce qui limite à 270 roupies le coût de pulvérisation d’un demi-hectare.

    Manifestement, ce n’est pas la mystérieuse et légendaire composition du Coca-Cola qui dérange les insectes, puisque les agriculteurs portent aussi au pinacle Pepsi-Cola, Thums Up et d’autres boissons gazeuses. Les principaux ingrédients des différents colas sont l’eau et le sucre, mais certains fabricants ajoutent de l’acide citrique et de l’acide phosphorique pour mieux exciter les papilles gustatives des consommateurs.

    “Je pense que le Coca-Cola a trouvé là son véritable usage, observe un éminent agronome indien, Devinder Sharma. Les agriculteurs ont toujours utilisé des solutions sucrées pour inciter les fourmis rouges à manger les larves d’insectes. Les colas peuvent jouer le même rôle.”

    Depuis des années, on débat des propriétés du Coca-Cola : nettoyant efficace pour les toilettes et les pare-brise, c’est aussi un puissant antirouille. Selon des rapports non confirmés, le New Coke, une nouvelle formule de Coca-Cola (qui n’a pas rencontré le succès escompté) serait utilisé en Chine comme spermicide.

    Coca cola essaie de se défendre …

    Le 1er novembre, un porte-parole de Coca-Cola à Atlanta a émis des réserves sur l’utilisation de sa boisson phare comme pesticide : “Nous avons connaissance d’un cas isolé où un agriculteur aurait utilisé une boisson gazeuse dans le traitement de ses récoltes. Ces boissons n’ont pas le même effet que les pesticides lorsqu’elles sont pulvérisées sur le sol ou sur les récoltes. Leur efficacité ne repose sur aucune base scientifique, et il ne servirait à rien d’utiliser ces boissons à cet effet.”

    John Vidal
    Source The Guardian www.theguardian.com
    L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.


  • Grand rassemblement de Paranoïaques Obsessionnels.


    Source Courrier International

    L’armée française s’exerce en Estonie pour contrer la menace russe

    Plus de 300 soldats français, soutenus par des chars Leclerc, s’exerçaient mardi pour la première fois en Estonie, afin de rassurer ce Pays balte, membre de l’Otan, inquiet de la menace de son voisin russe.
    « Vu les événements de ces dernières années, il me semble normal que les Pays baltes puissent ressentir une certaine inquiétude vis à vis de leur voisin, explique à l’AFP le Lieutenant Colonel Lionel, conseiller en communication du détachement français de la mission Lynx, « mais à l’heure actuelle(…) c’est plus un jeu de communication ».

    Par mesure de sécurité, le colonel ne divulgue que son prénom et la prudence est le principal mot d’ordre de l’exercice.

    Les soldats ne peuvent pas approcher à moins de cinq kilomètres de la frontière russe en uniforme militaire, dit-il.

    Les manœuvres, tenues dans le cadre des exercices Spring Storm de l’Otan avec la participation de 6.000 soldats de l’Alliance se déroulent sur un terrain boisé près de Tapa dans le nord de l’Estonie.
    Après deux rotations de quatre mois en Estonie, les soldats français se déplaceront en Lituanie voisine.

    Qu’en dit la Russie ?

    La Russie quant à elle dément toute ambition territoriale et accuse l’Otan de vouloir l’encercler.
    L’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov a relevé vendredi que les troupes terrestres françaises étaient présentes aux frontières de la Russie « pour la première fois depuis 1812 » et la campagne napoléonienne.

    Comme si nous n’avions pas d’argent à dépenser utilement ailleurs

    Autant en emporte l’OTAN !


  • Banques françaises: des Amérindiens s’invitent aux assemblées générales


    Source : Danièle Guinot Membre Mon Figaro. Journaliste au service Patrimoine, Bourse

    Ils ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain.

    Ils ont traversé l’Atlantique pour participer aux assemblées générales des banques françaises qui se tiennent en ce moment. Invités par l’ONG Les Amis de la Terre, Juan Mancias, chef de la tribu Esto’k Gna au Texas, et cinq autres Amérindiens ont fait le déplacement pour demander à ces établissements de ne pas financer de projets d’oléoducs de sables bitumineux et de terminaux de gaz naturel prévus sur le sol américain. «Nous sommes dans un contexte extrêmement inquiétant (…) avec une administration des États-Unis qui menace de sortir de l’accord de Paris et démantèle l’intégralité des réglementations adoptées en matière environnementale et climatique, a expliqué mardi, lors de l’AG de BNP Paribas, une représentante de l’ONG. On vous demande de ne pas être complices de cette politique anti-climat.»

    Le projet Dakota Access Pipeline, relancé par Donald Trump, est au cœur des préoccupations. Cet oléoduc vise à transporter l’or noir du Dakota du Nord vers l’Illinois. Le projet a soulevé un mouvement de protestation porté par la tribu sioux de Standing Rock, qui assure que l’oléoduc risque de polluer un lac qui est sa principale source d’approvisionnement en eau.

    BNP Paribas a rappelé mardi avoir «décidé de sortir» de son financement, en avril. Natixis, le Crédit agricole ou la Société générale ont en revanche maintenu leurs engagements, décidés il y a plusieurs années. Ces banques veulent toutefois faire évoluer le cadre des principes de l’Équateur, adoptés par 90 institutions financières pour identifier, évaluer et gérer les risques environnementaux et sociaux. Ils plaident pour obtenir à l’avenir le consentement des communautés touchées par de tels projets.


  • BNP Paribas : les clients vous remercient !!!


    Source : Le Quotidien/AFP

    Manipulation des changes : BNP Paribas écope de 350 millions de dollars d’amende

    BNP Paribas a écopé mercredi d’une amende de 350 millions de dollars aux États-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, qui brasse l’équivalent de 5 300 milliards de dollars de transactions par jour.

    Négligences

    « La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’État de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York.
    Elle explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque. Un des traders impliqués « a explicitement baptisé le groupe ‘cartel’ dans ses échanges, et appelé le reste des cambistes avec lesquels il était de connivence pour manipuler le prix du rand sud-africain ‘Domination ZAR’ d’après le symbole de cotation du rand qui est Zar », détaille le régulateur.
    Ces cambistes élaboraient ensemble, via les forums de discussion, des simulations de courtage sur les devises, s’entendaient pour pousser artificiellement le taux de référence d’une monnaie et encaissaient ainsi des bénéfices indus, déplore encore le DFS. Une des tactiques consistait par exemple à gonfler artificiellement la valeur du rand sud-africain pendant les échanges à New York.

    BNP Paribas « regrette profondément » Ben tiens !

    Les lampistes punis

    Louant la « coopération » de BNP Paribas avec les enquêteurs, Maria Vullo affirme que la banque a déjà pris des mesures disciplinaires contre les cambistes et salariés impliqués, dont des licenciements. D’autres ont été contraints à la démission. La firme s’est également engagée à renforcer ses procédures de contrôles internes et de gestion des risques et doit soumettre prochainement un plan pour améliorer la supervision de hauts dirigeants, affirme encore le DFS.
    « BNP Paribas regrette profondément les malversations passées (…) qui étaient clairement une violation les normes (d’éthique) standard auxquelles la banque opère », a réagi dans un communiqué la première banque européenne par capitalisation boursière. Elle affirme avoir déjà pris des mesures pour renforcer ses systèmes de contrôle et assure que le montant de l’amende est déjà couvert par les provisions déjà inscrites dans ses comptes.
    En 2014, BNP Paribas avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de neuf milliards de dollars aux États-Unis et avait plaidé coupable pour régler son litige concernant la violation d’embargos économiques américains.


  • On croit rêver – La mascarade des puissants qui gouvernent le monde !

    Une photo prise lors de l’ouverture du centre anti-extrémisme à Riyad qui montre le président américain et le roi Salmane les mains sur un globe terrestre lumineux.

    Ce n’est pas un montage c’est la réalité !!!
    Pour sa première visite à l’étranger, Donald Trump était en Arabie saoudite, où il s’est démené pour se montrer en tant qu’allié indéfectible de Riyad.
    Après avoir signé un contrat d’armement faramineux avec la maison des Saoud et désigné l’Iran comme une menace terroriste au même niveau que Daesh et Al-Qaïda, il s’est ensuite rendu dans un centre voué à combattre «les idéologies extrémistes».
    Accompagné du président égyptien Abdel Fatah al-Sissi et du roi Salmane, le milliardaire américain a pris la pose, les mains sur un globe terrestre luminescent.
    La scène, qui rappelle les meilleurs Comics (et c’est pas drôle) où les méchants préparent la conquête du monde dans un rire bruyant.
    Ils n’ont pas l’air con !!!!


  • UNE IDEE POUR NOTRE NOUVEAU GOUVERNEMENT.

    UN MAIRE REFUSE DE SUPPRIMER LE PORC DANS LES MENU DE CANTINE SCOLAIRE… AU QUEBEC !

    Des parents musulmans ont exigé la suppression du porc dans toutes les cantines scolaires d’une banlieue de Montréal.

    Le maire de la banlieue de Montréal Dorval, a refusé, et le greffier de la ville a envoyé une note à tous les parents pour expliquer pourquoi…

    « Les musulmans doivent comprendre qu’ils doivent s’adapter au Canada et au Québec, ses coutumes, ses traditions, son mode de vie et ce, parce que c’est là qu’ils ont choisi d’immigrer.
    « Ils doivent comprendre qu’ils doivent s’intégrer et apprendre à vivre au Québec.
    « Ils doivent comprendre que c’est à eux de changer leur mode de vie, pas aux Canadiens qui les ont si généreusement accueillis.
    « Ils doivent comprendre que les Canadiens sont ni raciste ni xénophobe, ils ont accepté beaucoup d’immigrants avant les musulmans (alors que l’inverse n’est pas vrai, que les Etats musulmans n’acceptent pas les immigrants non musulmans).
    « Que pas plus que d’autres nations, les Canadiens ne sont disposés à renoncer à leur identité et à leur culture.
    « Et si le Canada est une terre d’accueil, ce n’est pas le maire de Dorval qui accueille les étrangers, mais les Canadiens-québécois les gens dans leur ensemble.
    « Enfin, ils doivent comprendre qu’au Canada (Québec) avec ses racines judéo-chrétienne, ses arbres de Noël, ses églises et ses fêtes religieuses, la religion doit rester du domaine privé. La municipalité de Dorval a eu raison de refuser toute concession à l’Islam et la charia.
    « Pour les musulmans qui sont en désaccord avec la laïcité et ne se sentent pas biens au Canada, ont 57 beaux pays musulmans dans le monde, la plupart d’entre eux sous-peuplé et prêts à les accueillir à bras ouverts avec les habitudes halals conformément à la charia.
    « Si vous avez quitté votre pays pour le Canada et pas un autre pays musulman, c’est parce que vous avez pensé que la vie est meilleure au Canada qu’ailleurs.
    « Posez-vous la question, une seule fois : Pourquoi est-ce mieux ici au Canada que d’où je viens ? Une cantine avec du porc fait partie de la réponse. »

    Partageons cette histoire, pour promouvoir la tolérance dans le monde.


  • Allemagne crée des emplois … à 80 centimes de l’heure

    Berlin compte créer 100.000 « minijobs » à destination des populations réfugiées en Allemagne pour faciliter leur intégration. A moindre coût.

    Bien accueillie ou conspuée, la proposition ne laisse personne indifférent. Mardi, le ministère du travail allemand a annoncé qu’il comptait créer 100.000 emplois à destination des migrants arrivés dans le pays ces dernières années pour favoriser l’intégration de ceux qui ne disposent pas de titre de séjour. Jusque-là, rien de sulfureux. Sauf que dans la droite ligne des « mini-jobs » créés dans le pays avec les lois Hartz dans les années 2000, ces emplois devraient être payés… 80 centimes de l’heure. Un salaire très bas, inférieur même à celui que touchent les chômeurs de longue durée (un euro et cinq centimes) que justifie le gouvernement par la nécessité de multiplier les offres : « Les réfugiés qui restent en Allemagne ne doivent pas devenir des chômeurs de longue durée », a martelé le gouvernement à l’occasion de cette annonce.

    Critiques des écologistes.

    La plupart de ces futurs emplois seront créés dans les structures d’accueil où sont logés les migrants. Un moyen de limiter les frais de transport et d’hébergement pour eux, même si cet argument est largement contesté, comme le rapporte France Bleu en citant la députée écologiste Brigitte Pothmer : « Malheureusement, les réfugiés ne pourront exercer que des activités très éloignées du véritable marché du travail allemand. Ces activités ont été conçues pour des chômeurs de longue durée qui ont besoin d’une structure d’accueil où on les prend en charge au quotidien. Cela concerne des personnes qui n’ont pas travaillé depuis longtemps, ce qui n’est pas le cas des réfugiés, qui, eux, insistent pour trouver un emploi ».

    Débat économique…

    De plus, les mini-jobs font débat en Allemagne. En effet, en 2011, 20% des salariés allemands étaient payés à un niveau inférieur au Smic horaire français et 40% avaient un salaire mensuel net inférieur à 1000 euros. En 2012, l’Agence allemande pour l’emploi (BA) a chiffré à 7,4 millions le nombre de « mini-jobs », des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concernaient des salariés ayant plusieurs emplois. Selon le BA, ils pénaliseraient parfois la création de vrais emplois.

    Et débat politique.

    De l’autre côté du spectre politique, les défenseurs du projet arguent que les réfugiés sont pour la plupart heureux de participer à ces activités qui ne sont « pas un vrai travail », comme le soutient Gudrun Heute-Bluhm, directrice générale de l’association des villes allemandes. A noter que les migrants accueillis dans les foyers du pays perçoivent une aide des collectivités locales proche de 140 euros. Pour ceux qui se logent par leurs propres moyens, cette aide monte à 300 euros. Mais le salaire proposé dans le cadre de ces mini-jobs restera tout aussi bas pour eux.

    Quoi qu’il en soit, ce projet, porté par le gouvernement dans un pays où le mouvement xénophobe Pegida et les agressions de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne contribuent à alimenter le débat sur la conduite à adopter vis-à-vis des réfugiés installés en Allemagne, risque d’être encore sujet à de longues polémiques.

    C’est le pays que l’on nous cite en exemple.


  • Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique.

    « Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique.
    Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques.
    L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, (l’émigré), le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

    Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956)


  • Résultat des élections à St André d’Olérargues – Témoignage 2° tour.

    Exemple d’un petit village souvent représentatif de l’opinion nationale.

    Témoignage :
    Nous avons donc dépouillé dimanche au soir à 19h, sans connaître aucun résultat national, bien sûr.
    337 inscrits et 272 votants soit 80.7%.

    Le résultat définitif a été le suivant :

    Votes blancs 47 soit 17%
    Votes nuls 6 soit 1.8%

    Emmanuel Macron 126 voix soit 57.5%
    Marine Le Pen 93 voix soit 42.5%

    Je ne ferai aucun commentaire.


  • Présidentielle : « Pas avant 17 heures »


    Source : Par Le Point.fr

    Une pétition propose à ceux qui se seraient volontiers abstenus d’aller voter après 17 heures pour faire entendre leur mécontentement.

    Pour tous ceux qui sont en désaccord avec le projet d’Emmanuel Macron, mais qui refusent de voir Marine Le Pen entrer à l’Élysée, il y a peut-être une solution.
    En tout cas, c’est ce que propose la pétition « Entends ma voix » lancée sur Change.org, et relayée sur les réseaux sociaux via le mot-dièse « Apres17H ». L’idée, lancée par deux Parisiens, est d’aller voter pour Emmanuel Macron, mais seulement après 17 heures. Ils entendent ainsi faire barrage à la candidate frontiste, sans pour autant donner un blanc-seing à celui d’En marche !, en « quantifiant le vote par dépit », ont expliqué les initiateurs sur France Info.
    Cette pétition est née d’une profonde indécision sur la stratégie à adopter après avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour. « On a passé une semaine compliquée, pleine d’hésitations. On n’arrêtait pas de réfléchir, de changer d’avis. » Les deux trentenaires ne se sentent représentés par aucun des deux candidats, « choisis simplement par 35 % des électeurs inscrits sur les listes électorales ». Et de dénoncer « l’aspect moralisateur » des débats et des consignes, ainsi que la pression exercée sur les abstentionnistes et les indécis.

    « Se faire entendre »

    Certes, mais pourquoi 17 heures ?

    Pour eux, il s’agit d’inciter les politiques à prendre en considération le vote blanc, tout en ne s’abstenant pas : « Le ministère de l’Intérieur publie à 12 heures puis à 17 heures, les chiffres de la participation. En allant voter après 17 heures, nous pouvons faire en sorte que notre opposition soit entendue et comptabilisée à travers les différents niveaux d’abstention au cours de la journée. »

    Une manière pour eux d’échapper à la question binaire qui se pose et de laisser place au doute et à la contestation comme ils expliquent en détail dans le texte de la pétition : « La pression médiatique de ces derniers jours pour voter Macron culpabilise celles et ceux qui doutent et qui réfléchissent, sans permettre le débat et l’échange des idées. Elle ne nous convainc pas. Elle enferme l’expression démocratique dans un choix binaire entre 2 candidats qui ne correspondent pas au choix de plus de 65 % des électeurs inscrits sur les listes. Nous sommes nombreux à nous sentir pris au piège par cette élection présidentielle, nous qui ne voulons pas apporter notre soutien au projet de M. Macron mais qui refusons en bloc les idées du Front national. Ce texte n’est ni un appel à voter Macron, ni à s’abstenir. Il s’agit d’une proposition, pour celles et ceux qui décideraient d’aller voter, non par adhésion mais pour réduire le score du FN, à se faire entendre et à ce que cette contestation soit comptabilisée et médiatisée. » Jeudi à 14 heures, près de 45 000 personnes l’avaient signée.

    la pétition « Entends ma voix »
    Attention cependant : quoi qu’il arrive, les bureaux de vote fermeront à l’heure prévue.


  • J’en ai marre de voter CONTRE !

    Aurai-je un jour le plaisir de voter POUR quelqu’un !

    Je n’ai pas voté pour Chirac, j’ai voté contre JM le Pen

    Je n’ai pas voté pour Ségolène, j’ai voté contre Sarko

    Je n’ai pas voté pour Hollande, j’ai voté contre Sarko

    Je vais voter Blanc contre Le Pen et contre Macron

    Je vous entends déjà me dire il faut un « Front Républicain » et respecter les « consignes de vote » des leaders !

    Oui mais : les donneurs de consignes sont ceux-là mêmes qui viennent de se voir rejeté par les électeurs. Ils ne manquent pas de culot tout de même! La majorité leur dit : « on ne veut plus de vous » et ces guignols et leur copains qui se gavent sur notre dos depuis des années et ont échoué, osent sans aucun complexe nous dire pour qui il faut voter sous-entendant par là qu’il faut donner notre voix à quelqu’un de leur choix ! Finalement Mélenchon a raison.

    Et les autres me dire : « avec Macron, c’est le dépeçage programmé de notre pays, de tout ce qui a fait son identité, sa grandeur et sa spécificité et ce qui reste de son rayonnement et de ses valeurs. Avec une élection de Marine Le PEN les conséquences seraient bien moindres.
    Certes, il y a dans ce parti des relents inacceptables pour beaucoup; mais c’est précisément cela qui apporte une garantie qu’elle ne disposera JAMAIS d’une majorité au parlement et que, de ce fait, elle ne pourra pas appliquer ses projets nauséeux. »

    Et bien, ras la casquette de voter CONTRE !

    Je vote pour celui que j’apprécie et s’il n’y en a pas je vote blanc, même si ce n’est pas comptabilisé. Les faiseurs de présidents seraient trop contents que je m’abstienne, ils pourraient dire « il se désintéresse », non je vote !

    Quand au buffet il n’y a aucun plat que j’aime je ne mange PAS, mon assiette reste blanche. Quand je vote, s’il n’y a aucun candidat qui me plait, comme mon assiette, mon vote est blanc.


  • Bella Ciao – Un hymne à la résistance.

    Mes amis il est temps d’entonner les chants de rassemblement antifascistes et de résistance au grand capital (faute de mieux).

    Bella ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l’engagement dans le combat mené par les partisans de la Seconde Guerre mondiale contre les troupes allemandes de la République sociale italienne durant la Guerre civile.

    Les paroles ont été écrites fin 1944 sur la musique d’une chanson populaire que chantaient au début du XXe siècle les mondine, ces saisonnières qui désherbaient les rizières de la plaine du Pô et repiquaient le riz, pour dénoncer leurs conditions de travail.

    Elle est chantée depuis 1963 dans le monde entier — en 2016, on dénombre des versions en 40 langues — comme un hymne à la résistance.

    Version originale des mondines

    Alla mattina appena alzata
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Alla mattina appena alzata
    In risaia mi tocca andar
    E fra gli insetti e le zanzare
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    E fra gli insetti e le zanzare
    Un dur lavoro mi tocca far
    Il capo in piedi col suo bastone
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Il capo in piedi col suo bastone
    E noi curve a lavorar
    O mamma mia o che tormento
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    O mamma mia o che tormento
    Io t’invoco ogni doman
    Ed ogni ora che qui passiamo
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Ed ogni ora che qui passiamo
    Noi perdiam la gioventù
    Ma verrà un giorno che tutte quante
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Ma verrà un giorno che tutte quante
    Lavoreremo in libertà.

    Traduction

    Le matin à peine levée
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Le matin à peine levée
    À la rizière je dois aller
    Et entre les insectes et les moustiques
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Et entre les insectes et les moustiques
    Un dur labeur je dois faire
    Le chef debout avec son bâton
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Le chef debout avec son bâton
    Et nous courbées à travailler
    O Bonne mère quel tourment
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    O Bonne mère quel tourment
    Je t’invoque chaque jour
    Et toutes les heures que nous passons ici
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Et toutes les heures que nous passons ici
    Nous perdons notre jeunesse
    Mais un jour viendra que toutes autant que nous sommes
    O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
    Mais un jour viendra que toutes autant que nous sommes
    Nous travaillerons en liberté.

    En France, cette chanson fréquemment liée à la gauche ainsi qu’à la mouvance anarchiste, est souvent reprise lors des manifestations.

    « Bella Ciao » in 9 Languages (HD)

    Un petit dernier pour la route (et le plaisir)…Les Ramoneurs de Menhirs Bella Ciao Live ! EXCELLENT !


  • Résultat des élections à St André d’Olérargues – Témoignage

    Exemple d’un petit village souvent représentatif de l’opinion nationale, mais pas cette fois.

    Témoignage :
    Nous avons donc dépouillé hier au soir à 19h, sans connaître aucun résultat national, bien sûr.
    337 inscrits et 284 votants soit 84.3%, mieux que la moyenne nationale.
    A mesure que les enveloppes étaient ouvertes les espoirs ou les déceptions, suivant les opinions de chacun, se lisaient sur les visages.
    Très vite, JL Mélenchon a pris la tête et ne l’a plus quittée, suivi de M. Le Pen.
    Le résultat définitif a été le suivant :

    Jean Luc Mélenchon 69 voix soit 24.6%
    Marine Le Pen 63 voix soit 22.5%
    François Fillon 50 voix soit 17.8%
    Emmanuel Macron 42 voix soit 15%
    Benoît Hamon 15 voix soit 5.3%
    François Asselineau 13 voix soit 4.6 %
    Nicolas Dupont-Aignant 13 voix soit 4.6 %
    Jean Lassalle 11 voix soit 3.9%
    Nathalie Artaud 2 voix soit 0.7%
    Jacques Cheminade 1 voix soit 0.3%
    Philippe Poutou 1 voix soit 0.3%

    A remarquer dans notre département du Gard c’est Jean Luc Mélenchon qui arrive en seconde position, mais Marine Le Pen est à près de 30%.

    Nous sommes une des très rares communes à n’avoir pas mis le FN en tête et nous en sommes fiers. Tous les villages voisins et alentours ont placé Le Pen largement en tête mêmes les grandes agglomérations comme Bagnols sur Cèze et Pont St Esprit l’ont fait aussi.


  • Election hier comme aujourd’hui : À l’adresse des Indécis et des Abstentionnistes

    Source : https://www.legrandsoir.info/a-l-adresse-des-indecis-des-abstentionnistes.html

    hier – Affiche du Comité Central sur les élections (25 mars 1871)

    Aujourd’hui – République Sociale Française

    Liberté – Égalité – Fraternité Comité Central Élections

    CITOYENS,

    La campagne électorale se termine, le spectacle offert prend fin.
    Ne vous laissez pas distraire. Vous semblez indécis, voire tentés par l’abstention.
    Ne soyez pas soumis aux diktats, ne soyez pas fatalistes.
    Soyez persévérants, intransigeants car une élection n’est pas une fin en soi, mais peut être un commencement. La Solidarité n’est pas un vain mot : l’avènement de la République Sociale n’est pas inaccessible.
    Faites abstraction du tintamarre et interrogez votre conscience, consultez votre Idéal.
    Si nos conseils peuvent avoir quelque poids dans vos résolutions, permettez ceux-ci.

    CITOYENS,

    Ne perdez pas de vue que les personnes qui vous serviront le mieux sont celles que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
    Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables.
    Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action : ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot d’esprit. Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui la possède est disposé à regarder le travailleur comme un frère.
    Enfin, cherchez des personnes aux convictions sincères, issues du Peuple, résolues, actives, ayant un sens droit, l’esprit du commun et une honnêteté reconnue.

    CITOYENS,

    Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres.

    La Sixième République sera Sociale ou ne sera pas.


  • Stupides les électeurs ? Peut-être …

    Economique, sociale, identitaire ? La vraie nature de la crise : une crise de « stupidité » !

    Laurent Vilanova, Université Lumière Lyon 2

    Les analystes de tous bords s’épanchent sur la nature de « la crise » que traverse actuellement la France : économique et sociale pour certains, identitaire pour d’autres. Les solutions avancées par les candidats à l’élection présidentielle pour en sortir ont souvent un caractère sommaire. On propose de faire payer les riches. Ou de fermer les frontières. The Conversation

    Une bonne part des citoyens adhère à ces discours simplistes, une autre se désintéresse du débat politique avec le sentiment que celui-ci aboutit à une impasse. En fait, la difficulté à fournir des réponses convaincantes pourrait bien résulter d’une erreur de départ sur la vraie nature de la crise. Plus qu’économique, sociale ou identitaire, la crise que nous subissons pourrait être… une crise de stupidité.

    Le terme est provocateur, bien sûr. Il doit être compris au-delà de son sens commun. En psychologie, la stupidité englobe non seulement le déficit de savoir mais aussi l’incapacité ou l’absence de volonté d’utiliser et de développer son savoir. Parmi les nombreuses manifestations de stupidité mises en évidence par la recherche en sciences sociales, deux d’entre elles sont particulièrement éclairantes au vu de la crise actuelle.

    La préférence pour des leaders et des organisations «stupides»

    Quand les individus s’abstiennent d’utiliser leur savoir, ils ont tendance à choisir pour leaders les personnes affichant une forte confiance en elles et exprimant les jugements les plus péremptoires, même si ces personnes se trompent en moyenne plus souvent que les autres. C’est la première manifestation de la stupidité qui nous intéresse.

    Ensuite, nombre d’organisations instaurent aujourd’hui en leur sein une culture de la stupidité consistant à privilégier l’action sur la réflexion. Cette culture expliquerait en particulier pourquoi l’industrie de la finance s’est mise, au cours des années 2000, à émettre des produits financiers complexes dont elle ne savait pas évaluer les risques, entraînant un krach boursier. Ladite culture s’est développée au sein d’une industrie employant des individus surdiplômés – les traders de la City. Suggérant que la stupidité ne serait pas toujours due à un défaut d’éducation ou d’intelligence.

    L’organisation « stupide » est dans certains cas efficace

    Cette culture comporte des avantages. Au sein des organisations, l’absence de doute et de réflexion critique permet d’éviter les conflits. Elle facilite la cohésion autour d’un projet commun. L’efficacité d’une organisation serait maximale lorsque ses membres se taisent, non par respect ou crainte de l’autorité, mais parce qu’ils ne doutent pas et suivent sans réfléchir les instructions de leur leader. « Le cerveau est un organe merveilleux qui se met en marche au moment où vous vous réveillez et s’arrête au moment précis où vous arrivez au bureau », dit une plaisanterie souvent attribuée au poète américain Robert Frost.

    Il n’y a qu’un pas à franchir pour conclure que les organisations les plus efficaces seraient celles organisées autour d’un chef charismatique, impulsant la marche à suivre à des subordonnés qui ne se posent aucune question et mettent en œuvre sans réfléchir – et avec entrain – les décisions prises « en haut ».

    Les observateurs attentifs de la vie politique n’auront aucun mal à trouver des exemples de ce type d’organisation quasi-militaire au sein des partis politiques français. Ce modèle est également au cœur de la plupart des théories des organisations et des pratiques d’entreprises. Sa vertu est d’accélérer la prise de décision au prix d’une absence de débat et de réflexion. Ce faisant, les organisations « stupides » pourraient s’avérer efficaces dans un environnement très concurrentiel et hostile. Dans ce sens, plusieurs travaux évolutionnistes récents défendent la thèse que certaines formes de stupidité comme l’excès de confiance en soi permettraient d’augmenter les chances de survie des individus ou des organisations.

    Les individus préfèrent souvent rester « ignorants »

    S’il est aisé de comprendre pourquoi les dirigeants politiques et économiques ont intérêt à instaurer une culture de la stupidité qui renforce leur pouvoir et accroît la productivité à court terme de leur organisation, il est plus difficile de comprendre pourquoi les citoyens et les employés y adhèrent.

    Plusieurs travaux démontrent que de nombreuses personnes retirent une satisfaction personnelle à rester « ignorants ». Le choix de l’ignorance permet en effet de protéger son ego et de se dédouaner en cas d’échec. Bien sûr, celle-ci peut être subie, mais on est parfois étonné par le manque d’initiative des citoyens pour parfaire leurs connaissances sur des sujets aussi importants que l’économie ou les changements climatiques. N’est-il pas plus confortable de rester ignorant du réchauffement de la planète quand on souhaite à la fois maintenir ses habitudes de consommation et préserver son estime de soi ?

    La stupidité s’avère dangereuse dans un environnement complexe

    Si la culture de la stupidité montre une certaine efficacité par « temps calme », elle peut cependant entraîner des effets dévastateurs à long terme, dans un environnement en perpétuel mouvement. Elle engendre un manque de créativité et peut pousser les organisations et les individus à persister dans des actions collectives éculées.

    Il est tentant d’établir un parallèle avec la situation dans laquelle se trouve la société française. Le monde est aujourd’hui incroyablement plus complexe qu’il ne l’était il y a quelques décennies tant du point de vue géopolitique (le conflit syrien en atteste) qu’économique (citons la mondialisation des échanges). Les remèdes efficaces dans le passé s’avèrent inopérants ; les hommes politiques apparaissent désarmés, appelant à des « idées nouvelles » mais sans en avancer aucune ; les électeurs sont tentés de mettre au pouvoir les hommes et les partis affichant une confiance inébranlable dans les remèdes les plus « stupides » (ceux qui privilégient l’action sur la réflexion, le court terme sur long terme). D’où le paradoxe apparent entre, d’une part, un environnement de plus en plus complexe et, d’autre part, des propositions politiques de plus en plus simples.

    En réalité, ce paradoxe n’en est pas un. Rien d’étonnant, d’abord, à ce que les élites actuelles, tant politiques qu’économiques, peinent à trouver des solutions face à la complexification de l’environnement. Elles ne sont sans doute pas plus idiotes que celles des années 1960. Elles n’ont simplement pas évolué aussi vite que le monde qui les entoure. On peut d’ailleurs constater que tous les courants politiques connaissent aujourd’hui cet accès de stupidité.

    Gauche et droite en pleine crise de « stupidité »

    La gauche est confrontée à un problème qu’elle peine à résoudre – et même à admettre. Les mesures visant à protéger les « faibles » contre les « puissants » s’avèrent in fine contre-productives. Par exemple, rendre les licenciements plus difficiles limite les embauches, entraîne le développement des CDD ou des emplois intérimaires.

    Le problème de la droite et des « sociaux libéraux » est a contrario de croire – ou de faire semblant de croire – que les mesures en faveur des « puissants » aboutissent inéluctablement à une amélioration de la situation des « faibles ». Par exemple, qu’aider fiscalement les entreprises ou réduire l’ISF entraîne une réduction systématique du chômage…

    Vient s’ajouter à ce contexte la perception, partagée par beaucoup, du caractère fortement menaçant de l’environnement économique et géopolitique. Or, de nombreux travaux montrent qu’un tel sentiment entraîne au sein des organisations une centralisation du pouvoir, un plus fort conservatisme et un moindre effort d’innovation. Leurs membres ont besoin d’être rassurés. Et rien n’est plus rassurant qu’un discours exposant des solutions simples, ne laissant aucune place au doute.

    Les conditions sont donc extrêmement favorables au développement d’une culture de la stupidité dans notre pays. Certains y verront la responsabilité des médias et de la communication politique qui privilégient de plus en plus l’instantanéité et les punchlines. D’autres (ou les mêmes) l’attribueront aux citoyens, qui rejetteraient les discours complexes et préféreraient les messages les plus basiques, comme « mon ennemi, c’est la finance », « la France aux Français » ou « le référendum, c’est la clé ». D’autres enfin, souligneront la faillite des intellectuels et des académiques accusés soit d’abandonner toute rigueur scientifique – à l’image des pseudo-experts des chaînes d’information, soit d’être inaudibles car trop complexes.

    À quand un leader politique avouant publiquement ses doutes ?

    Rompre avec cette culture de la stupidité nécessite deux préalables. Le premier est de prendre conscience que ce qui était n’est plus. Avec pour corollaires le fait que les solutions anciennes ne sont plus – et ne seront plus – efficaces, et que les « rentes » de situation ne pourront être maintenues. On peut regretter à cet égard le poids des conservatismes dans le débat politique actuel, alors même que les inégalités entre les différentes classes de la population sont criantes. Citons par exemple une fiscalité allégée pour les retraités, au regard du chômage des jeunes.

    Enfin, la sortie de crise passe par la réhabilitation du doute et de l’expérimentation. « Ce n’est pas le doute, mais la certitude qui rend fou », écrivait le philosophe Nietzsche dans son tout dernier livre, Ecce Homo. Trouver des solutions innovantes exige d’avoir une soif d’apprendre. Et pour commencer, de prendre conscience des limites de ses connaissances. À quand un leader politique avouant publiquement ses erreurs ou ses doutes sur la marche à suivre ?

    Les discours des candidats à l’élection présidentielle – qui se focalisent sur l’identité nationale, la sécurité ou les baisses de charges pour les entreprises, plutôt que sur l’éducation, l’université, la recherche et l’innovation – ne poussent pas à l’optimisme. C’est pourtant au prix de ce changement de culture que des idées nouvelles et efficaces collectivement pourront véritablement émerger.

    Laurent Vilanova, Professeur en Sciences de Gestion, Université Lumière Lyon 2

    La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.


  • Ceci n’est pas du complotisme – A lire avant de voter

    2017, LE COUP D’ÉTAT

    « Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».
    Louis Calaferte.

    Propos liminaires.

    Une fois de plus, cet article est long. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez-le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie
    L’heure est grave.
    Pour lire la suite cliquez ici https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/24/2017-le-coup-detat/


  • DE FERME EN FERME – 29 et 30 Avril 2017

    Le Gard de Ferme en Ferme

    29 et 30 Avril 2017

    59 fermes des Cévennes à la Camargue vous ouvrent leurs portes !

    – Visites et dégustations gratuites.
    – 22 points de Petite restauration à la ferme
    – Vente de produits fermiers et bio…
    – Animations, démonstrations (exemples : atelier pâtisserie, démonstration de traction animale, traite, sensibilisation aux insectes pollinisateurs, étude d’une ruche et observation d’une colonie, atelier laine mohair, atelier enfant « peintures de spiruline »…)

    Le dépliant est téléchargeable sur le site plate-forme De ferme en ferme

    Suivez l’actualité de la manifestation sur notre page Facebook

    Une conférence de Presse réservée aux journalistes est organisée le 20 Avril prochain. Contactez nous pour recevoir le programme !

    Vous avez été près de 20 000 l’année dernière à participer à cet événement ! 18 nouvelles fermes vous sont présentées cette année avec un nouveau circuit dans l’Uzège.

    Cette opération de portes-ouvertes dans les fermes, organisée dans le cadre du déploiement de la Politique Alimentaire du Départemental du Gard en partenariat avec la Fédération Départementale des CIVAM du Gard, a pour objectif de faire découvrir au public les savoir-faire et les métiers des agriculteurs engagés dans un développement durable.

    En savoir plus sur le réseau CIVAM dans le Gard : téléchargez notre plaquette 2017 !


  • Turquie : ou comment devenir un dictateur élu démocratiquement

    Les turcs, après avoir voté comme des pieds, risquent de se retrouver avec une balle dans la tête, alors qu’ils se sont tiré la balle dans le pied !

    La réforme constitutionnelle devrait normalement rentrer en vigueur en 2019.

    Théoriquement M.Erdogan – qui a déjà quatorze ans de pouvoir à son actif – pourrait rester aux manettes jusqu’en 2029, à la condition qu’il soit réélu lors des présidentielles de 2019 et de 2024. Mais c’est facile, des élections cela se truquent.

    Ses ambitions sont à la mesure d’Atatürk dont l’héritage s’efface progressivement de l’histoire officielle. Erdogan a une ambition à long terme, résumée dans sa « vision 2023 » : faire entrer Turquie dans le Top 10 des puissances économiques mondiales, augmenter le nombre de touristes et celui des médecins.

    On célébrera en 2023 le centenaire de la fondation de la République turque. Ce sera un moment clé, hautement symbolique. Mais dans l’intervalle, le futur super-président devra gérer un pays divisé.

    Vers un pouvoir dictatorial.

    Peut-on changer l’organisation d’un pays et la nature de son pouvoir politique avec une si courte majorité ?

    Avec 51,2 % des votes en sa faveur, mais dans l’attente des résultats définitifs, Recep Tayyip Erdogan semble avoir remporté son pari de faire avaliser par les électeurs turcs le passage à un système présidentiel fort, mais à quel prix : une opposition laminée, des dirigeants kurdes en prison, des médias réduits au silence, près de 100 000 fonctionnaires licenciés au prétexte qu’ils auraient des affinités avec le coup d’Etat avorté de l’été 2016.

    En dépit de la victoire annoncée du « oui » dans l’ensemble du pays, le camp du « non » l’a emporté dans les trois principales villes, Istanbul, Ankara et Izmir. « C’est une victoire pour Erdogan mais aussi une défaite. Il a perdu Istanbul, là où il a entamé sa carrière politique », en devenant maire en 1994, a écrit sur Twitter Soner Cagaptay, analyste spécialiste de la Turquie au Washington Institute. Les régions peuplées en majorité de Kurdes du Sud-Est ont aussi massivement voté contre l’accroissement des prérogatives du chef de l’État.

    Il apparaît que la Turquie est profondément divisée en deux camps : une aile républicaine, citadine, plutôt de gauche et laïque, et une aile religieuse et conservatrice, provinciale, décidée à restaurer l’islam comme le liant social de la Turquie, là où le fondateur de la République, Mustafa Kemal Atatürk, en avait fait une religion d’Etat strictement contrôlée.

    Peu de mouvements de foule ont été observés en début de soirée. Des manifestants qui tentaient de se rendre devant la Haute Commission électorale, sur l’avenue Mithat Pasa, dans le centre de la capitale, ont été bloqués par la police.

    Le CHP, le principal parti d’opposition, a demandé en début de soirée un nouveau décompte des voix pour 60 % des bureaux de vote.

    Président jusqu’en 2029, et plus s’il réserve d’autre surprises !

    Si sa victoire devait être officiellement confirmée, lui qui a échappé à une tentative de putsch le 15 juillet disposerait non seulement de pouvoirs considérablement renforcés, mais pourrait en théorie rester à la tête de l’État jusqu’en 2029.

    Il a également évoqué la possibilité d’organiser un nouveau référendum, cette fois-ci sur le rétablissement de la peine capitale, une initiative qui sonnerait le glas du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

    Et pourquoi pas l’instauration de la charia ! C’est un musulman pur et dur. Le port du voile généralisé c’est sûr les turcs y auront droit.

    Les Turcs résidant à l’étranger ont voté beaucoup plus nettement en faveur du oui.

    Liban mis à part, c’est en Belgique que le taux de « oui » au référendum turc a été le plus élevé. C’est ce qui ressort de chiffres de l’agence de presse turque Anadolu, alors que 99,45% des voix avaient été comptés.

    Alors que le camp du « oui » semble l’emporter à 51,2% en Turquie même, il obtient en Belgique 77,1%. Seul le Liban, avec 93,9% de « oui », enregistre un score plus élevé. En Belgique, quelque 44.500 bulletins avaient été dépouillés vers 22h00. Plus de trois quarts des voix se sont exprimées pour les modifications constitutionnelles que le président turc Recept Tayyip Erdogan veut mener.

    Le « oui » a enregistré des score élevés dans d’autres pays d’Europe: en Autriche (73,2%) et aux Pays-Bas (70,3%), puis en France (65,2%), en Allemagne (63%) et au Danemark (60,6%).
    Le camp du « non » l’a emporté ailleurs, notamment en Espagne (86,7%) et au Royaume-Uni (79,1%). L’opposition semble aussi forte aux Etats-Unis et au Canada. Sur 28.000 bulletins dépouillés aux Etats-Unis, plus de 23.000 étaient négatifs (82,9%), et trois quarts des bulletins au Canada exprimaient un « non ». Des chiffres comparables étaient remarqués en Russie (2.400 votes) et en Chine (900 votes).

    Venus assister au discours du Premier ministre Yildirim à Ankara, des partisans de l’AKP ont laissé éclater leur joie même s’ils s’attendaient à une plus large victoire du « oui ». « On attendait plus, mais je suis heureuse », clame, une jeune femme tenant un drapeau turc à la main. « Ce résultat montre qu’une partie du pays conservatrice, ne veut pas rendre le pays plus fort et a une mentalité européenne, l’autre partie progressiste, ce sont des vrais Anatoliens », a renchéri un autre supporteur.